Agenda

18 mai 2008: Manifestation nationale pour l'école - 13h00 Opéra, direction Bastille via République - notre dossier Education nationale
22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:
17 mai 2008: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.
Mercredi 6 février 2008

Hausse du prix du timbre : pour la Poste, toutes les petites filouteries sont bonnes pour avancer vers la privatisation

Le 1er mars, le prix du timbre pour une lettre de moins de 20 grammes passera à 55 centimes. Le gouvernement l’a autorisé en décembre. Rien ne saurait justifier cette nouvelle atteinte au pouvoir d’achat. Les bénéfices du « groupe La Poste » grimpent, 789 millions d’euros en 2006, plus attendus en 2007. Rien, sinon la marche à la privatisation. La direction de l’entreprise le reconnaît elle-même, la hausse du timbre doit contribuer à financer le plan « Cap qualité courrier », restructuration supprimant des dizaines de centres de tri, des dizaines de milliers d’emplois dans l’ensemble du secteur courrier aux dépens du service public afin d’augmenter la rentabilité financière dans la perspective de la mise en concurrence et de la privatisation.

Dans cet objectif, la direction de la Poste ne lésine sur aucune mesquinerie. En voilà un exemple :
undefinedElle prétend célébrer cette année le 40ème anniversaire de la « Marianne » du graveur Scheffer. A cette occasion, elle a fait imprimer une nouvelle série de timbres autocollants à l’effigie de la Marianne des timbres de 1968.

Pourquoi pas, s’il n’y avait une astuce !

Ces timbres portent la valeur faciale de 54 centimes d’euros. Ils sont vendus par 6 dans des carnets de 12 comprenant également 6 timbres ordinaires, sans valeur faciale, valables indéfiniment (voir la photo).

Les usagers demandent des carnets de timbres ordinaires à un guichet. On leur refile ce type de carnet mixte. Ils croient acheter des timbres à validité permanente. Mais à compter du 1er mars, ils devront ajouter 1 centime à toutes les « Marianne de Scheffer » !


De Scheffer ou de Lamouche, Marianne n’en finit plus d’être trahie par les privatiseurs de la Poste, encore plus depuis que la mention « République française » a disparu des timbres.

N’hésitons pas à dénoncer cette escroquerie et à exiger que les timbres « Marianne de Scheffer » marquée à 54 centimes soient reconnus à validité illimitée.

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Jeudi 4 octobre 2007

Directive de marchandisation totale des activités courrier repoussée à 2011 : le rapport de force existe pour défendre et reconquérir le monopole de La Poste

Sans surprise, les ministres des 27 pays européens ont approuvé, le 1er octobre dernier à Luxembourg, le principe de l’ouverture totale à la concurrence de la distribution du courrier. La distribution des plis de moins de 50 grammes devrait être « libéralisée » dans 17 pays dont la France à compter du 1er janvier 2011, deux ans plus tard dans 10 autres pays.

C’est deux ou quatre ans plus tard que prévu initialement par les mêmes eurocrates. La marche forcée vers la concurrence totale se heurte dans chaque pays à de sérieuses résistances des agents des services postaux, des usagers et de l’ensemble de la population.

D’autant plus que l’expérience se fait chaque jour des conséquences du processus de marchandisation et de privatisation. La direction de La Poste française, suivant les orientations des gouvernements successifs l’a déjà largement engagé. Concernant les agents, c’est, sous les noms de « facteurs d’avenir » ou « cap courrier », la suppression de dizaines de milliers d’emplois (30000 depuis 2003), la dégradation des conditions de travail, la remise en cause des acquis sociaux et la généralisation de la précarité. Concernant les usagers et le pays, c’est la dégradation du service, la fermeture de milliers de bureaux de poste, la rupture de l’égalité, l’augmentation des tarifs…

 

 

Le maintien annoncé d’un « service universel » (sur 5 jours et non 6), sorte de service minimum, à « tarif abordable » pour reprendre les mots hypocrites de Luxembourg, ne doit pas faire illusion. Les segments rentables de l’activité courrier iront au privé, les restes du service public, très dégradé, seront à la charge des contribuables, notamment locaux.

Mais l’affaire est loin d’être jouée. Ne nous trompons pas de responsables ! Il ne s’agit pas d’une nouvelle contrainte fatale, tombant du ciel de l’Europe, mais du choix des gouvernements nationaux et en particulier du gouvernement français de livrer l’activité courrier à de grandes multinationales capitalistes, existantes ou en formation. L’opposition à cette logique est très forte, comme les possibilités de convergences entre agents des différents services publics, populations mobilisées contre la fermeture des bureaux par exemple. Le rapport de force existe en France pour mettre en échec la future de loi de transposition de cette nouvelle directive antipostale et pour reconquérir le monopole de La Poste nationalisée, condition de la satisfaction de l’intérêt général. Les 55% de NON à la « Constitution » européenne, pour l’instant occultés, restent une réalité profonde dans le pays.

 

 

 

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Jeudi 26 avril 2007

NON à la fermeture des centres de tri de La Poste de Paris Sud

Notre camarade Camille Marques, conseillère du 14ème arrondissement, a déposé une proposition de voeu pour que le Conseil s'oppose à la suppression du centre de tri du courrier de la La Poste, situé boulevard Brune. Le centre de tri de notre arrondissement, rue François Bonvin, est concerné par la même opération de délocalisation-suppression. L'opposition des agents, à Brune, François Bonvin comme aussi à Paris-Louvre (grève la semaine dernière), s'intensifie. Nous les soutenons avec nos camarades postiers. Le voeu sera discuté au prochain conseil d'arrondissement, prévu le 2 mai.

Vœu déposé par Camille Marques, conseillère d’arrondissement PCF du 14ème  

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Lundi 2 avril 2007

Remise en cause des retraites des fonctionnaires de la Poste : contractuels, fonctionnaires, nous sommes tous concernés.

En catimini, en décembre dernier, le gouvernement a fait voter la « création d’un établissement public national pour le financement des retraites de La Poste ». La Poste serait progressivement dégagée, d’ici 2010, du financement des retraites de ses fonctionnaires. L’établissement public est destiné à devenir rapidement une caisse autonome « adossée » au régime général CNAV. Ce n’est pas une simple question technique comme on voudrait nous le faire croire mais une disposition qui attaque dangereusement nos retraites et menace l’avenir de notre service public national. D’abord, elle porte une menace à court terme sur les prestations de retraites des postiers fonctionnaires. L’assimilation au régime général peut rapidement faire sauter, la Poste ne sera plus contrainte de les financer, les avantages comme le service actif, la bonification pour les mères de trois enfants, les acquis maintenus, malgré la loi Fillon de 2003 aux retraites de la fonction publique (bases de calculs, réversions…). Mais c’est aussi l’avenir de toute l’entreprise publique qui est menacé. La création de l’établissement puis de la caisse autonome lève un obstacle à la privatisation en exonérant l’entreprise de ses charges de retraites liées au statut de service public nationalisé (qu’aucun repreneur privé n’accepterait d’assumer évidemment). Le statut de fonctionnaires de la Poste finirait d’être complètement banalisé. C’est une rupture avec la conception du service public et un grave précédent pour les fonctionnaires d’autres administrations. Cette mesure anticipe enfin la nouvelle étape prévue par la loi Fillon en 2008 de démantèlement de l’ensemble du système de retraite par répartition, étape reprise à leur compte par les trois candidats favoris de la présidentielle. Rien ne saurait justifier le coup du gouvernement. Ses prétextes ne tiennent pas. Le paiement par la Poste des retraites des fonctionnaires n’est déséquilibré que par le statut de contractuels de tous ses nouveaux embauchés (pour lesquels les cotisations sont versées au régime général). Les nouvelles « normes comptables » européennes ne sont conçues et applicables que dans un contexte de concurrence. Le fond du choix est bien là. La contre-réforme des retraites de La Poste, comme les attaques précédentes contre les régimes spéciaux d’EDF, de GDF, actuelles contre ceux de la RATP ou de la SNCF, n’ont pour but que de préparer la privatisation et la remise en cause de toutes nos retraites. Ce n’est pas un hasard si les candidats des forces de l’alternance, et Sarkozy de façon obsessionnelle concentrent leurs attaques sur elles. Combattons ces mesures. Rien n’est joué. Exigeons le maintien du financement des retraites de la Poste. Construisons les convergences d’action avec les salariés des autres services publics. En 1995, c’est sur cette question que nous avons gagné « tous ensemble » le retrait du plan Juppé. Les communistes de la RATP-Bus ont déjà collecté 2000 signatures dans leurs dépôts contre la casse de leur régime et son adossement à la CNAV.

 

 

 

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Jeudi 29 mars 2007

Les postiers sont grève aujourd'hui à l'appel de la CGT. Ci-dessous le texte de notre dernier tract Poste:

Pendant comme après la campagne électorale, élever le rapport de forces existant en France pour METTRE EN ECHEC le démantèlement du service public postal

Les trois candidats favoris à l’élection présidentielle représentent les forces politiques qui se sont appliquées depuis le début des années 1990 à démanteler le service public de La Poste à tour de rôle. Ils ont l’intention de continuer quels que soient leurs annonces rassurantes aux usagers, notamment ruraux.

 

 

Leur jeu consistant à renvoyer la responsabilité des mauvais coups à l’autre camp ne prend plus. La droite a fait voter en 2004 la loi antipostale avec la création de la « banque postale » et la transposition de la deuxième directive de marchandisation du courrier que le gouvernement précédent avait élaborées. La « gauche plurielle » avait transposé la 1ère directive préparée par la droite etc…

Leur point commun est de jouer systématiquement la défausse sur l’Union européenne pour nous persuader, agents comme usagers, que nous ne pouvons plus résister en France. Pourtant, ce sont les ministres eux-mêmes qui conçoivent et adoptent les directives avec leurs « partenaires » européens et ce sont leurs gouvernements qui les font transposer en France par leur majorité au Parlement.

Voilà maintenant que les mêmes candidats s’inscrivent et veulent nous inscrire dans le projet de 3ème directive qui voudrait livrer l’activité courrier entièrement à la concurrence en 2009, c'est-à-dire y compris les envois de moins de 50 g. Ils s’engagent la main sur le cœur à défendre La Poste et le service universel et à « améliorer » le texte de Bruxelles. Les dés bruxellois sont pipés. Ne tombons pas dans le piège !

La victoire du NON à la « constitution » européenne de 2005 a fait la démonstration que l’on peut résister et mettre en échec, dans un pays, les traités, directives et règlements européens dont se servent les gouvernements pour casser les acquis sociaux et démocratiques nationaux. Au nom de quoi l’UE du capital devrait régenter les activités de la Poste en France ? Au nom des politiques de « libéralisation » et de mise en concurrence qui ont déjà détruits 300000 emplois dans les pays d’Europe depuis 15 ans, qui ont détérioré le service rendu et fait grimper les tarifs ?

Par ailleurs, il ne peut pas être question d’attendre 2009 et de digérer l’application dévastatrice en cours des directives précédentes et de la loi anti-postale qui anticipent grandement la privatisation totale.

Pour la sauvegarde et la reconquête du service public, les conditions existent pour construire un rapport de forces. Le peuple a fait son expérience du gâchis, de la régression économique et sociale que représente la privatisation. Le rejet de la dégradation des conditions d’emploi et de travail grandit encore parmi les postiers. La colère des usagers des villes et des campagnes commence à s’organiser.

Les rencontres, les convergences entre salariés et usagers, entre salariés des différents services publics s’établissent de plus en plus. Cette unité qui ce développe, transformons-là en lutte et en victoires !

Les principes du service public de la Poste sont essentiels pour la réponse à l’intérêt général et aux besoins de chacun: égalité d’accès pour tous aux mêmes services, qualité du service rendu, péréquation tarifaire, absence de logique lucrative. Défendons-les !

Pour le rétablissement du monopole public de La Poste sur l’acheminement du courrier, et son extension à d’autres modes de communication.

Les agents du courrier luttent contre les plans de déstructuration de la distribution, « facteurs d’avenir » et des centres de tri. Ils refusent la flexibilité généralisée, les bas salaires, les tournées interminables, l’augmentation de la charge de travail, l’extension de la précarité (CDD, temps partiels), la suppression de 60000 emplois d’ici 2009. En résumé : le choix de la rentabilité financière en vue de la privatisation contre les salariés et la qualité du service rendu.

Les usagers, les populations réclament le maintien des services postaux, le maintien de tous les bureaux de poste, en refusant le marché de dupes des « agences postales » et des « points poste ».

Les uns et les autres ont raison. Les communistes soutiennent et animent ces luttes. Ils s’efforcent d’alimenter leurs convergences.

Dans l’immédiat, nous demandons l’abrogation du décret du 5 janvier 2007 sur le soi-disant « service universel postal ».

A terme, nous demandons le rétablissement du monopole public de La Poste sur l’acheminement du courrier.

Nous refusons la désintégration de la Poste et militons pour le maintien de son unicité. Nous agissons pour le rétablissement pour tous du statut du personnel qui correspond à cette mission au service du pays : le statut de fonctionnaire d’Etat.

Exigeons l’intégration de la « banque postale », actuellement filiale de droit privé, à La Poste. En ce qui concerne les services financiers, maintenant subordonnés à la « banque postale », la recherche du plus fort « produit net bancaire » dans la logique de la privatisation conduit à tourner le dos aux missions du service public : garantir l’accès de tous, au meilleur tarif, au service universel bancaire, orienter l’épargne populaire vers le financement des priorités nationales. Nous exigeons le retrait du plan DCC, « développement et compétitivité des centres » est un véritable plan de casse prévoyant la suppression de milliers d’emplois et à partir de 2010 la fermeture de centres. Il est incompatible avec le maintien du service rendu.

Nous exigeons du gouvernement le retour au niveau de 2003 des tarifications bancaires pratiquées par la Poste.

Nous demandons que les encours de la « banque postale », des CCP soient redirigés vers le Trésor public et cessent d’être détournés (comme l’a décrété la « gauche plurielle », via la filiale Effiposte) vers les marchés financiers. Cela représente 250 milliards d’euros !

Nous combattons la banalisation du Livret A dont la collecte est essentielle pour financer le logement social. La Poste doit cesser de le marginaliser au profit de placements boursiers. Le gouvernement doit empêcher la fin, réclamée par les banques privées, du monopole de La Poste et des Caisses d’épargne sur le Livret A. Elle serait synonyme de dépérissement de la collecte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 7 février 2007

Abrogation du décret antipostal du 5 janvier 2007 ! « L’Europe », instrument et prétexte au démantèlement du service public de La Poste par le gouvernement français : une nouvelle preuve.

Devant la grande sensibilité des usagers, des élus, notamment ruraux, devant les luttes des salariés pour le maintien du service public postal, les gouvernants (et les candidats aux élections) multiplient les déclarations rassurantes. Ainsi M.Chirac à Tulle en janvier: « je le dis solennellement, la France s’opposera à toute initiative qui conduirait à remettre en cause la qualité du service universel postal ». Et tous ou presque de promettre de qu’ils ne laisseront pas passer, du moins en l’état, le projet de directive européenne de marchandisation totale du courrier en 2009. Ce sont pourtant les mêmes, successivement à la tête de l’Etat, qui ont adopté et transposé les directives précédentes de mise en concurrence. Nouvelle preuve de ce double-jeu, de cette tactique permanente de défausse sur la fatalité de « l’Europe » pour mieux faire passer le choix de privatisation : le décret du 5 janvier signé en catimini par le ministre de l’économie au moment même où Chirac s’exprimait en Corrèze. Soi-disant relatif au « service universel postal », ce décret anticipe la directive de mise en concurrence. Il remet directement en cause les principes du service public de La Poste. Plus question d’obligation de distribution 6 jours sur 7 quand « les infrastructures de transport ou les caractéristiques de certaines zones y font obstacle ». La règle de péréquation est à nouveau mise à mal. Elle est supprimée pour le courrier au dessus de 50g à destination des DOM-TOM et les « envois en nombre », le courrier des entreprises, sont explicitement exclus de l’application du tarif unique. De façon aussi perfide, le décret remplace le critère d’obligation de présence postale. 90% de la population devait se trouver à moins de 5 kilomètres d’un point de contact postal. 95% doivent maintenant se trouver à moins de 10 kilomètres. Résultat : on passe d’une obligation de 14500 points de contact à 7500 ! Ne laissons pas faire et visualisons bien les vrais lieux de responsabilités! Le rapport de force existe en France contre cette casse programmé d’un service public vital. 

 

 

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Vendredi 2 février 2007

Pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail : pour le service public, la mobilisation s’intensifie à la Poste, notamment dans le 15ème.

Plus de 70 facteurs étaient en grève hier au centre de distribution du 15ème (Paris 15 CDIS) à l’appel des organisations syndicales. Vendredi soir dernier, 30% des agents du centre de tri de François Bonvin (Paris 15 CTC) l’étaient également. Les projets de « restructuration » comme le mal nommé plan « facteurs d’avenir » visant à accroître la rentabilité financière de la branche courrier de la Poste aux dépens de l’emploi, des conditions de travail, de la qualité du service sont de plus en plus fortement combattus dans l’entreprise publique. La journée syndicale d’action du 8 février des postiers et de l’ensemble des fonctionnaires, coïncidant sur les mêmes mots d’ordre avec la manifestation nationale des cheminots s’annonce comme une étape importante dans le développement d’un mouvement convergent. 

 

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Vendredi 21 avril 2006

Reprenons et amplifions notre bataille pour la défense du service public de la Poste!

Contre la dérive, le détournement, vers le privé de la " Banque Postale ":

La " Banque postale " existe officiellement depuis le 1er janvier. Le processus d’éclatement de l’entreprise, d’abandon des missions de service public, de privatisation s’accélère. Une association de consommateurs vient de dénoncer l’explosion de ses tarifications. Les attaques sur la collecte du livret A s’accentuent de la part de la Poste (délaissement) et de toutes les banques (pression pour la banalisation de la collecte au nom de la " concurrence "). Le risque de marginalisation de la collecte du livret A par rapport à d’autres placements de nature spéculatif se précise comme un risque de mainmise des banques privés sur cette source essentielle de financement du logement social. Dans le même temps, les programmes de suppressions d’emplois dans toutes les activités de la Poste se succèdent.

Les salariés, souvent les usagers portent haut la riposte. Le caractère structurant du service public de La Poste pour le pays dont c’est le premier employeur après l’Etat rend possible et nécessaire une campagne nationale pour la défense et le développement du service public de La Poste dans son unicité.

En 2004 et 2005, nous avions mené une grande campagne de pétition contre la loi " antipostale " finalement adoptée au printemps 2005. Nous proposons de la reprendre en la réactualisant. Rappel de certains points de nos tracts et pétitions de l’année dernière:

Les conséquences de la loi anti-postale: (…)

- Extension de l’exclusion bancaire: La " banque postale " adopterait les règles du privé de sélection des " clients " selon leur " produit bancaire par tête " Premières victimes: les ménages aux ressources les plus modestes, les personnes en interdit bancaire qui n’ont que leur livret A comme compte, les personnes âgées qui ont actuellement accès, sans discrimination grâce à la Poste, aux services financiers indispensables à la vie de tous les jours.

- Détournement de l’argent du logement social: Une fonction d’origine des services financiers de La Poste est de favoriser et de garantir l’épargne populaire et de la mobiliser pour le financement des priorités nationales sur le long terme: logement, équipements publics, hôpitaux… Demain, la " banque postale " va privilégier les placements spéculatifs à court terme sur les marchés financiers. La collecte du Livret A pour le logement social serait rapidement marginalisée. De même les encours des CCP, 30 milliards d’euros, seraient définitivement dirigés vers la Bourse. (…)

PETITION J’exige:

le maintien de l’ensemble des bureaux de poste dans tout le pays, l’ouverture de bureaux dans les grandes villes. C’est aussi la réponse à une exigence d’aménagement du territoire, auquel participe La Poste.

Le respect de la distribution du courrier à J+1 (le lendemain avec un dépôt au moins jusqu’à 19H00) ce qui implique le maintien de tous les centres de tri dans le pays et l’augmentation du nombre de tournées de distribution.

que la Poste, à l’opposé des banques privées, continuent à offrir, à tous sans aucune discrimination, les services financiers indispensables à la vie de tous les jours (chéquier, carte de retrait, tout simplement même un compte…), qu’elle pratique une politique tarifaire s’opposant à l’inflation des prestations des banques.

que les fonds des Chèques postaux et les fonds d’épargne collectés par la Poste servent exclusivement au financement des priorités nationales: logement, équipements publics, hôpitaux... et n’alimentent pas les marchés financiers.

les milliers d’embauches de fonctionnaires nécessaire à la préservation et à l’amélioration du service rendu, dans l’immédiat à la titularisation de tous les CDD.

 

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Samedi 4 décembre 2004

Contre le chômage et la précarité, NON au plan Borloo! NON à la loi antipostale, autre loi de destruction de la « cohésion sociale »

Le gouvernement accélère le démantèlement des services publics pour livrer à l’appétit des groupes privés et des marchés financiers les activités et les biens publics qui échappent encore à la Loi du Profit capitaliste. Après EDF-GDF, France-Télécom…, le gouvernement prévoit de faire passer en janvier 2005 le projet de loi dit de « régulation des activités postales » qui veut donner une pâture l’activité courrier à la concurrence et transformer les services financiers en « banque postale » fonctionnant comme une banque privée, c'est-à-dire casser un service public essentiel à la vie du plus grand nombre, à la vie économique et sociale du pays.

Le démantèlement des services publics est au centre de la politique de casse sociale. La loi antipostale, c’est:

 

 

65000 suppressions d’emplois stables et bien formés d’ici 2009 dans le cadre du « plan d’évolution des réseaux ».

L’explosion des inégalités: avec la fin de la péréquation tarifaire, de l’accès pour tous au mêmes services, la hausse des tarifs, l’instauration de la logique lucrative, l’abandon des principes du service public.

La désertification de régions entières: 6000 bureaux de plein exercice devraient fermer en 3 ans, comme l’a annoncé le PDG Bailly.  Frappées, les zones rurales mais aussi les villes et les banlieues où les queues au guichet vont s’allonger.

Extension de l’exclusion bancaire: La « banque postale » adopterait les règles du privé de sélection des « clients » selon leur « produit bancaire par tête » Premières victimes: les ménages aux ressources les plus modestes, les personnes en interdit bancaire qui n’ont que leur livret A comme compte, les personnes âgées qui ont actuellement accès, sans discrimination grâce à la Poste , aux services financiers indispensables à la vie de tous les jours.

Détournement de l’argent du logement social: Une fonction d’origine des services financiers de La Poste est de favoriser et de garantir l’épargne populaire et de la mobiliser pour le financement des priorités nationales sur le long terme: logement, équipements publics, hôpitaux… Demain, la « banque postale »  va privilégier les placements spéculatifs à court terme sur les marchés financiers. La collecte du Livret A pour le logement social serait rapidement marginalisée. De même les encours des CCP, 30 milliards d’euros, seraient définitivement dirigés vers la Bourse.

La mobilisation grandit dans tout le pays: Exigeons le retrait de la loi antipostale!

6000 conseils municipaux prennent position contre les fermetures de bureaux de poste 

 

80% des postiers votent aux dernières élections professionnelles pour les organisations syndicales qui condamnent le projet de loi de (dé-)régulation postale.

Dans des dizaines de villes, les usagers font signer des pétitions pour le maintien du service public de La Poste

A Paris, des milliers de pétitions sont signées par les postiers et la population (au dos)

Le NON à l’application par la France des directives européennes, illégitimes, adoptées par-dessus la tête des peuples (par les gouvernements successifs y compris celui de la « gauche » plurielle) et contraires à leur intérêt, monte dans le pays avec le mouvement qui progresse pour le NON  au projet de « constitution européenne ».

 

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« PAS D’AVENIR SANS PCF » - 1207 signataires de l'appel au 3 Mai

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