Quantcast

Recherche

Défense de la retraite par répartition

Mardi 26 mars 2013 2 26 /03 /Mars /2013 17:41

Les retraités corvéables jusqu’à 67 ans, taillables à vie ? NON !


Pcf Paris 15, 26 mars 2013


Rassemblement, jeudi 28 mars 2013, à l’appel de la CGT pour le pouvoir d’achat des retraités, 14h30, métro Ecole Militaire


Les retraités ont toutes les raisons de protester et de manifester ! Ils ont toutes les raisons de construire, avec les actifs et les jeunes, la riposte nationale à la politique de casse sociale poursuivie par Hollande, de concert avec l’UE.

130326_retraites.jpg En effet, ils figurent parmi les premiers frappés. Une campagne est lancée, de nouveau, pour les présenter comme les heureux héritiers d’avant la « crise », sinon comme des embusqués. On veut les opposer à leurs enfants et petits-enfants. C’est inacceptable.

Comme tous, les retraités vont payer au prix cher les 20 milliards d’euros de crédits d’impôt au patronat au nom de la compétitivité. Cette mesure, couplée au retour de la TVA antisociale de Sarkozy ne doit pas passer. 20 milliards, c’est davantage que le « déficit » de la Sécurité sociale.

Comme tous et plus encore, les retraités paient la hausse des tarifs et la dégradation des services publics, l’augmentation des impôts etc. Jamais autant de retraités n’ont été obligés d’effectuer des petits boulots de complément, de pointer aux banques alimentaires, d’autant plus qu’ils ont souvent à aider eux-mêmes leurs enfants.  

Plus que les autres, les retraités paient la moindre prise en charge des soins pour les maladies chroniques, les déremboursements.

Le gouvernement précédent avait commencé. La perte progressive du bénéfice de la demi-part fiscale des retraités ayant élevé des enfants, fait très mal, à une population, notamment féminine, qui est loin d’être aisée. La gauche au pouvoir, qui avait dénoncé cette mesure, se garde bien de la remettre en cause.

Au nom de la compétitivité et du financement de la « dépendance », s’annoncent de nouveaux prélèvements. Le pouvoir prévoit de leur faire payer encore plus de CSG (2% ?) pour financer les retraites. C’est scandaleux. Les retraités ont déjà cotisé toute leur vie active pour les retraites.

Le gouvernement a infligé aux deux-tiers des retraités une « contribution additionnelle » de 0,3% qu’il espère voir passer comme une lettre à la poste.

Les retraites, dans un système de solidarité entre travailleurs actifs et retraités, devraient être indexées sur les salaires. Elles ne le sont plus depuis longtemps. Voilà maintenant que le patronat et le gouvernement lancent l’idée de les désindexer de leur indice des prix.

Un récent accord CFDT/FO/Medef prévoit déjà une désindexation des retraites complémentaires par rapport à l’inflation. Ce précédent est gravissime. 

1 ou 2 % de pouvoir d’achat perdus chaque année, cela fait 25% à 80 ans. Trois-quarts de vie, une demie vie, voilà à quoi on aurait droit quand on est vieux ?

Nous pourrions continuer la liste des mauvais coups.

Retraités, actifs, jeunes, l’avenir est devant nous dans la lutte !

Le pouvoir parie sur un manque de dynamisme des anciens, sur la division entre générations, pour les attaquer frontalement. Il attaque de même les jeunes condamnés à des années de précarité, par exemple avec les « emplois d’avenir ». De même, il oppose toujours perfidement les salariés du public et ceux du privé.

Communistes, nous n’avons propagé avant 2012 aucune illusion sur un « changement » avec l’élection de François Hollande. Les luttes considérables de 2009 ou de 2010, contre la casse de la retraite à 60 ans, réunissant des millions de travailleurs, dont de nombreux retraités, ont buté sur une perspective bornée aux échéances électorales. Les élections sont passées. Rien n’a changé mais le rapport de force existe toujours.

Il n’est pas question pour nous que la colère, les luttes, dans l’industrie, les services publics, soient à nouveau détournées, vers la perspective d’un changement institutionnel lointain ou vers quelque populisme.

L’objectif, c’est de commencer à faire échec à la politique conjointe de Hollande et de l’UE tout de suite, par la mobilisation.

La riposte à l’accord Hollande/Medef/CFDT sur le « marché du travail » a montré les possibilités de reprise d’une mobilisation de masse dans le pays. Contre les 20 milliards au patronat, contre la casse du code du travail, contre une nouvelle contre-réforme des retraites, pour que l’argent aille à la réponse aux besoins, à l’économie, au social, pour des nationalisations, pour la sécurité sociale, une riposte générale peut gagner!

Retraités, vous avez toute votre place dans ce combat !   

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 10:49

Annonce d’un projet de loi « sur la dépendance » : graves menaces

 

Faisant comme s’il avait gagné la bataille sur les retraites, le pouvoir tente d’accélérer son train de mesures antisociales. Parmi les projets annoncés figure une « réforme » de la prise en charge de la « dépendance » en 2011.

 

Son financement actuel, déjà insatisfaisant, est en effet menacé, principalement par la politique même du gouvernement.

Les ressources de département qui assurent l’essentiel du financement de l’APA, l’allocation personnelle d’autonomie sont gelées. Les versements de l’Etat au titre de la solidarité nationale ne suivent pas la hausse des allocataires.

La perte continue de pouvoir d’achat des retraités, - 20% en moyenne depuis 1993, qui va être aggravée si la loi Woerth s’applique, pèse lourdement sur les ressources propres des personnes âgées dépendantes. Les familles sont mises à contribution à un niveau de plus en plus insupportable.

 

Plutôt que répondre à cette situation, le gouvernement veut l’utiliser, comme Sarkozy l’a d’ailleurs laissé entendre dans son intervention du 16 novembre 2010, pour :

 

-          ponctionner, encore, les retraités en augmentant les taux de la CSG sur leurs pensions. Comme nous l’avions dénoncé, les retraités ne sont pas épargnés par le pouvoir, comme le Président a tenté de leur faire croire à propos de la loi Woerth.

-          mettre la main sur les quelques biens que, notamment les familles aux revenus modestes, auront durement réussi à rassembler, avec l’extension des remboursements sur succession. Mesurons l’hypocrisie du pouvoir qui sape les ressources du logement social, pousse à l’accession à la propriété pour mieux saisir les logements à la fin.

-          développer un nouveau marché au profit des assurances privées, un nouveau gâchis financier

 

La question de la perte d’autonomie est aussi un moyen récurrent de faire glisser vers la prise en charge de la dépendance des dépenses qui devraient revenir à l’assurance maladie et d’accroître les exonérations de cotisations patronales.

 

Dans la continuité de la lutte contre la loi Woerth et son application, ne laissons pas passer ces projets du gouvernement !

 

La prévention et la prise en charge de la dépendance doivent suivre la logique vertueuse du service public.

Elles nécessitent une amélioration des politiques de santé publique et des moyens accrus (ex : pour la médecine du travail, la prévention de la maladie d’Alzeimer…).

Elles nécessitent un accroissement de l’offre publique de structures adaptées, de formation des aides à domicile, etc.

 

C’est le moyen de lutter contre ceux qui veulent faire du profit sur le dos des invalides.

En termes de financement, la prise en charge de la dépendance doit relever de la solidarité nationale, avec un engagement de l’Etat.

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 09:20

Après les journées ponctuelles de manifestation, les grèves par procuration, passer à une forme d’action supérieure !

 

Retraites : pour l’instant, il n’y a ni victoire, ni défaite. La bataille décisive n’a pas encore eu lieu. Le rapport de force est intact.

 

Le pouvoir et son appareil de propagande font logiquement comme si tout était fini. Répétons-le, en 2006, la lutte a mis en échec le CPE après son adoption par le Parlement. Quant à l’opposition du pays à la loi Woerth, elle reste toujours aussi massive.

 

Les journées successives de manifestations en ont fait la démonstration éclatante. Celle du 28 octobre l’a encore confirmé. En nombre de manifestants, la protestation a atteint des niveaux souvent inégalés depuis 1995 et 1968.

 

Mais au bout de 7 journées de manifestations depuis septembre, dont deux le samedi (sans appel à la grève), devant la surdité persistante du gouvernement, la question est posée de passer à une autre étape, à d’autres moyens d’action.

 

101028_manif_a_Niort-.jpgDes salariés de plusieurs branches, raffineries, nettoiement, SNCF, audiovisuel… ont courageusement ouvert la voie à une grève nationale illimitée. Il était bien évident pour tous dès le départ que la grève de quelques milliers de salariés, même dans des secteurs stratégiques, ne suffirait pas à gagner le retrait d’une loi qui frappe l’ensemble des travailleurs.

Il ne peut pas y avoir de grève par procuration. Nous appelons à la solidarité financière avec l’avant-garde du mouvement dans le but de préparer la suite.

 

L’entrée dans l’action décisive du plus grand nombre est plus que jamais à l’ordre du jour. Si la « base » a poussé, si des organisations sectorielles ont pris des initiatives, si les travailleurs ont exprimé leur attente d’une « radicalisation » du mouvement, la responsabilité demeure dans les mains des directions syndicales nationales, notamment de celle de la CGT, pivot du mouvement.

 

On voit à cette étape combien la recherche de l’unité des organisations ne doit pas être un obstacle à la construction du rassemblement décisif pour gagner.

 

L’existence de divergences profondes n’est un secret pour personne. Pour ne citer que ces exemples : La CGC est favorable au report de l’âge de départ à 62 ans. La direction de la CFDT a fait passer en force à son congrès de juin l’acceptation de l’allongement de la durée de cotisation.

 

En parallèle, du côté des organisations politiques, le PS partage l’essentiel de l’analyse du gouvernement de droite. Ses députés européens, comme les « écologistes » (Mme Joly et M. Cohn-Bendit), viennent d’approuver avec la droite le 20 octobre dernier un rapport préconisant le développement de la retraite par capitalisation et la restriction des systèmes de retraite publics à un niveau minimal. Favorable à l’allongement de la durée de cotisation, à l’extension du travail après 60 ans, Mme Aubry ne se distingue du gouvernement que par son souhait du maintien du droit au départ à 60 ans pour les quelques uns qui le pourraient encore décemment.

Les socialistes se déclarent prêts à poursuivre eux-mêmes dans cet esprit la « réforme » à la date de 2013 programmée par le pouvoir actuel.

 

On est vraiment très loin de la colère et des revendications portés par le mouvement.

 

Son ampleur est telle qu’aucune des organisations précitées n’a voulu s’en couper. Mais le rassemblement n’a aucune raison de se faire sur les positions de ce courant « réformiste », tiède et mou, refusant d’affronter les intérêts du Medef.

 

M. Chérèque vient de saisir la perche tendue par Mme Parisot, en l’occurrence la proposition de « négociations » bidon  sur l’emploi des jeunes et des « séniors ». Les dirigeants du PS attendent prudemment que le mouvement se passe.

 

Considérant le rapport de force, nous pensons que l’heure n’est pas à attendre mais à gagner. L’objectif immédiat, le plus rassembleur, c’est l’exigence du retrait de la loi Woerth. Net et concret, ce mot d’ordre s’impose à toutes les organisations qui soutiennent le mouvement.

Aucune « réforme » améliorant le système solidaire par répartition, aucune « négociation réelle ou véritable » ne peut s’imaginer sans la mise en échec de la loi Woerth. C’est le préalable, plus que jamais à cette phase.

 

Un fait marquant des dernières semaines réside dans la convergence des luttes autour de la bataille des retraites. La défense du système solidaire par répartition regroupe les bataille pour l’emploi, les salaires, la formation. La convergence, également du côté des jeunes, s’est faite naturellement. C’est un atout considérable pour gagner.

 

Une victoire sur les retraites changerait la donne et rejaillirait sur l’ensemble des luttes.

 

Ce formidable potentiel de rassemblement ne doit pas être réduit à  "l’antisarkozysme" qui détourne le mouvement vers les objectifs institutionnels de 2012. L'antisarkozisme ne peut tenir lieu de contenu à l’ensemble des luttes. Les revendications des travailleurs ne peuvent se réduire à quelques grands axes généraux pour une alternance politique. Nous avons notre propre expérience. Les Grecs ou les Espagnols savent aussi que l’alternance à « gauche » peut mener à la même politique.

 

Salariés, jeunes, retraités, nous ne pouvons pas nous permettre de patienter gentiment jusqu’en 2012. Le pouvoir ne manquera pas d’utiliser une victoire sur les retraites pour aggraver brusquement encore sa politique. La nouvelle hausse, scandaleuse, des tarifs de  l’électricité, en est un premier signe.

 

Le rapport de force existe toujours pour le mettre en échec. Les luttes convergent toujours vers la défense des retraites, le retrait de la loi Woerth. Dans nos entreprises, nos quartiers, maintenons haut la mobilisation! Allons-y!

 

Communistes, nous soutenons et soutiendrons toute forme d’action allant dans cet objectif, non pas des actions isolées dans leur « radicalité », non pas une dilution du mouvement dans de vagues mots d’ordre pour 2012, mais une nouvelle phase de l’élargissement et de l’approfondissement dans luttes.

 

Nous mettons notre organisation et nos propositions au service de cet objectif. Et nous posons aussi franchement la question du renforcement de notre parti, le PCF. ADHEREZ!

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 21:36

Texte de notre tract dans la manif de jeudi 28 octobre (lien en PDF)

 

La nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 28 octobre peut et doit être le point de départ de la mobilisation décisive pour  gagner le retrait de la loi Woerth.  Le rapport de force le rend possible, n’en déplaise à la propagande officielle et à ses entreprises d’intoxication, de diversion, d’intimidation.


Loin de s’essouffler, la mouvement s’est élargi de semaine en semaine. Dans bien des villes, les manifestations atteignent une ampleur inédite depuis 1995 voire 1968. Le soutien massif de la population ne se dément pas. La responsabilité du blocage de la situation incombe entièrement au gouvernement. Même les sondages admettent qu’une forte majorité est prête à soutenir une grève nationale reconductible si le gouvernement continue de vouloir passer en force. C’est le cas.


Le Parlement a voté et puis après ? Ce n’était qu’une formalité pour le pouvoir, malgré le travail, notamment des parlementaires communistes. On le sait depuis le départ. On s’en souvient, le CPE a été mis en échec après son adoption.


Loin de se « fissurer », le mouvement rassemble, permet la convergence des luttes

Les jeunes ont fait irruption en masse dans le mouvement parce qu’ils ont vu le lien entre les questions d’emploi, de formation et de droit à la retraite. Les batailles pour l’hôpital public affrontent la même attaque contre le financement de la Sécurité sociale. Les luttes pour la défense de l’industrie, pour les salaires sont aussi, solidairement, des luttes pour le financement des retraites. Total réalise 1 milliard d’euros de profits par mois, en redonne les deux tiers à ses actionnaires mais la firme veut fermer une raffinerie en France.


La lutte commune, la victoire possible sur les retraites rejailliront sur toutes les luttes locales ou sectorielles. Reproduisons le « tous ensemble » de 1995 !


Le mouvement de fond dans le pays appelle une nouvelle étape. La bataille décisive n’a pas encore eu lieu. Gagner le maximum à l’action !


Le potentiel existe pour des actions de masse, encore plus fortes, qui touchent aux intérêts économiques du patronat, en particulier la grève.

Les journées nationales d’action espacées l’ont montré mais ne suffisent pas à faire plier le gouvernement. Certains secteurs ont ouvert la voie courageusement en engageant déjà la grève reconductible à un haut niveau notamment les ouvriers des raffineries, du nettoiement, les cheminots. Depuis plusieurs jours, des actions symboliques montrent la continuité de la lutte et préparent l’étape décisive.

La grève générale ne se décrète pas. Il ne s’agit pas d’y appeler pour se retrouver à quelques éléments « radicalisés », entre soi. Il s’agit de la construire, de gagner à l’action décisive tous ceux, des millions, une majorité de nos collègues, de nos voisins, qui soutiennent la lutte.

Le succès des manifestations du samedi pose la question de créer les conditions d’une entrée en grève, sous des formes adaptées, des salariés pour qui c’est encore plus difficile ou plus inhabituel. Une impulsion nationale sur des objectifs clairs peut aussi raviver la mobilisation dans des secteurs qui se sont beaucoup battus, qui ont « beaucoup donné » ces dernières années.


En face, il y a le MEDEF. Tout est fait dans les media pour que les véritables commanditaires et profiteurs de la casse des retraites n’apparaissent pas, pour déplacer le lieu de l’affrontement hors de l’entreprise. N’oublions pas que les firmes du CAC 40 ont engrangé 41,6 milliards d’euros de profits sur les six premiers mois de l’année, en hausse de 86%. C’est trois fois le soi-disant « déficit » des retraites.

C’est là qu’il faut frapper, au cœur du système, le pouvoir économique.


Retrait de la loi Woerth ! Le mot d’ordre s’impose à tous maintenant


C’est la revendication fédératrice immédiate. Peu importe les mots de chaque organisation : que l’on « rejette » le projet de loi, que l’on « s’y oppose », que l’on soit « contre », qu’on demande « l’arrêt de son examen au Parlement » : tout cela revient à revendiquer le retrait. Il faut le dire clairement. 

C’est un préalable indispensable à toute alternative de progrès pour les retraites. Aucune n’est imaginable sans la mise en échec du cœur du projet : la fin de la retraite à 60 ans, le report des âges de départ à 62 et 67 ans.

Mme Parisot réapparaît pour proposer des négociations sur l’emploi. C’est se moquer des travailleurs. Seul le retrait préalable de la loi Woerth permettrait d’entamer des négociations. Les organisations qui accepteront de rentrer dans le jeu du Medef se disqualifieront. Plus que jamais, la recherche de l’unité des organisations, syndicales comme politiques, ne doit pas nuire au rassemblement décisif pour gagner.


Ne laissons pas enfermer la perspective politique entre une version UMP et une version PS de la « réforme ». On comprend les calculs des media qui mettent en avant le PS et son projet et qui rentrent dans la personnification à outrance de la politique du pouvoir dans Sarkozy.

La question immédiate, ce n’est pas ce que la gauche ferait en 2012, les promesses et les calculs électoraux, mais comment on gagne maintenant sur les retraites, avec le rapport de force, pour ouvrir la perspective politique.

Et le mouvement ne gagnera pas sur les propositions du PS. En prévoyant l’allongement de la durée de cotisation, le PS rend illusoire pour le plus grand nombre la retraite à 60 ans. Il s’inscrit dans les orientations de l’UE. M. Aubry reproche au gouvernement sa méthode et vante la « réforme concertée » en Allemagne qui mène à la retraite à 67 ans ! Le PS veut augmenter la CSG et dégager encore plus le patronat du financement de la Sécu en la fusionnant avec l’impôt sur le revenu.


Les luttes portent l’alternative politique.

Pour les retraites, l’alternative, c’est la défense et la reconquête du système solidaire par répartition. Le droit effectif à la retraite à 60 ans (à taux « plein » - 75%) pour tous passe par le retour aux 37,5 annuités (55 ans avec bonifications pour les métiers pénibles).

Cela correspond à une réalité. La durée des carrières est actuellement (hors bonifications) de 36 ans. Elle ne s’allongera pas, selon le COR lui-même (37 ans en 2020). L’âge moyen d’entrée sur le marché du travail se situe entre 21 et 22 ans. Cette référence porte aussi le rôle central de la cotisation sociale, part socialisée du salaire, dans le système solidaire.

Liée solidairement à l’emploi et aux salaires, la cotisation sociale constitue un prélèvement direct, sans accumulation financière, sur la création de richesses. Abaisser le chômage et la précarité, augmenter les salaires, rétablir les cotisations patronales, supprimer les exonérations (33 milliards d’euros par an) : c’est le plus sûr moyen de prendre sur les profits, de financer nos retraites.


Gagner le retrait de la loi Woerth, le maintien de la retraite à 60 ans, c’est un enjeu politique général. En revenant sur cet acquis historique, le pouvoir veut avoir les mains libres pour accélérer encore sa politique de casse sociale et de régression économique. Son modèle, c’est la Grande-Bretagne dont le gouvernement vient d’annoncer la destruction de 500.000 emplois en 5 ans et la diminution d’un quart des dépenses publiques et sociales.


Les travailleurs, en gagnant, peuvent commencer à inverser sa politique au service du capital. C’est vital pour le plus grand nombre.

 

 

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 10:09

Intervention d’Emmanuel Dang Tran au Conseil national du PCF du 22 octobre 2010

 

Je veux souligner combien la proposition du retour aux 37,5 annuités est non seulement juste, crédible mais essentielle dans la défense du système solidaire par répartition. Nous portons l’exigence de l’abrogation de la loi Balladur depuis 1993 mais elle est anormalement délaissée dans la campagne nationale aujourd’hui.

 

Nous devons vraiment avoir ce débat. La contradiction profonde avec le PS qui choisit l’allongement de la durée de cotisation pour affaiblir notre système de retraites ne doit pas le bloquer.

 

La durée moyenne des carrières de ceux qui font valoir leurs droits à la retraite en 2010 est de 36 ans, sans compter les années de bonification. Le Conseil d’orientation des retraites, lui-même, prévoit qu’elle sera de 37 ans pour ceux qui liquideront leur retraite dans les années 2020, cette estimation avec un taux de chômage envisagé à 4,5%.

Donc 37,5 années, cela correspond à une réalité. 37,5 ans de travail dans une vie, c’est déjà long en termes de choix de société.

 

Revenir aux 37,5 annuités, c’est une proposition que redonne sa crédibilité au droit à la retraite à 60 ans pour tous.  

Je trouve l’argument complètement spécieux qui consiste à dire que pour certains cela ne suffira pas pour bénéficier du taux « plein » à 60 ans. C’est une réalité. Mais avec 40,5 annuités comme aujourd’hui, 41,5 voire 43 dans quelques années, les conditions seront évidemment bien pires, inaccessibles pour le plus grand nombre.

 

L’âge d’entrée sur le marché du travail n’est pas de 27 ou 30 ans comme on l’entend. Il est en réalité de 21 ans. Les trois-quarts des étudiants sont aussi salariés. Peu étudient plus de 4 ou 5 ans.

27 ans, c’est l’âge moyen d’accès au premier emploi stable. C’est là qu’est le problème. Nous ne pouvons pas accepter cet état de fait. Notre bataille doit être dirigée contre le chômage, l’emploi précaire, les stages pratiquement pas rémunérés que le patronat impose en particulier aux jeunes, mais aussi de plus en plus aux salariés les plus âgés.

 

Le retour aux 37,5 annuités est une condition pour défendre la légitimité du système par répartition auprès des salariés.

La déconnexion entre la durée réelle des carrières et la durée de cotisation demandée pour une retraite à taux « plein » remet en cause la conception de la retraite comme prolongation du salaire, la légitimité du financement solidaire des retraites par la cotisation sociale, partie socialisée du salaire.

 

Le patronat, le capital ne demandent que ça depuis toujours, depuis 1945, pouvoir mettre la main sur le financement solidaire. Les gouvernements successifs ne cesse d’en saper l’efficacité, également pour que les salariés cessent de le défendre.

 

Or il n’y a pas de prélèvement sur la création de richesse, sur les profits, plus direct, sans gâchis financier, que le salaire dans sa partie nette et sa partie socialisée.

Notre parti, qui est à l’origine de l’établissement de ce système à la Libération, doit être le plus déterminé à le défendre.

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 07:56

En format PDF, mis en page

 

70% contre la « réforme », 3,5 millions dans la rue pour le crier

Gagner le maximum à l’action décisive pour le retrait du projet de loi 

 

Une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations a été fixée par les syndicats au jeudi 28 octobre. Elle peut et doit être le point de départ de la mobilisation décisive pour  gagner le retrait du projet de loi Woerth contre les retraites.

Le rapport de force le rend possible, n’en déplaise à la propagande officielle et à ses entreprises d’intoxication, de diversion, d’intimidation.

Loin de s’essouffler, la mouvement s’étend et s’élargit de semaine en semaine : depuis le 12 octobre, on atteint 3,5 millions de manifestants, dans bien des villes des sommets historiques inédits depuis 1995 voire 1968. Le soutien massif de la population ne se dément pas. La responsabilité du blocage de la situation incombe entièrement au gouvernement. Même les sondages admettent qu’une forte majorité attend une « radicalisation » du mouvement.

Loin de sonner la fin de la lutte, le vote du Sénat n’est qu’une formalité pour le pouvoir. On le sait depuis le départ. Le travail des sénateurs, notamment communistes, aura permis de dénoncer tous les aspects régressifs du projet. La lutte continue. On s’en souvient, le CPE a été mis en échec après le vote du Parlement.

Loin de se « fissurer », le mouvement rassemble, permet la convergence des luttes

Les jeunes ont fait irruption en masse dans le mouvement parce qu’ils ont vu le lien entre les questions d’emploi, de formation et de droit à la retraite. Les parents d’élève se mobilisent. Les batailles pour l’hôpital public affrontent la même attaque contre le financement de la Sécurité sociale. Les luttes pour la défense de l’industrie, pour les salaires sont aussi, solidairement, des luttes pour le financement des retraites. Total réalise 1 milliard d’euros de profits par mois, en redonne les deux tiers à ses actionnaires mais la firme veut fermer une raffinerie en France et supprimer des centaines d’emplois.

La lutte commune, la victoire possible rejailliront sur toutes les luttes locales ou sectorielles. Reproduisons le « tous ensemble » de 1995 !

Le mouvement de fond dans le pays appelle une nouvelle étape et

une perspective d’alternative claire.

Où est passé le MEDEF ? Mme Parisot est-elle aux champignons ? Tout est fait dans les media pour que les véritables commanditaires et profiteurs de la casse des retraites n’apparaissent pas, pour déplacer le lieu de l’affrontement hors de l’entreprise. N’oublions pas que les firmes du CAC 40 ont engrangé 41,6 milliards d’euros de profits sur les six premiers mois de l’année, en hausse de 86%. C’est trois fois le soi-disant « déficit » des retraites.

C’est là qu’il faut frapper, au cœur du système, le pouvoir économique.

Gagner le maximum à l’action

Le potentiel existe pour des actions de masse, encore plus fortes, qui touchent aux intérêts économiques du patronat, en particulier la grève. La grève générale illimitée ne se décrète pas. Il ne s’agit pas d’y appeler pour se retrouver à quelques éléments « radicalisés », entre soi. Il s’agit de la construire, de gagner à l’action décisive tous ceux, des millions, une majorité de nos collègues, de nos voisins, qui soutiennent la lutte.

Le succès de la manifestation du samedi 16 octobre pose la question de créer les conditions d’une entrée en grève, sous des formes adaptées, des salariés pour qui c’est encore plus difficile ou plus inhabituel.

Une impulsion nationale sur des objectifs clairs peut aussi raviver la mobilisation dans des secteurs qui se sont beaucoup battus, qui ont « beaucoup donné » ces dernières années.

Certains secteurs ont ouvert la voie en engageant déjà la grève reconductible à un haut niveau notamment les ouvriers des raffineries et les cheminots. Depuis plusieurs jours, des actions symboliques montrent la continuité de la lutte et préparent la prochaine étape, le 28 octobre. Elle peut être l’étape décisive. Communistes, nous mettons toute notre action dans cet objectif.

Retrait du projet de la loi Woerth ! Le mot d’ordre s’impose à tous maintenant

C’est la revendication fédératrice immédiate. Peu importe les mots de chaque organisation : que l’on « rejette » le projet de loi, que l’on « s’y oppose », que l’on soit « contre », qu’on demande « l’arrêt de son examen au Parlement » : tout cela revient à revendiquer le retrait. Il faut le dire clairement.

C’est un préalable indispensable à toute alternative de progrès pour les retraites. Aucune n’est imaginable sans la mise en échec du cœur du projet : la fin de la retraite à 60 ans, le report des âges de départ à 62 et 67 ans. Aucun point n’est négociable, pas plus la remise en cause de la médecine du travail que la baisse des salaires nets des fonctionnaires…

Ne laissons pas enfermer la perspective politique entre une version UMP et une version PS de la « réforme ». On comprend les calculs des media qui mettent en avant le PS et son projet.

La question immédiate, ce n’est pas ce que la gauche ferait en 2012, les calculs électoraux, mais comment on gagne maintenant. Et le mouvement ne gagnera pas sur les propositions du PS. En prévoyant l’allongement de la durée de cotisation, le PS rend illusoire pour le plus grand nombre la retraite à 60 ans. Il s’inscrit dans les orientations de l’UE. Martine Aubry reproche surtout au gouvernement sa méthode et vante l’exemple allemand d’une « réforme concertée » qui a abouti à la retraite à 67 ans ! Le projet PS veut augmenter la CSG et dégager encore plus le patronat du financement de la Sécu en la fusionnant avec l’impôt sur le revenu.

Les luttes portent l’alternative politique.

Pour les retraites, l’alternative, c’est la défense et la reconquête du système solidaire par répartition. Le droit effectif à la retraite à 60 ans (à taux plein - 75%) pour tous passe par le retour aux 37,5 annuités (55 ans avec bonifications pour les métiers reconnus pénibles).

Cela correspond à une réalité. La durée des carrières est actuellement (hors bonifications) de 36 ans. Elle ne s’allongera pas, selon le COR lui-même (37 ans dans les années 2020). L’âge moyen d’entrée sur le marché du travail se situe entre 21 et 22 ans.

Cette référence renvoie aussi au rôle central de la cotisation sociale, part socialisée du salaire, dans notre système solidaire.

Liée solidairement à l’emploi et aux salaires, la cotisation sociale constitue un prélèvement direct, sans accumulation financière, sur la création de richesses. Abaisser le chômage et la précarité, augmenter les salaires, rétablir les cotisations patronales, supprimer les exonérations (33 milliards d’euros par an) : c’est le plus sûr moyen de prendre sur les profits, de financer nos retraites.

 

 

Gagner le retrait de la loi Woerth, le maintien de la retraite à 60 ans, c’est un enjeu politique général.

En revenant sur cet acquis historique, le pouvoir veut avoir les mains libres pour accélérer encore sa politique de casse sociale et de régression économique. Son modèle, c’est la Grande-Bretagne dont le gouvernement vient d’annoncer la destruction de 500.000 emplois en 5 ans et la diminution d’un quart des dépenses publiques et sociales.

Les travailleurs, en gagnant, peuvent commencer à inverser sa politique au service du capital. C’est vital pour le plus grand nombre.

 

 

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 13:23

70% contre la « réforme », 3,5 millions dans la rue pour le crier

Gagner le maximum à l’action

pour le RETRAIT du projet de loi 

 

 

Le déchaînement et la perfidie des media au service du pouvoir sont à la hauteur du mouvement de fond qui s’élève contre la loi de casse des retraites et la politique du gouvernement. Intoxication, diversion, intimidation, voilà les moyens auxquels est réduit le gouvernement.

Loin de s’essouffler, la mobilisation s’est élargie de semaine après semaine : 3,5 millions de manifestants le 12 octobre atteignant des sommets historiques. Le soutien massif de la population ne se dément pas.

Loin de sonner la fin de la lutte, le vote du Sénat n’est qu’une formalité pour le pouvoir.

Aucun observateur sérieux n’a pu imaginer que les joutes sénatoriales arrêtent la loi Woerth. Le travail de dénonciation, notamment des sénateurs communistes, aura participé à la lutte qui est seule décisive. Le processus parlementaire va continuer jusqu’à la fin du mois au moins. On s’en souvient, le CPE a été mis en échec après le vote du Parlement.

Loin de se « fissurer », le mouvement rassemble, permet la convergence des luttes.

Les jeunes ont fait irruption en masse dans le mouvement parce qu’ils ont vu le lien entre les questions d’emploi, de formation et de droit à la retraite. Les parents d’élève se mobilisent. Les batailles pour l’hôpital public affrontent la même attaque contre le financement de la Sécurité sociale. Les luttes pour la défense de l’industrie, pour les salaires sont aussi, solidairement, des luttes pour le financement des retraites. La lutte commune, la victoire possible rejailliront sur toutes les luttes locales ou sectorielles.

Reproduisons le « tous ensemble » de 1995 !

L’ampleur et la profondeur du mouvement populaire ont poussé, jusqu’à présent, certaines organisations à s’inscrire dans l’opposition au projet de loi, dans le cadre unitaire, malgré des points d’accord importants avec le gouvernement (notamment sur l’allongement de la durée de cotisation, pour la CGC avec le report de l’âge de départ). La recherche de l’unité des organisations ne doit pas nuire au rassemblement des travailleurs.

Loin des media : Où est passé le MEDEF ?

Mme Parisot est-elle aux champignons ? Tout est fait pour que les véritables commanditaires et profiteurs de la casse des retraites n’apparaissent pas, pour déplacer le lieu de l’affrontement hors de l’entreprise. N’oublions pas que les firmes du CAC 40 ont engrangé 41,6 milliards d’euros de profits sur les six premiers mois de l’année, en hausse de 86%. C’est là qu’il faut frapper, au cœur du système.

La perspective est loin de se réduire l’alternative entre une version UMP et une version PS de la « réforme » des retraites.

On comprend les calculs des media qui mettent en avant le PS et son projet.

La diversion : la question immédiate, ce n’est pas ce que la gauche ferait en 2012 mais comment on gagne aujourd’hui.

L’enferment du débat dans le consensus des partis de l’alternance : le mouvement ne gagnera pas sur les propositions du PS.

En prévoyant l’allongement de la durée de cotisation, le PS rend illusoire pour le plus grand nombre la retraite à 60 ans. Il s’inscrit dans les orientations de l’UE. Martine Aubry reproche surtout au gouvernement sa méthode et vante l’exemple allemand d’une « réforme concertée » qui a abouti à la retraite à 67 ans ! Le projet PS veut augmenter la CSG et dégager encore plus le patronat en la fusionnant avec l’impôt sur le revenu.

Toute l’intox médiatique, la campagne idéologique du pouvoir visent à détourner des possibilités de gagner tout de suite, sur la base d’un rapport de force inédit depuis 1995 voire 1968. Communistes, nous mettons toute notre action dans cet objectif pour ouvrir la perspective politique.

Retrait du projet de la loi Woerth ! Plus que jamais le mot d’ordre !

C’est la revendication fédératrice immédiate. Peu importe les mots : que l’on « rejette » le projet de loi, que l’on « s’y oppose », que l’on soit « contre », qu’on demande « l’arrêt de son examen au Parlement » : tout cela revient à revendiquer le retrait. Il faut le dire clairement.

C’est un préalable indispensable à toute alternative de progrès pour les retraites. Aucune n’est imaginable sans la mise en échec du cœur du projet : la fin de la retraite à 60 ans, le report des âges de départ à 62 et 67 ans. Aucun point n’est négociable, pas plus la remise en cause de la médecine du travail que la baisse des salaires nets des fonctionnaires…

Gagner le maximum à l’action

Avec 70% de soutien à la lutte, déjà 3,5 millions de manifestants, le potentiel existe pour des actions de masse, encore plus fortes, qui touchent aux intérêts économiques du patronat, en particulier la grève. A l’inverse, le gouvernement ne manquera pas d’exploiter les initiatives isolées, sans issue, les opérations commandos, de petits groupes qui se croient « radicaux » mais se coupent en fait des travailleurs, des collègues.

Certains secteurs ont ouvert la voie en engageant déjà la grève reconductible à un haut niveau notamment les ouvriers des raffineries et les cheminots. Ces derniers jours, des actions symboliques ont montré la permanence de la lutte avant le 19 octobre, journée qui peut et doit être le point de départ de la bataille décisive pour faire plier le gouvernement.

Après, après celle du 2, le succès de la manifestation du samedi 16 octobre, la question se pose encore davantage de créer les conditions d’une entrée en grève, sous des formes adaptées, des salariés pour qui c’est encore plus difficile ou plus inhabituel.

Une impulsion nationale sur des objectifs clairs peut aussi raviver la mobilisation dans des secteurs qui se sont beaucoup battus, qui ont « beaucoup donné » ces dernières années.

L’alternative politique est dans les luttes.

Pour les retraites, l’alternative, c’est la défense et la reconquête du système solidaire par répartition. Le droit effectif à la retraite à 60 ans (à taux « plein » - 75% avec les complémentaires) pour tous passe par le retour aux 37,5 annuités (55 ans avec bonifications pour les métiers reconnus pénibles).

Cela correspond à une réalité. La durée des carrières est actuellement (hors bonifications) de 36 ans. Elle ne s’allongera pas, selon le COR lui-même (37 ans dans les années 2020). L’âge moyen d’entrée sur le marché du travail se situe entre 21 et 22 ans.

Cette référence renvoie aussi au rôle central de la cotisation sociale, part socialisée du salaire, dans notre système solidaire.

Liée solidairement à l’emploi et aux salaires, la cotisation sociale constitue un prélèvement direct, sans accumulation financière, sur la création de richesses. Abaisser le chômage et la précarité, augmenter les salaires, rétablir les cotisations patronales, supprimer les exonérations (33 milliards d’euros par an) : c’est le plus sûr moyen de prendre sur les profits, de financer nos retraites.

Gagner le retrait de la loi Woerth, le maintien de la retraite à 60 ans, c’est un enjeu politique général. En revenant sur cet acquis historique, le pouvoir veut avoir les mains libres pour accélérer encore sa politique antisociale.

Les travailleurs, en gagnant, peuvent commencer à inverser sa politique au service du capital. C’est vital pour le plus grand nombre.

L’intensification, encore, de notre lutte, à partir du 19 octobre, du 20, du 21, sera décisive !

 

 

 

 

 

 

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 17:06

Retrait de la loi Woerth : plusieurs jours pour préparer l’action décisive

 

Encore plus nombreux, encore plus déterminés, encore plus forts. Loin de s’essouffler, la lutte contre le projet de loi Woerth a franchi une nouvelle étape le 12 octobre 2010.

 

101012 manif JC

3,5 millions : les manifestations ont été encore plus puissantes aussi bien que celles du samedi 2 octobre que celles du jeudi 23 septembre. Les banderoles étaient plus nombreuses, témoignant de l’extension de la mobilisation à de nouvelles entreprises, notamment du secteur privé où la grève et les débrayages se sont multipliés.

 

Les mots d’ordre se font de plus en plus clairs: faire lâcher le pouvoir, gagner le retrait du projet de loi, défendre la retraite à 60 ans, gagner une véritable prise en compte de la pénibilité, souvent aussi revenir aux 37,5 annuités…

 

Les jeunes ont fait irruption en masse dans le mouvement, faisant logiquement le lien entre les questions immédiates d’emploi et de formation et le droit à la retraite. Hôpitaux, éducation, industrie, transports… : la convergence des luttes se produit autour d’une bataille qui concerne tout le monde du travail. La lutte commune, la victoire rejailliront sur toutes les luttes locales ou sectorielles.

 

Cette mobilisation, inédite depuis 1995 voire 1968, peut et doit permettre de gagner. Le gouvernement joue l’intransigeance. Il continue à vouloir passer en force. Pour lui, c’est une nécessité. S’il retire son projet sur les retraites, la mise à mort de l’acquis historique de la retraite à 60 ans, il devra reculer sur tout le reste de son programme de casse sociale, de privatisations.

Quant à Laurence Parisot, elle semble avoir perdu sa langue. A l’exception du patronat marseillais qui n’a pu s’empêcher d’éructer contre les dockers et les ouvriers des raffineries, le MEDEF prend garde de jeter de l’huile sur le feu. Le commanditaire et profiteur de la contre-réforme des retraites veut faire oublier que dans les 6 premiers mois de l’année, les entreprises du CAC 40 ont engrangé 41,6 milliards d’euros de profits, en hausse de 86% sur 2009, presque le triple du « déficit » fabriqué de la Sécurité sociale.

 

C’est là qu’il faut frapper ! Au cœur du système : les patrons et les capitalistes. C’est la condition de la victoire pour nos retraites. Ils ne comprennent que le langage de la lutte des classes, en particulier la grève.

7 septembre, 23 septembre, 12 octobre : tout le monde sent qu’il faut encore passer à une étape supérieure.

 

Plusieurs initiatives depuis le 12 octobre, souvent fortement symboliques, assurent la permanence du mouvement. Après le succès des manifestations du samedi 2 octobre, les manifestations prévues le samedi 16 octobre doivent à nouveau permettre de gagner d’autres catégories à l’action.

 

Les ouvriers des raffineries (10 sites sur 12 en grève totale), les cheminots (40 à 50%) et d’autres ont déjà engagé courageusement la grève reconductible.

La lutte monte en puissance. 

Les assemblées générales d’étudiants sont de plus en plus nombreuses. Dans les grands services publics, dans les usines, les assemblées de salariés mettent en discussion et préparent la grève reconductible. La grève générale illimitée ne se décrète pas.

Il ne s’agit pas d’y appeler pour se retrouver à quelques éléments « radicalisés », entre soi. Il s’agit de la construire, de gagner à l’action décisive tous ceux, des millions, une majorité de nos collègues, de nos voisins, qui soutiennent le mouvement. 

 

Il est de la responsabilité des confédérations syndicales, de chacune d’entre elles, d’aider nationalement à l’entrée en action, en grève de ceux pour qui c’est encore plus difficile ou plus inhabituel.

 

La nouvelle journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation, entre le 19 et le 21 octobre, peut et doit être le point de départ de la bataille décisive pour faire plier le gouvernement.

 

Communistes, nous plaçons toutes nos analyses, nos propositions, nos actions dans cette perspective.

Nous écartons toutes les tentations de diversion vers 2012, vers les élections cantonales (!), ou vers un illusoire vote référendaire.

Nous savons que le PS et une partie de la gauche partagent largement l’analyse du gouvernement et acceptent, par exemple, l’allongement de la durée de cotisation, dans le cadre des orientations de l’UE. Ce n’est pas non plus au Sénat, où les dés sont jetés, malgré l’opposition des sénateurs PCF, qu’un espoir est permis.

 

Non, l’alternative politique se trouve dans les luttes.

Elle est vitale pour tous ceux, une majorité, qui n’en peuvent plus d’être pressurés de tous les côtés : chômage et précarité, bas salaires, vie chère, hauts loyers, hausses des tarifs publics…

 

Ensemble, gagnons sur les retraites contre le gouvernement et le MEDEF ! Gagnons le retrait du projet de loi Woerth, le maintien du droit à la retraite à 60 ans, la reconquête du droit effectif à la retraite à 60 ans pour tous (37,5 annuités), la prise en compte de la pénibilité… L’argent pour les financer existe : c’est celui des cotisations sociales détournées par le patronat, des profits.

 

La semaine du 18 octobre sera décisive. Notre lutte, tous ensemble, sera décisive !

 

 

SAMEDI 16 OCTOBRE : MANIFESTATION

14h30 de REPUBLIQUE A NATION PAR BASTILLE 

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 12:37

UNION  des salariés, jeunes, retraités,

CONVERGENCE des luttes,

Jusqu’au RETRAIT du projet de loi Woerth

 

 

Personne ne conteste plus l’ampleur de l’opposition au projet gouvernemental de casse des retraites. Défense de rire : même Villepin conseille, plein de bon sens, à Sarkozy de ne pas s’obstiner comme lui-même en 2006 pour le CPE.

 

Un rapport de force exceptionnel existe pour obtenir son retrait mais chacun est conscient que la partie n’est pas gagnée pour le monde du travail.

 

Le pouvoir cherche à passer en force, escomptant toujours que le mouvement social s’épuise. Il brusque les sénateurs pour précipiter leur vote. Pour l’instant, c’est le contraire qui s’est produit du 7 septembre au 2 octobre en passant par le 23 septembre.

 

Le choix du gouvernement oblige à passer à l’étape supérieure.

 

A partir du 12 octobre, c’est le moment.

Les media ont entamé une campagne sur le sacrifice que représente la grève. C’est sûr que ça coûte cher. Mais combien coûte à chaque ménage la politique du gouvernement ?

 

Il est nécessaire de toucher le véritable commanditaire de la contre-réforme des retraites : le patronat. Des salariés en assemblée, des syndicats d’entreprise, des fédérations syndicales, du public comme du privé, des unions départementales, de plus en plus nombreux, prévoient la grève reconductible.

Beaucoup d’autres la mettront en débat le 13. La position des confédérations syndicales, de chacune d’entre elle, sera déterminante pour amener à l’action ceux pour qui la grève est encore plus difficile et inhabituelle. Souvenons-nous qu’en 1995, il a fallu plusieurs jours avant que la grève d’ensemble prenne. En 2010, affaibli, illégitime, le pouvoir ne pourra pas tenir aussi longtemps qu’en novembre/décembre 1995 avant de céder.

 

 

Le pouvoir joue inlassablement la division. Renforçons encore les convergences !

 

Malgré ses moyens médiatiques, le gouvernement ne réussit pas.

Salariés du privé, fonctionnaires ou salariés des entreprises publiques savent qu’ils sont tous concernés directement par le projet de loi, par la retraite à 62 ans. C’est dans le texte.

Les actuels retraités ne seront pas épargnés, contrairement aux affirmations du président. Leurs pensions continueront de perdre du pouvoir d’achat tous les ans. La loi Woerth passée, le gouvernement a déjà programmée un projet de loi sur la « dépendance » avec une augmentation de plusieurs points de leur taux de CSG.

Les jeunes, étudiants et même lycéens, comprennent que la bataille contre le chômage, la précarité des débuts de carrière, pour leur formation est directement liée à celle des retraites.

 

Au-delà, l’enjeu de la lutte est général. C’est « stop ou encore pire ».

 

En abattant l’acquis social historique de la retraite à 60 ans, le gouvernement et le MEDEF veulent pouvoir accélérer encore leur politique antisociale, contre la Sécurité sociale, le droit du travail, le statut de la fonction publique, les services publics…

La convergence des luttes, celle des salariés de l’automobile comme celle des étudiants, celle des ouvriers des raffineries ou celle des agents des crèches, se construit. Elle est décisive.

 

Dans ce contexte, le patronat, très silencieux, commence à lâcher du lest. Les salariés des Monoprix à Marseille viennent d’obtenir une victoire historique. Dans les banques, qui ont renoué avec les milliards de profit, le patronat commence à concéder des propositions d’augmentation moins dérisoires.

Ces avancées représentent autant d’encouragements, à pousser plus loin la mobilisation, tous ensemble.

 

Toutes les luttes alimentent la bataille des retraites.

Une victoire sur les retraites rejaillira sur toutes les luttes sectorielles.

 

Devant le nouvel essor du mouvement, gouvernement et patronat vont essayer de désamorcer la grève en visant certaines catégories plus en pointe.

Les propos du ministre Chatel (« manifester, c’est dangereux ») sonnent comme une menace répressive à l’encontre des jeunes, des lycéens. Il faut la prendre très au sérieux. 

Le pouvoir pourrait tenter de proposer des dispositifs particuliers prétendant prendre en compte la pénibilité dans certaines branches pour aider les entreprises à se débarrasser de leurs salariés âgés sans embauche.

Pour l’instant les « bouger » en faveur des mères de 3 enfants et plus nées entre 1950 et 1955 ou sur la pénibilité sont infimes. Au contraire même, le gouvernement a chargé la barque à l’Assemblée en ajoutant, par amendements, la casse de la médecine du travail à celle des retraites.

 

Continuons, amplifions le mouvement jusqu’au retrait du projet de loi Woerth !

 

Le retrait du projet de loi, le maintien du droit à la retraite à 60 ans constituent l’objectif immédiat, le plus évident. C’est le préalable à toutes les autres revendications.

La défense de notre système de retraite solidaire par répartition, du droit effectif de partir à 60 ans passe aussi, nous le pensons, par l’abrogation des lois Balladur 93 et Fillon 2003, notamment par le retour aux 37,5 annuités au lieu de l’allongement sans fin. Elle passe aussi par la suppression des 33 milliards d’euros exonérations de cotisations patronales, par la défense intransigeante du financement solidaire par la cotisation. La prise en compte de la pénibilité, des retraites anticipées à 55 ans, passe par le rejet du report de deux ans de tous les droits existants.

 

Gagner le retrait du projet de loi Woerth, c’est maintenant et par la lutte, pas en 2012 par des promesses.

 

Toutes les organisations de gauche suivent le mouvement. Très bien ! Mais, objectivement, aujourd’hui, ce sont les luttes qui portent la perspective de changement politique et pas la « gauche ».

L’accord sur le fond du PS avec la droite va de l’allongement de la durée de cotisation aux orientations européennes de Lisbonne. Le 2 octobre, Martine Aubry reprochait à Sarkozy de ne pas avoir suivi les exemples allemands ou belges, ceux d’une « réforme » (d’une casse des retraites) en douceur, concertée. En 1997, la « gauche plurielle » n’est pas revenue sur la loi Balladur. Quelle promesse croire pour 2012 ?

La bataille décisive n’a pas lieu non plus au Sénat où les jeux sont faits. Les grands discours des matadors de gauche sont gratuits. Beaucoup plus utiles sont les interventions des sénateurs communistes pour décrypter le projet de loi et les mauvais coups cachés.

Une partie de la gauche, avec Ségolène Royal et l’ancien sénateur PS Mélenchon, met en avant une  fausse bonne idée, celle de demander un référendum sur les retraites. Cette revendication détourne de la lutte, renvoie encore à un vote, en définitive vers 2012.

 

L’heure est moins que jamais, pour nous communistes, aux calculs électoraux et aux recompositions politiciennes.

Nous mettons toute notre énergie, notre organisation, nos analyses, nos propositions, nos actions au service de la lutte et de son succès. Les luttes portent l’alternative politique.

 

Après le 12 octobre, faisons encore monter la pression ! Jusqu’à ce que le gouvernement lâche !

 

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 17:12

La situation des femmes révélatrice de l’injustice profonde de la loi Woerth pour (contre) tous

 

Le président du Sénat s’affiche dans les média. A l’occasion de l’examen de la loi Woerth, M. Gérard Larcher se dit prêt à des concessions notamment en faveur des femmes, mère de trois enfants ou plus, si, du moins elles sont nées entre 1950 et 1963.

Cette pichenette de poudre aux yeux montre à quel point la force de la mobilisation populaire, encore ce samedi 2 octobre, oblige le pouvoir à donner quelques signes de conciliation.

Plus il donnera de gages, plus il apparaîtra que c’est l’ensemble de sa loi qu’il doit retirer.

 

Le report à 62 ans de l’âge du droit au départ à la retraite et surtout à 67 ans de l’âge de départ au taux dit « plein » pénaliseront encore plus violemment les femmes.

Elles sont et seront aussi proportionnellement les premières victimes de la poursuite de l’allongement de la durée de cotisation, acceptée par le PS et la CFDT, passée de 37,5 à 40 ans puis à 40,5 actuellement, puis 41,5 en 2016.

 

Les femmes seront encore davantage touchées parce qu’elles ont connu et connaissent des carrières en moyenne plus chaotiques. A l’heure actuelle, seulement 40% des femmes liquident leur retraite à taux « plein ».

Leur situation moyenne souligne le caractère profondément injuste du projet de la loi Woerth contre tous, femmes ou hommes, qui se retrouvent à 60, 62 ou 65 ans dans cette situation défavorable que presque jamais ils n’ont choisie.

 

Cette situation pose encore plus fortement la question de la prise en compte, dans les dispositifs de solidarité, des années de congé parental.

 

Elle montre encore davantage la nécessité du retrait pur et simple du projet de loi Woerth.

 

Tous ceux, une majorité de femmes mais aussi des hommes, victimes de l’exploitation au point de se retrouver démunis à l’aube du 3ème âge, ne doivent pas être laissés dans la pauvreté, parfois extrême, dans l’attente du si faible minimum vieillesse, alors qu’ils ont travaillé, le plus souvent plus de 30 ans, élevé un ou plusieurs enfants.

 

La situation critique de nombreuses femmes, à laquelle même la majorité réactionnaire du Sénat ne peut être indifférente, doit alimenter le combat général.

 

NON à la remise en cause de la retraite à 60 ans !

Retour aux 37,5 annuités correspondant à la durée moyenne des carrières professionnelles en France !

Retrait du projet de loi Woerth !

 

Dans cette bataille, nous ne laisserons personne établir une division entre hommes et femmes !

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Archives

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés