Vers une convergence des luttes à La Poste ? Soutien à la grève illimitée lancée à l'enseigne à Paris à partir du 5 février.

5 Février 2014 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #La Poste

140205_poste_2.jpgChaque mois, chaque semaine, plusieurs mouvements de grève se développent en France dans les centres de distri, de tri ou aux guichets, face au cycle interminable des « réorganisations » qui se poursuit sans changement de rythme depuis 2012.

 

Les luttes se succèdent sans interruption contre la casse de l’emploi et des conditions de travail. Exemples, ces deux dernières semaines :

 

Lancement d’une grève illimitée à l’enseigne à Paris à l’appel de la CGT et de Sud à partir du 5 février.

Depuis le 4 février, grève à Luchon (Haute-Garonne) contre la suppression de 2 tournées sur 9

Depuis le 3 février, 90% de grévistes chez les facteurs à Blain (Loire-Atlantique) contre la suppression d’un poste et l’extension de la « sécabilité »

3 février : grève aux bureaux de Ceyreste et La Ciotat contre les suppressions de postes et l’automatisation abusive

La semaine dernière, des mouvements se sont développés à La Valette dans le Var, à Nice-Saint-Augustin, à Rueil-Malmaison, au Lude dans la Sarthe, au Havre etc.

 

Plus que jamais la similitude des situations face à une politique unique de la direction et du gouvernement appelle une convergence de lutte.

 

On connaît le point d’arrivée recherchée : la privatisation, le bradage en bourse, le démantèlement comme en Grande-Bretagne ou en Italie ces jours-ci. Mais la force des postiers, en lien avec les usagers, est potentiellement considérable.

 

Le choix du profit pour le privé amène, au lieu d’améliorer le service en combinaison avec les nouvelles technologies, à en saboter des pans entiers. Les usagers subissent de plein fouet la logique de déclin du service postal : Hausse de 5% des tarifs au 1er janvier, généralisation du J+2 au nom de « l’écologie », bureaux et guichets fermés et devenus incompréhensibles. Ils se mobilisent de plus en plus souvent.

 

En 2008, Hollande faisait « votationner » le Conseil général de Corrèze contre le changement de statut de La Poste (mais prudemment pas contre l’application des directives européennes de marchandisation).

Nous ne sommes guère surpris qu’au pouvoir, il ne revienne pas sur l’œuvre de la droite.

Pourtant, ce serait aisé. Les capitaux de La Poste sont encore 100% publics (Etat et Caisse des dépôts). Bailly a échoué à utiliser l’actionnariat salarié comme cheval de Troie de la privatisation (il avait trop baissé les payes !).

 

Arrêt des restructurations, politique d’embauche, refus de l’application des directives européennes, retour au statut d’EPIC : voilà les revendications que, communistes, nous plaçons au centre.

 

SOUTIEN AUX AGENTS DE L’ENSEIGNE EN GREVE!

 

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