Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Lundi 24 mars 2008

Mongin – Mougeotte : assonance ou allitération ?

Extrait du site http://pcf-ratp-bus.over-blog.com/

Pierre Mongin a visiblement décidé de suivre le raisonnement d’Etienne Mougeotte. L’ancien patron de TF1 affirmait vendre à Coca-Cola du « temps de cerveau humain disponible ». Le PDG de la RATP ne veut pas laisser du temps de cerveau disponible du voyageur, 44 minutes par jour en moyenne, échapper à la publicité.

Depuis 15 ans, en partenariat avec plusieurs maisons d’édition dont le Temps des Cerises, la RATP avait lancé l’initiative « Poésie dans le métro ». Quelques vers, de poètes célèbres ou non, affichés en bout de rame, incitaient les passagers à la rêverie, la méditation, au voyage intellectuel, à l’évasion notamment aux heures de pointe. Pas à la consommation.

La direction de la RATP a décidé de mettre fin à cette expérience culturelle. Ses motivations ne sont pas difficiles à percevoir. La recherche du profit financier maximal en vue de la privatisation ne tolère pas qu’un espace, si réduit soit-il, lui soit soustrait.

Même réduit, l’espace poétique est un espace politique qui échappe au capitalisme.

Nous invitons les agents de la RATP, les usagers, toutes les personnes attachées à la diffusion de la poésie, à protester du ministère de la Culture, du Syndicat des transports d’Ile-de-France et de la direction de la RATP.

Cela fait partie intégrante de notre lutte pour défendre le service public.

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Jeudi 21 février 2008

Audiovisuel : Face à l’agression de Sarkozy, défendre et reconquérir l’espace du service public attaqué depuis 30 ans !

undefinedL’ampleur de la mobilisation des salariés de l’audiovisuel public, de France-Télévision (photo ci-contre du siège dans le 15ème) et de Radio France, montre que personne n’est dupe des intentions de Sarkozy : de 60 à 90% des grévistes le 13 février, 4000 manifestants.

La brusque annonce de la suppression de la publicité sur les chaînes et stations publiques annonce un nouveau coup, de grande ampleur, contre le service public.

Dans l’immédiat, elle a permis d’importants gains en bourse pour TF1 et M6, dont Sarkozy copine étroitement avec les PDG. Les mêmes profiteraient en premiers du report de la publicité du secteur public, 800 millions d’euros par an.

Pour les chaînes publiques, le déficit de recettes atteindrait en fait 1,2 milliard d’euros compte tenu du besoin de financement des heures de programmation libérées par la publicité. Les difficultés financières ne manqueront pas de servir de prétexte à la réduction du champ du service public. Là encore, personne ne s’y trompe. Sarkozy se défend de vouloir privatiser une chaîne entière mais les contacts pour livrer les décrochages de France 3 aux groupes de presse régionaux se confirment. Quant aux financements de substitution à la publicité, ils restent et resteront imprécis et précaires.

Devant l’ampleur du mouvement, le pouvoir crée une commission présidée par l’ultralibéral Copé. La méthode est la même que dans les autres secteurs : on impose d’abord la contre-réforme structurelle puis on ouvre une « négociation » sur ses aménagements.

Les conditions existent dans le secteur comme dans le pays pour ne pas laisser faire, même pour engager la reconquête du service public. Communistes, nous entendons y contribuer.

La question de la publicité est trompeuse.

Elle est indéniablement de plus en plus envahissante et insupportable sur les antennes. Mais elle n’est pas cause mais symptôme du cancer qui atteint l’ensemble de l’audiovisuel : la loi du profit. Ce n’est pas la pub qui entraîne la recherche de l’audimat au prix du « moins-disant » culturel. C’est la volonté de faire de l’argent qui explique les programmes démagogiques et l’extension de la pub. Sarkozy essaie le tour de force d’utiliser le ras-le-bol de la pub pour alimenter ses premiers pourvoyeurs, les groupes privés.

Oui, il y a trop de pub à la télé. La bonne solution, c’est de la limiter sur toutes les chaînes, d’abord sur TF1 et M6, en vertu des cahiers des charges de concessions les liant aux pouvoirs publics. Ces dernières années au contraire, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’autoriser davantage de minutes de pub par heures et de nouvelles coupures des programmes. Concernant le service public, la suppression intégrale de la publicité ne s’impose pas. Comme les syndicats, nous demandons le plafonnement à 25% des ressources d‘origine publicitaires de chaque chaîne.

Renforcer structurellement le service public dans un cadre concurrentiel.

L’audiovisuel est un secteur où a été imposée durablement la mixité entre entreprises privées et publiques. Il est illusoire à court terme de renverser cette situation, même si l’exigence de renationalisation de TF1 est plus légitime que jamais. L’intrusion croissante des opérateurs de télécommunication accentue la pression du privée.

Dans cette situation, dans l’intérêt général, dans ce cadre concurrentiel, nous nous battons pour que le service public, dans son déploiement et ses principes soient consolidés.

Les gouvernements successifs depuis 1984, sinon 1974, se sont appliqués à faire le contraire : affaiblir le secteur public pour faire le lit du privé, aux dépens des téléspectateurs, du pays.

Quelques rappels. En 1984 et 85, Mitterrand a choisi de confier à son ami Rousselet Canal +, puis à Berlusconi la 5. En 86, Chirac privatise TF1.

Dans le service public même, la place est faite à l’externalisation au profit du privé. TDF a été privatisée. La SFP, Société française de production, à l’origine de toutes les grandes émissions de la télé française dont beaucoup cultivent le souvenir, a été démantelée. Les producteurs privés, notamment les animateurs/producteurs se nourrissent au caviar sur le dos du public et sur les ruines de la SFP.

De plus en plus de salariés de l’audiovisuels sont précarisés, souvent avec le statut d’intermittents que Catherine Tasca, ministre PS qui donne aujourd’hui des leçons, a scandaleusement élargi et fragilisé aux dépens des artistes, des salariés de l’audiovisuel, à l’avantage des employeurs.

Le pilotage des chaînes publiques s’est effectué à vau l’eau par les PDG successifs dans la logique du privé.

Enfin, maintenant, les financements sont menacés par Sarkozy pour démanteler plus vite l’ensemble.

Ça suffit, il est temps d’inverser le mouvement :

- Aucune restriction du périmètre du service public n’est acceptable. Deux chaînes généralistes nationales doivent être maintenues. Le secteur public doit être étendu, notamment dans les nouvelles technologies. Pas touche à l’intégrité de France 3.

- Le domaine de production, de création, publique, dans le secteur public, doit être maintenu intégralement, notamment la production régionale de France 3, et développé dans le but de supplanter la production privée au sein des chaînes publiques, parasitaire et coûteuse.

-  Le statut de tous les personnels doit répondre à des critères de stabilité en commençant par respeter le droit du travail.

- Les financements permanents correspondant à ses objectifs doivent être accordés au service public. Les ressources publicitaires doivent être maintenues à un niveau plafonné, tant que de nouvelles ressources pérennes ne sont pas assurées. Les nouvelles idées de taxes avancées par le pouvoir pénaliseraient, de façon injuste, autant les ménages qu’une augmentation de la redevance.

- Les programmes doivent obéir aux objectifs historiques de service public: informer de façon pluraliste, cultiver, distraire intelligemment.

Dans ces conditions, la dérive du secteur privé vers la télé poubelle pourra être contenue. 
 

La mobilisation exceptionnelle des salariés du secteur public, l’attachement de la population à des programmes de qualité, les convergences de lutte avec les autres secteurs du service public peuvent permettre d’avancer dans ces directions, de mettre en échec les plans de Sarkozy et de ses amis.

Pour les patrons de TF1, le but de la télévision, selon la formule de Patrice Le Lay, de « donner du temps de cerveau du téléspectateur disponible pour que Coca Cola vende son produit ».

Non ! Montrons que nous ne sommes pas des bêtes !

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Mercredi 14 novembre 2007

Gagner le retrait du plan Bertrand-Fillon :

 

C’est nécessaire dans l’intérêt de tous

 

Et c’est possible !

 

 

Plus fort qu’en 95 ! Après le 18 octobre, la grève d’aujourd’hui à la RATP comme à la SNCF, à EDF et GDF ou à l’Opéra de Paris est un succès historique. Elle fait la démonstration de la capacité de mobilisation et de la détermination des salariés concernés à défendre leur droit à la retraite, malgré les multiples manœuvres de division. Cela représente une force tout à fait considérable.

 

Le matraquage médiatique, les sondages trafiqués ne parviennent pas à cacher l’évolution réelle de l’opinion publique : de plus en plus de salariés prennent conscience que la défense les régimes « spéciaux » les concerne parce qu’en les attaquant, le gouvernement prépare la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système solidaire de retraite par répartition. Le passage à 41, 42, 45 annuités est déjà annoncé.

 

La question du pouvoir d’achat devient plus brûlante que jamais devant la supercherie du « travailler plus pour gagner moins » de Sarkozy. Le lien est direct avec l’attaque contre la Sécurité sociale et les retraites qui diminuent les revenus et les remboursements, comme avec les privatisations qui font s’envoler les tarifs.

 

Dans le même temps, les luttes se développent dans de nombreux autres secteurs, en particulier dans la fonction publique (manif du 20), notamment à l’éducation nationale et dans la Justice, à l’université pour l’abrogation de la loi Pécresse « d’autonomie », plutôt de mise sous dépendance du MEDEF des facultés.

 

Objectivement, le rapport de forces contre la politique de Sarkozy et Fillon progresse et

 

les conditions d’un nouveau « tous ensemble » se développent.

 

Plus que jamais, nous soutenons la revendication de retrait pur et simple du plan Bertrand-Fillon et du maintien intégral des régimes « spéciaux » de retraite. Cette bataille peut et doit être un point de convergence de toutes les luttes en cours.

 

Le gouvernement ne cesse d’appeler à des négociations, tout en affirmant que sur le fond, rien n’est négociable. Le piège est grossier. Effectivement, rien n’est négociable de notre point de vue également!

 

On ne négocie pas les détails d’un recul social historique. Quel intérêt à des négociations catégorielles dont tous ressortent plus ou moins perdants.

 

Rien ne légitime la remise en cause des régimes spéciaux! Les faux prétextes tombent et les vrais objectifs du pouvoir et du MEDEF deviennent évidents (voir au dos): la casse de l’ensemble des retraites et la privatisation.

 

Sarkozy et le gouvernement ont engagé une véritable course de vitesse.

 

Ils veulent passer en forces avant que la riposte de tous ceux, une très large majorité, qui subissent durement les conséquences de leur politique, n’ait le temps de s’organiser, de s’unir. Abattre la résistance du secteur public, qui s’est manifestée dans l’intérêt de tous en 95 et en 2003, avant que le privé ne se mobilise : voilà leur méthode. Ensemble, déjouons ces calculs!

 

Pour le moment, le mouvement social porte  l’alternative politique. On ne peut pas se permettre d’attendre « l’opposition » de « la gauche » pour combattre et faire échouer la politique au service des possédants. Comme à la présidentielle, le PS ne s’oppose pas sur le fond aux orientations du gouvernement. Son premier objectif: l’alternance aux élections de 2012, d’ici là les municipales. L’adhésion des dirigeants du PS au nouveau traité de l’UE, au mépris du choix du peuple de 2005 souligne cette connivence de fait.

 

Ensemble, défendons la Sécurité sociale, le droit à la retraite! Regagnons les 37,5 annuités pour tous! Les 32 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales représentent trois fois le « déficit » fabriqué de la Sécu. Tous ensemble, nous pouvons faire plier le gouvernement!

 

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Mardi 13 novembre 2007

Extrait du site de nos camarades de la RATP: http://pcf-ratp-bus.over-blog.com/

Non, M.Sarkozy, vous n’avez pas été élu monarque absolu !

Les media déclinent avec complaisance le refrain présidentiel : « j’ai été élu président par une majorité donc j’ai toute légitimité à imposer ma politique ». Etonnante conception de la démocratie ! A notre connaissance, l’élection présidentielle n’a pas été un référendum sur la nouvelle contre-réforme que Sarkozy et ses « collaborateurs » Fillon et Bertrand engagent pour saboter la retraite par répartition en commençant par les régimes dits « spéciaux ».

Un référendum, il y en a bien eu un. En 2005, le peuple a massivement rejeté un texte précis : le projet de « constitution européenne ». Mais ce vote souverain du peuple, le président-monarque le méprise et le bafoue en tentant de faire passer par la bande pratiquement le même texte rebaptisé « nouveau traité de l’UE ». Dans le même souci « démocratique », il tente de museler les salariés avec le soi-disant « service minimum » contre le droit de grève.

Non, M. Sarkozy, le peuple, les travailleurs n’ont pas l’intention de vous obéir comme à un roi de droit divin. Vous attaquez la démocratie. Les salariés, notamment demain une très forte proportion d’agents de la RATP, la font vivre par la lutte, par la grève, par la manifestation.

L’ensemble de la population, les salariés du privé comme du public doivent pouvoir savoir que la remise en cause des régimes « spéciaux » de retraite prépare la nouvelle étape de la casse de toute la retraite solidaire, qu’elle prépare la privatisation aux dépens de l’immense majorité d’entre eux. Le peuple doit se réapproprier les éléments du débat. Quand les profits du CAC 40 explosent, de quoi est malade la Sécurité sociale sinon de la politique d’exonérations de cotisations sociales patronales, 30 milliards d’euros en 2008 ?

Les communistes du Collectif PCF RATP BUS tiennent toute leur place dans ce débat et dans cette lutte. Nous le faisons en tant qu’organisation politique, implantée dans les dépôts parmi les agents. Nous le faisons d’autant plus que nous sommes conscients que les prétentions de Sarkozy correspondent à une « crise de la politique » : celle qui a amené au second tour des présidentielles deux candidats, deux partis politiques qui se retrouvent pour attaquer les régimes « spéciaux », le financement solidaire de la Sécurité sociale, pour faire passer le traité de l’UE du capital contre la majorité du peuple.

Retrait du plan Bertrand-Fillon ! Oui, les luttes peuvent faire reculer le gouvernement ! Comme en 1995 ! Plus que jamais, le mouvement social est aussi au centre de l’alternative politique.

 

 

 

 

 

 

 
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Lundi 12 novembre 2007

Casse des régimes spéciaux, mise en concurrence, privatisation : tout est lié !

Le gouvernement vient d’autoriser la RATP à concurrencer la SNCF sur le transport ferroviaire.

Par un arrêté daté du 5 octobre publié au journal officiel, le ministre Borloo vient de délivrer une « licence d’entreprise ferroviaire valable pour effectuer des services de transports de voyageurs » à la société Eurailco. Eurailco n’est autre qu’une filiale du « groupe » RATP et de Transdev, elle-même filiale de la RATP et de la Caisse des dépôts et consignations. Il s’agit donc d’une société de droit privé à capitaux 100% publics, mais complètement hors statut.  L’argent et les savoirs faire du service public sont ainsi dévoyés pour rentrer dans la logique de marchandisation des transports et de privatisation. Eurailco exploite déjà un réseau de trains régionaux en Allemagne contre la Deutsche Bahn dont les conducteurs de locomotives font justement grève pour les salaires et contre la casse du service public. Avec l’arrêté de Borloo, Eurailco, donc la RATP, obtient l’autorisation de s’attaquer au réseau public de la SNCF, dès que le gouvernement aura transposé et fait appliquer les directives et règlements européens. Les services publics de la RATP et la SNCF devraient s’entredévorer pour préparer la privatisation du secteur ! Cette idée est tellement aberrante que le gouvernement procède en toute discrétion. Les ambitions étrangères, hors Ile-de-France, du « groupe RATP » servent aussi de prétexte à la perspective de mise en concurrence de nos propres dépôts de bus et lignes de métro, déjà activement préparée aux dépens de nos conditions de travail et de la qualité du service rendu. La casse de nos régimes de retraite, à la RATP comme à la SNCF, est un élément crucial du processus de privatisation. Aucun groupe privé ne peut convoiter une entreprise qui assume ses responsabilités de retraites vis-à-vis de ses agents âgés. Tout est lié. Notre lutte contre la casse de nos retraites est aussi une lutte contre la privatisation. Communistes de la RATP-Bus, nous exigeons l’intégration pleine et entière, sous statut RATP, des réseaux de Transdev en Ile-de-France. Nous exigeons la suppression d’Eurailco. Nous alertons d’ici là nos camarades de la SNCF et dénonçons l’arrêté du ministre. 

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Jeudi 8 novembre 2007

Grève reconductible à la RATP à partir du 14 novembre

L’union syndicale CGT RATP a décidé aujourd’hui d’appeler à la grève reconductible à partir du 14 novembre pour s’opposer à la remise en cause du régime de retraite. La principale organisation syndicale invite ainsi les agents de la régie à rejoindre les cheminots, les électriciens et les gaziers, une semaine avant la mobilisation des fonctionnaires alors que les personnels de la justice, les étudiants, les salariés de plusieurs grands secteurs industriels s’engagent aussi dans l’action contre la politique gouvernementale. La CGT a fait le choix de la convergence des luttes et du rassemblement des agents, face au piège de la division dans la négociation de l’inacceptable et aux organisations qui s’enferrent dans cette pratique. Nous nous en félicitons.

A son niveau, le collectif PCF-RATP-Bus entend s’investir totalement en vue du succès de ce mouvement. Notre action se situe dans la continuité de la pétition (4000 signatures) que nous avons lancée en janvier contre la remise en cause de notre régime de retraite, pour l’abrogation des décrets l’adossant à la CNAV. Comme en 95 et en 2003, la mobilisation des agents du secteur public représente un atout majeur pour mettre en échec l’attaque contre l’ensemble du système de retraite par répartition et la casse des services publics. Le 18 octobre a fait la démonstration de la capacité des agents de la RATP, des cheminots… à se rassembler et de leur détermination.

La bataille dont commencera le deuxième « round » le 14 novembre revêt bien une portée politique nationale.

 
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Vendredi 26 octobre 2007

Libérez nos camarades ! Des camarades de la CGT cheminots sont retenus isolés au dépôt TGV du Landy à l’occasion de la visite de Sarkozy ce matin, 26 octobre.

 

 

Apprenant à la dernière minute le coup médiatique que Sarkozy tente de faire ce matin au dépôt TGV du Landy, plusieurs camarades syndiqués de la Gare du Nord ont décidé, de façon hautement responsable, de relever le défi du débat dans ce qui est encore leur entreprise, l’entreprise de tout la nation et non la propriété de Sarkozy. A peine ont-ils commencé à distribuer les tracts expliquant pourquoi le régime spécial de retraite de la SNCF doit être maintenu, une troupe de CRS trois fois supérieure en nombre les encercle, les empêche de diffuser et les isolent dans un coin du dépôt où nul ne peut les voir, ni les entendre.

 

Intervenons le plus tôt possible! Pour ceux qui le peuvent, les camarades « retenus » les appellent à venir au dépôt du Landy en soutien (RER Stade de France). Tous nous pouvons intervenir auprès des media.

 

Sarkozy ne veut pas entendre les arguments des cheminots qui défendent leurs droits, la retraite par répartition de tous et le service public nationalisé. Il n’entendra que la lutte !

 

 

France 3 Ile-de-France (standard) : 01 41 09 33 33

 

Le Parisien : 01 40 10 30 30

 

L’Huma : 01 49 22 72 72 (nous envoyons par internet)

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Jeudi 19 juillet 2007

Projet de loi de restriction au droit de grève, dit du « service minimum » :

Cet été, comme cet automne : rien n’est acceptable donc rien n’est négociable !


Nul ne peut se laisser abuser sur les intentions réelles de Sarkozy avec son projet de loi dénommé « relatif au dialogue social et à la continuité des transports publics ».


La « continuité des transports » n’est pas rompue, dans 98% des cas, par les mouvements de grève des agents mais bien par les dysfonctionnements, de plus en plus nombreux, que causent la pénurie de moyens humains et matériels, leur précarisation, et la logique de privatisation. C’est précisément ce que combattent presque tous les mouvements revendicatifs.


Quant à la tarte à la crème du « dialogue social », il aura rarement atteint un tel niveau de caricature qu’il s’agisse de la précipitation avec laquelle le gouvernement veut faire passer son texte dès juillet ou de son contenu.


La visée de Sarkozy est clairement de tenter d’intimider les agents du service public, de restreindre les capacités de mobilisation des salariés d’un secteur stratégique. Le spectre du mouvement de 1995 qui a jeté aux orties le Plan Juppé, de la mobilisation de 2003 contre la 1ère loi Fillon de démantèlement de la retraite solidaire par répartition, continuent de hanter les nuits des gouvernants. Les grèves des agents des transports publics y ont joué un rôle décisif, comme ils pourraient le faire face à la privatisation rampante, à la deuxième loi Fillon de casse des retraites, partant de celle des régimes spéciaux programmée pour 2008.


Sarkozy s’efforce de jeter à la vindicte générale les salariés du secteur public. Il prétend se prévaloir d’un soutien majoritaire de la population pour son « service minimum ». Ce n’est pas la vérité comme le montrent aussi bien le soutien massif aux grévistes des salariés du privé en 95 comme en 2003 que celui des usagers aux conflits locaux quand l’atteinte au service public est expliquée.


La présentation étudiée du projet de loi ne doit pas tromper non plus. Tous ses aspects sont dangereux et à rejeter.

Les articles 5 et 6, les plus largement dénoncés, représentent une atteinte directe au droit constitutionnel, individuel, à la grève.

L’article 5 cherche à imposer, sous peine de « sanction disciplinaire », un préavis individuel de 48 heures. Cette disposition ouvrirait la voie à toutes les pressions, empêcherait le salarié de se prononcer après une assemblée des personnels en début de grève.

L’article 6 veut ouvrir la possibilité à la direction de l’entreprise d’organiser elle-même un vote des personnels, 8 jours après le début d’une grève, sur la poursuite du mouvement. C’est là aussi donner au patronat un moyen de pression sur les grévistes.


Les premiers articles définissant le cadre des accords-cadre dans les entreprises pour la « prévention des conflits » attaquent tout autant le droit de grève, à court retardement, puisqu’ils doivent être « négociés » d’ici le 1er janvier 2008. Rappelons que la signature d’un seul syndicat suffirait à leur application dans chaque entreprise. Faute de la signature d’un accord, ce sont les règles contenues dans la présente loi qui s’appliqueraient.


Elles prévoient ainsi des délais supplémentaires au préavis existant pour « laisser le temps à la négociation », pouvant atteindre 13 jours ! Ces accords portent aussi des menaces sur l’information syndicale.


Les articles (4 et début du 5) définissant le « service minimum » proprement dit, à la charge des autorités organisatrices (par le STIF pour l’Ile-de-France) sont doublement pervers. Premièrement, ils mettent en place l’organisation des briseurs de grève. Deuxièmement, ils constituent un précédent dans la restriction des prestations relevant du service public, ouvrant un nouveau cadre d’éclatement de la mission de service public de chaque entreprise.

Enfin, l’article 9 interdisant le paiement des jours de grève porte de façon inadmissible le mensonge que les grévistes du public sont payés.

En conséquence, notre position de communistes ne peut être que de combattre l’ensemble du projet de loi, d’exiger qu’il soit retiré, qu’aucune de ses dispositions ne s’applique. 
Rien n’est négociable !

Cette position vaut pour cet été alors que le projet de loi va être soumis au Parlement, et, vu la période de l’année, probablement votée. Elle vaut ensuite avant l’édiction des décrets d’application. Mais elle vaudra aussi cet automne alors que les soi-disant négociations auront lieu. Nous devons contribuer à alimenter les mobilisations contre la restriction du droit de grève dans l’entreprise, comme dans les régions.


A ce titre, les responsabilités politiques des régions gérées par la « gauche » sont une nouvelle fois soulignées. Le projet de loi s’inspire et aggrave les dispositifs de « service garanti » déjà mis en place dans certaines d’entre elles et notamment en Ile-de-France. Le Président PS du conseil régional, Huchon, président du STIF, comme sa majorité dans toutes ses composantes doivent choisir leur camp. Nous invitons à les interpeller avec encore davantage de force pour qu’ils tiennent leur engagement de supprimer le dispositif du « service garanti » adopté par la droite, pour qu’ils prennent dans les faits une position de « résistance » à la droite.


La force de l’opposition au coup de force du gouvernement contre le droit de grève sera déterminante pour la suite des mobilisations contre son programme de mesures structurelles de casse sociale.

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Samedi 2 juin 2007

Plus de 40% de grévistes à France-Télécom décidés à enrayer la « machine à broyer » de la privatisation

Jeudi 31 mai, la journée d’action et de grève, à l’appel des organisations syndicales, a été particulièrement bien suivie à France Télécom : plus de 40% de grévistes et plusieurs rassemblements importants dont celui place d’Alleray dans le 15ème devant  la direction générale. Les agents s’opposent à un plan de suppression de 22000 emplois sur 108000 en France d’ici fin 2008.

Cette journée peut marquer le passage à une nouvelle étape dans la riposte face au sabotage qui n’en finit pas de l’entreprise de service public. Elle appelle à de larges convergences d’action avec tous les salariés du secteur public frappés par le même processus, la privatisation, que FT a inauguré, dramatiquement.

Notre section a participé étroitement à l’élaboration, à la publication et à la diffusion en 2004 du livre « France-Télécom , la machine à broyer ». Ce livre a prouvé et démonté l’existence d’un système de gestion du personnel confinant au harcèlement généralisé, prenant des formes multiples souvent a priori incohérentes pour les intéressés. Le livre les analyse. Mis en place dans le cadre du processus de privatisation, ce mode de « démolition » des ressources humaines poursuit un objectif précis. Il vise non seulement à renforcer la rentabilité financière à court terme, à rembourser l’endettement vertigineux fabriqué au début de la privatisation, mais aussi à se débarrasser d’une partie des personnels, notamment ayant le statut de fonctionnaires.

La présence de 80% de fonctionnaires dans l’entreprise, proportion qui diminue peu vu le peu d’embauches, constitue toujours en effet un obstacle à la privatisation totale. L’Etat reste actionnaire de référence. Les patrons successifs, dont François Bon puis Thierry Breton, maintenant Louis-Pierre Wenes ont couvert et organisé ce système qui perdure pour également éradiquer l’esprit de service public dans l’entreprise.

De meilleures conditions existent objectivement pour s’opposer à la poursuite du processus de liquidation du service public et de ses agents. Aujourd’hui la crise sociale dans l’entreprise, son origine et ses fins, sont clairement identifiées par les salariés dans leur globalité. La persistance de 80000 fonctionnaires dans l’entreprise est aussi un facteur de résistance. L’expérience désastreuse de la dérégulation et de la mise en bourse a été faite aussi bien par les agents que par les usagers, en France comme dans les autres pays. Pour les usagers : l’explosion des tarifs des abonnements et du fixe, multiplication des services payants, la fermeture des agences, le déficit d’entretien des lignes, des cabines, les annuaires ou les renseignements devenus sources de profit jusqu’à la caricature. Ils paient aussi lourdement le développement sous les règles anarchiques du privé des nouvelles technologies, portables, internet : un véritable gâchis que traduit l’explosion injustifiée des dépenses globales de télécommunication.

Les grandes similitudes de situation et de vécu, avec un décalage dans le temps, avec les autres grands services publics, Poste, SNCF, RATP, GDF, EDF… avec la fonction publique, se manifestent et ouvrent davantage la voie aux nécessaires convergences de lutte et d’action. Sur la bataille qui s’annonce contre la casse des régimes spéciaux, on sait que la privatisation de FT avait aussi commencé par la sortie de l’entreprise du financement des retraites des agents. Les directives européennes de mise en concurrence servent dans tous les secteurs de prétexte et d’instrument à la déréglementation en France et à la privatisation, comme cela a été le cas en premier à FT.

Sur le plan politique, le peuple a fait son expérience aussi. La privatisation de FT est l’œuvre conjointe des gouvernements successifs depuis la division des PTT par le ministre PS Quilès.  La première loi de privatisation a été élaborée par le ministre Fillon du gouvernement Juppé et votée en 1996. Les mêmes sont de nouveau aux affaires avec Sarkozy. Rappelons aussi que, contrairement à ses promesses électorales, Jospin décidait en juin 1997, Fabius étant ministre de l’économie, d’appliquer cette loi « en ouvrant le capital ». L’alternative politique est pour l’instant dans la lutte, dans la construction du rapport de forces et des convergences d’action. Les communistes de Paris 15ème sont bien décidés à ne pas attendre 2012 pour y contribuer. La grève et les manifestations du 31 mai démontrent que l’heure est la riposte également à France Télécom.

Pour se procurer le livre « France Télécom, la machine à Broyer », envoyer un chèque de 12 euros à l’ordre de J. Gawsewitch, 130 rue Castagnary, 75015 PARIS. Un exemplaire vous sera envoyé par retour du courrier.

Notre secrétaire, candidat aux législatives dans la 12ème circonscription a étroitement participé à l'élaboration de ce livre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 14 mai 2007

Remise en cause le droit de grève. Ne cédons rien sur le soi-disant « service minimum » !

Dans son attaque en règle contre les droits des salariés, M. Sarkozy  fait l’instauration du « service minimum dans les services publics » une « mesure phare de son programme» qu’il escompte faire voter au Parlement dès juillet. 

 

 

Il rêve bien de faire comme son ami Bush dont la « justice » a jeté en prison l’an dernier Roger Toussaint, président du syndicat des transports de la Ville de New York pour avoir organisé la grève, très suivie, de décembre 2005 qui opposait notamment au passage de l’âge de la retraite de 55 à 62 ans pour les nouveaux embauchés du métro et des bus new-yorkais.

L’idée de Sarkozy n’est pas nouvelle. C’était déjà l’un des objectifs de campagne de Chirac en 2002 qui a dû y renoncer. Sarkozy, bon poujadiste, prétend bénéficier d’un « plébiscite » des électeurs qui lui permettrait de faire passer le « service minimum sans qu’il soit discuté ». D’aucuns, notamment dans les syndicats réformistes, ou dans la gauche « molle », semblent l’avoir intégré, ayant déjà acquiescé aux dispositifs « d’alarme sociale » ou de « service garanti » pour diminuer l’impact des grèves.

Pourtant rien n’est plus faux dès lors que les vraies questions sont posées aux yeux de tous ! Qui est responsable des retards et des dysfonctionnements des transports publics que subissent les usagers toutes les semaines ? Quoi sinon le déficit de personnel, les retards de renouvellement des matériels, la recherche de la rentabilité financière à court terme, la logique de privatisation : précisément ce que combattent les salariés, parfois au moyen de la grève, en luttant pour défendre le service public nationalisé. 

 

 

Le spectre du mouvement de novembre/décembre 1995 continue de hanter les nuits des dirigeants du MEDEF et de leurs pantins politiques. La grève pendant 5 semaines des agents du public, notamment de la RATP et de la SNCF, avait eu raison du plan Juppé. Ils avaient été rejoints pour les journées d’action par les salariés du privé et  bénéficié du soutien massif des usagers, de l’ensemble des salariés, retraités, jeunes.

En 2003, contre la contre-réforme des retraites, les salariés des entreprises publiques, dont Fillon disaient qu’ils n’étaient pas concernés, ont été des éléments moteurs d’un mouvement également massif, qui a failli l’emporter. 

 

 

En 2008 est programmée la nouvelle phase de la loi Fillon de démantèlement du système de retraite solidaire par répartition. Sarkozy veut anticiper en essayant d’entraver juridiquement la capacité de mobilisation des agents des services publics. 

Contre la politique antisociale de Sarkozy, l’ensemble des salariés, du privé comme du public doivent défendre l’intégrité du droit de grève, inscrit dans la Constitution française.

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

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