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Questions de SOCIETE

Samedi 12 janvier 2013 6 12 /01 /Jan /2013 16:38
Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 11:45

Eric Zemmour n’a pas sa place à France Télévisions


Le « polémiste » Eric Zemmour est un des propagandistes zélés de l’idéologie dominante. Les grandes radios et télévisions font la part belle à ces militants politiques au service du pouvoir. Zemmour officie en ce moment sur RTL et sur France 2 dans la sinistre émission de Laurent Ruquier. Si c’est logique dans ce système, ce n’est déjà pas normal.

 

Mais quand Zemmour se fait le cheval léger des dérives racistes et xénophobes destinées à diviser les travailleurs, à attiser des haines parmi les exploités, il est inadmissible pour notre société et ses acquis démocratiques qu’il puisse continuer à le faire, en particulier à la télévision publique. 

 

110223_zemmour.jpg En 2010, sur les antennes de France Télévisions, Zemmour a défendu les contrôles policiers au faciès estimant que « la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes, c’est comme ça, c’est un fait », rentrant dans la campagne visant à assimiler immigration et délinquance. Sur une autre chaîne publique, il a justifié la discrimination raciale, des noirs et des arabes, à l’embauche.

 

Le 18 février 2011, la justice a reconnu le caractère raciste de ces déclarations et condamné Zemmour pour provocation à la haine raciale. Maintenant, c’est indiscutable. D’ailleurs Zemmour n’a jamais cherché à corriger ses propos.  

 

Comment pourrait-il encore avoir sa place sur les antennes de la télévision publique ?

 

La CGT des techniciens et journalistes de France Télévisions demande au président de leur entreprise le départ d’Eric Zemmour, mettant en garde sur le danger de laisser « un racisme affiché ou même rampant continuer à pouvoir s’exprimer » sur ses chaînes.

 

Communistes, nous soutenons pleinement cette exigence. Elle doit être portée plus largement.

Pour tous les démocrates, aucune compromission sur le racisme et la xénophobie n’est tolérable.

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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /Août /2010 22:05

La réponse à la surenchère haineuse de Sarkozy : mettre en échec le projet Woerth contre les retraites.

 

La nouvelle surenchère sécuritaire et xénophobe du Président Sarkozy est évidemment un acte politique calculé dans un contexte bien précis. Cela ne la rend pas moins révoltante mais appelle une analyse et une riposte d’ensemble.

 

Une chose fait peur aux commanditaires patronaux du pouvoir. Ils sont conscients de l’existence d’un rapport de force latent dans le pays, de la possibilité d’une convergence des luttes susceptible de mettre en échec la politique de régression économique et sociale. La bataille des retraites, dès la rentrée, est l’occasion de cette convergence.

L’ampleur de la mobilisation du 24 juin 2010 annonce une autre encore plus forte au rendez-vous du 7 septembre. On peut envisager (et préparer) une lutte déterminée à partir de cette date avec un objectif simple et clair comme le retrait du projet de loi Woerth, alors que le patronat veut faire de la fin de la retraite à 60 ans une défaite historique des travailleurs.

Le spectacle de la collusion étroite entre les gouvernants et le grand capital, avec l’affaire Bettencourt, favorise la prise de conscience du plus grand nombre.

 

Dans la période, les discours de « bons pères la rigueur », venant des Fillon et Sarkozy, invitant les travailleurs à de nouveaux sacrifices, ne prennent pas.   

C’est dans cette situation que Sarkozy et ceux qui le conseillent repassent à son autre registre : celui de la haine et de la division nationale.

 

Plus la diversion sera grossière et dangereuse, plus le pouvoir espère faire passer son projet de casse sociale.

 

On n’en est plus aux sous-entendus recouverts d’un vernis « républicain » ou laïque, même plus aux « dérapages contrôlés » mais à un discours ouvertement discriminatoire désignant collectivement certaines composantes de la population.


Mesurons le nouveau stade franchi vers une véritable incitation d’Etat à la xénophobie et sa gravité propre.

 

D’un fait divers, le pouvoir rend tout un groupe responsable. Il convoque une réunion au sommet de l’Etat sur « les problèmes que posent le comportement de certains ressortissants de la communauté des gens du voyage au regard de l’ordre public et de la sécurité ».

 

A Grenoble le 30 juillet, le Président est allé plus loin que jamais dans l’amalgame « immigration » et « délinquance ».  Du langage de stigmatisation, il passe au langage d’exclusion en réclamant de la déchéance de la nationalité française de certains délinquants « d’origine étrangère » (sans autre précision).

Le terrain avait été préparé. La rhétorique des « bons et des mauvais Français » a été peaufinée depuis des mois, depuis notamment le débat nauséabond sur « l’identité nationale ». Le mot d’ordre d’exclusion de la nationalité française s’est précisé depuis un an avec l’opération Burqa, les recommandations de la mission Gerin-Raoult et les diatribes d’Hortefeux sur le cas médiatisé de la conductrice voilée de Nantes.

 

Le pouvoir franchit aussi un nouveau pas dans le déploiement de violence policière, dans la provocation répressive, désignée comme une « guerre ». A Grenoble, dans le quartier de la Ville Neuve, l’intervention des forces de l’ordre s’est avérée disproportionnée, complètement inefficace, sauf pour créer un climat de répression collective et susciter un sentiment de peur et d’injustice. A La Courneuve, au début du mois de juillet, l’expulsion de squatteurs africains a été mise en scène de façon ultra-violente. 

 

Tout indique que le pouvoir va accentuer sa dérive racisante. Les opérations policières contre les gens du voyage, délibérément confondus avec les Roms d’Europe de l’Est dont la situation n’a rien à voir, se multiplient. Besson prépare un projet de loi spécial de « déchéance nationale » pour la rentrée. Hortefeux dissout la police de proximité pour créer des « brigades musclées ». Un processus très grave de détournement des missions de la police nationale et de la gendarmerie, en même temps que d’affaiblissement de leurs moyens, est en cours.

 

Ecœurant, indigne, dangereux, le pouvoir sarkozyste poursuit plusieurs objectifs politiques.

 

Sa politique « sécuritaire » vise à détourner la colère sociale devant la mal-vie, le chômage, causés par sa politique économique, vers des boucs émissaires, des déversoirs. Elle encourage tous les extrémismes. Elle cherche à attiser toutes les tensions.

Dans le même temps, le pouvoir se fait passer pour le pompier des incendies qu’il veut déclencher.

Les conditions qui ont mené aux « violences urbaines », limitées, de 2005 existent toujours et sont renforcées. Déjà, Villepin avait décrété l’état d’urgence. Sarkozy et ses adjoints se préparent à aller beaucoup plus loin pour le pays sous leur coupe réglée.

 

Le pouvoir fait aussi un calcul politique en mettant les thèmes de l’immigration et de la sécurité au cœur du débat public.

Sa manœuvre de diversion pousse la gauche à se souder sur des positions de principe, des valeurs, des questions de société, en effaçant ses divergences fondamentales sur les questions économiques et sociales.

 

Depuis 2007 (comme ils sont dans l’opposition), il se trouve heureusement très peu de politiciens de « gauche » à accompagner la dérive gouvernementale d’un Besson et la démagogie sécuritaire, en dehors de cas d’élus isolés et irresponsables (Valls, Gerin).

 

Aujourd’hui, l’attaque présidentielle est si outrancière, viole si profondément les valeurs républicaines que l’immense majorité des militants et sympathisants des organisations de gauche, même du centre, se retrouvent pour la condamner.

Sarkozy joue encore mieux son rôle de personnification de la politique du pouvoir et, pour la gauche, de repoussoir.

Plus encore, ce jeu contribue à renvoyer sur 2012 toute idée de changement politique et à polariser la vie politique sur les élections présidentielles.

 

Mais les luttes, pour l’emploi, pour la Sécurité sociale, pour le service public… ont besoin d’un débouché immédiat et la bataille des retraites peut et doit être le point de convergence décisif.

Le rassemblement naturel du « peuple de gauche » contre le racisme et la xénophobie ne peut pas se transposer en unité d’organisations de « gauche » et au-delà (écolos-centristes) sur toutes ces batailles. Le rassemblement susceptible de gagner, auquel aspire le mouvement social, ne peut pas se construire en gommant les différences fondamentales entre organisations, en s’alignant, même de façon « plurielle », sur les positions du PS. Cet article n’est pas le lieu de rappeler son accord avec l’allongement de la durée de cotisation, les exonérations de cotisations patronales etc.

La surenchère sécuritaire de Sarkozy est un calcul à plusieurs niveaux.

 

Pour nous communistes, la riposte doit s'organiser à chaque niveau différent.

 

- La dénonciation des propos xénophobes, des provocations policières, le rejet de tout dérapage d’où qu’il vienne, le rappel des valeurs de la République doivent être systématiques.Il ne s’agit pas pour nous de positions de témoignage mais d’une expression politique en direction des masses.

Le PCF est l’une des organisations à l’origine de l’appel aux manifestations du 4 septembre.

 

- Refuser l’exagération des problèmes de violence et d’insécurité dans la bouche de Sarkozy, ce n’est pas non plus nier des réalités dont les causes résident principalement dans la politique qui aggrave la pauvreté, les inégalités sociales et spatiales. Les batailles, les mobilisations doivent être nationales et locales pour les services publics, contre les privatisations, pour le droit au logement, contre les politiques de relégation sociale, pour les instruments de la cohésion nationale. Nous les menons et voulons les mener avec tous les acteurs des villes et des quartiers, politiques (élus), syndicaux, associatifs… La défense de l’école publique est une priorité dans cette rentrée. La défense du service public de la justice et de la police (13.000 suppressions d’emploi de 2007 à 2012), en termes de moyens et de mission, est aussi une préoccupation majeure.

 

- La politique au service du capital est la cause fondamentale d’insécurité pour les travailleurs dans tous les sens du terme, de peur des lendemains. Aujourd’hui, la bataille pour défendre les retraites est le point de convergence des luttes pour commencer à l’inverser. Face à la diversion sarkozyste, la meilleure réponse est l’amplification de la mobilisation pour les actions de la rentrée à partir de la journée nationale de grève et de manifestation du 7 septembre.

Nous contribuons à ce rassemblement avec nos positions et nos initiatives qui contrecarrent fondamentalement le consensus des partis dominants parce que c’est la condition du succès, du retrait du projet de loi Woerth.

 

La riposte des travailleurs, leur solidarité de lutte, de classe sont le meilleur antidote à la démagogie haineuse parce qu’elles s’attaquent aux racines du mal.    

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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 20:21

 « Burqa » : couper court, enfin, à ce débat pernicieux !

 

 

Il faut que le débat, artificiellement monté, s’arrête le plus vite possible.

 

Voilà sept mois maintenant que l’opinion publique est polluée par la question de la burqa qui ne correspond à aucune de ses préoccupations principales.

Certains se frottent déjà les mains de voir se prolonger ce débat. Faudra-t-il encore six mois pour déterminer si  l'on doit interdire le voile intégral sur la chaussée ou bien seulement sur le bord des trottoirs.

Assez ! Il faut faire taire les politiciens provocateurs et les irresponsables.

 

Toutes nos craintes et nos analyses exprimées au lancement officiel de l’affaire en juin se vérifient (voir notre article en lien).

 

La médiatisation a donné une publicité considérable au prosélytisme sectaire autour d’un phénomène marginal. Davantage de femmes risquent maintenant d’être victimes de ces pratiques, quelles que soient les interdictions.

 

Là où il y avait unanimité pour les dénoncer et les combattre, pour porter assistance, cas par cas, aux personnes concernées, prédomine maintenant une profonde division sur la loi éventuelle et ses contours que certains politiciens ont tout intérêt à entretenir pour tenir leur posture, notamment électorale.

 

La laïcité, au nom de laquelle certains se sont saisis du problème, a été battue en brèche par la « mission » parlementaire elle-même. Elle est allée jusqu’à donner rang de consultant de la République à un tartuffe islamiste comme Tariq Ramadan. Maintenant l’éventuel projet de loi devrait être soumis à l’accord préalable des dignitaires religieux « modérés ». Incroyable !

La mission, complètement hors de son sujet, a même envisagé d’instituer de nouveaux jours fériés au nom de fêtes religieuses. Quelles prétentions sont autorisées à tous les clergés demain pour interférer dans la vie publique !

 

La stigmatisation, des citoyens originaires de pays où la religion musulmane est dominante (seule dénomination exacte), n’en a pas moins fonctionné à plein.

En agitant le spectre de la burqa, stupidement et odieusement qualifiée, entre autres, de « marée noire sur un iceberg » par André Gerin, on ne pouvait mieux nourrir les peurs et les fantasmes fabriqués pour diviser notre société.

Les communautaristes et les mouvements politiques d’extrême droite de tout poil (fascistes, islamistes,…) se réjouissent devant le bon beurre à faire.

 

Le pouvoir sarkozyste s’ai saisi goulûment de la perche tendue, en se permettant d’avoir l’air de ne pas y toucher directement.

Quand en septembre 2008, le député UMP, connu pour ses positions extrémistes et nationalistes, Jacques Myard, déposait sa proposition de loi contre la burqa, le gouvernement n’avait pas su qu’en faire.

En juin 2009, qui plus est, recyclée par un député de gauche (et même PCF ! ) aux côtés de caciques de l’aile la plus droitière de l’UMP (dont l’écoeurant Raoult), l’affaire est aussitôt reprise par Sarkozy dans son discours devant le Parlement réuni en congrès à Versailles.

A la rentrée, elle est naturellement intégrée par le ministre Besson dans le débat dégoûtant sur « l’identité nationale » dont les immigrés sont la cible, le bouc émissaire évident (notre analyse en lien).

 

Dans l’intérêt des droits de la femme, des femmes soumises à la pratique sectaire du voile intégral, pour le respect de la laïcité républicaine, pour le combat contre le racisme et tous les extrémismes politiques fascistes, contre la diversion malsaine recherchée par le pouvoir, continuons à dénoncer ce débat, faisons notre possible pour y couper court !

 

Et revenons aux luttes essentielles contre la politique au service du Medef qui atteint le plus grand nombre des travailleurs et essaie de détruire notre société, sa cohésion, ses acquis démocratiques et républicains.

 

Le succès de la manifestation pour l’éducation nationale, pour l’école laïque et républicaine attaquée de front le pouvoir, le patronat et le capital, samedi prochain est une des meilleures ripostes !

 

(voir aussi, l'expression de nos désaccords avec les positions d'André Gerin)

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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 16:26

« Identité nationale » : quand Huchon met les pieds dans le plat

 

"Je vous livre le fond de ma pensée : je me sens plus européen que français. ... Je n’ai pas d’attachement national. Je me sens plus à l’aise dans certains pays qui sont moins violents, moins durs, moins discutailleurs. J’ai une sympathie naturelle pour les Anglo-Saxons, les Scandinaves : ce sont des gens qui font la queue, qui ne vous klaxonnent pas quand vous êtes perdus, il y a une discipline. Cette civilisation n’existe malheureusement pas en France !"

 


Jean-Paul Huchon, président PS sortant de la région Ile-de-France, a une qualité. Il ne pratique pas l’hypocrisie, du moins en dehors des périodes de campagne électorale.

 

Ainsi dans son livre « De battre, ma gauche s’est arrêtée » (Seuil, mars 2008), il livre sans ambages son ambition pour la Nation.

 

Pour lui, elle n’a tout simplement pas d’avenir.

 

Il revendique la marche vers l’UE supranationale (nous ajoutons : nécessairement du capital), relayée par des régions (nécessairement faibles et sans légitimité), éliminant l’échelon national (parce qu’il porte les acquis sociaux et démocratiques, la souveraineté, la capacité de résistance des peuples au capitalisme mondialisé).

 

Il y va crument.

 

Extrait :

 

«  Je vous livre le fond de ma pensée : je me sens plus européen que français. Il m’est très facile d’imaginer une cosmogonie institutionnelle dans laquelle il y aurait l’Europe, directement branchée sur les régions, et les régions sur des communes regroupées par l’intercommunalité. C’est la logique à venir de la chaîne du pouvoir. Je n’ai pas d’attachement national. Je me sens plus à l’aise dans certains pays qui sont moins violents, moins durs, moins discutailleurs. J’ai une sympathie naturelle pour les Anglo-Saxons, les Scandinaves : ce sont des gens qui font la queue, qui ne vous klaxonnent pas quand vous êtes perdus, il y a une discipline. Cette civilisation n’existe malheureusement pas en France ! Autrement dit, je n’aurais aucune difficulté à vivre dans une patrie qui serait l’Europe, avec une patrie secondaire qui serait la région dans laquelle je vis, à condition qu’elle ait un dessein culturel suffisamment compréhensible et partagé. La Nation ? Je ne crois pas à son avenir parce que je n’ai jamais cru à cette histoire d’identité nationale. Je ne m’accroche pas à ces idées-là ! » - p142 & 143

 

La politique poursuivie par le pouvoir sarkozyste ne peut donc que convenir à Jean-Paul Huchon, notamment depuis la ratification du Traité européen de Lisbonne en pleine violation de l’expression du peuple français au référendum de 2005.

 

Dans son livre, il fait directement le lien entre la campagne sur  « l’identité nationale » et la politique européenne. Il est sorti au tout début du débat suivant l’institution du ministère de « l’identité nationale et de l’immigration » que le gouvernement amplifie maintenant.

 

Pour mieux faire passer sa politique antipopulaire et anti-nationale, le pouvoir sarkozyste tente de se poser en défenseur d’une « identité nationale » réduite à quelques symboles primaires et de détourner insidieusement la colère de peuple sur les immigrés.

 

Huchon refuse de rentrer dans le jeu du pouvoir.

Point de cette hypocrisie chez lui (heureusement en ce qui concerne l’immigration) . Il va même maintenant jusqu'à comparer Besson à des renégats socialistes devenus ministres de Pétain!

 

Mais Huchon est tellement partisan de l’Europe des régions qu’il ne peut pas s’empêcher d’afficher son mépris de la nation et du peuple (en l’occurrence du peuple français) jusqu’à faire étalage de son snobisme à préférer le mode de vie et la culture anglo-saxons.

On croirait entendre un technocrate européen.

 

Les écrits de Huchon sont révélateurs, choquants et inacceptables.

A leur façon, ils servent la duplicité et les relents de l’opération sur « l’identité nationale » qui sont bien plus dangereux.

 

 

 

Voir notre article : Dénonçons la manœuvre dangereuse sur « l’identité nationale » destinée à faire faire passer la politique antipopulaire !

Nous avions déjà dévoilé plusieurs perles social-libérales du livre de Huchon:

Mais qui peut bien vouloir s'allier avec Huchon?

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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 13:33

Dénonçons la manœuvre dangereuse sur « l’identité nationale » destinée à faire faire passer la politique antipopulaire !

 

 

Dans sa tribune au Monde du 9 décembre 2009, Sarkozy a craché le morceau. Il a osé comparer le résultat du référendum suisse contre les minarets, pour lequel il est plein d’indulgence, avec le NON du peuple français en 2005 au projet de constitution européenne.

 

Le débat sur « l’identité nationale » a bien pour but de détourner la colère d’une majorité de travailleurs de l’opposition à sa politique au service de la mondialisation capitaliste.

 

Le procédé n’est pas nouveau. Le recours de la bourgeoisie au chauvinisme, au nationalisme, à la dénonciation d’une prétendue « crise de civilisation » sont vieux comme sa trahison des intérêts du peuple et de la Nation.

Non, la référence n’est pas déplacée : ceux qui préféraient « Hitler au Front populaire » sont bien les mêmes qui entreprirent à Vichy la soi-disant « révolution nationale », réactionnaire et raciste, sous la protection des nazis.

 

Besson-Marechal.gif

Au référendum de 2005, comme dans les luttes sociales actuelles, une large majorité de la population exprime son rejet de la politique de casse des acquis sociaux et démocratiques nationaux mise en œuvre au nom de l’Europe et de la mondialisation. Elle refuse la mise en concurrence des peuples les uns contre les autres, la casse de l’appareil productif en France et des délocalisations, au moyen de la « libre » circulation des capitaux et des marchandises.

 

Il est maintenant nécessaire de brouiller les repères, pour certains de ceux qui ont trahi le vote des Français en ratifiant le Traité de Lisbonne dans leur dos, qui bafouent la souveraineté des peuples telle qu’elle s’exprime fondamentalement dans le cadre national. On notera que ce sont les mêmes aussi qui finissent de jeter la défense du pays dans les mains de l’OTAN et de l’impérialisme américain.

 

Le concept nouvellement inventé « d’identité nationale » est subtilement pervers.

Quand des géographes, comme Fernand Braudel, parlaient « d’identité de la France », ils faisaient la photographie d’un pays dans son ensemble, à un moment donné.

Le concept « d’identité nationale » a, quant à lui, la faculté de se rapporter aussi bien à un pays qu’aux individus qui l’habitent tout en agitant le leurre d’une référence figée, éternelle.

 

L’odieux intitulé du ministère de « l’identité nationale et de l’immigration » suffit à indiquer l’esprit et le bouc émissaire de l’opération. Monter les travailleurs les uns contre les autres, encore plus en période de crise, est une vieille recette du capitalisme plus que jamais d’actualité à l’heure de la concurrence généralisée.

Les travailleurs immigrés, sinon leurs enfants (le plus souvent français), sont désignés comme symboles et même causes de la mondialisation capitaliste dont ils sont autant les victimes que les travailleurs français, sinon davantage encore. Sans parler des sans papiers dont la trajectoire est la correspondance (in)humaine de la liberté de circulation des capitaux.

Certaines différences culturelles apparentes, des problèmes parfois particuliers, qu'il n'est pas question de nier, sont tournés insidieusement en éléments à charge. Alors que les conséquences, bien réelles, des difficultés sociales que la population immigrée subit sont ignorées ou mal traitées.

Il y aurait des bons et des mauvais étrangers (comme par hasard toujours les pauvres), des bons et des mauvais français ! Honte à ce gouvernement qui viole les principes républicains !

 

Heureusement, il est obligé de donner dans la caricature à force d’essayer de flatter de bas instincts visiblement moins répandus dans la population française que dans ses propres rangs. La circulaire envoyée par le ministre Besson veut faire la norme d’une image de Français à la « Superdupont » qui n’existent pas, dans laquelle personne ne se reconnaît.

Non, MM. Besson, Fillon et Sarkozy, les Français ne sont pas des « veaux » !

Ils comprennent que supprimer 30.000 emplois d’enseignants par an, laisser les sous-produits commerciaux américains envahir nos écrans, l’anglais supplanter dans notre propre pays notre langue dans la recherche, l’économie, la publicité… que tout cela, ce n’est pas défendre la culture française dans sa diversité. Ils voient bien qu’agiter les symboles, Marseillaise et drapeau tricolore ne compense pas la politique d’abandon des acquis nationaux.

 

Le danger d’une telle opération n’en est pas moins réel à terme car elle en prélude d’autres.

 

Le plus dangereux est que le concept « d’identité nationale », porté par le gouvernement de la France, vient apporter un couvert de respectabilité, une validation à certaines formes larvées de racisme.

Un droitier extrême comme l’UMP Eric Raoult est passé maître dans cette duplicité, du double langage. La valeur républicaine de laïcité, sinon celle de la défense de l’égalité hommes/femmes, est ainsi détournée et instrumentalisée pour donner une caution à des sentiments mal placés de méfiance et soupçon à l’égard de voisins, notamment, dans cette période, originaires de pays musulmans. Par bêtise ou bien par opportunisme et démagogie, des élus de « gauche » donnent dans le jeu, par exemple en montant en épingle, et en alimentant le problème de la burqa. Sarkozy, Copé et l’UMP s’en frottent les mains.

 

Il n’est pas du tout contradictoire – il est même très cohérent - que cette dérive viennent de ceux-là mêmes qui contrefont les principes de la laïcité républicaine. Ils ne manquent pas une occasion de vanter les origines judéo-chrétiennes de la France. Sarkozy a osé affirmer au Vatican que le curé ou le pasteur étaient supérieurs à l’instituteur dans la transmission des valeurs morales (discours de Latran). D’autres dévoient habilement la laïcité en offrant de faire rentrer l’islam dans la République, et donc les autres religions avec, contre la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905.

 

Concept pervers, terrain glissant, relents nauséabonds : voilà de quoi raviver l’extrême droite autant que les intégristes de toute obédience. N’est-ce pas aussi le but recherché, par delà les calculs électoraux immédiats, que de pyromanes se faire passer pour pompiers ?

 

Au déversoir de haine que le gouvernement essaie d’instituer, la réaction des démocrates et des républicains se doit d’être ferme sans complaisance.

 

- Exigeons la dissolution du ministère de « l’identité nationale et de l’immigration » porteurs d’amalgames injustifiables et intolérables !

- Exigeons l’arrêt du débat organisé par l’Etat, notamment dans les préfectures, sur « l’identité nationale » ! Ils déconsidèrent les institutions républicaines autant qu’ils donnent un cadre officiel aux pires dérives.

- Défendons sans concession la conception française de la Nation, héritée de la Révolution française, une conception strictement politique basée sur la citoyenneté, à l’opposé des modèles ethniques ou communautaristes ! Elle est la matrice de la cohésion nationale du pays, de « l’intégration », sans cesse attaquées par le capitalisme et la politique à son service, de recul organisé des services publics, de la protection sociale, du droit au logement… Bien sûr et heureusement, la conception française de la Nation influe sur la culture de chacun, ne serait-ce que par la langue, l’éducation, la Loi, mais elle ne saurait établir une norme culturelle s’imposant à la vie privée.

- Défendons enfin la laïcité, c'est-à-dire à la fois la liberté de conscience et le renvoi strict de la religion dans la sphère privée !

 

Communistes, comme d’autres certainement, nous associons ces positions au combat contre la politique antipopulaire, et en ce sens anti-nationale, menée au service du capitalisme mondialisé. 

La défense et la reconquête des services publics nationaux, de la protection sociale conquise en 1945, de l’appareil de production en France, répondant au mieux aux besoins des populations, sont des conditions de l’épanouissement social et démocratique de la nation. Comme la défense, la reconquête, le développement des moyens d’expression de la souveraineté populaire, de la souveraineté nationale, par exemple contre l’application des traités et des directives de l’UE.

Les capitalistes, adeptes de la mondialisation, de l’UE supranationale, de l’Europe des régions, veulent détruire les nations parce qu’elles sont aujourd’hui le cadre qu’ils contrôlent le moins, où les peuples de travailleurs peuvent les combattre en s’épaulant les uns les autres. A l’opposé du nationalisme, du colonialisme, des conceptions des idéologues de « l’identité nationale », le combat pour la défense et la liberté de la Nation s’inscrit dans le combat émancipateur. Nous le pensons plus que jamais parce que nous sommes internationalistes.

 

Nous n’oublions pas qu’aux dures heures de l’histoire de France, comme en 1871 ou dans la Résistance, un grand nombre des meilleurs défenseurs de la nation française, des libertés de notre peuple, étaient des étrangers, des immigrés.

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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 17:08

Il s’en prend à la lauréate du Prix Goncourt au nom de la « cohésion nationale ». Aucune tolérance pour les dérapages calculés d’Eric Raoult (UMP).

 

Dans les débats nauséabonds lancés par le gouvernement autour de la notion « d’identité nationale », le député UMP Eric Raoult trouve à déployer tous ses vices politiciens.

Instiller la haine, la haine de l’immigré, les bas instincts racistes, sans pouvoir être directement pris en faute, voire même en se parant des valeurs détournées de la République ou de la laïcité, voici ce qui devenu la spécialité de son populisme au service du pouvoir.

 

Dernière démonstration en date : la question écrite au ministre de la culture qu’il rend publique ce 10 novembre 2009.

Il y prend à partie la romancière Marie N’Diaye. Il lui reproche d’avoir affirmé dans une interview à la presse qu’elle trouvait « monstrueuse » la France de Sarkozy et « monstrueux » les ministres Besson et Hortefeux.

Raoult a vu dans ces tournures une occasion de remuer la boue comme il sait faire.

Il accuse donc Marie N’Diaye de ne pas respecter « la cohésion nationale et l’image de notre pays ». Il demande au ministre d’appeler la romancière à un prétendu « devoir de réserve » qui s’imposerait à elle depuis qu’elle a reçu le prix Goncourt, non sans ajouter qu’une « personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France (comme le mot est subtilement choisi !) se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions ».

 

S’en prendre à la liberté d’expression en insinuant qu’une personnalité française d’origine sénégalaise ne respecte pas l’identité nationale, la façon pour Raoult de faire d’une pierre deux coups.

Dans le même registre, Raoult a été dernièrement l’un des initiateurs de la mission parlementaire sur le port de la « Burqa » dont il est maintenant le rapporteur à l’Assemblée.

 

Face à ces dérapages calculés, il n’y a aucune place pour la naïveté, la tolérance et encore moins pour la complaisance.

Il n’y a pas à rentrer dans les débats douteux vers lesquels Raoult, Besson ou Hortefeux tentent de détourner l’attention et la colère sociale.

On ne doit que dénoncer leurs intentions et leur politique avec la plus grande fermeté.

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 23:04

Affaire de la burqa : Sarkozy saisit une perche qu’un communiste n’avait pas à lui tendre.

 

déclaration de la section PCF Paris 15

Mais qu’est-ce que le sujet de la Burqa pouvait bien avoir à figurer dans le discours de politique générale de Nicolas Sarkozy à Versailles ce 22 juin 2009 ? La crise du capitalisme, l’explosion du chômage, même les quelques débats de la campagne des élections européennes n’avaient vraiment pas placé cette affaire au premier plan des préoccupations du pays.

 

Mais Sarkozy n’allait pas se priver de se saisir de la perche tendue complaisamment, entre autres, par ses amis du pôle sécuritaire et anti-immigration de l’UMP, Eric Raoult, Thierry Mariani ou Pierre Lellouche, ce dernier déjà récompensé d’un strapontin ministériel. 

 

Dans un discours à la tonalité savamment calculée, d’où ressort la détermination à poursuivre les (contre-) réformes mais sans la surenchère verbale que les propos de Fillon pouvaient laisser imaginer (retraite à 70 ans), la burqa a représenté une excellente diversion. Cette tenue « n’est pas bienvenue en France ».

 

Il est de tout profit pour le pouvoir d’essayer de détourner l’attention de l’opinion publique vers ce type de sujets malsains.

 

L’amalgame est si vite fait entre burqa, religion musulmane et immigration. L’immigration est si facilement transformée en bouc émissaire, en exutoire. On connaît.

 

De surcroît, voilà un sujet qui ne peut qu’embarrasser la gauche en général, et les militants communistes en particulier, parce qu’ils refusent les affirmations simplistes et sont directement confrontés aux conséquences, si complexes dans les quartiers populaires, des tensions sociales fabriquées par le système.

Avec la création d’une simple « mission d’information parlementaire », Sarkozy et la droite donnent même l’impression quant à eux de ne pas y toucher !

 

On peut aussi voir facilement une arrière-pensée plus perverse encore de Sarkozy dont on connaît l’allergie politique à la laïcité républicaine. Après son ami Bush, Obama vient de l’inciter à aller plus loin dans l’acceptation des signes religieux dans la sphère publique et précisément du voile islamique.

Dans les colonnes de la quasi-totalité des journaux, les exégètes se répandent : la burqa ne serait pas un signe religieux, donc, sous-entendu, on peut l’interdire. Donc, deuxième sous-entendu, les vrais signes religieux, comme le voile, on doit les accepter..., partout.  

 

La montée en épingle de l’affaire de la burqa est ainsi une diversion malsaine, une nouvelle atteinte déguisée à la laïcité républicaine. Pour les femmes à qui l’on impose cette désocialisation, cette camisole de force, rien ne sera réglé avec cette campagne qui exacerbe les affirmations identitaires.

Espérons qu’elle sera sans lendemain ! Faisons en sorte qu’elle le soit !

 

Communistes, un dernier point nous concerne avec cette question : c’est André Gerin, député communiste du Rhône qui s’est trouvé lancer l’affaire dans les media.

Dans le PCF, nous sommes amenés à travailler avec André sur un certain nombre d’autres sujets. Raison de plus pour ne rien cacher de ce genre de divergences de fond !

 

Nous désapprouvons l’initiative prise par André Gerin dont l’étiquette politique rend objectivement service à notre ennemi politique Sarkozy.

Nous avons déjà eu l’occasion de le faire : nous exprimons notre total désaccord avec l’idée selon laquelle les problèmes, qui se manifestent de façon plus aigüe dans certains quartiers et certaines banlieues, soient de nature spécifique et puissent être réglés en commun avec nos ennemis de classes. Ainsi, nous ne comprenons pas qu’André Gerin ait fait préfacer son livre les « Ghettos de la République » par Eric Raoult ou qu’il y affirme sa compréhension pour des propos anciens de Jacques Chirac (« le bruit et les odeurs ») qui suscitèrent et suscitent toujours aujourd’hui notre indignation.

 

« Mettre les pieds dans le plat », c’est une méthode qui ne doit pas supplanter l’analyse et l’action politique conséquentes.

 

Le secrétariat de la section du PCF Paris 15ème

 

Pour compléter: la position que nous avions soutenue lors de la discussion, imposée par Chirac, sur le port du voile.

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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 11:00

Comme chaque année, les communistes de la section du 15ème sont allés à la rencontre des salariées à l’occasion de la journée internationale des femmes, ce dimanche matin à l’Hôpital Necker-Enfants malades. Avec des fleurs et des tracts.

 

L’idéologie dominante s’efforce de réduire la portée du 8 mars. Le 8 mars, ce n’est pas la Saint-Valentin ou la Fête des mères ! Mais une journée de lutte pour le droit des femmes, des travailleuses.

La Journée des femmes existe depuis 1910. Elle a été instituée à l’initiative de Clara Zetkin qui allait devenir une des fondatrices du Parti communiste allemand. Le 8 mars a été reconnu officiellement pour la première fois par un Etat, en l’occurrence l’URSS, en 1921, à l’initiative de Lénine pour commémorer une manifestation des ouvrières de Pétrograd en 1917 « pour le pain et pour le retour des hommes du Front ». En 1977, l’ONU officialise le 8 mars comme « Journée internationale des femmes 

 

 

Le texte de notre tract :

 

 

Ne laissons pas le capitalisme faire des femmes les (premières) victimes de sa crise!

 

 

Les femmes sont les premières à subir le chômage, l’extension de la précarité, la dégradation du statut du travail causés par la politique menée au service du MEDEF depuis 20 ans.

Elles forment ainsi 83% des salariés à temps partiel, 80% des « travailleurs pauvres » (payés en dessous du SMIC), 83% des titulaires de retraites inférieures au minimum vieillesse. Leurs rémunérations sont en moyenne inférieures de 19% à celles des hommes, de 11% à qualifications égales.

 

L’égalité entre hommes et femmes reste un combat.

Si en France, l’égalité est acquise sur le plan légal, ce n’est pas le cas partout dans le monde.

L’égalité réelle, même en France, reste encore à conquérir. Les progrès risquent toujours d’être remis en cause.

 

Le renforcement de l’exploitation capitaliste, maintenant avec la crise, tend à aggraver les inégalités, à renforcer les positions persistantes de discrimination dont les femmes sont victimes.

 

Ainsi la contre-réforme des retraites pénalise spécialement les femmes, aux carrières plus chaotiques. Ainsi le sous-emploi ramène la conception du salaire d’appoint dans le couple ou le monopole féminin des tâches domestiques.

 

Les exploiteurs capitalistes et les réactionnaires se retrouvent toujours, le plus souvent dans les mêmes personnes.

 

Sarkozy veut diminuer la durée du congé de maternité. Il supprime les subventions au planning familial, attaque l’école maternelle dans ses moyens et ses fondements mêmes.

 

La question de l’égalité hommes/femmes est une question profondément politique. Les affirmations de principe et les grands symboles rentrent vite en contradiction avec la réalité les choix des gouvernements: possibilités d’extension de la précarité (ex : horaires éclatés), du travail du dimanche, démantèlement des services publics, austérité des dépenses publiques et sociales …

 

Pour l’égalité homme/femme et l’amélioration de la situation de tous: nous avançons des propositions de mesures concrètes :

 

 1– Emploi/Salaire: Etablissement et application du principe d’égalité des rémunérations, de l’accès à la formation continue. Revalorisation du SMIC 1500 euros net par mois et rattrapage immédiat des salaires pour tous. Interdiction du temps partiel imposé. Pénalisation accrue des contrats précaires. Retrait de la contre-réforme des retraites. Réduction réelle du temps de travail.

 2– Défendre et développer les services publics: notamment création d’un service public national de la petite enfance, engageant un plan d’urgence de construction de crèches, de développement des formations dans les écoles de puériculture, instaurant la gratuité des crèches. A l’heure actuelle, seuls 8% des enfants de moins de 3 ans peuvent être gardés en crèches collectives : il manque 350.000 places. Des moyens supplémentaires doivent être accordés aux écoles maternelles dont la conception, au sein de l’éducation nationale, doit être préservée. Retrait de la loi Bachelot.

 3– Affirmer les droits des femmes: contraception libre et remboursée à 100%: défense du droit à l’IVG avec des moyens nouveaux, la création de nouveaux centres… Allongement du congé de maternité à 24 semaines et du congé de paternité à un mois. 

 4– Défense de la laïcité contre l’ingérence du religieux dans le politique et contre tous les intégrismes.

 

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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /Sep /2008 06:13

Edvige : couper court au plus tôt à la campagne d’intimidation du pouvoir 

 

Notre position exprimée en juillet :

Fichier EDVIGE : un instrument pour une police politique. Une police politique : un instrument pour une répression politique.

Non au fichier Edvige - pétition nationale contre le flicage des militants


Nous publions, en complément cette

Fichier Edvige: réflexion de notre camarade Emile Torner, ancien déporté-résistant.


Il est rare que je reprenne cette citation pourtant si juste mais si souvent galvaudée.

Martin Niemöller, pasteur protestant et ancien militant nationaliste allemand, fut déporté en raison de ses prises de position contre la répression nazie dans les camps de concentration de Sachsenhausen puis de Dachau.

Il écrivit ces lignes : « Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes, je me suis tu, je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes, je me suis tu, je n’étais pas syndicaliste. Lorsqu’ils sont venus chercher les sociaux-démocrates, je me suis tu, je n’étais pas social-démocrate. Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs, je me suis tu, je n’étais pas juif. Puis ils sont venus me chercher et il ne restait plus personne pour protester ».

Loin de moi l’idée d’assimiler et même de comparer le pouvoir en France avec les nazis.

La dérive répressive du capitalisme en France comme aux Etats-Unis ne peut cependant que m’alarmer. Le capitalisme fonctionne sur le mode de la peur qu’il tente d’instiller chez les travailleurs individuellement : peur du soi-disant « terrorisme », peur du chômage, peur d’être moins efficace dans la concurrence de tous contre tous au profit de quelques uns, peur de l’autre, peur de contester l’ordre établi…

Avec le fichier Edvige adopté par décret au début de l’été, l’actuel gouvernement passe à une nouvelle étape dans le renforcement de l’appareil répressif d’Etat.

Comme on le dénonce désormais largement, les militants politiques, syndicaux, associatifs… pourront être fichés dans les mêmes conditions que des criminels potentiels (notion également inacceptable). Des éléments totalement indépendants de leur vie publique pourront être collectés et conservés indéfiniment par les services, d’ailleurs réorganisés, de la police de renseignements.

Tout démocrate ne peut que s’insurger devant ce nouvel outil de répression politique, qui, légal, va au-delà des systèmes de fichages que l’on sait exister déjà... C’est une première raison qui rend nécessaire la mobilisation, les pétitions, l’action de masse contre « Edvige ».

Ce n’est pas la seule. Le calcul du pouvoir ne doit pas nous échapper. En tentant de faire passer une disposition aussi grossièrement attentatoire aux libertés, il sait qu’il ne peut que déclencher une vague de protestation. Il en joue. Dans le climat actuel, marqué par la répression patronale, les restrictions au droit de grève…, le débat public sur « Edvige », sa médiatisation, constituent en eux-mêmes une redoutable campagne d’intimidation.

Militants progressistes, nous devons en être conscients. L’opération du pouvoir ne nous laisse pas d’autre choix que de mener jusqu’au bout la bataille pour l’abrogation de ce décret, de dénoncer l’ensemble de la logique dans laquelle se placent ceux qui nous gouvernent pour le compte de ceux qui nous exploitent.

Avoir peur chacun de son côté ou résister ensemble pour tuer dans l’œuf tout rejeton de la « bête immonde ». S’il y a un principe de précaution en démocratie, c’est celui qu’avait compris le Pasteur Niemöller.

 

Emile Torner, ancien déporté-résistant à Buchenwald et Langenstein, KLB 81655, militant communiste

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