Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Mercredi 9 avril 2008

La capitalisation tue la retraite par répartition : preuve par le Fonds de réserves des retraites

Depuis le début de l’année, le fonds de réserves des retraites (FRR) a perdu 3,1 milliards d’euros sur les marchés financiers, 10% de son encours au 1er janvier. C’est ce que révèle la note interne dévoilée ce matin par le journal le Canard Enchaîné.

A de nombreuses reprises nous avons dénoncé l’existence de ce fonds, créé par le gouvernement en 1999 qui n’est autre qu’un fonds de pension collectif au niveau national. Nous écrivions encore le 18 janvier :

« Le FONDS DE RESERVES "POUR" LES RETRAITES s'avère n'être rien d’autre qu’un « fonds de pension » national. Dès le départ, nous en dénonçions quatre aspects :

-    Le « fonds de réserves » a servi et peut toujours servir de contrepartie hypocrite au démantèlement du financement par répartition.

-   Il a servi de prétexte aux privatisations dont une partie du produit lui a été affecté (avec d’autres recettes publiques et sociales détournées). On privatise (autoroutes, France Télécom, Crédit Lyonnais…) pour financer les retraites !! En matière de cynisme, il fallait le trouver.

-  L’argent du Fonds, capitalisé au moins jusqu’en 2020, est dirigé vers les marchés financiers. Cette logique de placement nourrit le cancer financier de l’économie tout en faisant peser un risque sur le financement final des retraites.

-  Enfin, le Fonds de réserve a été conçu comme un outil pour intégrer les représentants des salariés à la logique de capitalisation. Le fonds est en effet géré de façon « paritaire » laissant de larges responsabilités aux représentants des organisations syndicales mais avec un poids prédominant des représentants de l’Etat et du patronat.

Tout se vérifie. Comment les dirigeants syndicaux, dont Jean-Christophe Le Duigou pour la CGT, encore cité par le Canard, peuvent-ils après avoir cautionné le placement de 45% des sommes en actions avec le résultat que l’on voit, continuer à demander l’abondement du FRR ? Jusqu’à s’adresser le 7 janvier 2008 au Président de la République en promettant une « performance moyenne de 6,5% » aux placements sur les marchés financiers !

Le financement des retraites passe par l’emploi, les salaires et la fin des 30 milliards d’euros par an d’exonérations de cotisations patronales, cette part socialisée du salaire, conquise à la Libération, en grande partie grâce à l’action de la CGT.

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Dimanche 30 mars 2008

Défense de la retraite solidaire

Gagner l'union des salariés!

Briser le consensus politique!

 

Malgré la défaite, dès le soir des élections, Fillon annonçait une accélération des contre-réformes antisociales, à commencer par la nouvelle phase du démantèlement du système solidaire de retraite par répartition. C’est une provocation !

Sarkozy et Fillon viennent pourtant de perdre l’un de leurs (faux) arguments préférés. Depuis les élections municipales et cantonales, ils ne peuvent plus se prévaloir d’une légitimité électorale, même par défaut.

Ils assènent à nouveau l’argument de la prétendue faillite de l’Etat et de la Sécurité sociale pour justifier de nouveaux sacrifices aux salariés. C’est eux-mêmes qui ont creusé les déficits du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale, en accordant 15 milliards d’euros par an de réductions d’impôts aux plus riches avec le « paquet fiscal » de l’été 2007 et en portant à 30 milliards par an les exonérations de cotisations patronales pour le bonheur des profits des entreprises du CAC 40. Rendez l’argent ! Ils se précipitent maintenant pour subtiliser le milliard d’euros d’excédents de l’Unedic obtenu en pressurant les indemnités des chômeurs.

Dans tous les secteurs, les luttes se développent et atteignent parfois un niveau inédit comme dans l’audiovisuel ou la justice. Sur quoi bute le mouvement social?

L’avenir des retraite: point de convergence des luttes.

Le défi et la priorité sont plus que jamais de construire les convergences de lutte. C’est particulièrement évident pour la défense des retraites. Le gouvernement a étudié minutieusement son calendrier. En automne, il s’attaque aux « régimes spéciaux » des salariés des entreprises publiques pour lever l’obstacle à la nouvelle étape de la loi Fillon de 2003 contre tous les salariés (41, 42 annuités). Il laisse traîner les « négociations » sur la prise en compte de la pénibilité et prépare un projet de loi pour l’été.

Dans le même temps, il tente d’éluder les revendications des retraités, qui avec 1,1% d’augmentation de leur pension, s’apprêtent à perdre encore 3% de pouvoir d’achat cette année.

Il est temps de déjouer cette entreprise de division.

Par la capacité de mobilisation des agents concernés, les références qu’ils représentent en terme de durée de cotisation, de prise en compte de la pénibilité, la bataille pour la défense des régimes spéciaux reste essentielle pour toute la lutte pour les retraites.

Le piège des négociations ouvertes au plus fort de la grève de novembre est maintenant démasqué. Elles n’ont abouti à aucune « amélioration » du projet du gouvernement mais ont servi à désamorcer le mouvement. Au contraire, les décrets RATP/SNCF, en principe applicables au 1er juillet, prévoient le passage à 41 annuités à partir de 2009.

Préparer les conditions d’une reprise du mouvement dans le secteur public est décisif pour tous. Ajoutons que l’argument de l’équité a été balayé par la révélation des montants des pensions du public, sensiblement égaux sinon inférieurs à ceux du privé.

Les objectifs du gouvernement sont clairs: permettre au Medef et à la finance de mettre la main sur les 140 milliards d’euros de financement des retraites. Continuer à démanteler la retraite par répartition permet au Medef d’obtenir de nouvelles exonérations de cotisation et en même temps de diriger vers la finance, les fonds de pension… une nouvelle part des salaires nets.

Le prétexte de la démographie tient d’autant moins que 60% des salariés faisant valoir leur droit à la retraite à 60 ans ne sont plus en activité (chômage…).

Les financements pour maintenir et reconquérir les retraites existent. Il faut rendre à la Sécurité sociale l’argent qui lui revient (voir au dos). Dans ce contexte, il n’y a aucune raison d’en rabattre sur les revendications et de rentrer dans la logique de déclin de la Sécu. C’est aussi la façon d’unir les salariés.

Refus de tout allongement de la durée de cotisation. Retour à 37,5 annuités pour tous. Pas touche à la retraite à 60 ans!

Retour dans le privé à l’indexation des pensions sur les salaires, au calcul sur les 10 meilleures années.

Augmentation du minimum contributif (pas de pension au dessous du SMIC), départs anticipés pour les travaux pénibles...

Ces propositions se heurtent à l’absence de perspective politique. Celle-ci ne peut partir, dans la période, que des luttes elles-mêmes.

Le recul électoral de la droite s’est fait en direction de l’abstention et de la gauche. Le PS est le principal gagnant en sièges de maire. Mais il s’agit d’un « vote sanction par défaut », le PS ne portant pas une alternative politique que les questions de fond. Ses parlementaires viennent de voter avec Sarkozy la ratification du nouveau traité de l’UE, rejeté par le peuple en 2005. Sur les retraites, le PS n’a pas soutenu le mouvement des agents RATP/SNCF/EDF. Il est à l’origine d’une grande partie des déductions de cotisations sociales, au nom des 35h. Il évoque régulièrement une augmentation de la CSG. Etc.

C’est bien pour cela aussi que la droite au pouvoir peut se permettre d’accélérer encore le rythme de sa politique de casse sociale. Aujourd’hui, la perspective politique est ailleurs, dans le mouvement des luttes lui-même, dans sa convergence pour mettre en échec au moins sur un point du programme de Sarkozy.

La remontée du PCF, à 8,82% aux cantonales, peut être un atout pour construire cette perspective.

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Dimanche 30 mars 2008

Retraites, assurances maladie: les financements existent!

Rendre à la Sécu ce qui revient à la Sécu!

L’ancien N°2 du MEDEF Denis Kessler a résumé clairement les objectifs du patronat, repris par Sarkozy : en finir avec tous les acquis sociaux de 1945 et « défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».

Au premier rang de leurs cibles avec les services publics : la Sécurité sociale. Au total, toutes branches et tous régimes confondus, ce sont plus de 250 milliards d’euros par an qui échappent au marché, aux circuits financiers et à la loi du profit. Insupportable au tenants du CAC 40.

Le moteur de notre système de protection sociale issu de 1945 est la cotisation sociale, à laquelle le MEDEF s’attaque avec insistance. Il est plus nécessaire que jamais d’en rappeler la nature. La cotisation sociale (salariée et patronale) constitue la partie socialisée de la rémunération du travail, le salaire socialisé, mis en commun pour assurer collectivement, sans accumulation financière, des besoins fondamentaux: la santé, la retraite, les allocations familiales.

L’abaissement des cotisations sociales patronales, indûment appelées « charges », au nom du dogme de la « baisse du coût du travail », amène directement une montée des profits et une perte de pouvoir d’achat pour les salariés. L’exemple des « franchises » médicales est éclairant. La baisse des retraites, la dégradation de l’offre et de la qualité des soins en sont d’autres.

Les exonérations de cotisations patronales atteindront 32 milliards d’euros l’an prochain selon la Cour des comptes, c'est-à-dire trois fois le déficit annoncé de la Sécurité sociale. Sans effet mesurable sur l’emploi! Les revenus des plus riches échappent également largement à la cotisation, donc à la solidarité nationale. C’est le cas des stock-options mais pas seulement.

Rappelons aussi que 100000 chômeurs de moins, c’est 1,3 milliard de plus pour la Sécu alors que l’on a jamais pu prouver les effets sur l’emploi des déductions de cotisations patronales. 1% d’augmentation des salaires nets, c’est aussi 2,5 milliards d’euros pour la Sécu. La véritable alternative politique à la logique de casse de la Sécu qui conduit, entre autres aux franchises, c’est la défense et l’extension de la cotisation sociale à l’opposée des politiques pratiquées par les gouvernements successifs depuis 1983, comme des propositions d’augmentation de la CSG (PS) ou de création d’une TVA sociale (UMP).

Sarkozy s’attaque à la Sécurité sociale par tous les bouts, financement et prestations. Il s’abat d’abord sur le secteur public et les régimes spéciaux de retraite pour lever un obstacle à la nouvelle remise en cause de l’ensemble du système par répartition et pour tenter de « mater » des salariés qui se sont massivement mobilisés en 2003 comme en 1995.

Le défi qui se pose à tous, c’est de déjouer les divisions recherchées par le pouvoir .

C’est d’avancer la vraie alternative à la casse du financement de la Sécurité sociale : le retour à son principe d’origine que le mouvement populaire a fait concéder au patronat en 1945.

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Vendredi 18 janvier 2008

Individuelle ou collective, la capitalisation tue notre système solidaire de retraite par répartition !

Une lettre surprenante des syndicats à Sarkozy.

La bataille des retraites sera une bataille décisive pour le monde du travail en 2008. Cette année aura lieu la deuxième étape de la loi Fillon de 2003. Sarkozy a déjà engagé l’attaque avec la remise en cause des régimes spéciaux, préalable notamment à un nouvel allongement de la durée de cotisation à 41, 42 voire 45 annuités, comme le réclame le MEDEF.

Pour le patronat, l’objectif est clair.

1-     Mettre la main sur le financement solidaire des retraites, les cotisations sociales (150 milliards d’euros par an), cette part mise en commun, socialisée, de la rémunération du travail.

2-     Capter vers la finance une nouvelle part du salaire net des travailleurs incités à compenser la dégradation organisée de leur retraite par répartition.

Les gouvernements successifs se sont déjà largement faits les serviteurs de ces prétentions. Au nom de l’emploi (sans résultat bien sûr) et de la baisse du coût du travail, ils ont bloqué les taux puis à partir de 1993 accordé des déductions massives de cotisations patronales. Elles vont atteindre 30 milliards d’euros en 2008 dont 14 de cotisations vieillesse en moins.

Presque la moitié de ces exonérations ont été votées par la « gauche plurielle » dans la loi dite des 35 heures. La même « gauche plurielle » décidait au même moment en 1999 de créer un « fonds de réserves pour les retraites ».

Avec quelques dirigeants et parlementaires communistes, nous avons dénoncé dès le départ le FONDS DE RESERVES "POUR" LES RETRAITES qui s'évère n'être rien d’autre qu’un « fonds de pension » national. Nous en dénoncions quatre aspects :

-          Le « fonds de réserves » a servi et peut toujours servir de contrepartie hypocrite au démantèlement du financement par répartition.

-          Il a servi de prétexte aux privatisations dont une partie du produit lui a été affecté (avec d’autres recettes publiques et sociales détournées). On privatise (autoroutes, France Télécom, Crédit Lyonnais…) pour financer les retraites !! En matière de cynisme, il fallait le trouver.

-          L’argent du Fonds, capitalisé au moins jusqu’en 2020, est dirigé vers les marchés financiers. Cette logique de placement nourrit le cancer financier de l’économie tout en faisant peser un risque sur le financement final des retraites.

-    Enfin, le Fonds de réserve a été conçu comme un outil pour intégrer les représentants des salariés à la logique de capitalisation. Le fonds est en effet géré de façon « paritaire » laissant de larges responsabilités aux représentants des organisations syndicales mais avec un poids prédominant des représentants de l’Etat et du patronat.

Tout s’est vérifié, même si les sommes affectées au fonds sont inférieures aux annonces de 1999, malgré plusieurs abondements ultérieurs par les gouvernements de Raffarin et Villepin : 28 milliards d’euros quand même !

Ces sommes sont effectivement confiées par voie d’appels d’offres à des sociétés financières de type « asset managers » (filiales d’AXA, Barclays et autres instituts de bienfaisance comme Morgan Stanley) qui les placent sur les marchés financiers grosso modo pour moitié en obligations (45%) et pour moitié en actions (55%) dont une partie à l’étranger. 

Quant à l’intégration des organisations syndicales à la logique de la capitalisation, elle vient malheureusement de se vérifier également d’une façon très préoccupante.

Dans une lettre datée du 7 janvier 2008, adressée à Sarkozy, Chérèque pour la CFDT, Le Duigou pour la CGT, Mailly pour FO et les représentants de la CFTC et de la CGC demandent à l’unisson le maintien et le développement du Fonds de réserves.

Leurs arguments sont étonnants venant de la part de représentants des salariés :

- Ils promettent au Président que les sommes placées sur les marchés spéculatifs rapporteront annuellement une « performance moyenne de 6,5% sur le long terme ». Les organisations syndicales ne sont-elles pas plutôt censées défendre les salariés contre les prétentions fonds de pension prédateurs qui exigent une surexploitation effrénée pour nourrir leur taux de profits pour leurs actionnaires ? La finance n’est pas créatrice de richesses, seul l’est le travail. 

- Les mêmes rassurent Sarkozy en lui expliquant le Fonds de réserves ne nuit pas à l’application des critères de Maastricht.

- Ils insistent enfin sur le caractère « socialement responsable » des investissements du FRR.

Sur les marchés internationaux avec une exigence de rentabilité minimale de 6,5%, c’est inimaginable. C’est normalement plutôt Mme Parisot qui développe le thème du capitalisme « éthique ».

Dans ces conditions du débat, alors que l’échéance de la deuxième étape de la loi Fillon s’annonce après les municipales, il nous paraît important de rappeler notre analyse de fond.

Plus que jamais, les défenseurs de la retraite solidaire doivent être exiger la suppression du « Fonds de réserve « pour » les retraites ».

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Mercredi 16 janvier 2008

Parution au Journal officiel des décrets « réformant » les régimes de retraites SNCF et RATP


La négociation débouche sur un diktat ! Un décret, cela s’abroge !

Communiqué du secrétariat du Collectif PCF-RATP-BUS, 16 janvier 2008

 

Les décrets « relatifs aux régimes spéciaux de retraite » des agents de la SNCF et de la RATP ont été publiés au Journal officiel de ce matin. On en connaissait les textes depuis le 26 décembre.

Comme pour la SNCF, le décret concernant la RATP comprend toutes les dispositions jugées inacceptables par la quasi-totalité des agents à savoir l’allongement de la durée de cotisation, l’instauration d’une décote et l’indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires. Le double-statut et la remise en cause de la prise en compte de la pénibilité ne figurent pas dans le texte de décret mais ne sont pas abandonnés pour autant, seulement renvoyés à la « négociation » générale interprofessionnelle.

Le mouvement de grève a été suspendu le 22 novembre au prétexte de l’ouverture de négociations lors desquelles gouvernement et direction auraient accepté de discuter du « cadrage » de leur contre-réforme. Dès le départ, nous avons dénoncé la manœuvre pour désamorcer le mouvement. Le résultat est là. Rien n’a changé par rapport au projet initial qui a déclenché la journée de grève historiquement suivie du 18 octobre.

Rien sinon en pire pour les salariés ! Contrairement aux premières annonces, le mécanisme de la décote continuera à s’alourdir après 2014 pour atteindre 5% de pénalité par annuité manquante en 2019. Le décret entérine également précisément le passage progressif à 41 annuités à partir de 2012. Qui peut croire aujourd’hui que le gouvernement va attendre 2012 ou 2019 pour supprimer totalement notre régime de retraite ?

Voilà la confirmation flagrante de ce que nous ne cessons de dénoncer depuis le départ : la casse des régimes « spéciaux » de retraite est le préalable à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire par répartition comme le préalable à la mise en concurrence et à la privatisation de notre entreprise de service public.

L’année 2008 sera une année décisive pour la bataille des retraites avec la deuxième étape de la loi Fillon de 2003. Sarkozy a tenté de dissocier les agents des entreprises publics des autres salariés. Son calcul est largement démasqué. Sa popularité, fabriquée par les media, décline à mesure que la réalité des effets de sa politique se fait jour.

Les agents de la RATP vont être amenés dans les prochains jours à donner leur avis sur le résultat des négociations. Ce sera le moyen d’exprimer fortement le rejet du décret et de sortir du piège consistant à négocier l’aménagement de l’inacceptable.

Toutes les raisons qui ont motivé la lutte d’octobre et de novembre pour le retrait du plan Fillon/Bertrand demeurent. Elle doit logiquement s’amplifier contre les décrets du 16 janvier.

Militants communistes à l’entreprise, nous ferons tout pour y contribuer. Nous refusons de nous intégrer dans le consensus droite/PS sur la question capitale des retraites. Nous entendons continuer à agir pour la convergence des luttes sur cette question entre salariés du privé, agents de la fonction publique et agents des entreprises publiques, notamment en s’opposant à tout allongement de la durée de cotisation et en exigeant le retour à 37,5 annuités dans tous les régimes.

Dans la bataille globale qui s’annonce, l’avenir des régimes « spéciaux » reste plus que jamais primordiale. Exigeons l’abrogation des décrets du 16 janvier 2008 et des décrets de décembre 2005 « adossant » le régime de retraite RATP au régime général !
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Vendredi 28 décembre 2007
Projets de décret sur l’avenir des « régimes spéciaux » de retraite: la supercherie des négociations ne pourra plus tromper personne en 2008 ! 

Tous ensemble pour la défense de la retraite par répartition, tous régimes confondus!


 

Le gouvernement vient de communiquer les projets de décrets « réformant » les régimes de retraites des agents de la SNCF, de la RATP et des industries électriques et gazières. Ils doivent être édictés d’ici la mi-janvier. Ces textes viennent confirmer deux données :

 

-          Les négociations ouvertes fin novembre n’auront absolument rien modifié au projet initial du ministre. Tous les points inacceptables pour les agents sont maintenus : allongement de la durée de cotisation, décote et indexation des pensions sur les prix. La remise en cause de la prise en compte de la pénibilité et l’instauration éventuelle d’un double statut ne sont pas abandonnées mais renvoyées à 2008. En fait, les négociations n’ont même pas porté sur la réforme elle-même. D’ailleurs le texte des décrets n’a pas été soumis aux syndicats. Elles ont porté et porteront peut-être encore sur l’aménagement des modalités de la réforme entreprise par entreprise. La tromperie sur la marchandise est apparue dès le début et n’a cessé de s’accuser. De même qu’il s’est vérifié qu’aucune « compensation » n’est possible au démantèlement des régimes de retraite qui ouvre la voie à la privatisation et à la remise en cause de l’ensemble de la retraite solidaire par répartition.

-          Voilà le deuxième point mis en évidence, si besoin était, par les projets de décret. Ils anticipent déjà dans leur rédaction le passage à 41 annuités de cotisation avant 2016. Les agents en grève avaient raison : la casse de leurs retraites est bien le préalable à l’étape suivante de la loi Fillon de 2003. Au dernier jour de négociation à la RATP, le gouvernement a également communiqué aux syndicats que l’établissement du mécanisme de décote se poursuivrait d’ici 2019 (et non 2014), pour atteindre 5% par annuité manquante, une autre préfiguration ce que le pouvoir prévoit comme régression contre tous, salariés du privé, fonctionnaires, salariés des entreprises publiques.

 

Les négociations n’ont été qu’une manœuvre tactique du pouvoir pour désamorcer un mouvement de grève qui s’enracinait à la SNCF, la RATP et dans certains secteurs d’EDF et GDF, au moment où des convergences de lutte avec d’autres catégories de salariés, notamment sur le pouvoir d’achat (succès de la manifestation du 20 novembre) se développaient. « Et si Sarkozy n’avait gagné que du temps ? » réfléchissent nos camarades de la RATP (voir leur déclaration à l’issue des négociations en lien). Il joue sur le coup de force permanent et la résignation.  Mais l’opposition à ses « contre-réformes » reste intacte dans les entreprises concernées. Il n’a pas non plus gagné la bataille des idées dans l’opinion publique, d’autant que les effets de sa politique se font de plus en plus durement sentir pour la grande majorité de la population. L’augmentation de 4% du prix du gaz au 1er janvier est directement liée à la privatisation. Les retraités du régime général vont perdre encore plusieurs points de pouvoir d’achat avec une revalorisation de 1,1%, inférieure au chiffre officiel de l’inflation (2,6%).

 

Les syndicats des cheminots, des transports et de l’énergie ont annoncé une action nationale pour le 22 janvier, deux jours avant les manifestations programmées des fonctionnaires, le 24 janvier. Militants communistes conséquents, nous ferons tout pour contribuer au succès de ces luttes et à leur convergence, pour faire émerger l’alternative au consensus politique, même à « gauche », qui favorise ces régressions sociales historiques.


En Ile-de-France, nous demandons au président de région PS Huchon et à sa majorité, également à la tête du STIF (syndicat des transports), dans l’intérêt des voyageurs et des Franciliens, de ne plus rester muets mais d’appuyer les agents de la SNCF et de la RATP et de prendre des mesures, non plus pour accompagner, mais pour combattre aussi bien la restriction du droit de grève avec le « service minimum » que la perspective de marchandisation des transports urbains. 

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Mardi 11 décembre 2007

La grève à la RATP du mercredi 12 décembre se transforme en journée d’action.

 

Les agents ne confondent pas les moyens et la fin. La lutte décisive continue !

 

On ne fait pas grève pour faire grève, pour le plaisir de perdre une journée de salaire. On ne négocie pas non plus pour jouir de la qualité du « dialogue social ». Ni la grève, ni la négociation ne peuvent être des objectifs, des revendications, ce ne sont que des moyens.

 

Le pouvoir a joué de l’ouverture des « négociations » pour tenter de désamorcer le mouvement, s’appuyant sur une intense orchestration médiatique. A la RATP, comme à la SNCF, le mouvement de grève des agents a été suspendu au bout de dix jours le 24 novembre.

 

« Suspendu » le mot a un sens. L’ouverture des négociations n’a pas entamé la détermination des agents à rejeter le démantèlement de leur régime de retraite. La mobilisation est restée élevée jusqu’au dernier jour, dans les dépôts et terminus en ce qui concerne la RATP, notamment dans le dépôt de Croix-Nivert dans notre arrondissement.

Le pouvoir n’a pas davantage gagné la bataille de l’opinion publique. Au contraire, il a dû reculer dans son opération de stigmatisation des salariés du public. Le caractère « d’intérêt général » de la grève s’est affirmé dans le pays : la remise en cause des « régimes spéciaux » ouvre la voie à la nouvelle étape du démantèlement du régime général, à une nouvelle vague de privatisations. C’est bien le préalable d’une série de régressions sociales.

Des convergences de lutte ont commencé de se construire, notamment avec le succès des manifestations interprofessionnelles du 20 novembre.

 

Pour beaucoup de salariés, la bataille n’est pas perdue, tout simplement parce qu’elle n’a pas encore vraiment eu lieu.

 

Les syndicats ont accepté l’ouverture des négociations à la condition que le gouvernement accepte de revoir le « cadrage » de sa contre-réforme. Au bout de 20 jours, il s’est vérifié que ce n’était en rien son intention. Les PDG des entreprises et les représentants du ministre se bornent à proposer des « aménagements » à la réforme, à discuter de ses modalités d’application. Leurs propositions sont dérisoires et surtout elles ont toutes les probabilités d’être remises en cause à court terme avec le passage à 41, 42, 45 annuités et la privatisation.

 

La démonstration finit de se faire que rien n’est négociable sur les bases du gouvernement. Les agents, leurs organisations syndicales, réfléchissent sur les moyens de préserver le rapport de force et de reprendre l’action sur le fond.

 

Faire grève une journée, mercredi 12 décembre, est apparu inutile et même contreproductif à beaucoup de militants dont nos camarades du dépôt de la Croix-Nivert dans le 15ème. Vouloir « peser sur les négociations », c’est risquer d’entériner ce contre quoi ils se battent.

 

La grève dans ce cas, pas plus que la négociation, ne sont les moyens qui correspondent à l’objectif : faire capoter le projet de casse des régimes de retraite du secteur public.

 

Aussi ne laissons pas interpréter le faible mouvement de grève de demain comme un recul du mouvement. L’heure n’est pas à la résignation ! Militants communistes, nous continuons au contraire d’insister sur le portée de cette lutte : la défense de l’ensemble des retraites, du service public, du droit du travail.


Lien vers la lettre ouverte de sections syndicales CGT de la RATP dont celle de Croix-Nivert.

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Dimanche 25 novembre 2007
SNCF, RATP : le mouvement n’est que suspendu. Les convergences de lutte se développent !

 

Mardi 20 novembre, plus de 700000 salariés ont manifesté dans les rues des villes de France.

Plus de 50% des enseignants ont fait grève contre la suppression programmée de 11200 postes en 2008. Les agents de la fonction publique manifestaient pour le pouvoir d’achat et les salaires, rejoints dans plusieurs cortèges par des salariés de grandes entreprises privées. Les étudiants, les personnels de la Justice en lutte ont répondu également présents. Le lien s’est établit directement avec l’action des agents de la SNCF, de la RATP et d’EDF-GDF contre la casse de leur retraites.

Cette montée en puissance des convergences de lutte contraint Sarkozy et le gouvernement à précipiter encore son calendrier.

Pour eux, ils faut abattre le plus vite possible la résistance des cheminots et des salariés de la RATP et d’EDF-GDF, qui disposent de la plus forte capacité de mobilisation, avant que la jonction ne s’opère avec les autres mouvements. Politiquement pour Sarkozy, la casse des régimes « spéciaux » est un préalable nécessaire à la nouvelle étape du démantèlement de la retraite solidaire par répartition (les 42 annuités « pour » ou plutôt contre tous) et à la privatisation de ces secteurs cruciaux de l’économie.

Cette priorité explique l’acharnement médiatique sans précédent contre les grévistes, visant à minimiser l’ampleur et l’enjeu de leur bataille. L’ouverture des « négociations » est un calcul pour désamorcer le mouvement. La grève est effectivement suspendue dans les transports, mais seulement suspendue car l’action continue. Comme le pouvoir entend ne rien lâcher sur l’essentiel, l’épreuve de forces devra reprendre.

Il est plus nécessaire que jamais d’expliquer en quoi la défense des régimes dits « spéciaux » nous concerne tous, salariés du public et du privé, retraités, jeunes. Parce qu’elle porte la défense de l’ensemble des retraites, du service public, du droit du travail.

Déjà, le pouvoir a dû revoir certains de ses mensonges. Démonstration a été faite que la casse des régimes spéciaux ne financera pas les « petites retraites » du privé et n’améliorera pas les comptes du régime général. Et pour cause, l’assurance vieillesse devra assumer, à la place de l’Etat, le déséquilibre démographique et à la place des entreprises les sur-cotisations dont elles s’acquittent.

Le pouvoir n’ose plus non plus mettre en cause la réalité de la pénibilité et des contraintes de service public, notamment les horaires décalés. Il tend maintenant un nouveau piège en reportant la discussion à la RATP et à la SNCF à 2008, dans le cadre des négociations que le gouvernement fait traîner depuis 2003 sur la prise en compte de la pénibilité dans le secteur privé. Là aussi, la bataille dans le public porte l’intérêt de tous : ce n’est pas en laissant casser la référence que représentent la SNCF et la RATP que l’on obtiendra des avancées dans les autres secteurs.

Le pouvoir et les media matraquent l’argument fallacieux de « l’équité ». Il est bien écorné par les cadeaux monstrueux, 15 milliards d’euros de déductions fiscales, accordés au plus riches et par une réalité qui ne se sait pas assez : des montants de retraites inférieurs dans le public, 1214 euros par mois contre 1259 en moyenne pour les ouvriers et employés. L’âge de départ effectif est aussi pratiquement le même que dans le privé: 57,5 ans, mais le MEDEF fait payer les dernières années par l’assurance chômage...

Le nivellement par le bas des acquis sociaux est inacceptable. La véritable égalité, c’est le retour aux 37,5 annuités pour tous. Les moyens existent pour cela, c’est une question de choix de société (voir au dos).

Plus que jamais, soutenons l’action des agents de la SNCF, la RATP, d’EDF-GDF…!

   Il y a urgence à faire échec à la politique au service des possédants. Elle menace l’avenir du pays. On ne peut pas se permettre d’attendre « l’opposition » de « la gauche ». Comme à la présidentielle, le PS ne s’oppose pas sur le fond aux orientations du gouvernement. Son premier objectif: l’alternance aux élections de 2012. L’adhésion des dirigeants du PS au nouveau traité européen vient souligner cette connivence de fait.

Pour le moment, seul le mouvement social porte l’alternative politique. Communistes, nous déployons toute notre activité pour soutenir ces luttes, loin des combinaisons politiciennes.


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Jeudi 15 novembre 2007

Retraites/grèves : les forces existent pour faire plier le gouvernement et gagner le retrait du plan Bertrand-Fillon.

 

 

 

Le premier jour de grève reconductible, hier 14 novembre, a fait la démonstration de la force et de la détermination des agents de la SNCF, de la RATP, d’EDF et de GDF, à défendre leurs retraites. Dans beaucoup d’endroits, les chiffres sont supérieurs à ceux de 1995. Ce succès, malgré la campagne de dénigrement du pouvoir et de ses media, rend crédible la perspective de faire capoter le plan du gouvernement, de gagner le retrait pur et simple de plan Bertrand-Fillon. Cela d’autant plus qu’il se situe dans un contexte de fort développement des luttes dans le pays, dans la fonction publique, à l’université, parmi les personnels de la justice, dans nombre d’entreprises privées.

Face à l’ampleur du mouvement, le ministre Bertrand tente une nouvelle manœuvre. Ses sabots sont vraiment gros. Il invite à suspendre le mouvement pour discuter pendant un mois des détails et modalités (d’ailleurs provisoires avec la loi Fillon2 programmée dès 2008) du recul social historique dont il voudrait « publier les textes réglementaires » à la veille de Noël. Pour accepter cette monnaie de singe, il compte sur la collaboration des organisations qui déjà en 1995 ne défendaient pas les régimes de retraite attaqués. Le mouvement les avait désavouées.

Militants et responsables du PCF, nous apportons notre soutien total aux agents en lutte. A notre place, nous allons continuer, dans les entreprises et les quartiers, à montrer combien la remise en cause des régimes spéciaux concernent tous les salariés parce qu’elle ouvre la voie à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire par répartition et à la privatisation des services publics concernés. Nous allons continuer à travailler à la convergence des luttes. Les conditions d’un nouveau « tous ensemble » existent et se développent. Il peut faire plier le gouvernement.

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Jeudi 18 octobre 2007

Salariés du public, du privé, retraités, jeunes… Tous ensemble contre la casse de la Sécurité sociale!

Retrait pur et simple du plan Bertrand-Fillon!

Défendre les régimes spéciaux de retraites: c’est l’intérêt de tous les salariés! Rien n’est négociable ! Voici pourquoi :

Les véritables objectifs de Sarkozy, du gouvernement et du MEDEF apparaissent clairement. Ils veulent abattre les régimes spéciaux pour :

1)- Lever un obstacle à la nouvelle étape du démantèlement du régime général prévue en 2008. Déjà Fillon annonce le passage à 41 ou 42 annuités de cotisations et le MEDEF réclame 45 ans. 2)- Lever un obstacle à la privatisation et à la casse du service public notamment de la SNCF et de la RATP. C’est pourquoi il faut refuser tout adossement des régimes spéciaux de retraite à la CNAV. Voir l’expérience de GDF. La bataille contre la privatisation de GDF fait pleinement partie du mouvement qui démarre. 3)- Diviser les salariés en déconnectant la question des régimes spéciaux de la remise en cause de l’ensemble de la retraite par répartition et en jetant à la vindicte générale, avec l’aide des media, les agents du public. Pour faire passer toutes ses contre-réformes, Sarkozy essaie la « guerre éclair » contre les salariés du public pour mieux pouvoir se retourner sur ceux du privé.

Il redoute la capacité de mobilisation des agents du public qui en 1995 et en 2003 (alors qu’ils n’étaient prétendument pas concernés par la loi Fillon 1) ont été en première ligne dans les luttes au bénéfice de tous les salariés.

 

 

 

 

 

Les prétextes du ministre tombent jour après jour :

1)- La disparition des régimes spéciaux n’améliorerait pas les comptes du régime général. Au contraire, il le dégraderait en lui faisant supporter le déséquilibre démographique dont l’Etat-employeur est responsable (ex : passage de 300000 à 164000 cheminots actifs depuis 1970…). 2)- L’équilibre des régimes spéciaux eux-mêmes n’est compromis que par la politique de suppression d’emplois, de bas salaires et de casse des statuts de l’Etat-employeur. 3)- L’ « équité » promue par le gouvernement n’est autre que le nivellement par le bas, aux dépens aussi bien des salariés du public que du privé. Rappelons que les retraites du public sont en moyenne plus faibles que celles du privé (1214 euros par mois contre 1259 pour les ouvriers et employés selon les études du ministère lui-même) du fait de la non-prise en compte des primes dans le calculs et de la faiblesses des salaires (du taux de cotisation salariée beaucoup plus élevé des cheminots, contrepartie du droit au départ à 55 ans). L’âge moyen de cessation d‘activité est sensiblement le même dans le privé (préretraites, licenciements) que dans le public. 

Les conséquences pour les salariés des régimes seraient très lourdes. De 15 à 25% de perte de retraite d’ici 2015 suite aux effets cumulés de l’allongement de la durée de cotisation, des « décotes »…  Rien ne légitime la remise en cause des régimes spéciaux. Donc rien n’est négociable. Le piège tendu par le pouvoir consiste aussi à diviser les salariés des entreprises publiques elles-mêmes par des négociations catégorielles dont ils sortiraient tous plus ou moins perdants à la fin du compte.

Dans l’intérêt de tous, un seul mot d’ordre s’impose : le retrait pur et simple du plan Bertrand-Fillon !

Cette lutte peut et doit être le point de convergence de beaucoup d’autres, notamment de celles des enseignants contre les 20000 suppressions de postes en 2 ans, des agents des finances, de l’ANPE et de l’UNEDIC, de tous contre la remise en cause du contrat de travail, contre la déclaration de guerre au monde du travail de Sarkozy. 

 

 

 

 

C’est là aujourd’hui que se trouve l’alternative à la politique au service du MEDEF. Du côté du PS, le consensus sur le fond qui a facilité l’élection de Sarkozy demeure. Il ne s’oppose à la casse des régimes spéciaux que sur la forme, partageant sur le fond la politique de sape du financement de la sécurité sociale. 

Une clarification s’impose aussi pour tous : l’existence des régimes spéciaux ne sont pas fondés sur la pénibilité mais, grâce aux acquis des luttes, ils la prennent en compte mieux que dans le privé. La pénibilité, les décalages horaires ouvrent le droit à des départs moins âgés, ce n’est que justice. Ce n’est pas en remettant en cause cet acquis dans le public à compter de 2009 que l’on ouvrira la voie à la prise en compte dans de bonnes conditions de la pénibilité dans l’ensemble du monde du travail.   

Les possibilités de convergences de lutte dans le pays sont immenses. Les sondages commandés par l’idéologie dominante ne doivent pas tromper. Au démarrage, ils disaient que l’opinion publique était favorable au CPE… Par ailleurs, l’état de grâce dont a bénéficié Sarkozy tire à sa fin devant les conséquences de sa politique subies durement par ceux qui se lèvent tôt.  

Tous ensemble, nous pouvons faire plier le gouvernement ! Nous pouvons défendre la Sécurité sociale, le droit à la retraite, regagner les 37,5 annuités pour tous (voir au dos).  

Militants communistes, fidèles à la raison d’être de notre parti, nous sommes entièrement impliqués dans cette lutte, loin de toute combinaison politicienne et autre tentative de recomposition à « gauche » en vue d’une alternance en… 2012.

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