Bataille locale, bataille globale
Contre la fermeture du centre de Sécurité sociale de la rue du Docteur Finlay.
Il est toujours en sursis, sa fermeture restant programmée pour la fin de l'année. Il ne resterait plus
qu’un seul centre (Adolphe Chérioux) pour les 342.000 habitants des 6ème, 7ème et
15ème arrdts! Les malades, surtout les plus fragiles socialement et physiquement, auront encore plus de mal à faire valoir leurs droits, à
être conseillés. A l’initiative de l’Union locale CGT, une pétition a réuni des milliers de signatures. Les élus ont profité de l'alternance pour se défausser les uns sur les autres. Côté
Assurance maladie, on ne parle que "d'économies": d'économies à réaliser sur les salariés de Sécu, sur les remboursements des ayant-droit. De l'autre côté, un rapport parlementaire de 2011 évalue
les fraudes patronales aux cotisations sociales entre 8 et 15,8 milliards d'euros... La lutte se poursuit.
Plus nous avons besoin de centres de santé publics de proximité, plus ils les ferment!
Si l'on dit que le 15ème va devenir un désert médical, on pourrait croire que c'est une plaisanterie. Côté dépassements d'honoraire, c'est en effet plutôt la jungle. Mais le désert gagne effectivement l'offre de soins conventionnés, pratiqués et remboursés au tarif de la Sécu, appliquant le tiers payant. Mais sur 240.000 habitants, de plus en plus ne peuvent pas payer des suppléments et tous auraient raison de les refuser.
Le centre médical pluridisciplinaire Beaugrenelle accueillait 23.000 patients. Il est tombé en 2006 sous les pelleteuses des promoteurs du nouveau centre commercial. Responsable du projet, la Ville a laissé faire et renvoyé à des promesses toujurs pas tenues, alors que l'opération immobilière touche à sa fin (mais aussi que les élections municipales approchent). Des associations se battent pour la réimplantation d’une structure équivalente municipale. 450 millions d’euros pour une opération spéculative et pas les moyens de faire vivre un centre de santé?
Idem à Balard, le centre de santé a été détruit par les pelleteuses de l’opération somptuaire du "Pentagone". Le ministère de la défense, pour ses propres salariés et pour ses voisins n'aurait pas de quoi financer un nouveau centre?
Le centre de la rue Viala: depuis son abandon par les Allocations familiales en 1996 (et son rétrécissement), il est gérépar une mutuelle étudiante. Il vivote financièrement. Comme la plupart des centres de santé, il souffre directement du sous-financement aggravé par la loi Bachelot de 2008 (HSPT) qui ignore délibérément les surcoûts sociaux de ces structures de proximité.
Bataille locale, bataille globale: Agissons, avec tous les acteurs, représentants de la population, associations, structures médicales existantes, pour la reconstitution et l'amélioration du réseau de centres de santé publics dans le 15ème!
Aux urgences de l’hôpital Pompidou, c’est toujours l’état d’urgence!
Il y a un an, les personnels des urgences tiraient le signal d’alarme.
Leur grève a permis que les patients ne soient plus parqués dans les couloirs mais dans de nouveaux « espaces d’attente », un peu plus décents. Pour le reste, rien n’a changé.
Le déficit de personnel, toujours aussi criant et le manque structurel de lits « d’aval » (dans les autres services) rendent toujours l’équation quasi impossible à résoudre tous les jours.
La pression s'aggrave à cause de la dégradation de la situation sociale et de celle des autres hôpitaux. L’Assistance publique - Hôpitaux de Paris veut fermer les urgences de l’Hôtel Dieu. Cela va reporter 40.000 patients de plus vers les structures subsistantes. Et ce n'est qu'un exemple.
La lutte se globalise à l’AP-HP devant une austérité sans précédent, malgré le changement de gouvernement. 150 millions "d'économies" en un an: le démantèlement s'accélère.
Hospitaliers, usagers, unissons nos analyses et nos luttes!
Rencontre publique, à l’initiative du PCF Paris 15,
avec des syndicalistes (HEGP, Necker) et des militants associatifs du 15ème,
Jeudi 4 juillet, 18h30, 61 rue Violet (métro Emile Zola)
Hôpital, centres de santé, assurance maladie: Défendre le service public de santé!
LA GRECE: LABORATOIRE DE LA CRISE SANITAIRE
Du jour au lendemain, le gouvernement grec à la solde de l’UE et de la finance internationale a rayé de la carte la télévision publique et ses 2700 employés.
En quatre ans, il a éliminé la moitié des financements des structures publiques de santé, au nom de l’euro et de déficits publics, pour lesquels les travailleurs grecs ne sont pour rien.
Se payer une prothèse de la hanche est devenu un luxe. Entre manger et suivre sa dialyse, il faut choisir. Quand les hôpitaux et les services subsistent, les personnels ne sont pas toujours payés. La pénurie de matériel est générale. On est arrivé à mendier et appeler « Médecins du monde » pour boucher les trous et tenter d’éviter la catastrophe sanitaire comme dans les pays du tiers-monde ou … aux Etats-Unis.
Dans une lettre ouverte solennelle au gouvernement, datée du 20 avril, une centaine de professionnels de la santé grecs tire le signal d’alarme et appelle le pouvoir à dire non aux diktats de l’Union européenne, de sa banque et du FMI, quitte à sortir de l’euro.
EN FRANCE, on n’en est pas rendu à la même situation. Sans doute, mais l’évolution programmée va dans le même sens.
Les autorités s’appliquent à fermer les structures, maintenant, pour l’AP-HP, l’Hôtel Dieu, bientôt Beaujon, Bichat, ou en parallèle la Clinique des Bluets, sans compter
les services. Le nombre de centres de santé conventionnés diminue drastiquement. Les « restes à charge » des malades augmentent considérablement au fil des « franchises » et
des déremboursements, notamment pour les personnes âgées et les malades chroniques. Le gouvernement prétend nous faire travailler plus longtemps mais il sape les conditions, réelles, de
l’augmentation de l’espérance de vie. Au niveau emploi et salaires, la situation est devenue critique et on ne pourra pas tirer encore longtemps
sur la corde du dévouement des personnels hospitaliers.
Les prétextes sont de même nature qu’en Grèce : les déficits. En vérité, ils sont fabriqués de toute pièce par les gouvernements successifs et le Medef. On exempte le patronat d’une large part de ses cotisations maladie, au nom de la compétitivité. Puis on étrangle les hôpitaux publics. Leur endettement a été multiplié par 4 en dix ans depuis 2001. La charge de la dette (les intérêts pour les banquiers) prélevés sur l’offre et la qualité des soins a atteint 823 millions d’euros en 2011 : une corde au cou. La tarification à l’activité, T2A, n’a qu’une seule rationalité : favoriser le secteur privé. Elle crée des dysfonctionnements et des aberrations médicales partout. La loi Bachelot de 2008, maintenu par la « gauche », a mis en place, avec les agences régionales de santé, l’instrument pour dépecer méthodiquement l’hôpital public.
Les objectifs de cette politique, menée avec acharnement par les gouvernements successifs, sont limpides : marchandiser le principal de la vie, le droit à l’accès aux soins, le droit de vivre et de vieillir dans le meilleur état de santé possible, en faire une source de profit pour les nantis. La Sécurité sociale, les réformes de l’hôpital public, nous les avons conquis par la lutte, nous les défendrons par la lutte !
Communistes, nous n’avons semé aucune illusion sur un quelconque changement avec l’élection de Hollande. Le directeur de l’ARS d’Ile-de-France nommé par Sarkozy n’est autre que l’ancien ministre PS Claude Evin.
Pour nous en 2013, rien n’est changé ! Seule la lutte, les convergences de lutte entre les travailleurs des différents secteurs, les populations ouvrent une perspective politique.
A chaque niveau, service, hôpital, quartier : évaluons les besoins en emplois, en investissements, en salaires. Construisons la mobilisation avec tous, aussi en utilisant les contradictions des « décideurs ».
Partout en France, monte l’opposition aux restructurations, aux fermetures. Unissons-nous !
Exigeons l’abrogation de la loi Bachelot (HSPT) !
Exigeons la fin de la T2A !
De l’argent, il y en a, celui des travailleurs détourné vers le patronat et le capital :
Exigeons la suppression des 30 milliards d’euros annuels de déduction de cotisations sociales patronales. C’est trois fois le « déficit » de l’assurance maladie.
Exigeons la suppression du nouveau dispositif de cadeau au patronat, le « Crédit d’impôt compétitivité » qui représentera 20 milliards d’euros à la charge de la collectivité pour les profits. Qui parle de déficit ?
Comme nos amis et camarades grecs, renvoyons l’Europe du capital à sa place !
Les forces existent pour gagner une autre politique. Ni fatalisme, ni résignation. Ensemble, nous allons le montrer !
N’acceptons pas la misère organisée des centres de Sécurité sociale !
Pcf Paris 15, 25 mars 2013
Il est une autre façon de faire des économies sur le dos des assurés sociaux : fermer les centres d’accueil, rendre les conditions de travail des personnels de toutes les
branches, maladie, allocations familiales, vieillesse, si difficiles qu’ils ne puissent plus faire face aux demandes croissantes des assurés sociaux.
En ce qui concerne l’assurance maladie, la politique des gouvernements successifs a conduit à réduire de 43 à 13 le nombre de centres d’accueil à Paris depuis 2005.
La fermeture de 4 autres centres est encore programmée dont celui de la rue du Docteur Finlay dans le 15ème arrondissement.
Il ne resterait plus pour les 335.000 habitants du 15ème, du 6ème et du 7ème que le centre historique de la place Adolphe Chérioux. Or celui-ci est actuellement fermé pour réaménagement, avec réouverture improbable en juillet. Cette situation « temporaire » fait la preuve qu’avec un seul centre, il est impossible de maintenir les conditions de travail, le service rendu, l’accès aux prestations dues.
Les quatre points d’accueil promis à disparition à Paris reçoivent physiquement 2000 assurés par jour. Il s’agit souvent les personnes les plus fragiles. Celles-ci seraient contraintes demain de faire des transports plus longs, des queues plus longues, verraient le traitement de leur dossier retardé. Veut-on les dissuader de faire valoir leurs droits ? Alors que 20 milliards d’euros de « crédits d’impôt » sont encore accordés à leurs patrons !
Ce projet suscite une réprobation générale dans le contexte d’inquiétude devant les attaques renouvelées contre la Sécurité sociale et son financement solidaire.
Les pétitions initiées par la CGT de CPAM et les Unions locales CGT, dont celle de notre arrondissement, ont recueilli des milliers de signatures. Notre section du PCF a relayé cette lutte (voir nos textes précédents).
Les organisations de la CGT remettront toutes les pétitions à l’occasion de la prochaine réunion du Conseil de la Caisse primaire d’assurance maladie de Paris, mercredi 27 mars 2013.
Nous rapprochons cette situation de celle critique de l’accueil des Allocations familiales en général, du centre historique de la rue Viala dans le 15ème en particulier.
Les jours de retard se comptent en semaine. Les personnels en nombre déjà très insuffisant ne peuvent faire face à l’afflux de demandes nouvelles, notamment de RSA et d’allocations logement. Un tiers de la population est concerné chaque année : 18 millions de personnes ont été accueillies aux guichets en 2012 pour faire valoir leurs droits ou leur changement de situation. Rue Viala, il faut fermer un jour par semaine pour essayer de traiter les dossiers en retard.
Les situations extrêmes de tension, même de violence, avec les ayants-droit se multiplient.
La CGT organise une grève nationale le 2 avril pour réclamer d’urgence l’embauche de 2000 personnels.
Sans surprise, pour l’assurance maladie, pour les allocations familiales, aucun changement ne s’est produit en 2012 avec le changement de gouvernement.
Interpelé, le député-maire UMP du 15ème, Philippe Goujon, dont le parti n’est plus aux affaires, a fait part à la CGT de sa sollicitude et a rencontré le directeur de la caisse primaire. La prétendante au poste de Maire de Paris, l’élue PS Anne Hidalgo, dont le Parti est aux affaires, est pour l’instant aux abonné(e)s absent(e)s.
Une seule perspective pour les salariés, la population : la lutte devant l’inacceptable. Rappelons ce seul chiffre : un centre unique d’accueil pour 335.000 habitants !
Le PCF Paris 15 y participera activement comme au soutien de la lutte des agents des Allocations familiales.
Avec l’UL CGT du 15ème, nous menons la bataille contre la fermeture des centres de Sécurité sociale
Assurés sociaux du 15ème, vous alliez, en cas de problème, rue Saint-Charles, rue des Volontaires, rue des Bergers, boulevard Lefebvre… à votre centre de sécurité sociale.
Un à un ces centres ont été rayés de la carte.
A chaque fois, on vous a renvoyés vers un autre centre, plus éloigné, avec moins de personnels disponibles, quand on ne vous a pas dirigé vers une plateforme d’appel téléphonique anonyme, impersonnelle, non adaptée au traitement de votre cas.
En 2005, il y avait 43 centres d’accueil à Paris. Il en reste 22. La suppression de 11 est à nouveau programmée. Pour les 15ème, 6ème et 7ème arrondissements, 335.000 habitants, il n’en resterait plus qu’un seul (le centre historique place Adolphe Chérioux). Et pour combien de temps, dans quelles conditions d’accueil ?
Avec l’Union locale CGT et les syndicats de l’Assurance maladie, nous combattons le projet de fermeture du centre du 36/44 rue du Docteur Finlay. Des milliers de pétitions sont rassemblées.
Toute la population, chacun sont concernés, les valides, les malades, les titulaires de la CMU, les personnes âgées, personnes handicapées, celles et ceux dont la carte Vitale ne fonctionne pas etc.
La suppression des centres d’accueil n’est qu’un aspect de la politique globale de casse de la Sécurité sociale. Elle fait écho aux lois successives de démantèlement du système de retraite, de l’hôpital public et de remise en cause du financement solidaire par la cotisation sociale.
L’action contre les fermetures, en lien avec les personnels dont les conditions de travail ne cessent de se dégrader, participe de la campagne générale pour la défense de la Sécurité sociale.
Communistes de la section du PCF Paris, nous nous y associons pleinement, dans l’intérêt immédiat des assurés, salariés, retraités du 15ème, comme dans la bataille générale contre la politique d’austérité des prochains président et gouvernement.
Texte du tract-pétition de l’Union locale CGT :
Depuis janvier 2009, il ne reste plus que deux centres de SECU dans le 15e arrondissement sur les six qui existaient précédemment : le centre Saint-Lambert, 3, place Adolphe Chérioux et le centre Saint-Charles, 36 rue du docteur Finlay. Ce dernier reçoit, qui plus est, les assurés sociaux des 6e et 7e arrondissements.
La direction de la Caisse primaire d’assurance maladie de Paris a décidé de fermer le centre Saint-Charles, fin décembre 2012. Pourquoi ? Pour satisfaire aux éxigences de « réduction des dépenses publiques ».
Année après année, les directions de la CPAM de Paris ont validé et organisé la diminution des budgets de gestion, des effectifs et du fonctionnement des centres. Elles ont mis en œuvre des restructurations sans fin, des suppressions d’emplois, des concentrations des sites d’accueil du public substituant à l’accueil direct et humain des plateformes téléphoniques impersonnelles et inaccueillantes.
En 2007, 5 centres ont été fermés et 8 immeubles vendus. En 2008, 4 centres fermés et 3 immenbles vendus. Le nouveau schéma immobilier de 2011 prévoit la fermeture de 8 nouveaux centres à Paris – dont le centre Saint-Charles, 44, rue du Docteur Finlay dans le 15e et de 3 centres d’accueil spécialisés pour les bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat ainsi que la vente de 8 immeubles, sans compter la fermeture des bureaux de l’Assurance maladie dans les hôpitaux de l’AP-HP.
Les centres de SECU de Paris accueillent quotidiennement 6000 assurés. Ils garantissent à chacun le maintien ou l’ouverture de ses droits lui permettant d’avoir accès aux soins et la prise en charge de ceux-ci (ouverture de droit, problème de mise à jour de la carte Vitale, un déménagement, une naissance, ouverture de droit à la CMU…). Versement d’une indemnité journalière. Dans bien des cas, ce sont les personnes les plus fragilisées (personnes ^agées, personnes à mobilité réduite…) qui en ont le plus besoin.
Pour l’Union locale CGT 15e, au moment où les plans d’austérité frappent de plein fouet la population, le chômage augmente, la précarité se développe, les situations administratives des assurés sociaux se complexifient, la sécurité sociale doit pleinement remplir sa mission et garantir l’accès aux soins. Cela ne peut être possible avec un seul centre de SECU pour les 15e, 7e et 6e arrondissements qui comptent ensemble 335.500 habitants.
NON à la fermeture des centres de Sécu !
Le centre Saint-Charles, doit être maintenu !
Non à la fermeture du centre de Sécurité Sociale Saint-Charles. Nous exigeons le maintien de ce Centre.
Patients, habitants, salariés, soutenons la grève des urgences de l’hôpital Pompidou (HEGP) !
Pcfparis15, 2 mars 2012
Au bout de semaines, de mois, d’années, une situation intenable ne peut plus tenir. Réunis en assemblée générale, les personnels du service des urgences de l’HEGP ont voté la grève à partir
du 1er mars 2012.
Leur sens de la responsabilité, leur esprit de service public les y amènent, comme le refus de la direction de l’hôpital d’apporter de véritables réponses à leurs multiples alertes.
Il n’est pas tolérable que par dizaines, des heures durant, tous les jours, des malades soient parqués sur des brancards dans les couloirs du service, faute de lits. Ce sont des conditions indignes pour les patients, nuisibles à la qualité des soins dénoncent les personnels avec leurs organisations syndicales CGT, FO et SUD.
Cette situation ne peut plus durer. Les revendications immédiates des personnels doivent être satisfaites. Elles relèvent du bon sens :
- Des lits (dit « lits d’aval ») doivent être réservés dans chaque service de l’HEGP pour les patients venant des urgences.
- Des postes supplémentaires doivent être créés dans le service lui-même.
La situation n’est le résultat d’une fatalité mais de choix politiques qui ne cessent de s’aggraver contre l’hôpital public.
Dès le départ, communistes, nous avions dénoncé l’opération HEGP lancée par M. Balladur, poursuivie par M. Kouchner. L’ouverture de l’HEGP en 2000, dont la vocation était différente, s’est faite sur la base de la vente et de la destruction des hôpitaux Boucicaut, Broussais et Laënnec. Des centaines de lits ont été supprimés. L’hospitalisation de proximité a été particulièrement pénalisée.
Depuis, la fréquentation des urgences ne cessent d’augmenter. Elle a atteint 52.000 patients en 2010. La « nouvelle » carte des urgences en Ile-de-France a éliminé de nombreux sites dont celui de l’Hôpital Saint-Michel. D’autres services arrivent à l’HEGP.
L’engorgement des urgences, la pénurie de lits, la dégradation des conditions de travail viennent de là.
Derrière, ils sont fondamentalement le résultat des choix financiers des gouvernements successifs qui étranglent l’hôpital public en général, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) en particulier. Au nom de déficits artificiellement creusés, pour la direction de l’AP-HP et l’Agence régionale de santé, il faut toujours faire plus avec moins.
Les entreprises capitalistes gonflent leurs profits avec des déductions de cotisations sociales maladie.
Les cliniques et le secteur privé lucratif, dispensés des obligations de service public (pathologies les plus lourdes, formations…) profitent pleinement du système de la « tarification à l’activité » (T2A).
L’hôpital public trinque.
La logique de rentabilité financière à tout prix a de multiples effets pervers, y compris financiers. On le voit à l’HEGP. Pour essayer de garder leurs moyens, les services font du remplissage avec des interventions programmées. Il n’y a plus de places pour les urgences. A quoi s’ajoute le scandale des lits privés au sein même de l’hôpital public dont les moyens sont détournés, celui du gâchis des externalisations de prestations etc.
Le service des urgences de l’HEGP vient de faire parler de lui. Le professeur Juvin, cadre de l’UMP et conseiller de M. Sarkozy, vient d’être nommé, de façon anticipée, à la tête du service.Des fois que M. Sarkozy ne soit pas réélu…
La grève des urgences n’est pas directement liée à cette nomination mais à une situation récurrente. Mais elle est directement liée à la politique désastreuse que défend M. Juvin et qu’applique, par exemple, à la tête de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France, l’ancien ministre PS Claude Evin, nommé dans la suite de l’adoption de la loi Bachelot de 2009 qui planifie le démantèlement de l’AP-HP.
Dans toute la France, les batailles se multiplient pour défendre, ici un service, là un hôpital, là-bas les conditions de travail. En région parisienne, des luttes se poursuivent aux hôpitaux Tenon, Saint-Antoine, Charles Foix, à Mantes-la-Jolie, etc. Les usagers et populations se joignent de plus en plus aux salariés.
Cette résistance obtient des victoires locales, freine la déstructuration de l’offre publique de santé. La convergence de ces luttes en un mouvement national peut et doit inverser cette politique de casse.
Elle est d’autant plus importante qu’est programmé, après les élections, sous l’égide de l’UE, au nom de la crise et des « déficits », un plan d’hyper-austérité. En Grèce, l’hôpital public a été amputé de 40% de ses moyens depuis 3 ans !
Communistes, nous apportons notre soutient total aux grévistes des urgences de l’HEGP et à leurs revendications.
Nous continuons la lutte pour la suppression de la tarification à l’activité, pour l’abrogation de la loi Bachelot.
Nous exigeons la fin du scandale des exonérations de cotisations sociales patronales qui sapent le financement de toute la Sécurité sociale (30 milliards d’euros par an à comparer avec le « déficit » des hôpitaux publics, 423 millions d’euros en 2011, causé lui-même par 200 millions d’euros de gels de crédit).
Chaque lutte particulière construit la riposte d’ensemble !
En cas de grand froid, l’HEGP s’enrhume !
L’épisode de grand froid du début février 2012 a révélé jusqu’où la restriction de moyens frappe l’hôpital public.
Dans le hall d’entrée du tout moderne hôpital Georges Pompidou, les agents de l’accueil ou les patients en promenade avaient intérêt à garder l’anorak. 10° Celsius ont mesuré les représentants syndicaux.
Et une cause directe : un convecteur électrique situé au dessus de la porte d’entrée principal est en panne. La direction de l’hôpital a reconnu qu’elle ne comptait pas le réparer pour l’instant parce que ça coûte trop cher. Le chiffre de 30.000 euros a été avancé (quel prestataire privé se gave ?).
Elle attend le réchauffement climatique…
C’est grave.
Précarité à l’hôpital : la mobilisation à Vaugirard (C. Celton et HEGP) fait reculer la direction de l’AP-HP
Une situation personnelle qui est plus qu’un symbole.
Après plus de trois ans de bons et loyaux services, Mme H., agent hospitalier en CDD à l’hôpital Vaugirard, allait être renvoyée par la direction. Comme ça, sans qu’on n’ait rien à lui reprocher, sans que l’on ne songe à son reclassement, à son avenir.
La direction du groupe hospitalier réunissant l’hôpital Pompidou (HEGP – 15ème), l’hôpital Corentin Celton (Issy) et l’hôpital Vaugirard (15ème) a-t-elle voulu faire un exemple ? C’est très imaginable. La direction de l’Assistance-publique – Hôpitaux de Paris ne connaît en ce moment qu’une politique : des économies sur tout à court terme, aux dépens des personnels, des patients, au profit des cliniques privées notamment après la loi Bachelot de 2009.
A l’HEGP, le démantèlement de la filière hôtelière, de ces personnels qui s’occupent du nettoiement des chambres et des repas des malades, 140 salariés, est en cours. L’AP-HP veut confier ces tâches au privé, à la précarité, dans tous les hôpitaux.
Mais un peu partout, les salariés résistent, défendent le service public, montrent du doigt la gabegie dans l’intérêt du privé.
A l’hôpital Vaugirard, avec l’action de la CGT, les collègues n’ont pas accepté l’injustice flagrante et révoltante contre Mme H. Par des centaines de pétitions, plusieurs rassemblements devant la direction, unissant des agents d’autres hôpitaux, comme Necker, ils ont montré le refus de cette politique qui écrase et cherche à diviser les salariés de l’hôpital.
La direction du groupe HEGP voulait rester droite dans ses bottes. Rien pour Mme H., dont le cas devait devenir un exemple contre tous, une intimidation. La politique nationale, le chantage politique à la dette publique, à la « crise » capitaliste dont les salariés devraient régler la note, animent la politique de démantèlement de l’AP-HP.
Mais l’esprit de solidarité, la détermination des agents ont été plus forts à Vaugirard. Du refus de négocier, aux promesses illusoires, la direction a dû céder un nouveau contrat avec engagement, devant les militants CGT, d’un reclassement définitif de Mme H.
Une belle victoire qui n’a rien d’anecdotique.
Loi « sur la dépendance » :
les menaces sur les retraités et les salariés se précisent.
Le projet de loi de « réforme » de la prise en charge de la « dépendance » pourrait être déposé par le gouvernement au milieu de l’été. Plusieurs rapports, discrets, confirment les menaces pour les retraités (hausse de la CSG notamment), les familles, les salariés qui risquent d’être amenés à payer seuls la solidarité nationale.
Le financement actuel de la dépendance, déjà insatisfaisant, est déjà mis en cause par la politique même du gouvernement.
Les ressources de département qui assurent l’essentiel du financement de l’APA, l’allocation personnelle d’autonomie sont gelées. Les versements de l’Etat au titre de la solidarité nationale ne suivent pas la hausse des allocataires.
La perte continue de pouvoir d’achat des retraités, - 20% en moyenne depuis 1993, aggravée avec la loi Woerth, pèse lourdement sur les ressources propres des personnes âgées dépendantes. Les familles sont mises à contribution à un niveau de plus en plus insupportable.
Plutôt que répondre à cette situation, le gouvernement veut l’utiliser, comme Sarkozy l’a d’ailleurs laissé entendre pour:
- ponctionner, encore, les retraités en augmentant les taux de la CSG sur leurs pensions. Comme nous l’avions dénoncé, les retraités ne sont pas épargnés par le pouvoir, comme le Président a tenté de leur faire croire à propos de la loi Woerth.
- mettre la main sur les quelques biens que, notamment les familles aux revenus modestes, auront durement réussi à rassembler, avec l’extension des remboursements sur succession. Mesurons l’hypocrisie du pouvoir qui sape les ressources du logement social, pousse à l’accession à la propriété pour mieux saisir les logements à la fin.
- développer un nouveau marché au profit des assurances privées, un nouveau gâchis financier
La question de la perte d’autonomie est aussi un moyen récurrent de faire glisser vers la prise en charge de la dépendance des dépenses qui devraient revenir à l’assurance maladie et d’accroître les exonérations de cotisations patronales.
Un rapport de force existe pour s’opposer à ces projets du gouvernement, les mettre en échec sans attendre (sans doute en vain) 2012 !
La prévention et la prise en charge de la dépendance doivent suivre la logique vertueuse du service public.
Elles nécessitent une amélioration des politiques de santé publique et des moyens accrus (ex : pour la médecine du travail, la prévention de la maladie d’Alzeimer…).
Elles nécessitent un accroissement de l’offre publique de structures adaptées, de formation des aides à domicile, etc.
C’est le moyen de lutter contre ceux qui veulent faire du profit sur le dos des invalides.
En termes de financement, la prise en charge de la dépendance doit relever de la solidarité nationale, avec un engagement de l’Etat.
ACCES AUX SOINS PARTOUT, POUR TOUS :
C’EST UN DROIT, DEFENDONS-LE !
JOURNEE NATIONALE D’ACTION LE 2 AVRIL 2011
RASSEMBLEMENT REGIONAL
A 14 H 30 - PLACE DE LA BASTLLE
à l'appel des principaux syndicats et de nombreuses autres organisations.
Notre dernier tract pour l'hôpital public:« Vous faire préférer l’Assistance publique »???!!
« Vous faire préférer l’Assistance publique »
(Mireille Faugère, directrice générale de l’AP-HP : le slogan qui accompagne 5.000 suppressions d’emploi !
Mireille Faugère, la nouvelle directrice générale de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, était auparavant responsable marketing à la SNCF.
Elle a décidé d’importer à l’AP-HP le slogan publicitaire qu’elle avait développé à la SNCF. « A nous de vous faire préférer le train ! » devient « Vous faire préférer l’AP-HP ».
Toute une logique ! Celle de la concurrence, absurde et destructrice pour le service public.
On peut encore s’imaginer qu’un voyageur ait le choix entre l’auto, l’avion et le train. Mais un malade, un blessé ? Mme Faugère veut-elle qu’il prenne une carte de fidélité à l’AP-HP ? Pensez bien à venir chez nous à votre prochain infarctus !
Ce qui importe pour le patient et pour toute la société, c’est d’être soigné dans les meilleures conditions, avec les meilleurs soins, à proximité, au meilleur coût, c'est-à-dire hors de toute logique lucrative.
Et cela passe par la défense et le développement de l’hôpital public. C’est précisément le contraire de la politique du pouvoir que Mme Faugère a été nommée pour appliquer à l’AP-HP.
Tout est fait pour avantager le développement du secteur privé, notamment des chaînes de cliniques.
Le système de financement des établissements de sante par « tarification à l’activité », la T2A, pénalise l’hôpital public qui, seul, prend en charge les pathologies lourdes et multiple, la recherche et l’enseignement. Les « agences régionales de santé » ont été conçues par la loi Bachelot de 2009 pour transférer des « parts de marché » au privé. Le privé, même coté en bourse, est abreuvé d’aides publiques.
Pendant ce temps, les moyens de l’hôpital publics sont rationnés – il manque 800 millions d’euros par an. Mme Faugère ne le nie pas : l’objectif pour l’AP-HP reste la suppression de 4.000 à 5.000 emplois en 3 ans dont 1.200 dès 2011 s’ajoutant au même nombre de postes détruits ces dernières années. La situation devient intenable dans les services.
La logique de la concurrence (« faire préférer… »), c’est celle du profit privé, hors de l’hôpital public comme en son sein. Suivant ses prédécesseurs, Mme Faugère fait entrer les intérêts privés à l’AP-HP. Par exemple, dans plusieurs hôpitaux, les services hôteliers sont en train d’être démantelés pour être confiés au privé (dans une politique d’externalisations à tout crin). Dans le même temps, Mme Faugère lance « l’expérimentation » dans trois hôpitaux des chambres individuelles facturées 45 euros par jour par le patient! Une régression généralisée !
S’il s’adresse aux personnels, le slogan de la spécialiste marketing sonne comme une provocation devant la dégradation constante des conditions de travail.
En mars 2010, un large mouvement s’est développé dans l’AP-HP contre le plan de restructuration et de regroupement de 38 hôpitaux en 12 groupes. La mobilisation a pris très fortement dans certains hôpitaux les plus directement frappés par les conséquences des restructurations. Pour désamorcer le mouvement, devant l’ampleur des manifestations (5.000 toutes les semaines) et l’occupation du siège, la direction a promis de tout remettre à plat et a promis de maintenir plusieurs structures de long et moyen séjours initialement menacées.
Tout au long de 2010, des luttes ont pris de l’ampleur comme à Ambroise Paré ou à Tenon, en lien avec les patients, gagnant le maintien de services et de postes (urgences, IVG).
9 mois après mars 2010, la direction générale revient sur tous ses engagements. Il n’est plus question de 4.000 mais de 5.000 suppressions d’emploi. L’existence de plusieurs établissements de long et moyen séjours est à nouveau remis en cause.
De nouvelles actions des salariés sont annoncées.
A l’hôpital, comme à la SNCF, les privatiseurs tels que Mme Faugère ne comprennent que le langage de la lutte. Peu nous importe, de lui « faire préférer l’AP-HP », nous défendrons le service public hospitalier, son financement contre sa politique !
- Annulation du plan de restructuration de l’AP-HP
- Maintien de tous les emplois et des services que la direction veut externaliser
- Arrêt des subventions au privé de quelque nature que ce soit. Arrêt de tout financement public aux groupes de cliniques cotées en bourse.
- 800 millions d’euros pour l’hôpital public dès cette année, obtenus en réduisant les exonérations de cotisations sociales patronales !
Derniers Commentaires