Moins de service pour les petits contribuables, moins de contrôle pour les nantis et les fraudeurs !
La campagne « Impôt sur le Revenu » a démarré le 9 mai 2011. Elle représente un temps fort autant pour la population que pour les agents des finances publiques. Les contribuables, imposables ou non, sont accueillis au sein des sites des finances, afin de remplir au mieux leurs déclarations de revenus.
Cette période met également en évidence la situation catastrophique du quotidien des services fiscaux, victimes de réformes à répétition.
En avril 2008, la fusion entre les 2 directions : Impôts (pour l'assiette = établissement de l'impôt) et Trésor public (pour le recouvrement) est actée dans le but officiel de « moderniser l'Administration ». Un guichet fiscal unique » est ainsi créé : le service impôt particuliers (nommé SIP). Calendrier politique oblige, l'ensemble des SIP doit être mis en place avant l'échéance présidentielle de 2012.
Cette fusion correspond à une logique « d’économie d’échelle » , qui se traduit par une baisse de la qualité du service public : moins d’agents des impôts, c’est moins d’accueil pour les contribuables les moins fortunés, c’est aussi moins de contrôle pour les fraudeurs, choyés par une politique fiscale inégalitaire.
L’impôt sur le revenu répond à une logique de justice sociale, de redistribution, de solidarité. La quasi intégralité des revenus du travail y sont assujettis. Les revenus du capital, des possédants qui s’enrichissent sans travailler, le sont déjà anormalement peu. Pour les plus riches, ils ne le seront pratiquement plus.
Les trésoreries des quartiers St Lambert, Grenelle et Javel sont intégrées aux centres des impôts dans le site vétuste de la rue du Général Beuret. Un nouvel accueil indifférencié voit donc le jour pour assurer la réception de masse (Beuret est déjà réputé pour ses énormes réceptions avant même l'arrivée des trésoreries et le site a déjà montré ses limites en terme de capacité d'accueil). Les files d’attente ne cessent de gonfler et de se prolonger dans la rue au cours de la période de la déclaration d’Impôt.
De plus, le but réel de cette « modernisation » est l'objectif d'un non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. La direction générale des finances publiques (DGFIP) établit un record en affichant un non remplacement de 66%, au delà des espérances du gouvernement. La création d'un SIP permet de supprimer des postes en « rationalisant » le travail. C'est ainsi que 155 postes d'agents, toutes catégories confondues, seront supprimés au 1er septembre 2011 à Paris.
De moins en moins d'agents pour offrir un accueil de qualité. Les permanences dans les maisons de retraite et les mairies ne sont plus assurées. Stress permanent du personnel devant une charge de travail de plus en plus lourde : assurer la gestion de presque 150 000 dossiers fiscaux pour le 15eme (le plus élevé de tout Paris). Une polyvalence demandée dans les tâches alors que le travail d'assiette (ex-impôts) et de recouvrement (ex-trésor) est totalement différent, mais complémentaire.
Pendant ce temps-là, le gouvernement relève le seuil d'imposition de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) de 800 000 à 1,3 million d'euros : 300 000 foyers chanceux qui ne seront plus imposables. Il change le barème (2 tranches d'imposition au lieu de 6) et il abaisse les taux d'imposition : les « pauvres » qui restent assujettis paieront moins. De plus, le bouclier fiscal qui est supprimé est en fait encore valable jusqu'au 31 décembre 2013.
Ces énormes cadeaux fiscaux concédés aux classes aisés (se rajoutant aux précédentes) ne vont pas gonfler le volet recettes de l'Etat. Encore un manque à gagner qui sera sûrement compenser par une énième réduction drastique du nombre de fonctionnaires.
Pour nous, communistes, il faut inverser la vapeur : le service public doit exister et être pérennisé!
· Arrêt des suppressions d'emplois au sein de la fonction publique!
· Instauration de bonnes conditions de travail pour les agents des finances publiques et d'accueil pour les contribuables!
· Pour une justice fiscale égalitaire et progressive, base de la justice sociale!
· Nous sommes contre le credo « faire plus avec moins » et nous apportons notre soutien plein et entier aux agents des finances publiques du 15eme.
La RATP veut choisir des fournisseurs privés contre EDF : quand les directions des entreprises publiques s’entraident pour marchandiser et privatiser
La direction de la RATP a annoncé le 17 décembre 2010 qu’elle n’achètera plus son électricité à EDF dès le 1er janvier 2011. Elle se fournira pour 90% auprès du groupe autrichien Verbund et du groupe allemand E.ON. Le montant de ces contrats précipités mais considérables (le métro !), n’a même pas été dévoilé.
Cette décision, prise dans le dos du pays, par une direction nommée par le pouvoir, s’inscrit dans la politique visant à forcer l’intrusion de la concurrence et à détruire le monopole public et le service public nationalisé d’EDF.
Elle correspond pleinement dans l’esprit et le contenu avec la loi NOME, « Nouvelle organisation du marché de l’électricité », que le Parlement vient d’adopter définitivement.
Cette loi NOME prévoit que 25% de l’électricité d’origine nucléaire produite par EDF (à relativement bas coût) sera livrée aux groupes privés, à un prix légèrement supérieur au prix coûtant, pour qu’ils en situation de la revendre sur le marché, aux cours bien plus élevés du marché dérégulé.
Les futurs fournisseurs de la RATP seront parmi les premiers bénéficiaires.
La firme Verbund est le principal actionnaire de l’entreprise privée française Poweo dont elle vient de récupérer les quelques capacités de production. Jusqu’à présent, Poweo n’a été qu’un acteur assez insignifiant, ayant principalement un rôle de propagande politique. Demain, Poweo et les activités françaises de Verbund vont pouvoir se développer considérablement avec la loi NOME et le concours de la RATP.
E.ON pourra s’étendre sur le marché français de la même façon. Mais le trust allemand bénéficie déjà d’une solide tête de pont en France avec les accords conclus avec EDF au début 2010 qui lui confère d’importants « droits de tirage » sur le nucléaire français.
Du côté de la direction d’EDF en effet, la stratégie de marchandisation, de privatisation et de casse du service public est bien la même. La perspective est de transformer progressivement l’entreprise publique en multinationale privée.
L’accord avec E.ON développe les activités d’EDF en Allemagne où elle jouera le même rôle néfaste qu’E.ON en France.
La loi NOME va s’accompagner d’une très forte hausse des tarifs sur le dos des usagers professionnels et domestiques français dont la direction d’EDF va profiter pour financer ses investissements financiers à l’étranger.
Cette logique lucrative menace aussi l’avenir de la production en France, la capacité à répondre aux besoins, la sûreté des installations…
Les monopoles publics et les entreprises nationalisées, conquis, édifiés depuis la Libération, ont fait la preuve de leur efficacité économique au profit de tous. Ils conservent une cohérence, un ancrage considérables dans le pays, technologiques, politiques, sociaux, culturels.
Le processus de démantèlement mis en œuvre par les gouvernements successifs depuis des années se heurte à cette réalité. Les coups fourrés de ces dernières semaines en sont encore le signe.
Aujourd’hui, plus que jamais, l’heure est à la résistance et à la reconquête. Unemobilisation considérable est possible sur la base de l’intérêt immédiat des usagers, du refus de l’augmentation des tarifs, de l’expérience des privatisations passées.
Il n’y a aucune raison d’accepter la fatalité de l’application directives européennes de marchandisation auxquelles se plie la grande partie de la gauche.
Plus que jamais, exigeons
- le rétablissement du monopole public d’EDF sur la production, le transport et la distribution d’électricité,
- l’abrogation de la loi NOME,
- la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF, la fusion des deux opérateurs publics historiques,
- des coopérations entre services publics nationaux d’Europe et d’ailleurs.
Les salariés de la RATP subissent de plein fouet la dégradation de leurs conditions de travail et d’exécution du service public suivant la même logique de concurrence et de privatisation qu’à EDF. Avec les électriciens (et les gaziers), des mobilisations convergentes peuvent et doivent se construire.
RATP, EDF : solidaires contre la privatisation ! Ne laissons pas nos entreprises publiques être dévoyées pour privatiser d’autres entreprises publiques !
La RATP doit continuer à se fournir exclusivement chez EDF.
tract du Syndicat Général CGT des Personnels de la Police Nationale du SGAP de Paris et de la Préfecture de Police.
Paris, le 1er septembre 2010
Augmentation de 16% de la violence contre les personnes sur ces dernières années.
Désertification de la police d'état dans les quartiers au profit de création d'une police (Compagnies de sécurisation) dédiée au maintien de l'ordre. Par exemple, un seul véhicule équipé par trois fonctionnaires sur la commune de Bobigny alors que plus de 300 fonctionnaires alimentent la compagnie de sécurisation de Seine Saint-Denis.
La RGPP conduit à la suppression de 10 000 postes entre 2004 et 2012, dont 4000 rien que cette année. Il ne restera plus que 100 000 policiers à terme pour effectuer l'ensemble des missions de sécurité sur le territoire.
Culture du chiffre ("contractualisation" des chefs de service avec primes
annuelles de plusieurs milliers d'euros quand les chiffres sont atteints)
Une fois de plus l’actualité démontre la dangerosité, la difficulté de l’exercice de nos missions que de trop nombreux collègues payent dans leur chair voire de leur vie.
L'insécurité dans notre pays est une réalité ! Force est de constater que la politique gouvernementale du tout répressif, de la culture du résultat et de la
rentabilité à outrance n'est pas de nature à enrayer ce phénomène qui porte gravement atteinte au droit à la sécurité de nos concitoyens.
La sécurité pour tous est un enjeu de société au cœur des
préoccupations de la population. Il est donc temps d’élaborer une politique ambitieuse au service de tous, construite sur les bases d’une réflexion collective.
Nous demandons des assises de la sécurité portant réflexion sur l’organisation des forces de sécurité de notre pays, sur de nouvelles orientations avec pour socle la prévention, la dissuasion et la répression, ainsi que la réelle prise en compte des moyens humains et matériels pour mener à bien et en toute sécurité des missions redéfinies s’inscrivant pleinement dans un grand service public rénové.
La CGT Police ne cessera pas de mener ce combat afin que la sécurité des citoyens et des fonctionnaires de police soit réellement assurée.
Gagner le retrait du plan Bertrand-Fillon :
C’est nécessaire dans l’intérêt de tous
Et c’est possible !
Plus fort qu’en 95 ! Après le 18 octobre, la grève d’aujourd’hui à la RATP comme à la SNCF, à EDF et GDF ou à l’Opéra de Paris est un succès historique. Elle fait la démonstration de la capacité de mobilisation et de la détermination des salariés concernés à défendre leur droit à la retraite, malgré les multiples manœuvres de division. Cela représente une force tout à fait considérable.
Le matraquage médiatique, les sondages trafiqués ne parviennent pas à cacher l’évolution réelle de l’opinion publique : de plus en plus de salariés prennent conscience que la défense les régimes « spéciaux » les concerne parce qu’en les attaquant, le gouvernement prépare la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système solidaire de retraite par répartition. Le passage à 41, 42, 45 annuités est déjà annoncé.
La question du pouvoir d’achat devient plus brûlante que jamais devant la supercherie du « travailler plus pour gagner moins » de Sarkozy. Le lien est direct avec l’attaque contre la Sécurité sociale et les retraites qui diminuent les revenus et les remboursements, comme avec les privatisations qui font s’envoler les tarifs.
Dans le même temps, les luttes se développent dans de nombreux autres secteurs, en particulier dans la fonction publique (manif du 20), notamment à l’éducation nationale et dans la Justice, à l’université pour l’abrogation de la loi Pécresse « d’autonomie », plutôt de mise sous dépendance du MEDEF des facultés.
Objectivement, le rapport de forces contre la politique de Sarkozy et Fillon progresse et
les conditions d’un nouveau « tous ensemble » se développent.
Plus que jamais, nous soutenons la revendication de retrait pur et simple du plan Bertrand-Fillon et du maintien intégral des régimes « spéciaux » de retraite. Cette bataille peut et doit être un point de convergence de toutes les luttes en cours.
Le gouvernement ne cesse d’appeler à des négociations, tout en affirmant que sur le fond, rien n’est négociable. Le piège est grossier. Effectivement, rien n’est négociable de notre point de vue également!
On ne négocie pas les détails d’un recul social historique. Quel intérêt à des négociations catégorielles dont tous ressortent plus ou moins perdants.
Rien ne légitime la remise en cause des régimes spéciaux! Les faux prétextes tombent et les vrais objectifs du pouvoir et du MEDEF deviennent évidents (voir au dos): la casse de l’ensemble des retraites et la privatisation.
Sarkozy et le gouvernement ont engagé une véritable course de vitesse.
Ils veulent passer en forces avant que la riposte de tous ceux, une très large majorité, qui subissent durement les conséquences de leur politique, n’ait le temps de s’organiser, de s’unir. Abattre la résistance du secteur public, qui s’est manifestée dans l’intérêt de tous en 95 et en 2003, avant que le privé ne se mobilise : voilà leur méthode. Ensemble, déjouons ces calculs!
Pour le moment, le mouvement social porte l’alternative politique. On ne peut pas se permettre d’attendre « l’opposition » de « la gauche » pour combattre et faire échouer la politique au service des possédants. Comme à la présidentielle, le PS ne s’oppose pas sur le fond aux orientations du gouvernement. Son premier objectif: l’alternance aux élections de 2012, d’ici là les municipales. L’adhésion des dirigeants du PS au nouveau traité de l’UE, au mépris du choix du peuple de 2005 souligne cette connivence de fait.
Ensemble, défendons la Sécurité sociale, le droit à la retraite! Regagnons les 37,5 annuités pour tous! Les 32 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales représentent trois fois le « déficit » fabriqué de la Sécu. Tous ensemble, nous pouvons faire plier le gouvernement!
EDF, RTM, SNCF, RATP..: MEME COMBAT!
Tous ensemble comme en 1995!
Défense des services publics: les convergences existent pour gagner!
Le gouvernement veut privatiser 15% d’EDF d’ici le 21 novembre. Il y a quelques semaines, il entreprenait la liquidation de
C’est l’ensemble des activités de service public et des entreprises nationales que les gouvernements successifs ont prévu de livrer au marché capitaliste. Le processus et ses étapes sont désormais bien identifiés: casse des statuts, séparation des « réseaux » et de l’exploitation, mise en concurrence, privatisation partielle etc…
Le démantèlement du service public n’est pas inéluctable!
Les conditions du rapport de force existent pour mettre en échec les privatisations.
- La population a fait son expérience de la casse du service public (ex : hausse des tarifs GDF de 30% depuis 1er juillet pour satisfaire les nouveaux actionnaires). Elle rejette massivement les privatisations. Elle exprime depuis 1995 un soutien largement majoritaire aux luttes des salariés du service public.
- La combativité des salariés ne s’émousse pas. Les luttes pour le service public se multiplient.
- Le 29 mai, la défense des services publics a été une des premières motivations du vote NON. Le peuple français a clairement rejeté les principes de mise en concurrence, de marchandisation de toutes les activités qui sont au cœur du processus de privatisation. La victoire du NON a aussi disqualifié les directives et règlements européens qui servent de prétextes et d’instruments aux gouvernements successifs pour démanteler le service public.
Par la place structurante qu’ils tiennent dans l’organisation et l’économie du pays, par la référence sociale qu’ils représentent pour l’ensemble des salariés, par la capacité de mobilisation et d’entraînement des salariés du secteur public, la défense des services publics peut être le point de convergence des luttes pour mettre en échec la politique du gouvernement.
Le « tous ensemble », ça se construit !
Notre responsabilité de salariés, de syndiqués, de communistes est de déjouer l’entreprise de division des travailleurs organisée par le gouvernement et le MEDEF. L’urgence est plus que jamais à fédérer les luttes.
Les salariés de
La très forte mobilisation du 4 octobre est passée à côté de ce rôle fédérateur des luttes au plan national, parce que ses objectifs étaient disparates, aussi parce que la question de la défense du service public a été marginalisée (seule
L’acceptation dès le départ par les directions syndicales du principe de l’ouverture du capital de
La bataille du service public se joue tout de suite, pas en 2007.
Des politiciens (même à l’UDF !) se découvrent tout d’un coup opposants à la privatisation d’EDF. Parmi eux, Fabius et Strauss-Kahn l’appelaient pourtant de leurs vœux il y a trois ans. La plupart viennent de faire ardemment campagne pour la « constitution » européenne qui voulait proscrire la notion même de service public. Certains promettent de raser gratis en 2007 si on vote pour eux et de renationaliser les entreprises. Comment les croire ? Jospin privatisait France-Télécom en juin 1997, 6 semaines après avoir promis de ne pas le faire.
Surtout, attendre 2007, c’est se bercer d’une illusion démobilisatrice et laisser le champ libre aux privatiseurs.
L’enjeu immédiat : s’unir pour ne pas laisser passer la privatisation partielle d’EDF!
Un mouvement national de grande ampleur contre la privatisation d’EDF et la casse de l’ensemble du service public doit être le premier prolongement du 4 octobre. Il peut marquer une étape décisive dans la convergence des luttes.
Le 8 novembre, les fédérations de l’énergie CGT et FO appellent à la grève des agents. Le 21 novembre, les cheminots engagent une grève contre la privatisation rampante. A
En 1995, c’est aussi en novembre que la lutte unie des salariés a fait reculer Juppé, déjà sur le plan de casse des régimes particuliers de retraites.
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