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Fête de l'Huma

Dimanche 11 octobre 2009

Bilan de notre stand à la Fête de l’Huma 2009 : un gros effort bien récompensé !

 

(reportage photo à venir!)

Le traditionnel « pot de la Fête », ce 9 octobre, a été l’occasion de retrouver l’atmosphère de fraternité qui a régné sur notre stand à la Fête de l’Humanité et de dresser un bilan de nos activités. Pour faire encore mieux la prochaine fois.

 

Au total, du montage au démontage, 39 camarades et sympathisants de la section ont participé activement, à un moment ou un autre, à la vie du stand. Nous pouvons nous féliciter du maintien de ce potentiel militant, renforcé par la participation de plus de jeunes que l’année dernière, même si, à certaines heures de la Fête quelques bras supplémentaires n’auraient pas été de trop, vu la diversité de nos activités.

 

Nous pouvons être satisfaits du bilan politique de notre présence à la fête. Nous avions choisi deux axes. Nous avons visé juste.

 

1850 pétitions pour La Poste

 

D’abord, tout au long des trois jours, nous avons diffusé et fait signer la pétition « arrêtons la privatisation de La Poste ». Les dernières semaines sont venues confirmer l’importance de cette action qui propose des contenus précis à la lutte engagée pour la Poste : l’objectif immédiat du retrait du projet de loi du gouvernement pour stopper et commencer à inverser le processus de privatisation, le refus de la transformation de la Poste en SA et de l’application des directives de mise en concurrence. 1350 signatures ont été collectées sous le stand même, 500 autres nous ont été rapportées. A noter, et c’est très intéressant, qu’au total la pétition aura été portée dans 7 stands en plus du nôtre.

 

L’avenir du PCF en débat : comment le renforcer !

 

Notre deuxième objectif politique à la Fête était de porter le débat sur le PCF, d’affirmer et de montrer que le PCF, sa théorie, ses formes d’organisation, ce qu’il représente dans l’histoire de ce pays sont plus que jamais d’actualité, que notre parti ne se réduit pas à la ligne d’effacement, de dilution de son identité que poursuit sa direction nationale.

 

La coopération avec d’autres stands et d’autres camarades, nous a permis d’être plus efficaces, grâce à la constitution du réseau « Faire vivre et renforcer le PCF ».

 

Dès le montage, comme nos camarades d’autre stand, nous avons pu constater le succès, en particulier auprès des communistes et des jeunes, de l’affiche réalisée par nos camarades de la section de Saint-Quentin qui affirme le dynamisme du PCF dans la lutte.

 

Notre banderole, complétée par les drapeaux rouges portant les outils (réalisés par des camarades du 14ème), a bien fait son effet.

 

Les badges PCF, avec les outils aussi, cette année plus donnés que vendus, au grand dam de notre équipe de trésorerie, ont rencontré un grand succès. Faucille et marteau ne font pas peur aux visiteurs de la fête et symbolisent bien un engagement fort du côté du monde du travail…

 

Enfin nous avons diffusé près de 9000 tracts « Pour être plus forts face à la politique du capital, faire vivre et renforcer le PCF ! » appelant à l’adhésion après une analyse de la perspective politique ouverte par l’ampleur et le développement des luttes et du rôle que le PCF peut et doit y jouer. De multiples échanges en ont découlé, beaucoup de prises de contact avec des camarades, des sympathisants, des curieux. La distribution avant le discours politique sur la grande scène a particulièrement suscité l’intérêt.

 

La démarche du réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » se développe.

 

Nous sommes très heureux cette année d’avoir contribué à passer à une nouvelle étape, après le 34ème congrès, en participant à déployer la démarche du Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF », telle que le débat qui a eu lieu sous le stand de nos camarades de la fédération de la Haute-Saône l’a expliquée.

 

Le tract que nous avons distribué à la Fête était cosigné de 4 organisations du Parti ayant des stands à la Fête (fédérations de la Haute-Saône, du Tarn, sections de Saint-Quentin et de Paris 15) et de plusieurs responsables de section ou de cellule. Notre expression est une expression de communistes, dans notre parti, le PCF, tournée vers ce que nous considérons être les priorités du débat et de l’action politiques, montrant, parce que c’est nécessaire pour l’avenir du Parti et pour le pays, le désaccord avec la ligne d’abandons toujours à l’ordre du jour.

 

C’est tout le contraire d’une démarche de tendance. Le but du réseau est d’aider les communistes à faire vivre le parti, non de représenter les camarades mécontents, encore moins de les rallier à telle ou telle personnalité, d’envisager telle ou telle formule de recomposition dans ou hors du PCF avec d’autres courants, personnalités ou partis. Le débat dans la Haute-Saône a à nouveau permis de le clarifier.

 

Notre « réseau » s’est donné pour but à Malakoff de favoriser l’échange d’analyses et de matériels communistes, face à une carence manifeste, qui permettent à des organisations du Parti, selon leurs besoins et leurs choix, de vivre, de se renforcer, de se reconstituer (pensons à tous les camarades isolés) en partant du principal : l’action communiste dans les luttes.

 

L’action pour la Poste, après celle contre la loi Bachelot au printemps, reprises et adaptées par de plus en plus d’organisations du Parti commence à montrer l’intérêt et la justesse de notre démarche. La Fête a été un moment très encourageant en cela.

 

La Fête est toujours la Fête, malgré tout !

 

Au plan général, on retiendra du message politique ressorti de la Fête, à nouveau, la main tendue au PS et à Martine Aubry et les appels à l’union de la gauche (toujours la « gauche »), dans une perspective clairement institutionnelle et électorale, du discours de Patrick Le Hyaric. La poursuite de la stratégie du « Front de gauche », mis en valeur pour la première fois en tant que tel ne s’y oppose pas, au contraire.

 

Chaque année, nous sommes amenés à réfléchir sur l’évolution de la Fête elle-même.

D’un côté, nous déplorons une « banalisation » de la Fête qui devient de plus en plus un festival de musique, de moins en moins un fête populaire et communiste.

De l’autre, nous constatons que la Fête est de loin le plus populaire et le plus politique des festivals, que beaucoup de jeunes, venus pour la musique, recherchent la discussion politique et même les communistes. Nous l’avons vécu sous le stand.

 

La volonté de transformer peu à peu la Fête, de fête du journal des communistes en « Fête de la gauche » s’est encore confirmée aussi. « Avec l’Huma-dimanche la gauche a son magazine » déclament les affiches officielles. Des stands importants sont mis à la disposition d’autres organisations (PG, NPA… paient-ils leur emplacement comme nous ?). Mais il n’y a rien à faire, c’est quand même la fête des communistes, symboliquement, et parce que les militants communistes représentent la quasi-totalité des bénévoles qui mettent la main à la pâte.

 

La Fête a sans doute préfiguré le prochain changement de formule de l’Huma, décidée sans débat, ni avis du Parti, le 13 octobre pour en faire encore plus un journal de la « gauche ».

 

Nos camarades du collectif PCF-RATP-Bus avec qui nous partagions le stand se félicitent également de leur présence.


Plus de 1000 tracts ont été distribués devant le stand et dans les allées voisines du « Village de l’emploi » où plusieurs débats choquants étaient organisés avec des responsables du Medef (auxquels certains d’entre nous sont venus porter la contradiction).

Convergences avec la Poste, défense et extension du monopole public RATP/SNCF des transports urbains en Ile-de-France, contre le règlement européens et les privatiseurs nationaux ou régionaux : l’expression de nos camarades a alimenté de nombreux échanges. Beaucoup de salariés de la RATP, de syndiqués ont cherché à engager la discussion. Très intéressant.

 

Nous remercions nos camarades grecs du KKE de leur présence sous le stand et de la diffusion d’un supplément en français de leur quotidien Rizospastis expliquant les enjeux des élections anticipées (où ils ont obtenu depuis un résultat intéressant) et les orientations d’un grand parti communiste d’Europe qui reste fidèle à ses fondements théoriques.

D’autres contacts internationaux ont été pris.

 

D’autres activités qui sont aussi politiques (sans compter la plomberie, la menuiserie, l’électricité, la manutention, la cuisine… quelques mots dans ce compte-rendu mais une très grande partie, essentielle, du travail !)

 

L’espace librairie du stand a permis de constater une nouvelle fois l’appétit de livres politiques chez beaucoup de jeunes. Nous avons diffusé de façon militante plusieurs dizaines (45) de livres politiques d’actualité ou classiques marxistes comme le Politzer. Chaque fois ou presque, même quand le livre n’a pas été acheté faute d’argent ou de place, l’occasion d’une bonne discussion.

 

L’espace bar du stand a bien joué son rôle, très politique aussi. Donner un point d’appui au débat en faisant déguster nos spécialités antillaises. Nous nous félicitons de son succès, également financier.

Comme de la convivialité des repas du vendredi et du dimanche soir…

La déplacement, en dernière minute, de notre stand de son emplacement prévu, sans nous prévenir, aura eu ça de bon, de nous permettre de nouer de nouveaux contacts avec des camarades des espaces Nord et Méditerranée.

 

Et comme tout finit en chanson, finissons ce compte-rendu et bilan en saluant Martial et Olivier de la RATP pour leur prestation, toujours aussi formidable (le mot est mesuré), de chansons de Georges Brassens et Marcel qui a littéralement « chauffé » le stand le vendredi soir.

 

On se fatigue beaucoup à la Fête, un week-end, une semaine bien remplie, mais ça vaut la peine ! Merci à tous les camarades !

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Vendredi 11 septembre 2009
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Mercredi 9 septembre 2009

PROGRAMME ACTUALISE

 

 


Tout au long de la fête :

 

- PETITION pour la défense de LA POSTE: « retrait du projet de loi de changement de statut de La Poste—Inversons le processus de privatisation ».

- Diffusion du tract Résistances RATP (pages 3 et 4)

- Diffusion de journaux, adhésions au PCF

- Espace permanent de débat sur le parti avec l’expression du Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF »

- Le bar 15ème / RATP proposera notamment ses spécialités antillaises, punch, boudins (Juju de Croix-Nivert est bien là cette année !) et de la restauration légère.

- vente de livres politiques et de livres d’occasion (voir page 6)

 

Vendredi 11 septembre :

 

- 15h00 : ouverture du stand.

- 19h00 : inauguration du stand et présentation des initiatives politiques.

- 20h00 : Repas fraternel des communistes du 15ème et de leurs amis (15 euros – menu complet -  si possible s’inscrire). Plat principal: coq au vin!

 

Samedi 13 septembre :

 

- 11h30: présentation de la réédition des "Principes élémentaires de philosophie" de Georges Politzer, par Aymeric Monville, des Editions Delga

- A partir de 14h00, table d'animation tenue par nos camarades du Parti communiste grec (KKE)

- 15h30: rencontre de camarades et militants syndicalistes RATP, Poste, SNCF, EDF,… Faire converger les luttes pour la défense du service public, propositions et rôle de l’organisation politique communiste.

- 18h00, Animation musicale par les "Copains du quartier", machinistes du dépôt RATP de Flandre, (reprises de Georges Brassens et quelles reprises !)

 

Dimanche 14 septembre :

- 11h30: Présentation du livre de Domenico Moro, "La crise du capitalisme et Marx", par Luigi-Alberto Sanchi

- À partir de 14h00: point d’information sous le stand de nos camarades grecs du KKE

- 14h30 : Présentation du livre de Jean Salem « Rideau de fer sur le Boul Mich » avec l’auteur.

 

Vignette,  commandes et inscription au repas auprès d’Emile, 06 10 85 25 10, 01 48 56 16 66).

 

 

 

SITUATION DU PCF  

COMMENT FAIRE VIVRE ET RENFORCER NOTRE PARTI ?

Nous participons à l’organisation du débat qui aura lieu dimanche 13 à 10h45 sur le stand de la Fédération du PCF de la Haute-Saône, avenue Rol-Tanguy.

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Mercredi 9 septembre 2009

Un drôle d’espace « social » à la Fête 2009

A quelques dizaines de mètres de notre stand se trouve, avenue Benoît Frachon, « l’Espace Forum social, Village de l’emploi ». En fait, cet espace va rassembler, outre des stands de CE, des stands de grandes entreprises et abriter des débats. Même si cela s’est déjà produit et a déjà susciter de fortes protestations des communistes, ces débats font la part belle à des représentants du Patronat et de la droite. Ainsi l’UMP, Pierre Méhaignerie vient parler de la « Crise et de l’avenir de la sécurité sociale » avec un sénateur PCF et la secrétaire de la fédération CGT de la Santé. Comment imaginer échanger avec le Patron de Véolia, Henri Proglio, invité aussi, sur la « sécurisation des parcours professionnels ». Le dirigeant de la CGT, Le Duigou, vient débattre, samedi à 16h30, avec le patron des patron de la métallurgie (UIMM), Frédéric Saint-Geours et l’ancien conseiller de Sarkozy, François Pérol, maintenant nommé PDG de l’ensemble Caisses d’épargne-Banques populaires, de « l’industrie durable ». Juste avant la conférence de presse à 18h00 de Bernard Thibault.

La situation de la CGT, sa « mutation », ses changements stratégiques suscitent de nombreux débats qui préoccupent les communistes au plus haut point. Les rapports entre syndicats et politiques sont tout aussi étroits qu’avant, entre CGT et « gauche » et « Front de gauche » mais la légitimité de l’action politique à l’entreprise et dans les luttes est contestée.


L’idéologie qui semble présider à l’organisation de l’espace forum « social », Village de l’emploi, ne peut qu’attiser nos inquiétudes. Peut-il y avoir un espace de cogestion sur la Fête de l’Huma ? Pour ne pas dire de « collaboration de classes » ?

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Mercredi 9 septembre 2009
Nous avons souvent eu l'occasion sur ce site de mettre en valeur les batailles du Parti communiste grec (KKE), qui se conçoit toujours comme un parti de classe et est un parti de masse ainsi que son rôle dans le développement des échanges et des coopérations dans le mouvement communiste international.

Aussi nous nous réjouissons de la présence de camarades du Parti communiste grec (KKE) et de la Jeunesse communiste grecque (KNE) sous notre stand de la section du PCF Paris 15 à la Fête de l'Humanité. Ils y tiendront une table d'information samedi 12 septembre et dimanche 13 septembre en début d'après-midi.



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Mardi 8 septembre 2009
Comme chaque année, une large place sera faite à la librairie sous notre stand à la Fête de l'Huma.
Cette année, un effort nécessaire a été engagé dans le classement et la présentation des livres d'occasion, dont des livres politiques communistes toujours très utiles.
Un espace plus large que d'habitude est consacré à des livres récents d'auteurs et éditeurs progressistes amis: plusieurs livres sur les conditions de travail, l'histoire du mouvement ouvrier, ainsi que les dernières publications des Editions Delga, jeune maison d'édition marxiste qui feront l'objet de présentations spéciales sous le stand.


La crise du capitalisme et Marx, Domenico Moro

Il ne s’agit pas ici d’un incantatoire « retour à Marx ». La crise actuelle du capitalisme favorise au contraire le dépassement de ce formalisme neutralisant dans lequel était savamment maintenu l’auteur du Capital. La question émerge d’elle-même à la faveur des conflits actuels : quelle peut être la saisie concrète du Capital par les forces de progrès ?

Effort didactique sans équivalent, ce livre de l’économiste italien Domenico Moro n’est ni plus ni moins qu’une réponse possible à cette exigence de réappropriation de l’oeuvre centrale de Marx, débarrassée des fétichismes et des clichés mondains. Il est temps de redécouvrir à quel point cette oeuvre n’est pas un dogmatisme, mais un outil pour l’action.

PRESENTATION PAR LUIGI-ALBERTO SANCHI, DIMANCHE 13 SEPTEMBRE A 11H30

 


Une des bases de toute école politique du PCF:

Principes élémentaires de philosophie, Georges Politzer

Ce manuel élémentaire reproduit les notes prises par un de ses élèves aux cours de Georges Politzer à l'Université Ouvrière dans l'année scolaire 1935-1936. (...)

Dès le début, Georges Politzer se chargea d'enseigner à l'Université Ouvrière la philosophie marxiste, le matérialisme dialectique : tâche d'autant plus nécessaire que l'enseignement officiel continuait d'ignorer ou de dénaturer cette philosophie.

Aucun de ceux qui eurent le privilège d'assister à ces cours — il parlait chaque année devant un nombreux auditoire où se mêlaient tous les âges et toutes les professions, mais où dominaient les jeunes ouvriers — n'oubliera l'impression profonde que tous ressentaient devant ce grand garçon roux, si enthousiaste et si savant, si consciencieux et si fraternel, si attentif à mettre à la portée d'un public inexpérimenté une matière aride et ingrate.

Son autorité imposait à son cours une discipline agréable, qui savait être sévère, mais restait toujours juste, et il se dégageait de sa personne une telle puissance de vie, un tel rayonnement qu'il était admiré et aimé de tous ses élèves.

Pour se faire bien comprendre, Politzer supprimait d'abord de son vocabulaire tout /argon philosophique, tous les termes techniques que peuvent seuls entendre les initiés. Il ne voulait employer que des mots simples et connus de tous. Lorsqu'il était obligé de se servir d'un terme particulier, il ne manquait pas de l'expliquer longuement par des exemples familiers. Si, dans les discussions, quelqu'un de ses élèves employait des mots savants, il le reprenait et se moquait de lui avec cette ironie mordante que connaissaient bien tous ceux qui l'ont approché.

(...)

Georges Politzer, qui avait une connaissance approfondie de son sujet et une intelligence d'une admirable souplesse, se préoccupait avant tout des réactions de son auditoire : il prenait chaque fois la « température » générale et vérifiait constamment le degré d'assimilation de ses élèves. Aussi était-il suivi par eux avec un intérêt passionné. Il a contribué à former des milliers de militants, et nombreux parmi eux sont ceux qui occupent aujourd'hui des postes « responsables ».

Nous qui comprenions la valeur de cet enseignement et qui songions à tous ceux qui ne pouvaient l'entendre, et particulièrement à nos camarades de province, nous souhaitions la publication de ses cours. Il promettait d'y penser, mais, au milieu de son immense travail, il ne trouvait jamais le temps de réaliser ce projet.

C'est alors qu'au cours de ma deuxième année de philosophie à l'Université Ouvrière, où l'on avait créé un cours supérieur, j'eus l'occasion de demander à Politzer de me corriger des devoirs, et je lui remis, à sa demande, mes cahiers de cours. Il les trouva bien faits, et je lui proposai de rédiger, d'après mes notes, les leçons du cours élémentaire. Il m'y encouragea, en me promettant de les revoir et de les corriger. Il n'en trouva malheureusement pas le temps. Ses occupations étant de plus en plus lourdes, il laissa le cours supérieur de philosophie à notre ami René Maublanc. Je mis celui-ci au courant de nos projets et lui demandai de revoir les premières leçons que j'avais rédigées. Il accepta avec empressement et m'encouragea à terminer ce travail que nous devions ensuite présenter à Georges Politzer. Mais la guerre survint: Politzer devait trouver une mort héroïque dans la lutte contre l'occupant hitlérien.

Bien que notre professeur ne soit plus là pour mettre au point un travail qu'il avait approuvé et encouragé, nous avons cru utile de le publier d'après mes notes de cours.

Georges Politzer, qui commençait chaque année son cours de philosophie à l'Université Ouvrière en fixant le véritable sens du mot matérialisme et en protestant contre les déformations calomnieuses que certains lui font subir, rappelait énergiquement que le philosophe matérialiste ne manque pas d'idéal et qu'il est prêt à combattre pour faire triompher cet idéal. Il a su, depuis lors, le prouver par son sacrifice, et sa mort héroïque illustre ce cours initial, où il affirmait l'union, dans le marxisme, de la théorie et de la pratique. Il n'est pas inutile d'insister sur ce dévouement à un idéal, cette abnégation et cette haute valeur morale à une époque où, de nouveau, on ose présenter le marxisme comme « une doctrine qui transforme l'homme en une machine ou un animal à peine supérieur au gorille ou au chimpanzé » (Sermon de carême à Notre-Dame de Paris, prononcé, le 18 février 1945, par le R. P. Panici.)

Nous ne protesterons jamais assez contre de tels outrages à la mémoire de nos camarades. Rappelons seulement à ceux qui ont l'audace de les prononcer l'exemple de Georges Politzer, de Gabriel Péri, de Jacques Solomon, de Jacques Decour, qui étaient des marxistes et qui professaient à l'Université Ouvrière de Paris : tous de bons camarades, simples, généreux ; fraternels, qui n'hésitaient pas à consacrer une bonne partie de leur temps à venir dans un quartier perdu enseigner aux ouvriers la philosophie, l'économie politique, l'histoire ou les sciences.


Maurice LE GOAS , préface aux Cours de philosophie, Principes élémentaires, Paris, Editions Sociales, 1948.
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PRESENTATION PAR L'EDITEUR, AYMERIC MONVILLE, SAMEDI 12 SEPTEMBRE A 11h30

Rideau de fer sur le boul'mich, Jean Salem
Il ne se passe guère d’année qui ne nous crédite de son lot de « révolutions orange » (Ukraine, Biélorussie, Tibet, Xinjiang, Bolivie, etc.). À ce rythme très soutenu, le système et ses porte-voix ne font que broder sur un canevas conçu trente ans plus tôt : l’opération qui, à l’Est, fit passer un demi-milliard d’individus d’une relative sécurité sociale à la jungle de la concurrence libre et non faussée. Les ex-Soviétiques y auront perdu dix ans d’espérance de vie et la diminution de moitié de leur production industrielle. Mais ils peuvent néanmoins jouir du droit formel d’aller vivre à Beverley Hills…

 

Du mur de Berlin au mur de l’argent, Jean Salem retrace ici la saga grotesque et dramatique qui précéda ces événements, avec son ballet de belles âmes narcissiques et de dissidents sponsorisés. Quand les défenseurs de Solidarnosc jetaient un voile pudique sur les contras de Reagan… Quand Soljenitsyne vantait les mérites du franquisme et du Chili de Pinochet… Quand Mitterrand, ancien ministre de la guerre

d’Algérie, inventait la « gauche morale »…

Vingt ans après la victoire du « monde libre », il est temps de passer au crible les mécanismes de ce qui fut et demeure une véritable propagande de guerre.

 

Jean Salem, philosophe est professeur à la Sorbonne. Il y anime le séminaire « Marx au XXIe siècle». Ses principaux travaux portent sur l’histoire du matérialisme et sur le marxisme.

JEAN SALEM SERA PRESENT SUR LE STAND DIMANCHE 13 SEPTEMBRE A 14h30


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Vendredi 4 septembre 2009


Subissant une vieille coutume, notre stand a été déplacé et nous venons de l'apprendre !

Jamais plus de deux ans sur le même espace !

Pas grave, puisque le programme officiel de la Fête, imprimé il y a 15 jours, indique la bonne adresse : avenue Elsa Triolet, carré H3 sur le plan


On pourra donc toujours y déguster les spécialités antillaises de Juju, boudin et punch, boire (avec modération), manger des sandwichs, dénicher des bouquins et aussi, surtout, faire de la politique et discuter avec les militants de la section du 15ème, du collectif RATP-bus et leurs amis du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" !


Retenez bien l'adresse : PCF Paris 15, avenue Elsa Triolet !


Le plan de la fête 2008 en pdf
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Mercredi 26 août 2009
Faire vivre et renforcer le PCF, une condition

Pour des fronts de lutte qui rompent avec la politique du capital !

 

Les communistes de la section du PCF Paris-15ème vous invitent à leur stand à la Fête de l’Humanité 2009 sous ce slogan.


Des majorités objectives de salariés, de retraités, de jeunes s’opposent au pouvoir sarkozyste. Le 19 janvier, le 19 mars, le 1er mai, par millions, nous avons fait grève et manifesté. Pourtant, le gouvernement se sent les coudées franches pour continuer ses contre-réformes. L’hôpital, La Poste, le lycée, l’ensemble des services publics, encore la Sécurité sociale sont dans le viseur, avec de nouveaux projets de loi précis, pendant qu’il accompagne la casse de l’outil industriel par le patronat.

Sur quoi bute le mouvement social ? C’est plus que jamais la question à laquelle les communistes doivent s’efforcer de répondre. Elle sera au cœur de la Fête de l’Huma. Comment créer les conditions de convergences précises de lutte pour mettre en échec le pouvoir, pour ouvrir la perspective d’alternative politique à partir d’une victoire ?

Le spectacle est lamentable des combinaisons politiciennes rivées vers une alternance sans contenu en 2012, en passant par les régionales. Sur fond d’un large consensus sur le fond, par exemple sur l’acceptation de l’UE du capital qu’une majorité, là aussi, a rejeté notamment par l’abstention massive aux élections européennes.

Ce petit jeu n’est pas l’affaire du PCF ! Plus que jamais, au contraire, la théorie révolutionnaire, l’organisation historique du Parti tournée vers la lutte des classes est d’actualité. Continuer à effacer l’identité de notre parti est un contresens.

Nous sommes très nombreux à l’avoir exprimé au 34ème congrès. La fête de l’Huma sera une grande occasion d’affirmer l’utilité, la nécessité du PCF, d’un PCF qui s’assume, de le faire à partir des initiatives précises qu’exige la situation politique. D’en débattre pour agir. 

Nous sommes résolus à contribuer à cela, à contribuer au succès du grand rendez-vous politique de la rentrée, la fête du journal des communistes.

 

Rendez-vous au Stand de la section du PCF-Paris 15 et du Collectif RATP-Bus :

 

ATTENTION : DEPLACEMENT DU STAND: Avenue Elsa Triolet (entrée Dugny ou Le Bourget)

 

Tout au long de la fête :

 

- Actions pour la défense de La Poste et de l’Hôpital public.

- Diffusion de journaux, adhésions au PCF

- Espace permanent de débat sur le parti avec l’expression du Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF »

 

- Le bar de la section du 15ème proposera notamment ses spécialités antillaises, punch, boudins (Juju de la RATP Croix-Nivert est bien là cette année !) et de la restauration légère.

- vente de livres politiques et de livres d’occasion

 

Vendredi 11 septembre :

 

- 15h00 : ouverture du stand.

- 19h00 : inauguration du stand et présentation des initiatives politiques.

- 20h00 : Repas fraternel des communistes du 15ème et de leurs amis (15 euros – menu complet -  si possible s’inscrire.

 

Samedi 13 septembre :

 

- 15h15 : RATP, Poste, SNCF, EDF,… faire converger les luttes pour la défense du service public, propositions et rôle de l’organisation politique communiste. Débat avec des camarades de ces entreprises, également militants syndicalistes.

- 18h00, Animation musicale par les "Copains du quartier", machinistes du dépôt de Flandre, (reprises de Georges Brassens et quelles reprises !)

 

Dimanche 14 septembre :

 

- 14h30 : point sur les activités politiques.

 

Venez nombreux ! Amenez du monde ! Participez ! Et faisons la fête tous ensemble !

La Vignette est à vendre à la section au prix de 18 euros pour les 3 jours (plus chère sur place). Commandes et inscription au repas auprès d’Emile, 06 10 85 25 10, 01 48 56 16 66).

 

 


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Jeudi 27 septembre 2007

Des milliers de visiteurs à la recherche du PCF.

Retour sur la Fête de l’Humanité 2007. Succès politique du stand de la section du PCF Paris 15 et du collectif PCF RATP Bus.

La Fête de l’Humanité est toujours une grande et belle fête, un événement politique unique. A sa façon, elle témoigne de ce que continue à représenter notre parti dans le pays et aussi du fossé entre cet héritage et la ligne dirigeante actuelle.

Cette année, l’attente politique, le besoin de débattre étaient peut-être plus forts, devant l’urgence à mettre en échec Sarkozy mais aussi devant les inquiétudes sur l’avenir du PCF. L’affluence aux débats l’a montré. Nous l’avons vécu dans notre activité militante sous notre stand. Notre raison d’être présents à la Fête, c’est de faire la fête mais c’est aussi de faire de la politique ! D’année en année, les stands vraiment militants se font plus rares. Crise du militantisme ? Plutôt absence d’impulsion politique (sans parler des prix et contraintes de plus en plus lourds pour avoir un emplacement et un stand).

Où étaient, cette année encore, la ou les grandes campagnes de riposte à Sarkozy, relayées dans les stands et les allées, que le Parti aurait pu lancer nationalement à l’occasion de la Fête en direction des centaines de milliers de visiteurs ? 

L’an dernier, nous avions fait signer massivement contre la privatisation de GDF et la fusion avec Suez, mais presque seuls sur la fête. Cette année, avec les camarades de la RATP, nous avons fait signer la pétition contre la casse des régimes spéciaux de retraite, en soulignant dans un débat et dans les discussions combien cette question concernait l’avenir de tout le système solidaire de retraite et du service public. Plus de 550 signatures ont été collectées venant aussi bien d’agents d’autres services publics, que de salariés du privé, de jeunes. A notre échelle, nous y voyons la confirmation des possibilités énormes de rassemblement et de convergences de luttes. Pourquoi pas comme en 1995 ? N’est-ce pas le rôle du PCF de contribuer à construire ce rapport de force politique dans les luttes ?

 

 

 

La direction du PCF a choisi de placer la Fête sous le signe d’un autre regroupement, celui des organisations de « gauche ». Le débat du samedi avec MG. Buffet, F.Hollande, C.Duflot (des Verts) et O.Besancenot a été le symbole de cette démarche. On a parlé de « riposte commune » à Sarkozy. Mais quel « comité de riposte » ou « comité de liaison » communs imaginer en lien avec le mouvement populaire, avec le PS dont tous les dirigeants approuvent par exemple la remise en cause des régimes spéciaux ? Interpellé sur ce sujet et sur le « service minimum », par un de nos camarades de la RATP, responsable syndical, Bertrand Delanoë, en visite électorale, a laissé le soin à son service d’ordre de répondre. Une action commune contre les franchises ? D’accord, mais la bataille pour le financement solidaire de la sécurité sociale ne peut guère aller loin avec un PS, dont les gouvernements sont responsables de plus de la moitié des exonérations de cotisations patronales et qui veut une hausse de la CSG. Sans parler de l’UE.

 

 

 

 

Hollande n’a pas caché son objectif : le rassemblement de la gauche pour l’alternance aux élections de 2012. Besancenot a eu encore une fois la part belle en affichant posture de lutte et lucidité sur le PS. Par son histoire et son organisation, la LCR, ou son avatar rebaptisé (en abandonnant toute référence communiste) ne pourra jamais occuper l’espace du parti de masse et de classe anticapitaliste qui est historiquement le PCF. Choisissant de restée coincée ses deux interlocuteurs, MG. Buffet reproduit la stratégie a conduit au 1,9% des présidentielles. La formule « refondation de la gauche » a pris le pas sur les « collectifs antilibéraux » mais l’effacement du PCF et ce qu’il représente est bien toujours à l’ordre du jour du côté des directions.

La question de l’avenir du PCF était dans les préoccupations de beaucoup, adhérents, anciens adhérents, sympathisants. L’idée de la disparition du PCF, de son changement de nom, est inacceptable, inconcevable, pour un très grand nombre. Le badge que nous vendions « Redonnons sa raison d’être au PCF » avec « les outils » a fait fureur !

Mais la confusion, doublée d’un désarroi et d’un sentiment de malaise notamment chez les communistes domine. Comment pourrait-il en être autrement quand la ligne suivie par la direction paraît illisible et incohérente, quand elle met elle-même en débat du « congrès » extraordinaire la question de la disparition du Parti, esquivant toute autocritique ? Comment s’y retrouver encore dans l’étonnant jeu de rôles des dirigeants, responsables collectivement de la Mutation démolition du Parti depuis au moins 10 ans ? Les « clans » dirigeants donnent aujourd’hui l’impression de se démarquer suivant des postures diverses : certains partisans de la fin du Parti et de la création d’un parti de la « gauche », avec des partenaires socio-démocrates variables, d’autres du maintien, sans doute dans une coalition de « gauche », de l’étiquette PCF, débarrassée de tout ce qui en a fait le grand parti de classe anticapitaliste. Dans le débat organisé sous notre stand, un camarade a appelé ces derniers les « taxidermistes » du PCF. Bien vu !

 

Nous sommes allés à la rencontre des visiteurs avec l’appel « Pas d’avenir sans PCF – nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu’il retrouve sa raison d’être ». Nous l’avons diffusé à plus de 7000 exemplaires, avec le texte issu de la réunion du 1er septembre à Vénissieux, montrant l’identité de vue de communistes de plus de 20 fédérations. Des centaines de camarades, parfois responsables de cellules ou de sections, et de sympathisants l’ont signé et nous ont laissé leurs coordonnées, heureux de (re)trouver des structures du PCF décidées à s’opposer au processus de liquidation du Parti. Lors des débats sous le stand, l’expérience de récréation de cellule et de section d’entreprise à la RATP sur une base de lutte, quelles que soient ses limites, a suscité beaucoup d’intérêt.

A l’issue de la fête, il nous semble encore plus important de faire voir l’enjeu principal, que ne doivent pas masquer d’autres questions même importantes, à un moment qui est peut-être « l’heure de vérité » pour le PCF. 2 options fondamentales s’affrontent. Soit on rompt avec l’histoire du PCF et les choix de 1920 pour se diluer dans « une gauche » réformiste, dépendante des institutions. Soit on poursuit le PCF, en lui rendant sa raison d’être et en assumant son histoire, un parti anticapitaliste, marxiste, dont la nécessaire indépendance de pensée est mise au service des travailleurs et de la lutte des classes.

La situation internationale, telle qu’elle a fait irruption à la Fête, confirme la nature cruciale de ce choix français. L’éclatant succès des stands de Cuba et du Venezuela a témoigné de l’actualité du socialisme. La forte poussée électorale du Parti communiste grec, parti de lutte, marxiste et léniniste, a constitué un bel encouragement le dimanche soir de la Fête. Nous avons diffusé plus de 1200 cartes postales de solidarité avec les Jeunesses communistes tchèques dont 300 nous ont déjà été retournées signées. En République Tchèque, au cœur de l’UE, on interdit une organisation communiste parce qu’elle met en cause la propriété privée des moyens de production. Plus qu’un symbole, un avertissement. Ne laissons jamais banaliser l’anticommunisme ! La rencontre que nous avons eue avec les représentants du parti communiste de Bohème-Moravie a été très instructive sur ce point et d’autres.

La photo de Guy Môquet était présente presque partout sur la Fête. Ne laissons pas la commémoration du 22 octobre être un enterrement en grande pompe du PCF sous les auspices de Sarkozy ! Marquons au contraire à cette occasion la nécessité du PCF pour l’avenir !

 

 

 

 

 

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Mardi 18 septembre 2007

Des milliers de visiteurs de la Fête de l'Huma 2007 en attente, en quête du PCF.

Succès de notre stand du PCF Paris 15 et du Collectif PCF RATP BUS

Lancement de l'appel "PAS D'AVENIR SANS PCF" (ci-dessous)

Un compte-rendu de la Fête prochainement sur ce site.

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