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Lundi 3 décembre 2012 1 03 /12 /Déc /2012 23:29

Comment Sephora écrase ses salariés : faisons-le savoir !

Pcf Paris 15, 3 décembre 2012

 

A l’approche des fêtes de fin d’année, la chaîne de magasins de parfums de luxe Sephora, filiale du trust LVMH, se distingue par sa politique violemment antisociale.

Une vendeuse de la boutique d’un centre commercial des Ulis (Essonne, banlieue parisienne) vient de se voir infliger une mise à pied de deux jours pour… avoir utilisé une pince à cheveu du magasin et ne pas l’avoir remise en place le temps de sa pause-déjeuner.

Les faits sont exposés par la CGT. Ils ne sont pas contredits par la direction.

121203_pinces_sephora.jpg La salariée avait oublié sa barrette pour s’attacher les cheveux, dont le port est obligatoire. Elle en a pris une en rayon, pratique non exceptionnelle. Fouillée en partant déjeuner (pratique courante paraît-il !) par la directrice. Elle est accusée du vol de cet objet d’une valeur de moins de 5 euros.  

Sanction : deux jours de mise à pied, une « grâce » octroyée par la direction qui s’estime humaniste pour avoir renoncé à la licencier en considération de sa situation de famille.

Cela se passe comme ça à Sephora ! La CGT, dans un communiqué dénonce la criminalisation des salariés, « voleurs, voleuses en puissance », outil de répression et de licenciement.

Le chantage à l’emploi est bien une pratique généralisée chez Sephora. Le groupe menace ainsi, se payant des pages entières de propagande patronale dans la presse, de licencier des dizaines de salariés de son magasin des Champs-Elysées si la loi restreignant l’ouverture en soirée (jusqu’à 21h) est appliquée.  

Soutenons la résistance des salariés et de leur syndicat CGT contre l’arrogance patronale! Associons la marque Sephora à la laideur crue et à l’odeur nauséabonde de l’exploitation patronale !

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 10:55

Les agents de sûreté des aéroports entament leur 11ème jour de grève.

 

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de l’Union locale CGT de Roissy du 22 décembre 2011. Il expose avec précision la situation des agents de sûreté des aéroports et leurs revendications, immédiates, pour les salaires et les conditions de travail, fondamentales, par rapport à leur statut et à leur mission de service public.

 

Leur lutte est dure. Elle gagne le respect et la solidarité de très nombreux salariés, exposés ou non aux mêmes conditions de précarité.

Le patronat et le pouvoir sont mis en difficulté.

Leur volonté de se montrer inflexibles, d’opposer les voyageurs aux salariés, de remettre en cause le droit de grève se heurte à leur propre contradiction.

Ceux-là mêmes qui agitent depuis des années le spectre du terrorisme pour justifier une dérive sécuritaire, sous-traitent la sûreté des aéroports à des groupes privés, avides de profits. Comme les conditions de travail des personnels, la sûreté est bradée par voie d’appel d’offres.

 

Pour casser la grève, le gouvernement doit faire appel à la police et à la gendarmerie qu’il avait dépossédées de ces missions dans les aéroports.

 

D’ores et déjà, la bataille des agents de sûreté pour leurs revendications, pour leur dignité, pour le service public est une victoire. A l’avant-garde, ces salariés construisent la riposte générale à la super-austérité préméditée pour 2012.

 

Communistes, nous les soutenons pleinement. Réintégration dans le service public de la sûreté des aéroports ! Un statut public pour les personnels ! Non à la privatisation d’ADP et des aéroports de province !

 

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Communiqué de l'UL CGT Roissy après le remplacement des agents de sûreté grévistes par les forces de l'ordre


Après 7 jours de grève des agents de sûreté : La responsabilité de L'Etat et d'ADP est engagée

Sur ordre du gouvernement, les agents de sûreté en grève à Roissy ont été remplacés par des policiers et des gendarmes ce jeudi 22 décembre matin. Sarkozy veut briser cette grève qui témoigne de la colère sociale qui couve dans le pays et craint la contagion à d'autres salariés. Cette manœuvre accroît encore davantage la colère des grévistes qui dénoncent depuis maintenant 7 jours leurs conditions de travail déplorables, les bas salaires et la précarité. C'est le droit de grève qui est piétiné, comme l'a déclaré hier le principal syndicat des gardiens de la paix, SGP-FO, qui s'est prononcé contre ces remplacements. L'UL CGT Roissy exige le retrait des forces de l'ordre de tout poste de travail d'un agent de sûreté gréviste !

Cette situation nous rappelle que les agents de sûreté exercent une mission de service public qui consiste à assurer la protection des usagers du transport aérien. Ce sont d'ailleurs les passagers qui financent eux-mêmes ce service en payant une taxe aéroportuaire de 11,50 € comprise dans le prix de leur billet d'avion. Mais depuis dix ans, l'Etat, à travers ADP, délègue cette mission de service public à des entreprises privées, avec des conséquences désastreuses pour les salariés comme pour le service public :

Les entreprises privées de sûreté se livrent en effet à une guerre commerciale acharnée pour obtenir les marchés. Ces marchés sont soigneusement découpés par ADP pour mettre les salariés en concurrence les uns avec les autres. Les marchés sont attribués aux entreprises qui présentent la facture la moins élevée, ce qui tire les salaires vers le bas et pousse à dégrader les conditions de travail (plannings flexibles, temps partiel, augmentation de la charge de travail, etc.).

De plus, cette mise en concurrence permanente précarise l'emploi. Les marchés de la sûreté sont en effet conclus pour des périodes de trois ans. Lorsqu'une entreprise perd un marché, les emplois sont menacés et les acquis sont remis en cause chez le repreneur. Rien n'est jamais acquis et les emplois sont par nature précaires, même en CDI.

Enfin, ces bas salaires, cette précarité, ces mauvaises conditions de travail, ne permettent pas aux agents de sûreté d'exercer leur mission dans de bonnes conditions. Ils sont stressés, fatigués, démotivés. L'intérêt privé (la recherche du profit) est inconciliable avec le service public, elle menace la sûreté des usagers.

La privatisation de la sûreté se traduit ainsi par des bas salaires, de mauvaises conditions de travail, la remise en cause permanente des acquis et des emplois, et un service public dégradé.

La grève dure depuis plus de 7 jours. Elle est majoritairement suivie par les salariés à Roissy et touche la plupart des aéroports du pays. Le patronat se refuse toujours à entendre les revendications parfaitement légitimes des salariés. Ces entreprises privées ne défendent que leurs profits, elles sont des parasites dans la sûreté aéroportuaire, qui se nourrissent du travail des agents et de la taxe payée par les passagers.

Si les salariés de la sûreté en sont là aujourd'hui, c'est en raison de la privatisation du secteur. Si les pouvoirs publics veulent intervenir dans cette grève, au lieu de tenter de la briser, qu'ils prennent leurs responsabilités pour imposer les revendications des salariés au patronat et ouvrent immédiatement des négociations pour réintégrer les agents de sûreté sous statut public. Il est de l'intérêt des salariés et des passagers que la sûreté aéroportuaire ne soit plus confiée à des entreprises privées dont le seul objectif est de faire de cette activité une source de bénéfice pour leurs actionnaires.

Retrait des forces de l'ordre des postes de travail des grévistes !

200 € d'augmentation tout de suite !

Amélioration des conditions de travail !

Arrêt de la précarité !

Pour l'emploi, les salaires, les conditions de travail et la qualité du service public de sûreté, il faut réintégrer la sûreté aéroportuaire au sein d'un corps d'Etat, existant ou à créer !

Roissy, le 22 décembre 2011

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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 17:53

Notre 15ème arrondissement comprend 5 magasins Monoprix (+ les annexes), parmi les plus rentables de France. A la Motte-Piquet, à Convention, à Vaugirard, à Beaugrenelle, nous avons soutenus toutes les luttes des dernières années.

L'exemple de nos camarades de Marseille ne peut que nous donner à tous, plus d'énergie dans la bataille contre un patronat des plus rétrograde. Le respect des salariés, cela fait aussi partie de l'image d'une chaîne de magasins!

 

101111_monoprix.jpg

Lutte exemplaire à Monoprix !


Rien ne sera plus comme avant aux Monoprix de Marseille. Rien ne doit plus être comme avant dans tous les Monoprix de France.

Pendant 22 jours entre septembre et octobre 2010, les agents des magasins du Prado et de la Canebière, suivis par ceux de Castellane ont mené une grève active, gagnant la sympathie des clients, bloquant les livraisons quand il l’a fallu.

Les revendications étaient simples : l’augmentation générale des salaires, des contrats à des temps complets à la place des temps partiels subis (certains collègues demandent un 35h depuis 30 ans !!), une reconnaissance des classifications (prise en compte de l’ancienneté; assez des paies aux SMIC malgré 35 ans d’ancienneté,…), des tickets restaurants pour tous…

La direction de Monoprix n’a pas compris la profondeur du mouvement, l’ampleur du soutien populaire au moment de la mobilisation nationale pour les retraites. Elle a fait envoyer les gardes mobiles, a trainé les grévistes devant les tribunaux. Mais, en fin de compte, elle a dû reculer devant la détermination des caissières, de tous les salariés.   

Nous avons obtenu de nombreux passages à temps plein, les tickets restaurant, des places de parking, des augmentations, très insuffisantes, de salaires. Nous avons surtout fait la preuve qu’une tôle comme Monoprix ne comprend qu’un langage : la lutte !  

Notre lutte suit celles de collègues dans toutes la France, pour les conditions de travail, contre l’extension du travail du dimanche. Nous avons contacté les autres magasins des Bouches-du-Rhône (Aubagne, Aix). La multiplication des actions, des luttes globales sont plus envisageables que jamais.  L’existence, la création de sections syndicales est décisive, prioritaire, notamment devant la répression (menace de licenciement, avertissements abusifs, suppression des primes…).

Monoprix est devenu la vache à lait du groupe Casino et des Galeries Lafayette, avec un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros, une rentabilité en hausse de 5,9% en 2009. Les 20.000 salariés ne se laisseront pas traire !


Les « Monop’ » ne lâcheront rien… parole de caissière !

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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 19:29

IKEA : soutien aux grévistes face l’hypocrisie d’une multinationale capitaliste !

 

Militants communistes, nous apportons notre entier soutien au mouvement de grève engagé par les personnels d’Ikea à l’appel de leurs organisations syndicales.

Nous entendons contribuer à la mobilisation des salariés du même secteur d’activité, des bassins d’emplois, de l’opinion publique, c'est-à-dire des clients, en dénonçant la réalité de l’exploitation à Ikea. Des mesures politiques peuvent et doivent être prises contre les bas salaires, contre la précarité, pour arrêter les aides publiques et la complaisance à l’égard d’une multinationale capitaliste.

 

 

Engagement pour le « développement durable », parité de l’encadrement, opposition au travail des enfants, etc. : Ikea a fait de gros efforts, depuis des années, pour cultiver une image d’entreprise politiquement et socialement correcte.

 

C’est sans doute parce que la vérité n’a pas grand-chose à voir que ses patrons en France refusent avec tant d’obstination d’entendre les revendications des personnels en grève depuis le 11 février à l’appel de leurs organisations syndicales.

Ce serait reconnaître publiquement le niveau d’exploitation réelle dans l’entreprise.

Ce serait laisser découvrir le vrai système Ikea, celui d’une multinationale capitaliste qui pompe de l’argent par tous les moyens. Sa patrie n’est pas en Suède mais plutôt dans les « paradis fiscaux ». Son grand patron, M. Ingvar Kamprad pèse 28 milliards de dollars dans le classement des plus grosses fortunes du monde. ikea.jpg

 

A côté de cela, les revendications des salariés français sont pleinement justifiées et paraissent même bien modestes.

 

Justifiées quand on fait les conditions de travail et leur dégradation d’abord :

Quoiqu’en dise la direction, les salaires sont très bas. En janvier 2010, par exemple pour le magasin de Reims, Ikea embauche à partir de 1380 euros de salaire brut pas mois (et non au chiffre repris par les media).

30 à 35% des personnels travaillent à temps partiel, le plus souvent subi, souvent le dimanche, avec des revenus mensuels nettement en dessous du smic.

Ikea se distingue aussi par sa gestion du sous-effectif permanent. Le client étant censé se débrouiller aussi bien tout seul dans un magasin que monter un meuble en kit, le nombre de vendeurs est particulièrement réduit. Ikea est aussi pionnier dans le développement des caisses « automatiques ». Elles servent de prétexte à la suppression de 15 à 20% des emplois. Pourtant, dans les faits, la quantité de travail reste presque la même. Etc.

Sans parler des pressions des directions dont la fixation des « primes d’intéressement » est un instrument et de la répression antisyndicale.

 

Les revendications sont aussi pleinement justifiées quand on compare les chiffres :

4% d’augmentation des salaires pour tous en 2010 (indépendamment des primes) ne représentent que 5 à 7 millions d’euros. Le bénéfice net de Ikea France va se situer autour de 52 millions d’euros pour 2009. Encore celui-ci ne traduit que partiellement l’excédent d’exploitation dégagé par l’activité des magasins qui va se situer autour de 120 à 140 millions d’euros (126 millions en 2008). Cela fait 15.000 euros par salarié et par an qui partent vers les patrons. Mais ceux-ci osent s’en tenir à 1% de hausse générale.

Ikea : modèle antisocial plutôt que modèle social !

 

Et où vont les profits ?

C’est la question que devrait se poser par exemple M. Sarkozy quand il prétend s’attaquer aux capitalistes voyous et aux « paradis fiscaux ». Les profits réalisés par la holding Ikea France sont captés, non pas par une entreprise suédoise, comme on le croit, mais vers une « fondation » de droit néerlandais (Stichting Ingka Foundation). Ce statut de fondation permet de se soustraire à la majeure partie des impôts nationaux. Après passage par des relais au Luxembourg et aux Antilles néerlandaises, les véritables propriétaires d’Ikea dont la richissime famille Kamprad, résidant en Suisse, touchent les milliards dégagés par les 300 magasins. La presse économique internationale s’en est émue. Il est temps que le gouvernement français s’en émeuve aussi !

 

Faire reculer Ikea, c’est possible !

 

L’action, l’information, la vérité peuvent et doivent toucher les patrons d’Ikea et les faire céder sous peine de voir l’image de leur marque se dégrader.

 

Salariés d’Ikea, des autres entreprises, clients, nous pouvons gagner aussi l’engagement et des mesures des autorités politiques.

De combien de facilités, sinon d’aides directes des collectivités bénéficie Ikea pour l’implantation de ses commerces ? Qui paye les infrastructures ? Pas ceux qui encaissent les profits ! La lutte peut forcer les pouvoirs politiques locaux à peser pour soutenir les salariés.

 

Au plan national, Ikea, comme toutes les entreprises, profite des exonérations de cotisations patronales, de la suppression de la taxe professionnelle. Assez de cette politique d’encouragement aux bas salaires !

De même, le travail partiel subi doit être pénalisé financièrement de façon dissuasive.

Notre proposition de surtaxer les profits non réinvestis trouve aussi tout son sens avec un cas comme Ikea.

 

Nous saluons le courage des salariés d’Ikea. Ce qu’ils font aujourd’hui, comme d’autres, aide l’ensemble des salariés, notamment du commerce, à refuser cette exploitation, à construire d’autres luttes des batailles d’ensemble. En ce sens, Ikea concerne les salariés des autres entreprises.

C’est une raison de plus pour s’inscrire dans une action de soutien aux grévistes, d’extension de la mobilisation.

La victoire des salariés d’Ikea sera notre victoire à tous !

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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 22:06

Le 24 novembre : des employés de banque aussi en grève !

 

L’exigence de renationalisation des banques plus forte que jamais !


Le 24 novembre, le même jour que les postiers et les enseignants, les employés de plusieurs grandes banques étaient appelés à la grève par leurs organisations syndicales, principalement sur la question des salaires. A la Société Générale, la direction admet 8,5% de grévistes correspondant à 20% selon les syndicats. 10 à 20% chez HSBC (la banque de Hong Kong qui a avalé le CCF après sa privatisation).

Au Crédit Lyonnais aussi (LCL), une journée d’action est prévue le 2 décembre.

Ces résultats, dans le climat de pression sociale qui règne dans ces entreprises, traduisent un mouvement profond, inédit depuis des années.

Les manifestations devant les sièges de la Défense et des Champs-Elysées ont pris une haute signification. Les « dérives » du secteur bancaire ont été l’instrument et le symbole de la « crise » du capitalisme depuis 2 ans, du détournement de milliards d’euros issus du travail vers la finance.

Les employés de banque sont les premiers pressurés par ce système qui récompensent à coups de dizaines de millions d’euros ses meilleurs « traders » mais écrasent leurs salaires et leurs conditions de travail.

Les clients de la banque de détail, notamment les salariés, les retraités sont ponctionnés toujours plus systématiquement.

Les activités productives en France vers lesquelles devraient se diriger le crédit sont laissées à bout de souffle.

Et le gouvernement, qui a montré qu’il détenait toutes manettes de contrôle, a utilisé la crise pour renflouer les voleurs de la finance aux frais de la collectivité et aux dépens du pays.

Que nous soyons salariés, clients-usagers des banques, citoyens, il est temps de dire « stop ». Assez ! L’activité bancaire est une activité économique essentielle au pays : elle doit être entièrement placée sous le contrôle de la Nation, nationalisée !

 

Les salariés taillables à merci ? 0,7% d’augmentation en 2010 à la Société Générale!

 

Les patrons de la Société générale font de la provocation sans le savoir. Contrits, ils concèderaient 0,7% d’augmentation des salaires en 2012 aux 60.000 salariés du groupe en France, 10 à 20 euros par mois.

Dans le même temps, ils ont distribué, ils se sont distribué 268 millions d’euros de « bonus » pour 2008 et déjà 165 millions au titre de 2009. La seule récompense du meilleur « trader », 10,75 millions d’euros représente 180 euros par an et par salarié. 

Dans le même temps encore, les profits enregistrés, toujours positifs même au cœur de l’affaire Kerviel, atteignent de nouveau les 450 millions d’euros par trimestre. Pour 2008, malgré la crise, les dividendes par action ont été augmentés de 33%.

Dans le même temps toujours, la direction de la Société générale entend alourdir de 25 à 50% le nombre de clients dont les agents devront s’occuper dans leur « portefeuille » et menace de supprimer des emplois au nom de l’automatisation des tâches.

La colère et l’exaspération des employés de la SG sont complètement justifiées !

 

Les clients tondables à l’infini ? Usagers solidaires parce qu’ayant  les mêmes intérêts!

 

La Société générale caracole en tête du Palmarès des banques infligeant les plus hauts tarifs bancaires à ses clients particuliers, ou professionnels. Une récente enquête comparative (septembre 2009) a montré que les banques de détail en France facturaient en moyenne 154 euros de frais par client et par an contre 58 euros en Belgique, pays, à ce l’on sache, tout aussi développé. Et encore, il s’agit de moyenne, les banques ayant trouvé dans les familles de salariés aux revenus modestes, ayant recours au découvert, une source de profits aux confins de l’usure.

Pour la Société générale et ses actionnaires, la banque de détail représente une rente de 1,3 milliard d’euros de profits assurés par an. Et c’est plus ou moins pareil dans les autres banques.

Cela ne peut plus durer !

 

Placer l’Etat devant ses responsabilités

 

Le gouvernement, au prétexte de la crise, a injecté vers les banques très facilement les milliards d’euros qu’il refuse aux dépenses sociales et économiques utiles.

La Société générale, par exemple, a bénéficié de 4 milliards d’euros de prêts qui lui ont permis de faire faire à ses actionnaires une impressionnante culbute avec l’augmentation du cours de l’action en bourse de 17 à 54 euros en quelques mois de 2009! Les hauts-cadres qui ont touché des stock-options sont gavés !  

Le gouvernement, au nom de l’Etat, n’est pas uniquement capable de renflouer les banques à nos frais. Il a montré qu’il avait une influence déterminante sur tout le secteur mais qu’il l’utilise contre le pays.

Aujourd’hui, il est question de rapprocher de la Société générale le groupe Dexia, issu de la privatisation du Crédit local de France et qui a fait l’objet de 3 milliards d’injection directe d’argent public tout en continuant à rançonner les collectivités locales.

Les gouvernements successifs sont aussi à l’origine du naufrage de Natixis, issu entre autres du démantèlement d’un tiers de la Caisse des dépôts. Le gouvernement actuel s’en sert aujourd’hui pour fusionner les Caisses d’épargne et les Banques populaires en menaçant des dizaines de milliers d’emplois et en éloignant encore davantage ces institutions de leurs vocations mutualistes et de protection de l’épargne populaire.

 

Le secteur financier doit être directement sous le contrôle démocratique de la Nation.

En renflouant les banques, le gouvernement a fait bien attention de ne pas rentrer directement dans le capital. La bataille pour le contrôle public national du secteur financier et la renationalisation des banques n’en est que plus prioritaire.

 

La défense du caractère public de la Banque postale, seule banque qui ait échappé à la crise financière, l’action pour sa réintégration dans l’Etablissement public de La Poste, le mouvement contre la privatisation de La Poste en général font partie de la mobilisation nécessaire, dans l’intérêt de l’ensemble des salariés du secteur bancaire, de l’ensemble des usagers, du pays.

 

Société générale, Crédit Lyonnais, BCPE, HSBC, avec La Poste, etc : salariés, clients tous ensemble !

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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 02:23
( probleme technique : pardon pour l'asence d'accents)

L'externalisation du nettoiement des locaux de la Poste: au profit de qui?

Des representants de la section du PCF Paris-15 sont alles a la rencontre des agents l'entreprise de nettoiement Aspirotechnique en greve depuis le 12 mai. Ils ont monte un piquet de greve sur le site du Centre financier de La Poste, impasse Bourseul ou travaillent 40 a 50 d'entre eux.

Cette action a permis, a travers les revendications exprimees, de faire connaitre les veritables conditions de travail sur les lieux: remunerations au plus bas legal avec horaires eclates, deficit de vetements de travail et d'equipements de protection, de produits d'entretien, "rationnes" et de materiel ( laveuse automatique en panne depuis plusieurs mois...).
Les dirigeants d'Aspirotechnique ne sont visblement pas de ceux que l'on appelle les "techniciens du sol" mais plutot des professionnels de l'exploitation et du profit. Aspirotechnique, dont les effectifs fluctuent entre 1000 et 2000 salaries ces dernieres annees, est une des grosses filiales du groupe Arcade, connu egalement pour les conditions de travail deplorable de ses personnels de service dans l'hotellerie.


Nous soutenons pleinement les grevistes, leurs organisations syndicales et leurs revendications qui apparaissent comme un minimum: obtention d'un 13eme mois, progression d'echelon et amelioration immediate des conditions de travail. Aspirotechnique et Arcade, avec leurs 100 millions d'euros de chiffres d'affaires, leurs profits et les salaires accordes a leurs dirigeants ont de quoi payer!

La responsabilite de La Poste est directement posee. Depuis des annees, elle externalise le menage de ses locaux. Pourquoi pretend sa direction? Parce qu'elle n'aurait ni vocation ni competence a faire ce travail et qu'elle chercherait des prestataires au "prix le plus avantageux" comme l'indiquent ses appels d'offre, auxquels elle fait peu de publicite. On voit bien le contraire avec Aspirotechnique a qui elle a attribue plusieurs marches!

La Poste, sur des sites aussi grands que l'impasse Bourseul serait bien capable d'organiser un service de menage, et meme bien mieux que ces marchands de main d'euvre.
Mais les privatiseurs ne veulent plus de personnels sous statut, payes correctement. Ils veulent transferer le plus d'activites considerees comme des foyers de profit a des groupes prives, des a present.
Aux depens de l'entreprise publique, de ses services et en fin compte de l'ensemble de ses agents et des usagers. Parce que le prive, c'est une evidence a ne jamais oublier, c'est plus cher puisque les capitalistes et les patrons prelevent une part du revenu du travail.

Dans la lutte des salaries d'Aspirotechnique, interpellons la direction des services financiers de la Poste et de la direction generale! Donneuses d'ordre, elles doivent agir et faire pression sur les patrons d'Aspirotechnique.
A terme, nous exigeons la reintegration de ces activites dans celles directement effectuees par la Poste, avec l'embauche des personnels d'Aspirotchnique employes sur le site, a plein temps et leur integration dans les effectifs statutaires de La Poste.

Militants du 15eme et d'ailleurs, de La Poste ou d'autres entreprise, nous ne manquerons d'etre encore plus vigilants sur les contrats et les activites sous-traitees par les entreprises de service public.

400 agents des services financiers de la Poste avaeint deja apporte leur soutien aux grevistes le 15 mai. La solidarite sur le fond progresse! Continuons!

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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 19:32

Contre la stratégie d’externalisation et ses effets :  

 

8 jours de grève au centre d’appel téléphonique d’EUROPAY, 44 rue Cambronne  

 

Pour les titulaires des cartes bancaires Mastercard et Eurocard, notamment les clients du Crédit agricole et du Crédit Mutuel, Europay et son centre d’appels téléphoniques (CAT), rue Cambronne, sont les interlocuteurs en cas de « pépins », vols de carte, oppositions, assistance… Depuis octobre 2006, le bruit courait : l’entreprise était en pourparlers avec le groupe Experian, ‘spécialiste de la relation client’, en vue d’externaliser le CAT. « Rumeur sans fondements » ont rétorqué jusqu’au dernier moment les dirigeants, préférant les tractations discrètes et retardant l’annonce en vue d’éviter une réaction des salariés. Peine perdue. Prenant connaissance de l’imminence de la transaction, les salariés, mis devant le fait accompli, ont immédiatement décidé à la quasi-unanimité de cesser le travail, mardi 30 janvier. La grève s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui.

Les motivations de l’externalisation, son opacité laissent planer les plus grandes incertitudes sur l’avenir de l’emploi, du statut des personnels. Europay a eu recours au fameux article L 122-12 qui permet le transfert des contrats de travail à un repreneur. Reprise mais dans quelles conditions ? D’une part, la question du maintien des emplois à moyen terme est posée.

D’autre part, la convention collective des banques (AFB) cesse de s’appliquer au « profit » de celle, plus défavorable, de la métallurgie (!!), activité historique du repreneur, qui n’a plus grand-chose à voir avec son périmètre d’activité actuel. Les salariés ont placé le Crédit Agricole devant ses responsabilités en tant que donneur d’ordre et actionnaire principal et ont exigé des garanties pour la pérennité de leur activité. Ils ont réclamé le maintien de la convention AFB dans leur nouvelle entreprise ou le versement d’une prime de transfert équivalant à la perte des indemnités de licenciement entre la convention AFB et la convention de la métallurgie. Au terme d’une semaine de grève, ils ont obtenu le paiement de 50% des jours de grève, et des primes de transfert allant de 3 mois de salaire pour les employés les plus récents à 50-55% de la prime de transfert réclamée pour les plus anciens dans l’entreprise. Il faut enfin dire qu’ils n’auront guère été aidés dans leur action par les délégués syndicaux CFDT et FO, aussi peu enclins à l’action revendicative que relais fidèles de la direction.

Seule la lutte paie ! C’est la leçon que les salariés d’Europay sauront retenir de leur mobilisation et « transféreront » dans leur nouvelle entreprise. Plus que jamais est posée l’exigence de droits nouveaux pour les salariés : droit à la transparence et à l’information des décisions stratégiques de l’entreprise et refonte des liens entre sous-traitants et donneurs d’ordre quasi-exclusifs. La section du PCF Paris 15 a pris contact avec les salariés en lutte et suivra l’évolution du dossier.

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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 15:36

Rassemblement de soutien aux salariés de Monoprix ! « Pressions, sanctions, intimidations, licenciements, halte aux abus patronaux dans les Monoprix ! ».

 

 

 

Mercredi 3 mai, une délégation de la section du PCF Paris 15 a participé au rassemblement organisé par l’Union locale CGT devant le Monoprix Boucicaut, en soutien aux salariés des Monoprix du 15ème. Pour le PCF Paris 15, le succès de la bataille contre le CPE a ouvert une brèche dans le modèle de précarisation de l’emploi. Chez Monoprix (18000 salariés), le nouveau plan de « réorganisation des ressources humaines » porte le doux nom « d’Ariane ». « Ariane » ou comment ne pas perdre le fil de la rentabilisation à outrance du personnel. Les « hôtesses de caisse » sont invitées à se plier aux objectifs de chiffre d’affaires affichés chaque matin. Les « managers de proximité » sont spécialement formés pour infliger aux salariés des « entretiens individuels d’évolution professionnelle ». Des jeunes étudiants sont embauchés à temps partiel avec un maximum de flexibilité pour boucher les trous et renforcer les équipes du soir (jusqu’à minuit). Ils sont tous recrutés en CDI : avec le système des « contrats jeunes » que le gouvernement vient de renforcer, c’est encore plus intéressant pour le patronat que les CPE. Au niveau du SMIC, non seulement toutes les cotisations sociales, assurance chômage et formation professionnelle comprises sont remboursées au patron mais encore celui-ci reçoit un chèque de 1500 euros par an pour l’emploi d’un jeune de moins de 26 ans. Le turn-over régulier est garanti par les bas salaires et les conditions de travail de plus en plus indignes (horaires éclatés, règlement intérieur visant à proscrire les échanges entre caissières…). Pour les salariés ayant de nombreuses années d’ancienneté, porteurs des acquis de la convention collective des magasins populaires, « Ariane » rime avec répression et éviction. Quant aux droits syndicaux, ils sont bafoués et les délégués sont victimes quasi systématiquement de formes de harcèlement. Ainsi au Monoprix Convention (Vaugirard), le patron déchire sans autre forme de procès le protocole d’accord négocié avec les sections syndicales. Au Monoprix Commerce, les sanctions pleuvent pour un oui, un non ou rien du tout, notamment pour les salariés anciens : une mise à pied pour une salariées ayant 20 ans d’ancienneté parce qu’elle serait « nuisible à l’équipe », pour une autre travaillant 17 ans depuis 17 ans à Monoprix pour « défaut de performance », pour une troisième (7 ans d’ancienneté) pour « travaille mal fait ». Au Monoprix Boucicaut, une mère de famille, ayant 12 ans d’ancienneté est licenciée pour avoir demandé sa réintégration, convenue à l’époque avec la direction, à plein temps au poste qu’elle avait laissé pour s’occuper de sa petite fille maintenant âgée de 4 ans.

Les organisations syndicales agissent et ont fait reculer à maintes reprises les directions. Les communistes de la section du 15ème apportent leur soutien au mouvement pour la réintégration de la salariée licenciée au Monoprix Boucicaut. Nous nous étions déjà engagés dans une campagne contre l’ouverture des Monoprix Convention et Beaugrenelle les dimanches, lendemain des fêtes de fin d’année. Un objectif : sensibiliser les clients dont beaucoup sont aussi des salariés soumis de plus en plus à la précarité. Clients, salariés des Monoprix : solidarité contre l’exploitation, contre la remise en cause du droit du travail !

 

 

 

Notre pétition contre l’ouverture des grands magasins le dimanche.

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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /Mars /2006 13:17

A l'appel de  l'Union locale CGT du 15ème, un rassemblement est organisé vendredi 31 mars de 12h à 14h devant l'hôtel Sofitel Sèvres, à côté de l'Aquaboulevard (métro Balard).

Soutien aux extras de l'hôtellerie.

"Ils ont entre 4 et 15 ans d'ancienneté avec des contrats d'un jour. Après avoir réclamé des contrats à durée indéterminée et s'être syndiqués à la CGT, ils viennent de se voir remerciés sans préavis, sans indemnité, sans motif, la direction se contentant d'indiquer qu'elle ferait appel désormais à des intérimaires. "

Nous sommes en train de battre le CPE, le CNE, combattons partout la précarité et l'arbitraire patronal!

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Mercredi 1 décembre 2004 3 01 /12 /Déc /2004 14:25

PETITION: Clients du Monoprix Vaugirard,

nous disons NON à l’ouverture de notre magasin les dimanches 26 décembre 2004 et 2 janvier 2005!

Nous avons appris la volonté de la direction de Monoprix d’ouvrir son magasin de la rue de Vaugirard les dimanches 26 décembre 2004 et 2 janvier 2005. 

 

 

 

Clients réguliers ou occasionnels de ce Monoprix, nous n’admettons pas que le repos et la vie de famille des salariés, que nous côtoyons tout au long de l’année, soient bafoués pour les fêtes de fin d’année.  

 

Nous n’avons aucune intention de faire des achats un lendemain de fête, de surcroît un dimanche. Ce n’est pas l’ouverture ces jours qui augmentera notre pouvoir d’achat.  

 

Nous savons parfaitement que le travail ces jours ne se fera pas sur la base du volontariat. Les salariés, soumis à la précarité, aux bas salaires, aux pressions n’ont véritablement la liberté de refuser.

Clients, salariés, retraités, travailleurs nous-mêmes, jeunes, nous respectons les salariés de Monoprix. Nous refusons de participer à la surenchère que se livrent les enseignes aux dépens de leurs conditions de vie et de travail.

Aussi, nous demandons à la direction de Monoprix de renoncer à ouvrir le Monoprix-Vaugirard les 26 décembre 2004 et 2 janvier 2005, comme aucun autre dimanche dans l’année. Nous demandons aux pouvoirs publics, gouvernement, préfecture de police, de cesser leur politique de dérogation, notamment d’extension des classements en  « zones touristiques » qui généralisent la pratique d’ouverture dominicale.

En fonction de la réponse que nous obtiendrons de la direction de Monoprix, nous nous réservons la possibilité de mener des actions de plus grande envergure.

 

 

 

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