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Imprimerie - livre - presse

Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 16:41

Comprendre et soutenir l’action des salariés des NMPP (rebaptisées Presstalis)

 

travail-imprimerie.jpg La plupart des journaux quotidiens n’ont pas été distribués mercredi 6 janvier 2010 dans plusieurs régions dont l’Ile-de-France.

 

Dans les éditions du 7 janvier, les serviteurs des magnats de la presse (Lagardère, Dassault, Bouygues) se livrent à une nouvelle campagne haineuse contre les salariés des NMPP en lutte et leur syndicat CGT, le SGLCE, Syndicat général du livre et de la communication écrite. Ainsi Francis Morel, directeur du Figaro, dénonce, sans originalité dans le choix des mots, une « prise d’otages », au nom de tous éditeurs de la presse quotidienne nationale*.

 

Les NMPP jouent un rôle décisif dans la vie démocratique de notre pays par leur contribution à l’indépendance de la presse vis-à-vis des puissances d’argent et de l’Etat. Elles assurent en effet une diffusion, égalitaire, de tous les titres sur l’ensemble du territoire. Il faut toujours le rappeler.

 

Cette fonction des NMPP, acquise à la Libération, est sans cesse remise en cause, de l’extérieur et de l’intérieur par le patronat. Au nom de la « concurrence », de déficits fabriqués par la non-reconnaissance de leur rôle spécifique, les plans de démantèlement se succèdent. La casse de l’emploi et des acquis sociaux des personnels est au centre de l’attaque.

 

C’est dans ce contexte que le SGLCE et les salariés ont décidé de réagir devant l’annonce de 17 nouvelles suppressions d’emploi, juste après un dernier « plan industriel » socialement destructeur (les NMPP étant à l’occasion rebaptisées, et pas innocemment, « Presstalis »).

 

Au même moment, les salariés de l’imprimerie du Monde sont aussi en lutte. La direction du Monde entreprend en effet de vendre son imprimerie à un groupe espagnol, avec tous les dangers que cela représente pour la suite de l’activité, l’emploi et l’indépendance du journal. 

 

Communistes, nous soutenons pleinement l’action hautement responsable de ces ouvriers du livre qui, en se défendant, défendent la liberté réelle de la presse.

 

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* dont celui de l’Humanité qui ne manquera pas de le démentir.

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 10:57

Le scandale de la vente de l’usine et du siège historiques de l’Imprimerie nationale, rue de la Convention (XVème), n’en finit plus d’éclater.

  

 

Bradés par l’IN, société nationale, sous tutelle du ministère de l’économie et des finances, pour 85 millions d’euros en 2005, ils ont été rachetés par le ministère des affaires étrangères en 2007 pour 325 millions hors taxe. Au passage, 240 millions d’euros de plus-value pour le fonds de pension américain Carlyle, 140 millions si l’on tient compte du montant affiché des travaux réalisés.

Un rapport « confidentiel » de l’Inspection générale des finances, l’IGF, éventé par Le Figaro du 10 octobre, vient de confirmer le pot aux roses. Il confirme notamment le lien entre l’opération immobilière et la liquidation de l’Imprimerie nationale elle-même. Selon l’IGF, la vente aurait dû rapporter 45 millions d’euros de plus, dont 25 millions uniquement si 10000m2 avaient été requalifiés administrativement de locaux d’activité en bureaux. Le rapport fait état de « l’influence du conseil Auguste Thouard et plus encore de la Direction du trésor ».

 

Par étapes, les gouvernements successifs ont vidé la mission de service public de l’IN, puis asséché son carnet de commandes au profit du privé. Ils ont fabriqué un déficit financier pour démanteler l’entreprise. La vente de l’usine et du siège historiques constituait la dernière étape décisive, irréversible. Au passage, le déficit a servi de prétexte à l’opération précipitée en faveur de Carlyle, prédateur international connu pour être lié à la famille Bush.

 

Ce scandale rejaillit alors qu’éclate l’affaire EADS. Rappelons les noms des ministres sous lesquels l’IN a été liquidée : Breton, Gaymard (quelques semaines), Sarkozy, Mer, Fabius, Strauss-Kahn…

 

Section du PCF Paris 15ème, avec les camarades de l’IN, bien seuls surtout sous la « gauche plurielle », nous avons toujours combattu le démantèlement de l’entreprise et fait le lien avec la cession des locaux à la spéculation. Nous avions sollicité tous les acteurs politiques, dont la municipalité de Paris, qui aurait pu bloquer la vente en n’accordant pas le permis de construire. Elle n’a montré alors, dans ces 31 mois décisifs entre la promesse de vente de juin 2003 et l’acte, que compassion.

Le saccage de l’IN, la gabegie de l’argent public peut et doit encore servir d’exemple contre de futures opérations, aussi bien de privatisation, que de braderie du patrimoine immobilier de l’Etat. Nous assurons à nouveau également les salariés de l’établissement subsistant de l’IN à Douai de tout notre soutien. 

(Plusieurs autres articles sur l'IN sur le blog) 

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /Avr /2006 22:25

Des nouvelles de l’Imprimerie Nationale

L’usine et le siège de l’IN, entreprise nationale emblématique de notre arrondissement, ont fermé définitivement en juillet 2005. Les pelleteuses commanditées par le promoteur et fonds de pension américain Carlyle, auquel le gouvernement (sans opposition de la Ville ) ont bradé les bâtiments de rue de la Convention sont entrées en action (sont prévus une démolition partielle de l’aile sud, le maintien de la façade et des principaux murs extérieurs, mais une démolition quasi-totale de l’intérieur). 

 

Les communistes actifs et retraités de l’IN, l’ensemble de la section du 15ème ont agi jusqu’au bout pour contribuer à préserver l’IN, ses 850 emplois de Paris (en 2003), son service public national d’excellence, son patrimoine. (Lien vers l’article d’Infos15 de novembre 2004 : Imprimerie Nationale, mémoire d’un saccage – il est encore temps de bloquer la casse !). La casse de l’IN constitue un véritable cas d’école du processus de démantèlement des services publics (mise en concurrence, prétextes européens, enchaînement des attaques des majorités successives…).

Aujourd’hui, des nouvelles nous arrivent des autres sites de l’IN. Sur la base de notre action passée, encore récente, nous nous permettons de porter les commentaires qui suivent. 

1-     Nous saluons le succès de l’action des salariés de l’établissement de Douai de l’IN. Ils ont mené une lutte de haut niveau, juridique mais avant tout politique, marquée par une importante mobilisation dans l’entreprise et dans la ville, avec le soutien de nos camarades de la section du PCF de Douai, pour ne pas se laisser déposséder de l’impression et de la confection des nouveaux passeports que Sarkozy voulait attribuer au privé. Ils ont mis au centre la mission de service public à laquelle correspond la compétence de l’IN. Le site de Douai porte maintenant l’avenir de l’IN. 

2-     La direction de l’IN a annoncé la mise en vente du site de Choisy-le-Roi où une très petite partie des activités de Paris 15ème ont été transférées (120 emplois). Nous exprimons notre solidarité avec les salariés menacés directement par cette privatisation. La vente de cette usine était déjà ouvertement prévue avant son ouverture. Nous n’avons cessé de dénoncer l’opération consistant à liquider l’usine et le siège historiques de Paris, au prétexte d’une pseudo délocalisation, pour mieux désosser et liquider l’ensemble de l’entreprise. Voici ce que nous écrivions en novembre 2004 : "Impensable ! Pendant que les salariés, les communistes du 15ème et même le Comité de défense du patrimoine graphique de l’IN luttent contre la liquidation du siège et de l’usine historiques de Paris 15ème, préalable au démantèlement de toute l’entreprise, des élus du Val de Marne dont le Maire de Choisy-le-Roi, M. Daniel Davisse et Mme Hélène Luc, sénatrice n’ont cessé depuis 2 ans de défendre le pseudo-projet de délocalisation de la direction de l’IN qui a servi de leurre pour mieux faire passer la casse du site de Paris. Résultats des courses : la future unité de Choisy ne regroupera au mieux selon la direction que 132 emplois (contre 850 à Paris en 2003) et sera privatisée en 2006 (voir le journal La Tribune du 24 août 2004). Ce n’est pas en laissant déshabiller Pierre qu’on habille Paul. " 

Aussi nous ne pouvons qu’éprouver aujourd’hui un certain écoeurement à voir ces élus verser maintenant des larmes et faire signer des pétitions pour le service public. De petits intérêts électoralistes leur ont fait tourner le dos à la raison d’être de l’engagement communiste. Une leçon pitoyable à méditer.

3-     Avenir du patrimoine, notamment de la collection unique au monde de poinçon et de l’atelier d’imprimerie traditionnelle. Encore rien de ferme et le temps presse. Dépêche (Graphiline) du 27 mars 2006 : "L'Economie et la Culture au secours du patrimoine de l'Imprimerie Nationale française. Mission commune du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et du ministère de la Culture et de la Communication sur l’avenir du patrimoine de l’Imprimerie Nationale. Le 28 octobre 2005, Thierry Breton, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication , ont lancé une mission conjointe sur l’avenir du patrimoine de l’Imprimerie Nationale. Philippe Dumas, inspecteur général des Finances, et Anne Magnant, inspectrice générale des Affaires culturelles, ont été chargés par les deux ministres de mener une mission d’étude des solutions permettant de préserver ce patrimoine d’une valeur inestimable, d’entretenir les savoir-faire de l’Imprimerie Nationale et de les faire découvrir au public. Plusieurs solutions sont actuellement étudiées. L’hypothèse du transfert à la Bibliothèque nationale de France de cet ensemble patrimonial et sa mise en valeur sur son site de l’Arsenal à Paris dans le IVe arrondissement est, au regard de sa faisabilité technique, de son coût et de ses délais de mise en œuvre, actuellement expertisée. D’autres solutions d’installation à Paris, en Ile-de-France ou en région sont par ailleurs en cours d’examen. La mission devrait achever ses travaux dans les prochaines semaines." 

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Mercredi 13 juillet 2005 3 13 /07 /Juil /2005 11:14

Observations de notre secrétaire de section au nom du PCF Paris 15ème dans le cadre de l’enquête publique sur le projet de PLU pour Paris, le 13 juillet 2005 (suite)

Pour le maintien des Journaux officiels dans le 15ème arrondissement

J’exprime mon extrême surprise et ma totale réprobation devant le projet de PLU concernant la parcelle sise aux 24/26 rue Desaix et aux 9/13 rue Saint-Saëns où se trouvent les Journaux officiels. Le projet de PLU y prévoit en effet l’établissement d’une servitude logement de 100%. C’est inacceptable et incompréhensible. Comme de nombreux services publics, les JO font l’objet d’une grave remise en cause de leurs missions et des conditions de leur exercice. Des suppressions d’emplois commencent à être envisagées. Des rumeurs de délocalisation, synonymes de démantèlement partiel, ont circulé. Les unes comme les autres suscitent une opposition déterminée des salariés des JO. Ils étaient plus de 500 à manifester en 2004 dans la rue Desaix pour la défense de leur service public. Les rumeurs de délocalisation ont à ce jour été démenties par la direction de l’entreprise et les services du Premier ministre, notamment à l’occasion de l’examen annuel du budget annexe des JO au Parlement. L’avenir de l’existence de la direction des JO est préservé par le maintien, désormais définitivement acquis, d’un budget annexe. Les salariés de toutes les entités des JO, notamment de la SACIJO , société anonyme de composition et d’impression des journaux officiels, se battent et font la démonstration de la nécessité de maintenir et de renforcer les JO pour faire face, notamment avec les mutations technologiques et l’extension de la communication électronique, à la mission essentielle pour la République qu’est la diffusion du droit. Dans ce contexte, il est inconcevable que la Ville de Paris anticipe dans le PLU un démantèlement des JO, après avoir laissé liquider l’Imprimerie nationale (par les gouvernements successifs). Et même le facilite en offrant éventuellement à l’Etat une faculté de désaisissement automatique des terrains à la Ville. Plus de 1000 emplois sont en jeu dans ce pôle d’excellence emblématique du 15ème. L’emploi n’est-il pas une priorité affichée de la municipalité ?

Je demande que la servitude logement sur la parcelle des JO soit supprimée. Je demande que l’ensemble de la parcelle soit classée en zone mixité habitat/emploi et non plus en zone de protection de l’habitation. Je demande que les 9/13 rue Saint-Saëns soient classés en zone de protection de l’artisanat et de l’industrie » entre autres pour maintenir l’emploi dans sa diversité et notamment l’emploi industriel dans le 15ème. 

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Mardi 30 novembre 2004 2 30 /11 /Nov /2004 21:00

IMPRIMERIE NATIONALE: Mémoire d’un saccage (suite). Il est encore temps de bloquer la casse!

Le 9 novembre, près de 1000 salariés de l’IN, venus des trois sites de Paris, Douai et Evry manifestaient devant le Ministère de l’économie et des finances. Des communistes de la section étaient à leurs côtés dans le cortège dans la continuité des actions menées dans le 15ème contre le démantèlement de l’entreprise. Depuis septembre, nous avons diffusé des milliers de tracts aux salariés, à la population, aux visiteurs lors de la « Journée du patrimoine », nous avons interpellé les élus municipaux avant le Conseil d’arrondissement du 4 octobre et le Conseil de quartier le 13 octobre.

Notre intervention a deux objectifs :

1- bloquer, tant qu’il en est encore temps, la poursuite du démantèlement, de la saignée, de l’entreprise

2- dénoncer le saccage délibéré par les gouvernements successifs depuis 1993 du bien et de l’atout national que représente l’IN, prototype de la stratégie de braderie des services et entreprises publiques du pays. C’est bien à Bercy que se situent les responsabilités. C’est bien à Bercy que sont pris depuis 1992 les choix politiques qui ont organisé méthodiquement le sabotage de l’IN.  

 

CHRONOLOGIE:

1992/93 : changement de statut. Prétextant (déjà) des règlements européens sur la concurrence, le gouvernement socialiste (Charasse) dépose en mars 92 le projet de loi de changement de statut de l’IN qui sera adopté en 1993 sous le gouvernement Balladur (Sarkozy, ministre du budget) et applicable au 1er janvier 1994. 3 dispositions principales lourdes de conséquences : a- l’IN devient société de droit privé (l’Etat conserve 100% du capital). b- l’IN perd le monopole d’impression sur la quasi-totalité des travaux réalisés pour l’Etat, les administrations et les services publics qui sont livrés à la loi de la concurrence. c- Tous les nouveaux personnels embauchés le sont sous contrat de droit privé.

1994/2003 : une à une, les ministères et entreprises publiques transfèrent d’importantes commandes publiques vers le privé, notamment les pages blanches de l’annuaire téléphonique. La direction de l’entreprise, ouvertement soutenus par les ministres de l’économie successifs (dont Fabius) multiplient les « restructurations », investissements, et rachats d’entreprises (1997/1998) (Istra-Strasbourg, Mizeret,…) au nom de l’adaptation à la « concurrence ». Ces opérations coûteuses et hasardeuses plombent les comptes de l’entreprise. Des centaines d’emplois sont supprimés.

1999 : Vente et destruction de l’annexe Ménard de l’usine de Paris pour dégager des liquidités. En 2003, les murs de l’usine d’Evry sont vendus et l’IN en devient locataire.

2000 : Le PDG, avec l’aval du gouvernement de la « gauche plurielle », lance la prétendue « délocalisation » de l’usine et du siège historiques de Paris. Prétextant des « surcoûts » liés aux bâtiments, ils veulent en fait faire sauter le verrou de l’unité de l’ensemble de l’IN. Un fort mouvement de grève (3 semaines) obtient d’importantes revalorisations salariales et reportent l’échéance de la liquidation du site de Paris.

2002 : La dilapidation du carnet de commandes publiques s’accélèrent avec l’éviction de l’IN de l’impression des pages jaunes de l’annuaire de France-Télécom (entreprise contrôlée par l’Etat), livrée à des groupes étrangers.

2004 : Aujourd’hui, le gouvernement, par l’intermédiaire du nouveau PDG, M. Lenoir de la Cochetière , a planifié la fin du démantèlement, la mise à mort de l’IN, prenant prétexte des déficits qu’ils ont eux-mêmes fabriqués.  

 

D’ici 2006, le PDG envisage de :

supprimer 8 des 11 activités actuelles. Il ose prétendre « recentrer l’IN sur son cœur de métier » comme si les rotatives, l’impression elle-même n’étaient pas le métier de l’IN. C’est se moquer du monde !

se débarrasser de deux des trois sites de l’IN. L’usine d’Evry est déjà mise en vente. L’usine et le siège historiques de Paris 15ème (850 salariés en 2003) ont été vendus aux promoteurs et doivent être liquidés. L’acheteur n’est autre que le fonds de pension américain de sinistre réputation, Carlyle, directement lié aux familles Bush et Ben-Laden. Quel symbole !

Une infime partie des activités (132 salariés dit-il) se retrouveraient dans une nouvelle unité à Choisy-le-Roi, elle-même destinée à être privatisée dès 2006.

L’usine de Douai connaîtrait seule un répit mais avec à peine la moitié des effectifs actuels.

De 2003 à 2006, le nombre de salariés devrait passer de 1500 à 400! Des plans (anti)-sociaux sont programmés avec des licenciements pour les uns et des conditions inacceptables de reclassement pour les autres.

Voilà comment, les gouvernements successifs se sont relayés en 12 ans pour casser et livrer à l’intérêt privé un pan du patrimoine national. L’IN constitue un véritable cas d’école dans lequel on retrouve la connivence entre les gouvernements nationaux et l’Europe de Bruxelles/Maastricht.

Les directives européennes sur la concurrence ont été le moyen de justifier la casse des statuts en 1992/94. Aujourd’hui Bruxelles et ses « règles » proscrivant les « distorsions de concurrence » sont le moyen pour le gouvernement de refuser de payer les dettes qu’il a lui-même créées et de financer le développement de l’IN.

Autrement dit, Bruxelles autorise et encourage le gouvernement à couler la boîte mais prétend lui interdire de la sauver.

Aujourd’hui, il est encore temps d’inverser ce scénario. Le laminage de l’IN résulte de choix politiques pas d’une fatalité.

D’abord, il faut bloquer la casse. Intervenons pour exiger l’interruption du processus de vente des rotatives de l’usine de Douai (au groupe privé Maury), l’interruption de la vente de l’usine d’Evry, l’annulation de la vente de l’usine et du siège historiques de Paris !

La Ville de Paris a pris une lourde décision en accordant le permis de construire au promoteur Carlyle, elle a encore la possibilité de réviser sa position, ce qui rendrait nulle la vente et ouvrirait des perspectives d’alternative pour la défense de l’IN et de ses emplois.

Ensuite, il faut rendre à l’Imprimerie nationale ce qui revient à l’Imprimerie nationale. Intervenons pour que le gouvernement rende à l’IN ses missions et son carnet de commande publique, revoie l’attribution du marché de l’impression de l’annuaire téléphonique.

L’IN, pôle d’excellence de la filière graphique française, a toujours été en bonne santé financière avant 1993 et reversait de l’argent au budget de l’Etat. Aujourd’hui, la mobilisation des salariés, des populations, des élus peut empêcher le gâchis humain, financier, économique.

 

 

Carlyle s’attaque à la France ! Sarkozy le fait rentrer dans le 15èmeDelanoé n’y voit rien à redire !

A qui le PDG et le gouvernement veulent-ils livrer les terrains de l’IN? Au fonds de pension américain Carlyle, l’un des plus puissants du monde et des plus dangereux. Les media français (Le Monde, La Tribune …) commencent à démasquer ses agissements. Un reportage a été diffusé le 4 octobre sur Canal +, « Carlyle s’attaque à la France  », pour dénoncer les méthodes de ce groupe. Directement lié à la famille Bush (et à la famille de Ben Laden), Carlyle est régulièrement accusé de se livrer au pillage technologique, de recourir aux paradis fiscaux, de servir de levier d’influence au lobby militaro-industriel américain. Un tel rapace financier ne peut avoir d’autre objectif que de tirer un profit maximum des terrains de l’IN pour alimenter ses objectifs. Raison de plus de rejeter le bradage de l’IN et d’exiger l’annulation de la vente! La Ville de Paris, M. Delanoé ont accordé le permis de construire demandé par Carlyle. La droite et le PS ont défendu le projet immobilier de Carlyle au Conseil d’arrondissement du 15ème du 4 octobre. C’est faciliter le démantèlement de l’IN et encourager la pire spéculation immobilière. Intervenons pour que M. Delanoé révise sa position !

Le 13 octobre, lors d’un Conseil de quartier consacré à l’IN, un cadre dirigeant, M. Madou, représentant le PDG, interrogé par nos camarades sur le démantèlement de l’entreprise, s’est permis de décrier de façon scandaleuse et mensongère devant la population le travail des salariés: « là où la concurrence a besoin de 2 personnes, à l’IN, nous en avons besoin de 4. On ne peut sauver que ce qui est sauvable ».  

 

 

Impensable ! Pendant que les salariés, les communistes du 15ème et même le Comité de défense du patrimoine graphique de l’IN luttent contre la liquidation du siège et de l’usine historiques de Paris 15ème, préalable au démantèlement de toute l’entreprise, des élus du Val de Marne dont le Maire de Choisy-le-Roi, M. Daniel Davisse et Mme Hélène Luc, sénatrice n’ont cessé depuis 2 ans de défendre le pseudo-projet de délocalisation de la direction de l’IN qui a servi de leurre pour mieux faire passer la casse du site de Paris. Résultats des courses : la future unité de Choisy ne regroupera au mieux selon la direction que 132 emplois (contre 850 à Paris en 2003) et sera privatisée en 2006 (voir le journal La Tribune du 24 août). Ce n’est pas en laissant déshabiller Pierre qu’on habille Paul. 

Par PCF - Section Paris 15ème - infos 15 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 14 mai 2004 5 14 /05 /Mai /2004 12:36

Avec les ouvriers, employés, cadres des Journaux officiels,

Défendons un service public

indispensable au fonctionnement démocratique de la République!

La section du Parti communiste français du 15ème arrondissement de Paris apporte son soutien total à l’action des ouvriers, employés et cadres des journaux officiels, à l’appel de leur organisation syndicale pour la défense du service public et des emplois qui l’assurent.

Ce soutien se situe dans le droit fil de nos interventions ces dernières années, avec nos camarades actifs et retraités des JO, comme en étroite collaboration avec nos camarades élus au Sénat, contre la transformation de la DJO et de la SACIJO en EPIC, préalable avorté à la privatisation, pour le maintien du budget annexe, contre toute remise en cause des missions des JO, notamment ces derniers mois avec la loi hypocrite par laquelle le gouvernement prétend « simplifier le droit » par ordonnance.

Bien loin de remettre en cause les missions des JO, les progrès technologiques impliquent au contraire un renforcement de leurs prérogatives.  Dans la jungle d’internet, des « moteurs de recherche », sans parler des « virus informatiques », la mise en ligne des données juridiques et de l’ensemble des publications des JO exige une maîtrise et une sécurisation totales par la puissance publique. Les qualités de rapidité, d’exactitude, de fiabilité absolues auxquelles répond depuis 1880 l’institution d’excellence que constituent la DJO et la SACIJO, sont plus nécessaires que jamais face aux risques accrus de déformation, de manipulation, d’accaparement, pour tout dire de privatisation de données publiques essentielles à la vie démocratique du pays.

Pour les mêmes raisons, et aussi parce que une grande majorité de citoyens comme de collectivités n’a pas accès à internet, le maintien des éditions papier est et restera sans doute indéfiniment indispensable. 

Les mutations technologiques ne constituent bien qu’un prétexte à la casse du service public, à la marchandisation des missions des JO conformément à des orientations politiques générales au service du MEDEF. La remise en cause de la caisse de pension des JO est par exemple exactement similaire le remise en cause du régime de retraite d’EDF-GDF, préalable nécessaire à leur privatisation. De même, la casse du statut de l’Imprimerie nationale est le moyen de liquider aujourd’hui l’entreprise.

Placer les activités de service public sous l’emprise du capital se double pour le gouvernement et le MEDEF d’une volonté d’éradiquer l’esprit de service public et de frapper les femmes et les hommes qui le portent. M. Sarkozy presse ainsi les services des impôts et du Trésor à faire du « rendement » plutôt qu’à appliquer avec impartialité la Loi pendant que M. Raffarin propose avec « l’amnistie fiscale » de récompenser les gros fraudeurs du fisc. Dans la même logique, la probité des services des JO sont attaqués comme le modèle social qu’il représente et qui fait partie intégrante du service public.

Face à l’attaque concertée contre les missions des JO, venant du gouvernement, comme des présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat qui viennent l’un à la suite de l’autre de monter des services pour court-circuiter le JO pour les comptes-rendus intégraux des débats parlementaires, nous exigeons avec les ouvriers, employés et cadres des JO:

l’intégration aux activités de la DJO et de la SACIJO de la gestion et de la réalisation du site Légifrance actuellement confiées à l’opérateur privé ORT et la responsabilité de la réalisation intégrale de la version internet du JORF avec les moyens financiers et humains nécessaires.

le rapatriement de toutes les activités externalisées.

D’importantes convergences de lutte existent avec les salariés des autres entreprises mais aussi les usagers des JO. Après le désaveu électoral cinglant que le gouvernement vient de recevoir, la perspective politique se construit dans les luttes. Tous ensemble, on peut gagner, c’est plus vrai que jamais!

Les chiffres et leur signification:

Le budget pour 2004 prévoit une baisse de l’excédent d’exploitation de 26,9 millions d’euros à 3,9 millions. Cette dégradation purement comptable ne traduit en rien une dégradation des services rendus par les JO. Elle résulte principalement de la réforme du code des marchés publics (avec relèvement des seuils rendant obligatoire un appel d’offre donnant lieu à annonce au BOAMP). E corrspond aussi au développement du passage des annonces par téléprocédure qui donne droit à un rabais de 30% et à l’érosion des abonnements au profit d’internet.

On ne peut que ce réjouir de l’application du principe de gratuité pour la consultation des sites en ligne, mais ne doit-on pas envisager une forme de redevance de l’Etat au JO pour les publications par internet?

 

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