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France-télévisions - audivisuel

Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 19:47

Dans chacune de nos entreprises, depuis 2012 :

 

Pas de surprise

Pas de changement

Mais le potentiel de lutte est toujours là

 

 

A FRANCE-TELEVISIONS :

 

130505_ftv.jpg Le gouvernement continue la politique sarkozyste, le programme d’austérité, par l’assèchement des ressources, de suppressions d’emploi (800 départs déjà annoncés).

L’objectif est connu: affaiblir la production publique, affaiblir notamment les rédactions régionales de France 3 pour les soumettre aux intérêts privés. Des groupes de media régionaux sont à l’affût. Il s’agit aussi de garantir la profitabilité des chaînes privées.

François Hollande, la ministre Filippetti, le CSA rivalisent d’hypocrisie avec Sarkozy. Toutes les formules sont bonnes pour ne pas rétablir la publicité après 20h00 à la télévision publique, la priver de dizaines de millions d’euros, non compensés.

TF1 et M6 sont rassurés, leurs vœux exaucés. Le prétexte « moral » ne tient pas plus qu’avant. Pas de pub sur France 2, France 3, mais plus de pub (2 coupures des films par exemple) dans les programmes du privé.

2012 est passé. Les illusions de changement qui avaient servi à détourner la force des luttes sont tombées.

La mobilisation des personnels à France-Télévisions reste très élevée : 50% de grévistes le 18 décembre 2012, 4.000 salariés sur l’esplanade Henri-de-France.

A France-Télévisions, comme dans les autres entreprises, la colère, la capacité de mobilisation connue en 2010 contre la fin de la retraite à 60 ans existent toujours.

Ici, à deux pas de l’hôpital Pompidou, du dépôt de tramway. AP-HP et RATP sont saignées par la même politique.

Ces forces conjuguées peuvent faire reculer la politique du gouvernement, loin de toutes les diversions politiciennes, dans la convergence des luttes, sur une perspective de rupture claire.

Soyons nombreux à la manifestation du 1er mai !

 

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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 20:01

Non à la répression antisyndicale

à France télévisions !

 

101128_FTV.jpg Jacques Rivière délégué syndical CGT de France 3 Vanves a été agressé physiquement par un cadre alors qu’il s’efforçait de faire respecter le droit de grève.

 

Depuis, la direction accuse le délégué syndical des faits dont il a été victime en dépit des témoignages qui attestent le contraire.

 

Jacques Rivière est convoqué à un conseil de discipline ce mardi 30 novembre 2010. Il est menacé d’une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement.

 

France télévisions connaît actuellement une restructuration de grande ampleur. Alors que le malaise des personnels est grandissant, que les cas de souffrance au travail se multiplient, la CGT dénonce une gestion agressive des ressources humaines et la violence avec laquelle la direction s’attaque à son personnel.

 

Elle demande la levée de la procédure en cours à l’encontre de Jacques Rivière. Elle demande à la direction d’entendre chaque témoin et d’attendre les conclusions des enquêtes menées par le CHSCT et la police.

 

Rassemblement à 14H00 ce mardi 30 novembre 2010 devant l’entrée de France télévisions, côté Delebarre (face à l’Hôpital Pompidou)

 
   

 

 

Soutenez notre action en signant

la pétition en ligne :

www.petitions-ftv.org 

 

 

 

Paris, le 30 novembre 2010

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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 18:03

France Télévisions : après la grève du 1er tour des régionales, de premières avancées


Dimanche 14 mars 2010, jour du 1er tour des élections régionales, les salariés de France Télévisions étaient appelés à la grève. Le mouvement a été si bien suivi, notamment à France 3, que dans plus de la moitié des décrochages locaux de 21h00, l’inusable Zorro a suppléé aux émissions électorales.

Un nouveau préavis a été déposé pour le dimanche 21 mars 2010.

Mais visiblement, la grève du 14 a porté. Le PDG, Patrick de Carolis, a consenti plusieurs concessions, importantes dans la suite de la négociation sur la restructuration de l’entreprise, devenue entreprise unique. Notamment des garanties sur l’emploi en 2010, le « forfait jour » des journalistes et des techniciens, l’évolution de carrière. La CGT et FO, après les assemblées générales des personnels, ont finalement levé le préavis pour la journée du 2ème tour des régionales.

Cette avancée montre la progression du rapport des forces dans l’entreprise et maintenant au-delà. Mais la bataille ne fait toujours que commencer. La nouvelle convention collective en discussion n’est qu’une conséquence du vaste plan, toujours en œuvre, d’affaiblissement de l’audiovisuel public, entamé en 2008 avec la sape de ses ressources financières par la suppression progressive de la publicité sur les chaînes publiques.

Nous reproduisons ci-dessous les articles et les interviews des syndicalistes CGT Jean-François Téaldi et Marc Chauvelot publiés dans l’édition du 19 au 25 mars de l’hebdomadaire communiste des Alpes-Maritimes, « le Patriote de la Côte d’Azur ».

 

Restructuration de France Télévisions : Un bordel organisé

"Le Patriote"

 

Que se passe-t-il à France télévisions ? Depuis début janvier, le groupe devenu entreprise unique, connaît des chamboulements sans précédent. Les salariés sont anxieux, puisque la nouvelle organisation peine à se doter d’une convention collective. Mais une menace pèse sur la pérennité même de l’entreprise puisqu’à ce jour, les sources de financement sensées palliées la suppression de la publicité après 20 heures, ont été invalidées par le Conseil d’Etat.

 

Avec cette refonte, les partenaires sociaux doivent négocier une nouvelle convention collective commune. Jean-François Téaldi secrétaire national du SNJ CGT, ne mâche pas ses mots : « Après six mois de négociation, on a désormais la certitude que Patrick De Carolis veut tout casser, et non pas instaurer la fameuse Constitution sociale, qu’il avait promise aux partenaires sociaux le 22 octobre dernier. » La menace est réelle : Si début juin, les négociations n’ont toujours pas abouti, pour le personnel administratif et technique, ce sera un retour pur et simple au Code du Travail qui correspond au minima légal. Jean-François Tealdi est amer : « Nous on a joué le jeu jusqu’en février puisque pendant des mois, on a amandé point par point et mot par mot leur projet jusqu’à ce qu’il nous ponde cette nouvelle grille de qualification qui casse tout. »

 

Un personnel inquiet

Aux commandes, ce sont eux, ces 700 à 800 cadres fraichement nommés (en interne) début janvier. Une véritable armée en cols blancs, chargée de piloter la restructuration. Les syndicats les soupçonnent de vouloir en découdre avec les acquis sociaux, mais par moment, les promus s’illustrent surtout par leur méconnaissance des dossiers. Une déléguée syndicale de France 3 confie avec une certaine lassitude : « Les anciens dirigeants ne sont plus responsables ; et les nouveaux ne connaissent pas encore les dossiers. Du coup, c’est le grand n’importe quoi. » N’importe quoi, comme la nouvelle affectation de certains salariés. Ici, une contrôleuse de gestion est parachutée aux Ressources Humaines bien malgré elle ; là, une secrétaire est propulsée, sans même l’avoir souhaité, contrôleuse de gestion… Vous avez dit la gabegie ? Attendez de voir ce que je vous réserve le grand déménagement…D’ici 2012, il faudra repenser 12500 m² rien que pour le siège social du quinzième arrondissement. Environ un salarié sur cinq devrait bouger physiquement de son poste…

Ainsi, le pole d’échange d’images de France 3, en lien direct avec les régions et fraichement rebaptisé « l’agence », devrait s’installer dans les actuels locaux de RFO à Malakoff, se coupant ainsi de la Rédaction Nationale avec laquelle il collabore étroitement. Ce serait dans ce cas « une aberration » selon un cadre journaliste proche du service.

 

L’insoluble financement de France Télévisions

Tout cela se déroule dans un contexte incertain concernant le financement même du groupe. Le Conseil d’Etat, a rendu une décision le 3 février dernier, selon laquelle la suppression de la publicité était un non sens économique. Jean-François Téaldi, prévient : « Par cette décision, le Conseil d’Etat explique que si les fameuses taxes destinées à remplacer la publicité ne permettent pas à France Télévisions d’accomplir ses missions ; ce serait à l’état de combler le manque à gagner. »

Alors que l’inquiétude est à son comble, les relations entre les syndicats et Patrick De Carolis se sont gâtées. Le Président du groupe, dont le mandat expire en aout, est-il candidat à sa propre succession ? Souhaite-t-il désormais s’attirer les faveurs de l’Elysée et faire oublier son passé de frondeur ? En tout cas, celui qui passait pour un champion de la défense du service public en 2008 en s’opposant à Nicolas Sarkozy sur la suppression de la publicité, irrite désormais singulièrement les représentants du personnel. Jean-François Tealdi : « Patrick De Carolis avait fait une grande déclaration à l’époque qui n’a jamais été suivie des faits. Désormais, on n’est plus loin de la motion de défiance. »

Christine RAMOS

 

« Il y a une montée des risques psycho sociaux »

Entretien avec de Marc Chauvelot, secrétaire national du SNRT CGT de France Télévisions

 

Où en est-on avec la suppression de la publicité ?

Ce dossier se complique chaque jour un peu plus. Le 8 janvier 2008, Sarkozy a lancé un grand coup de pied dans le montage économique de France télévisions et au-delà de l’ensemble de l’audiovisuel public. Depuis, tout le monde court derrière un modèle économique impossible à construire. Les scenarii de compensation du manque ne tiennent pas la route. La taxe sur les « télcos » rejetée par Bruxelles, la taxe sur la pub transférée dans le privé réduite de moitié par les députés de droite… Et pendant ce temps là, France télévisions est déstabilisée, plongée dans un déficit artificiel alors que cette entreprise avait toujours eu des comptes à l’équilibre et avait toujours financé ses développements… grâce à ses performances publicitaires…

 

Où en est-on avec la négociation de la convention collective ?

On a désormais l’intégralité des propositions patronales sur la table. Elles constituent une attaque sans précédent contre des acquis durement obtenus depuis 20 ans. Métiers, salaires, progressions de carrière, temps de travail, droit syndical et représentation du personnel : tout est revu à la baisse, avec des parti pris pompés dans les manuels de la gestion néo libérale. Il faut être flexible, disponible, corvéable à merci, et surtout ne pas coûter trop cher. Tel qu’il se présente, le projet de convention collective constitue un outil pour baisser le coût du travail. Il faut donc que les salariés s’invitent dans le débat. C’est l’objet des initiatives intersyndicales que la CGT essaye de construire.

 

Quelles sont les conséquences de la restructuration sur le personnel de FTV ?

Pour l’instant une grande anxiété. On n’y est pas encore mais il y a une mauvaise pente « France télécom Orange » dans ce qui est en train de se passer. La perte des repères, les changements permanents, les déménagements annoncés, l’insuffisance d’information, le manque de perspectives. Quand la restructuration commence à se vivre de façon très concrète, très immédiate, chaque salarié se pose des questions : où je serai demain ? Dans quel service ? Qu’est-ce que je ferai. Et il faut bien constater que la direction n’est pas bonne. Pour de multiples raisons, elle semble tétanisée par les enjeux. Incapable de s’expliquer clairement et de faire partager les enjeux. D’où la montée des risques psycho sociaux. Et pour répondre, la direction s’est contentée d’ouvrir une ligne de téléphone…

 

Qu’à-t-on désormais à craindre ou à espérer de la restructuration ? La crainte c’est l’emploi en premier lieu. Mais aussi les conditions de vie et de travail liées à la nouvelle organisation. La mobilité professionnelle ou géographique qui sera liée aux nouveaux périmètres de l’organisation en région. On passe de 13 directions régionales à 4 pôles de gouvernance contenant 24 antennes régionales de proximité. L’espoir qu’on a en région, c’est que les 24 antennes de proximité soient de vrais lieux pour faire de la télévision de service public en région pour tous les supports. Que la France rattrape en fin le retard qui la caractérise en matière d’aménagement audiovisuel du territoire.

 

Existe-t-il un impact direct sur la qualité des programmes ?

Il y a un risque de recentralisation et d’uniformisation éditoriale entre les mains de Patrice Duhamel et son équipe. Il faut absolument que les lignes éditoriales spécifiques des chaînes soient respectées. C’est un gage de qualité. Après, la question des moyens financiers est évidemment centrale. Le système actuel qui oriente la majorité des ressources sans contrôle vers les producteurs privés n’est pas satisfaisant.

 

Existe-t-il un impact sur l’indépendance de l’information ?

La fusion des rédactions nationales est officiellement écartée mais reste une vraie menace. Pour l’instant ce sont les moyens matériels et humains de la technique qui sont mutualisés mais on craint à terme la fusion des rédactions proprement dites, ce qui serait catastrophique. Les rédactions nationales, avec leurs lignes spécifiques, sont des garantes du pluralisme et de l’indépendance. Mais c’est probablement cette indépendance qui irrite Nicolas Sarkozy qui n’a jamais caché sa volonté d’en finir avec la rédaction nationale de France 3…

 

Les dates clés de la restructuration de France Télévisions

8 janvier 2008 : annonce de Nicolas Sarkozy de la suppression de la publicité

9 mars 2009 : au terme du débat parlementaire, faisant suite aux travaux de la commission Copé, le cadre juridique est posé par la Loi. 16 décembre 2009 : le processus de consultation du CCE s’achève avec la remise d’un avis négatif des élus.

4 janvier 2010 : début du passage à l’entreprise unique.

 

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 20:27

Avenir de France-Télévisions : la banderille de Philippe Seguin et de la Cour des comptes...

En 2008, Sarkozy a pris sur lui l’attaque frontale contre le service public de l’audiovisuel en général et France-Télévisions en particulier.

De sa déclaration tonitruante du 8 janvier 2008 à la loi votée du 5 mars 2009 en passant par plusieurs intimidations directes, le pouvoir est parvenu à déstabiliser profondément l’entreprise, à engager le service public sur la voie du déclin en ciblant en particulier l’information et la production publiques, évidemment l’emploi et les conditions de travail dans le même temps.

Devant la résistance massive partant des personnels (des manifestations à 4.000), le pouvoir doit doser et espacer son attaque dans le temps.

La nomination de Laurent Bignolas, administrateur CGT, à la rédaction en chef du 19/20 sur France 3 est de nature à éloigner l’inquiétude d’une fusion des services d’informations de France 3 et de France 2. De même, l’attribution, en cette fin d’année, de 70 millions d’euros des dépassements de recettes publicitaires (conservées) par rapport aux prévisions, peut rassurer, un  peu, avant de nouvelles étapes lourdes de dangers comme la constitution de l’entreprise commune et la renégociation de tous les accords sociaux (dont la convention collective) à l’horizon 2010.

Autant Nicolas Sarkozy a été brutal, autant Philippe Seguin et sa Cour des comptes sont subtils dans leur rapport rendu le 15 octobre 2009.

Avec une apparence d’impartialité, le second peut tirer les premières conséquences des mesures du premier et commencer à justifier la suite du « processus de réforme, socialement et économiquement lourd », pensé bien sûr « sans changement de cap » possible.

 

La grande mesure de 2008/2009, la suppression progressive de la publicité, hypocrite parce qu’elle s’est accompagnée d’un nouveau développement des autorisations de publicité dans le privé, est le moyen d’assécher les financements du service public.

La Cour des comptes a déjà beau jeu de constater « une situation financière difficile »: le déficit pour 2009 rejoindra celui de 2008, 138 millions d’euros.

Elle ne peut que souligner les effets durables de la pression financière imposée par le gouvernement. Les compensations des pertes de publicité seront hasardeuses ; de nouvelles ressources publiques, issues du budget de l’Etat ou d’une augmentation de la redevance, socialement insupportables. Sans parler de la recommandation de la Cour de privilégier le « désendettement de la société ».

 

Conclusions naturelles du bon Monsieur Seguin : il faut aller plus vite et plus loin dans la réforme. Et de cibler en premier l’information, tout en s’en tenant aux allusions insistantes. « Encore une fois, c’est là qu’il existe des marges de manœuvres à la fois pour rétablir les comptes et surtout pour se moderniser » insiste-t-il ! Une information conservant une part d’autonomie vis-à-vis des milieux financiers, avec des statuts de personnel permettant une forme d’indépendance malgré les pressions : voilà ce qui reste insupportable aux classes dominantes !

 

Pas question encore de parler dans le rapport directement de fusion des rédactions mais d’insister sur les 560 millions d’euros de « coût annuel » et les 5.000 personnels que « représentent les journaux télévisés et magazines d’information de France 2, France 3 et RFO », sur la « mutualisation des moyens qui est au cœur des projets en cours », sur « l’occasion » de « remise à plat des conventions collectives de 1983 et 1984 » que constitue l’entreprise unique.

Le résumé des recommandations de la Cour est un peu plus direct : « rapprocher les rédactions nationales, rationaliser le réseau régional ».

 

Les mises en gardes de la Cour sur les dérives persistantes de la production privée sont nettement moins vigoureuses. Elle se contente d’appeler timidement à un « cadre de négociation plus rigoureux avec les producteurs indépendants » sans faire l’état de la dégradation programmée de la production publique et notamment de France 3.

 

Dans la suite de notre soutien politique au mouvement des personnels de France télévisions en 2008, avec leurs organisations syndicales, nous analysons le rapport de la Cour des comptes comme une nouvelle banderille dans le processus de déclin organisé du service public et d’éradication de son esprit au service de l’accès à l’information, à la culture, à la connaissance du plus grand nombre.

 

Dans l’immédiat, sur le plan financier, nous nous prononçons pour l’arrêt de la suppression de la publicité en après-midi. Plusieurs parlementaires de parti différents le demandent même.

Nous nous opposons au plan de suppressions de plusieurs centaines d’emplois qualifiés, utiles et nécessaires au service public, qu’il s’agisse de ceux de la régie publicitaire ou des départs à la retraites qui ne seraient pas remplacés.

 

Nous nous opposons formellement à la suppression de toute équipe de rédaction dans l’audiovisuel public et demandons un accroissement des moyens de la production publique.

 

Une grande bataille culturelle est lancée. Une large mobilisation peut se construire pour empêcher notre télévision, publique mais aussi privée, grâce à l’existence d’un secteur public fort,  de suivre le modèle de Berlusconi.

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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 09:58

A France Télévisions, le projet de casse de l’audiovisuel public se précise. La mobilisation s’amplifie.

 

En janvier 2008, Sarkozy lançait son annonce sur son projet de suppression de la publicité à France Télévisions. Ses intentions sont apparues aussitôt : étouffer financièrement le service public, en réduire la voilure au profit du privé, le soumettre à un contrôle politique encore plus étroit.

L’hypocrisie de la suppression de la pub s’est vérifiée avec l’autorisation prévue de la deuxième coupure publicitaire sur TF1 et M6. L’argent et l’audience pour le privé, l’austérité rébarbative pour le service public ! Avec comme objectif final, un contrôle renforcé des media et de la culture par le monde des affaires.

Le projet de loi sur l’audiovisuel public doit être examiné à partir du 25 novembre par l’Assemblée nationale. Il confirme exactement ces intentions mortifères. Le budget de l’audiovisuel public se trouvera mécaniquement amputé de plusieurs centaines de millions d’euros par an, vu l’insuffisance des compensations de la perte des recettes publicitaires.

Le PDG a annoncé le 6 novembre un plan de 900 départs « volontaires » d’ici 2012 que doublerait bientôt un plan (anti)-social.

La mobilisation des personnels est restée très forte depuis les grandes grèves et manifestation du printemps.

Elle porte un enjeu culturel et démocratique national.

Oui à une télévision publique ambitieuse, diffusant une information pluraliste, des programmes de culture et de divertissement de qualité, visant une audience maximale, imposant ses critères de qualité au secteur privé.

Pour cela, il faut une volonté et des moyens. Notamment ceux de délivrer la télévision publique des producteurs privés, de redévelopper la production publique, notamment de France 3, qui est précisément dans le collimateur du pouvoir.

Combattons le projet de loi du gouvernement !

Nous appelons à soutenir la journée de grève et de manifestation du 25 novembre. 

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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 07:20
A propos de la video "pirate" de Sarkozy sur le plateau de France 3

Les 7 minutes filmées précédant l'interview de Sarkozy, lundi 30 juin sur France 3, se sont retrouvées sur internet (lien ci-dessous).
Elles confirment le climat glacial, l'attitude d'intimidation du Président à l'égard des agents du service public ("ça va changer ici" ou bien se permettant de tutoyer un journaliste "tu es resté combien de temps au placard?"), la dérive autoritariste.
On n'en finit pas de faire le constat de la dégradation de la fonction même de chef de l'Etat, sinon de l'Etat lui-même, que représente Nicolas Sarkozy. Son personnage s'incrit parfaitement dans le cadre de la politique de dévalorisation des principes républicains de l'Etat.
Pour autant, à propos de France Télévisions comme de toutes les autres attaques contre les services pubics ou les acquis sociaux, on ne saurait résumer la politique au service du Medef aux agissements d'un seul homme. Elle se mesure aussi à l'absence d'alternative politique sur le fond, de démarche de lutte, des forces de l'alternance qui lui ont largement préparé le terrain.
L'exhibitionnisme de Sarkozy est une arme de propagande nouvelle dont il faut se méfier des multiples tranchants et des effets en retour.



http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/SARKOZY-AGACE-AVANT-LE-DIRECT-SUR-FRANCE-3_298600683
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 12:44

Sur France 3, Sarkozy tente d’intimider les salariés de l’audiovisuel public

Nicolas Sarkozy s’est invité plus d’une heure hier soir, 30 juin, sur France 3. On voit aisément ce qu’il a cherché : à afficher sa détermination à faire passer le démantèlement du service public de l’audiovisuel depuis le coeur même de l’entreprise qu’il veut détruire, France télévision en général, France 3, son appareil de production en particulier. Il est venu défier le service public et ses salariés après qu’ils ont, à nouveau, montré leur très grande capacité de mobilisation et de résistance lors de la grève du 18 juin dernier.

Sarkozy s’est posé en patron, en futur « maître » des lieux. Il a précisé le sens que prendrait la nomination directe du président de France Télévisions par l’Elysée. Ce n’est pas tant que cette nomination sera plus « politique » qu’actuellement, mais le prochain PDG bénéficiera d’un pouvoir beaucoup plus étendu, inscrit dans la durée, pour déstructurer l’entreprise publique.

Les journalistes de France 3 ne se sont pas laissés intimider. Loin de la complaisance dont bénéficie le petit Berlusconi français sur les chaînes de ses amis Lagardère et Bouygues, ils ont manifesté la rigueur et la neutralité du service public que l’on n’est plus si souvent habitué à entendre.

Sarkozy a refusé de répondre lorsqu’ils lui ont rappelé son engagement que l’audiovisuel public retrouverait au sou près l’argent de la publicité supprimée. Au contraire, il a confirmé l’analyse du rapport Copé par les salariés en lutte et leurs organisations syndicales. La suppression de la publicité sera bien le moyen d’asphyxier financièrement la télévision publique et d’engager son déclin. Sarkozy s’est même permis de pointer implicitement ses premières victimes : les 6000 salariés de France 3, la production publique.

Au-delà de la provocation politique, il est important de démonter les faux arguments repris par le Président. Il s’est efforcé de renverser la vérité.

Sur la redevance, il s’est donné le beau rôle en excluant toute hausse de cet impôt injuste, mis à part l’indexation sur les prix et une extension de l’assiette des contribuables. Il fait oublier que c’est directement sa politique qui crée le besoin nouveau de financement. Depuis son arrivée au pouvoir, il a déjà privé le budget de l’Etat de 15 milliards d’euros par an de déductions fiscales accordées aux plus riches : 6 fois le produit annuel de la redevance audiovisuelle !

Son hypocrisie est à son comble concernant la publicité. Quel téléspectateur n’est pas excédé par les interminables pages d’annonces ? Mais encore bien davantage sur les chaînes privées que sur les chaînes publiques. Les mesures gouvernementales préparent le transfert d’une grande part de la publicité au bénéfice des chaînes privées (toujours les amis du président), qui seraient même autorisées à faire deux coupures dans les émissions. La politique du pouvoir, c’est plus de publicité sur la télévision privée et moins de télévision publique.

Sarkozy sait reprendre aussi un argument qui semble de bon sens mais qui est surtout de mauvaise foi. La présence d’une dose de publicité (actuellement à peine 20% des recettes) sur le service public entraînerait mécaniquement la « tyrannie » des annonceurs, donc la « tyrannie » de l’audience, donc des programmes racoleurs de mauvaise qualité. Non, non et non !

La tendance, relative, des chaînes publiques à suivre le modèle TF1, par exemple à solliciter des animateurs-producteurs vedettes, très coûteux et loin d’être toujours attractifs, ne résulte pas d’une fatalité due à la publicité mais du choix politique des directions de chaînes et des gouvernements de délaisser les missions et les objectifs du service public, de faire le jeu économiquement et culturellement du secteur capitaliste.

Sarkozy sous-entend que pour faire de l’audience, il faut faire de la télé-poubelle. Ce n’est pas vrai ! Information, culture et divertissement de qualité sont la raison d’être de l’audiovisuel public. Pas pour un public rabougri, mais pour tous !

Hier soir, Sarkozy s’est efforcé encore une fois à justifier la logique de privatisation par les dégâts actuels du même processus de privatisation. Il a fait l’étalage de ses souvenirs d’enfance, des bonnes émissions d‘autrefois, de sa télé-nostalgie qu’il partagerait avec ses contemporains.

Il ne trompera pas Nounours et Pimprenelle. Il n’est pas leur Nicolas !

Les agents du service public de l’audiovisuel ne baissent pas la garde. D’importantes luttes sont envisagées dès la rentrée. Sur cet enjeu d’intérêt général, comme sur tous les autres, d’importantes convergences d’actions sont possibles avec le grand mouvement de riposte dans le pays.


Notre tract précédent sur France-Télévisions

La défense de l’audiovisuel public: une lutte d’intérêt général - 18 juin



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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 08:19

 

 

Proposition de la commission Copé sur l’audiovisuel public : une Tartufferie !

 

Au moment où l’intersyndicale de l’audiovisuel public sera reçue par le président de la République, juste avant la remise du rapport de la commission Copé, les salariés des différentes sociétés de l’audiovisuel public déploieront une banderole identique : « Hold-up sur l’audiovisuel public »

France 3 Bordeaux, France 3 Reims, France 3 Amiens, France 3 Strasbourg, France 3 Brive, France 3 Lyon, France 3 Perpignan, France 3 Antibes, , France 3 Lille, Siège de France télévisions, RFO, Radio France (liste non exhaustive) : dans toutes les implantations de l’audiovisuel public, les salariés expriment leur plus grande inquiétude face aux propositions de la commission Copé, véritable plan de casse de l’audiovisuel public.

Cinq mois après l’annonce du 8 janvier, l’inquiétude ne cesse de grandir dans l’audiovisuel public. Les propositions de la commission Copé qui rend son rapport aujourd’hui ne permettent pas de dessiner un modèle économique crédible pour la télévision publique de demain.

Les moyens sont notoirement insuffisants. Il manquera plus de 300 Millions d’euros par an. La ressource publicitaire est retirée, la dépendance vis-à-vis des producteurs privés s’accroit et les schémas de réorganisation font craindre le pire en matière sociale. 140 Millions d’euros d’économies pour financer les développements ne pourront être atteints sans une casse sociale.

Ce sont au final les salariés et les téléspectateurs qui seront victime de cette incroyable opération destinée à renflouer des chaînes privées et des groupes de communications amis des cercles du pouvoir.

Les ressources de compensation sont peu crédibles et ce jour même, l’Elysée revoit l’essentiel de la copie de la commission dans une incroyable cacophonie. Les 300 Millions d’euros par an de taxes sur les fréquences radio électriques sont destinées à assurer le financement des retraites (CNAVTS). L’Elysée avance un nouveau chiffrage de la taxe sur les FAI et les télécommunications que l’Europe (Viviane Reding) a déjà jugée « à contre-logique ».

Pendant ce temps, le groupe est déstabilisé, la crise financière s’aggrave, et il manquera au moins 200 millions d’euros dès la fin de l’année 2008.

En résumé, la copie de la commission Copé est une véritable Tartufferie destinée à sacrifier l’audiovisuel public pour en pomper les ressources et les transférer au privé. Cette méthode ne s’applique évidemment pas au seul secteur audiovisuel mais elle touche là un des fondements de notre démocratie déjà bien imparfaite. La CGT considère que ce doit être l’occasion de marquer une nouvelle étape quantitative de résistance à toutes les politiques qui considèrent l’être humain comme une variable d’ajustement à la réalisation de profits financiers. Toutes les forces de la CGT doivent converger pour mettre en échec ce plan ainsi que ceux tout aussi destructeurs de l’hôpital public, de la CNAM pour soit disant réduire le déficit de la Sécu, et des services publics en général. Ce doit être l’occasion de renouer véritablement le fil d’une unité syndicale basée sur les revendications favorables aux salariés et non sur celles dictées par le patronat. Tout donne à penser que malgré la période de vacances qui approche, les salariés sont disponibles pour cela.

France Télévision, c’est notre télévision publique, nous y tenons !

Paris le 25 juin 2008

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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 14:07

La défense de l’audiovisuel public: une lutte d’intérêt général

 Déclaration de la section du PCF Paris 15ème

Des luttes de haut niveau se développent dans des secteurs très divers contre l’accélération par le gouvernement de la politique de casse sociale au service du Medef. L’addition de ces mouvements depuis l’automne dernier et des batailles contre la déstructuration de l’Université et la remise en cause des régimes spéciaux de retraite jusqu’aux mobilisations des agents du monde de l’éducation, des impôts, des pêcheurs montre la force considérable qui existe pour mettre en échec le gouvernement. La question des convergences de lutte s’impose d’autant plus que chacune de ses luttes, comme les mouvements d’ensemble pour les salaires, les retraites, contre la casse du droit du travail, affronte la cohérence de la politique du pouvoir et porte une question d’intérêt général. C’est leur caractéristique.

La bataille contre le démantèlement de France Télévision et du service public de l’audiovisuel est exemplaire dans ce cadre. Les premières conclusions de la Commission Copé confirment le véritable sabotage. La suppression de la publicité, dont la seule annonce affaiblit déjà les chaînes publiques, ne pourra qu’assécher les ressources du service public et donner le prétexte au gouvernement pour engager en particulier la casse de France 3, de son programme national et son appareil de production. Des centaines d’emplois sont menacés, immédiatement dans la régie publicitaire, mais le danger va encore bien au-delà.

Le « modèle » suivi, c’est celui de la télévision de Berlusconi ou de la marchandisation à la sauce UE. L’information directement sous le contrôle des affairistes, le moins disant culturel, l’appauvrissement culturel et critique à la télévision, mais aussi par ricochets dans tous les autres secteurs notamment le cinéma : voilà l’objectif. Les questions posées ne sont pas moins que celles de l’identité et de la diversité culturelles, celles de l’accès et de la liberté de l’information.

Les téléspectateurs en sont assez conscients. Ils manifestent leur attachement à la télévision publique régionale, déplorent la baisse de qualité des programmes.

Mais le fatalisme est grand et Sarkozy et ses conseillers savent l’utiliser. Ils essaient le tour de force de s’appuyer sur la dégradation du service public pour mieux le remettre en cause. Ils utilisent l’exaspération devant la publicité envahissante pour couper les moyens de France télévision mais veulent autoriser dans le même temps leurs amis de TF1 et M6 à doubler les coupures publicitaires dans les émissions. Dans le même esprit, ils entretiennent l’idée que la télévision publique ne mérite pas de financements publics, entre autres, une hausse de la redevance.

Communistes de Paris 15ème, où se trouve le siège de FTV, nous apportons notre soutien total au mouvement des salariés de l’audiovisuel public. Nous nous battons pour montrer le caractère d’intérêt général, national, de cette bataille aux téléspectateurs/usagers, pour contribuer à créer les conditions des convergences de lutte avec les autres secteurs mobilisés du pays.

Notre tract de mars en lien

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 01:13

Audiovisuel : Face à l’agression de Sarkozy, défendre et reconquérir l’espace du service public attaqué depuis 30 ans !

undefined L’ampleur de la mobilisation des salariés de l’audiovisuel public, de France-Télévision (photo ci-contre du siège dans le 15ème) et de Radio France, montre que personne n’est dupe des intentions de Sarkozy : de 60 à 90% des grévistes le 13 février, 4000 manifestants.

La brusque annonce de la suppression de la publicité sur les chaînes et stations publiques annonce un nouveau coup, de grande ampleur, contre le service public.

Dans l’immédiat, elle a permis d’importants gains en bourse pour TF1 et M6, dont Sarkozy copine étroitement avec les PDG. Les mêmes profiteraient en premiers du report de la publicité du secteur public, 800 millions d’euros par an.

Pour les chaînes publiques, le déficit de recettes atteindrait en fait 1,2 milliard d’euros compte tenu du besoin de financement des heures de programmation libérées par la publicité. Les difficultés financières ne manqueront pas de servir de prétexte à la réduction du champ du service public. Là encore, personne ne s’y trompe. Sarkozy se défend de vouloir privatiser une chaîne entière mais les contacts pour livrer les décrochages de France 3 aux groupes de presse régionaux se confirment. Quant aux financements de substitution à la publicité, ils restent et resteront imprécis et précaires.

Devant l’ampleur du mouvement, le pouvoir crée une commission présidée par l’ultralibéral Copé. La méthode est la même que dans les autres secteurs : on impose d’abord la contre-réforme structurelle puis on ouvre une « négociation » sur ses aménagements.

Les conditions existent dans le secteur comme dans le pays pour ne pas laisser faire, même pour engager la reconquête du service public. Communistes, nous entendons y contribuer.

La question de la publicité est trompeuse.

Elle est indéniablement de plus en plus envahissante et insupportable sur les antennes. Mais elle n’est pas cause mais symptôme du cancer qui atteint l’ensemble de l’audiovisuel : la loi du profit. Ce n’est pas la pub qui entraîne la recherche de l’audimat au prix du « moins-disant » culturel. C’est la volonté de faire de l’argent qui explique les programmes démagogiques et l’extension de la pub. Sarkozy essaie le tour de force d’utiliser le ras-le-bol de la pub pour alimenter ses premiers pourvoyeurs, les groupes privés.

Oui, il y a trop de pub à la télé. La bonne solution, c’est de la limiter sur toutes les chaînes, d’abord sur TF1 et M6, en vertu des cahiers des charges de concessions les liant aux pouvoirs publics. Ces dernières années au contraire, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’autoriser davantage de minutes de pub par heures et de nouvelles coupures des programmes. Concernant le service public, la suppression intégrale de la publicité ne s’impose pas. Comme les syndicats, nous demandons le plafonnement à 25% des ressources d‘origine publicitaires de chaque chaîne.

Renforcer structurellement le service public dans un cadre concurrentiel.

L’audiovisuel est un secteur où a été imposée durablement la mixité entre entreprises privées et publiques. Il est illusoire à court terme de renverser cette situation, même si l’exigence de renationalisation de TF1 est plus légitime que jamais. L’intrusion croissante des opérateurs de télécommunication accentue la pression du privée.

Dans cette situation, dans l’intérêt général, dans ce cadre concurrentiel, nous nous battons pour que le service public, dans son déploiement et ses principes soient consolidés.

Les gouvernements successifs depuis 1984, sinon 1974, se sont appliqués à faire le contraire : affaiblir le secteur public pour faire le lit du privé, aux dépens des téléspectateurs, du pays.

Quelques rappels. En 1984 et 85, Mitterrand a choisi de confier à son ami Rousselet Canal +, puis à Berlusconi la 5. En 86, Chirac privatise TF1.

Dans le service public même, la place est faite à l’externalisation au profit du privé. TDF a été privatisée. La SFP, Société française de production, à l’origine de toutes les grandes émissions de la télé française dont beaucoup cultivent le souvenir, a été démantelée. Les producteurs privés, notamment les animateurs/producteurs se nourrissent au caviar sur le dos du public et sur les ruines de la SFP.

De plus en plus de salariés de l’audiovisuels sont précarisés, souvent avec le statut d’intermittents que Catherine Tasca, ministre PS qui donne aujourd’hui des leçons, a scandaleusement élargi et fragilisé aux dépens des artistes, des salariés de l’audiovisuel, à l’avantage des employeurs.

Le pilotage des chaînes publiques s’est effectué à vau l’eau par les PDG successifs dans la logique du privé.

Enfin, maintenant, les financements sont menacés par Sarkozy pour démanteler plus vite l’ensemble.

Ça suffit, il est temps d’inverser le mouvement :

- Aucune restriction du périmètre du service public n’est acceptable. Deux chaînes généralistes nationales doivent être maintenues. Le secteur public doit être étendu, notamment dans les nouvelles technologies. Pas touche à l’intégrité de France 3.

- Le domaine de production, de création, publique, dans le secteur public, doit être maintenu intégralement, notamment la production régionale de France 3, et développé dans le but de supplanter la production privée au sein des chaînes publiques, parasitaire et coûteuse.

-  Le statut de tous les personnels doit répondre à des critères de stabilité en commençant par respeter le droit du travail.

- Les financements permanents correspondant à ses objectifs doivent être accordés au service public. Les ressources publicitaires doivent être maintenues à un niveau plafonné, tant que de nouvelles ressources pérennes ne sont pas assurées. Les nouvelles idées de taxes avancées par le pouvoir pénaliseraient, de façon injuste, autant les ménages qu’une augmentation de la redevance.

- Les programmes doivent obéir aux objectifs historiques de service public: informer de façon pluraliste, cultiver, distraire intelligemment.

Dans ces conditions, la dérive du secteur privé vers la télé poubelle pourra être contenue. 
 

La mobilisation exceptionnelle des salariés du secteur public, l’attachement de la population à des programmes de qualité, les convergences de lutte avec les autres secteurs du service public peuvent permettre d’avancer dans ces directions, de mettre en échec les plans de Sarkozy et de ses amis.

Pour les patrons de TF1, le but de la télévision, selon la formule de Patrice Le Lay, de « donner du temps de cerveau du téléspectateur disponible pour que Coca Cola vende son produit ».

Non ! Montrons que nous ne sommes pas des bêtes !

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