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PARIS

Jeudi 7 août 2008
Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 5 juillet 2008

Avec les éboueurs de la Ville, coupons court aux tendances « néo-libérales » de M. Delanoë !

Rassemblement lundi 7 juillet 2008 à partir de 9h00 devant l’Hôtel de ville.

M. Delanoë s’imagine-t-il que pour devenir président de la République, il doive marcher sur les pas de M. Chirac, faire le jeu des grands groupes privés, leur livrer les services publics municipaux, des pans du territoire urbain ?

Au début des années 80, Chirac avait réussi à privatiser la collecte des déchets dans 8 arrondissements. La mobilisation d’alors avait stoppé le mouvement et préservé les services du nettoiement des rues.

Après 2001, une partie de la collecte des ordures a été remunicipalisée dans les petits 2ème et 3ème arrondissements ainsi que dans le 19ème. Un retour du service public plus symbolique que réel dans les 3ème et 19ème dans la mesure où les bennes et les conducteurs sont restés gérés par le privé. Le développement de la collecte liée au tri sélectif avait aussi donné lieu à un développement de l’activité concédée au privé.

Depuis sa réélection facile, Delanoë, qui affiche son « libéralisme » politique, se sent autorisé à engager une nouvelle phase de privatisation des services municipaux. Son programme personnel, sur lequel il se présentait, était déjà vague sur ce point en l’absence de tout « contrat de mandature » avec ses alliés, réduits à l’état de supplétifs.

La municipalité de Paris met ainsi à l’ordre du jour du Conseil de Paris des 7 et 8 juillet, juste à la veille des vacances…, le passage au privé du ramassage des déchets dans les 3ème, 9ème, 16ème et 19ème arrondissements. Sita-Suez, Onyx-Véolia, et Nicollin sont déjà sur les rangs pour profiter de ces nouveaux marchés. Ils contrôleraient la majorité de l’ensemble de l’activité à Paris.

Les personnels de la Ville n’entendent pas laisser faire cette véritable privatisation. Ils ont raison. Ils défendent l’intérêt de toute la collectivité, de tous les Parisiens.

250 emplois d’agents sont concernés. L’adjoint prétend qu’ils seraient redéployés vers l’entretien des espaces publics mais reconnaît que 130 postes au moins disparaîtront à terme. On remplace des postes statutaires, stables, par des emplois précarisés, aux conditions de travail dégradées, aux rémunérations minimales. Le récent mouvement des personnels de Cyclocity, filiale de JC Decaux, à qui Delanoë a donné les Vélibs, vient de donner une idée des conditions d’emploi dans ces « majors » des services urbains. Est apparu aussi récemment en pleine lumière combien les sous-traitants des sociétés de travaux publics à qui sont laissés les marchés municipaux emploient et exploitent des travailleurs sans papiers.

Les profits des entreprises privées, sur les activités de collecte des déchets, parfaitement maîtrisées par le public, représentent aussi autant d’argent pris aux habitants et contribuables municipaux, littéralement spoliés. Les appels d’offres sont d’ailleurs particulièrement opaques, comme le dénoncent les organisations syndicales.

La grève du 27 juin a été largement suivie, plus de 50%, comme les grèves de 55 minutes les jours suivants. Les personnels des autres directions de la Ville sont aussi fortement sensibilisés. Ils savent combien cette logique de privatisation les frappe aussi ou peut rapidement les frapper. Le CRECEP, centre de recherche d’expertise de contrôle de l’eau est également en train d’être privatisé.

Nous appelons les Parisiens à soutenir ce mouvement dans leur intérêt comme dans l’intérêt général.

La Ville a commencé à reculer, tactiquement, en proposant de vagues « négociations » pour deux des quatre arrondissement, escomptant sans doute diviser le mouvement. Ces pratiques des relations « sociales », comme le choix de fond sont inacceptables.

Lundi 7 juillet à 9h00 devant l’Hôtel de Ville, pour ceux qui le peuvent, lors du rassemblement des agents à l’appel de leurs organisations syndicales, comme dans les quartiers les jours suivants, nous invitons les Parisiens, ceux qui travaillent à Paris, à interpeller leurs élus, à montrer leur soutien aux éboueurs en lutte.

OUI AU SERVICE PUBLIC A PARIS ! NON A LA POLITIQUE « LIBERALE » QUI DONNE AUX PUISSANCES D’ARGENT LA MAINMISE SUR LA CAPITALE!

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Lundi 23 juin 2008

Vélibs, sans papiers : la municipalité de Paris doit cesser de donner le contre-exemple en matière de précarisation de l’emploi (suite)  

Un sous-traitant de Vinci dans un cas, une filiale de JC.Decaux dans l’autre : la responsabilité de la Municipalité de Paris est posée dans deux exemples d’actualité d’extension de la précarité, de remise en cause des droits des salariés. Delanoë a révélé son « libéralisme ». Nous sommes nombreux à l’avoir repéré depuis le début et à le combattre !

 

Exemple n°2 :

Vélibs : il n’est pas acceptable que la municipalité de Paris couvre les conditions de surexploitation des salariés de Cyclocity.

La face cachée des « Vélibs », expérience dont se prévaut à toute occasion le Maire de Paris, n’est pas reluisante.

Les salariés de Cyclocity dénoncent les conditions de travail et de rémunération dans cette filiale du groupe JC.Decaux qui a en charge l’entretien et la régulation du système Vélib. 60% des personnels payés au SMIC, 40% d’emploi à temps partiel, une forte pénibilité du travail, non reconnue, des problèmes de sécurité…, un responsable CGT résume la situation : « ras-le-bol de conditions de travail qui nous ramènent 50 ans en arrière ». Le taux de « turn-over » sur la première année, 40% sur 370 salariés, en témoigne.

Avec difficulté, face à la répression et l’obstruction patronales de JC.Decaux, les salariés parviennent à s’organiser et commencent à faire un peu reculer la direction de l’entreprise.

Communistes, nous soutenons pleinement cette lutte. Communistes conséquents, nous devons la porter à tous les niveaux et souligner les responsabilités de chacun.

Les salariés en lutte des Vélibs ne se sont pas trompés en manifestant le 16 juin sur le Parvis de l’Hôtel de Ville. La municipalité de Paris est pleinement concernée en tant que donneur d’ordre. D’autant plus que la situation sociale à Cyclocity est directement liée à l’option économique retenue à l’origine par le Maire et avalisée par le Conseil de Paris.

Le besoin de développer la circulation cycliste dans la ville faisait et fait quasiment l’unanimité. Le système Vélib y répond de manière relativement satisfaisante du point de vue  des utilisateurs, avec des bémols, notamment liés aux problèmes de maintenance.

Mais le choix de confier le marché à JC.Decaux et les conditions de passation sont hautement contestables.

M. Delanoë et sa municipalité avaient plusieurs autres possibilités :

Ils pouvaient créer un service municipal pour la mise à disposition de bicyclettes aux Parisiens. Suivant l’option technique retenue, pas forcément celle de Vélib, pendant une phase transitoire, la Ville faisait appel à des opérateurs, privés ou publics (ex : coopération avec d’autres villes), pour former le service municipalisé, composé d’agents de la Ville. C’est la solution que nous continuons à défendre.

Ils pouvaient aussi faire correspondre l’appel d’offre aux prestations d’un opérateur public comme Effia, filiale de la SNCF, dont le système de location de vélo, Vélo+, a fait ses preuves, par exemple à Orléans.

Mais non, à Paris, le Maire a fait le choix du privé, et singulièrement de la firme JC.Decaux dont les relations avec la municipalité précédente avaient pourtant été si critiquées. Avec ce choix de l’externalisation totale, la Ville a écarté tout critère social dans la gestion de la nouvelle activité.

Le contenu de l’appel d’offre aggrave encore les choses. Delanoë a décidé de lier, sans logique, l’appel d’offre pour les vélos à celui du renouvellement des espaces publicitaires. De fait, il excluait Effia, qui ne s’occupe pas de publicité, et favorisait JC.Decaux ou le groupe US Clearchannel, perdant après avoir été sur les rangs.

Sur le plan financier, beaucoup ont fait observé les avantages, sinon le cadeau, consentis à JC.Decaux, qui a obtenu le marché pour 10 ans.

La gestion des panneaux publicitaires lui rapportera au minimum 60 millions d’euros par an de bénéfice net. Pour les Vélibs, il paye à la Ville 3,5 millions de redevance (outre le reversement des abonnements des usagers).

En clair, dans ce marché, Decaux empoche la différence entre le bénéfice net de la pub et le coût de Vélib, dont l’amortissement et le fonctionnement reviendraient à 40 à 50 millions d’euros par an les premières années, moins ensuite. De surcroît, JC.Decaux se retrouve en position extrêmement favorable pour l’obtention des marchés d’extension des vélibs (et la publicité) en banlieue.

Avec ce marché global « publicité+vélos », qui ne fixe pas un budget propre aux Vélibs, JC.Decaux est invité à pressurer le plus possible les salariés de Cyclocity.

On comprendra que les annonces de la municipalité sur le thème « Vélibs ne coûtera rien aux contribuables parisiens » ne tiennent pas. JC.Decaux n’est pas un philanthrope. Les salariés de Cyclocity le savent.

Rien n’empêchait la Ville de garder tout ou partie de la manne publicitaire d’un côté, et de décider de l’autre de la subvention à accorder aux Vélibs en intégrant des critères sociaux, nombre de salariés, forme d’emploi…

Ajoutons que, conformément à son habitude, le Maire de Paris a précipité la négociation de l’opération dont le Conseil de Paris aura à peine discuté du fond. Les groupes, même de « gauche », l’ont tous suivi au doigt et à l’œil, ne souhaitant sans doute pas être écartés du bénéfice de l’opération médiatique.

Aujourd’hui, nous soutenons les revendications des salariés de Vélibs, comme celles de tous les salariés qui se battent contre la précarité, les bas salaires et les mauvaises conditions de travail. Mais nous pointons aussi les responsabilités de la Mairie de Paris à qui nous demandons de faire pression sur JC.Decaux, de revoir la convention signée avec cette firme, d’aller vers la municipalisation des Vélibs, avec l’intégration des personnels parmi les agents de la Ville.

Décidément, il n’y a pas d’ambiguïté dans le sens du mot « libéral » quand il est utilisé par le Maire.

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Dimanche 6 avril 2008

Le Grand Paris : une vraie menace pour les Courneuviens

Par Ange De CASO, réseau communiste PCF « réflexion, action, lutte de classe » de la Courneuve

Le projet d’un agrandissement structurel de la ville/département qu’est Paris est depuis de nombreuses années dans les cartons des divers gouvernements qui se sont succédé. Supprimé en 1964, le département de la Seine (couvrant alors à peu de chose prêt le territoire actuel de Paris et sa petite couronne) avait donné lieu à un nouveau découpage créant les actuels départements limitrophes de Paris.
Pour ce qui est des communes et départements de la petite couronne, l’influence et le rôle joués notamment par les exécutifs à direction communiste, avec les populations, ont permis au fil des ans, dans le cadre de la gestion de ces collectivités, de renforcer les solidarités, et d’ancrer des points de résistances et de luttes face aux attaques incessantes des gouvernements et du patronat.
Aujourd’hui, la norme capitaliste doit balayer toutes ces résistances, et éradiquer toutes velléités de renforcement des luttes. Le résultat des dernières élections municipales et cantonales a montré que la volonté de combattre le capital et son cortège de morgue n’avait pas disparu comme cela avait été annoncé. Des directions communistes, même celles qui n’ont pas osé revendiquer leur nom haut et fort, ont été reconduites par les électeurs qui ont su les reconnaître comme telles parfois malgré elles.
Le « Grand Paris » ou le projet « Paris Métropole » (selon l’étiquette politique UMP ou PS) représente à des degrés divers une remise en cause de la volonté des populations de se doter d’exécutifs au service de leurs besoins, et d’asservir les territoires aux appétits financiers. En effet, ce qui se cache derrière le nez qui s’allonge à force de mentir, c’est en finir avec les résistances sociales, économiques et culturelles des populations. Tous nous vantent l’intérêt du projet : « de grands gestes urbanistiques », « une relance économique », « la création d’un centre d’affaires du type de la Défense au Nord/Est de Paris », « une priorité au logement », un TRAM qui ferait le tour de la banlieue, « une solidarité entre Paris et les Hauts-de-Seine en faveur de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne »…

La vérité c’est : Le « rapport Pommelet » dit qu’il y a 2,5 millions de mètres carrés en Ile-de-France qui appartiennent à des administrations d’Etat ou des entreprises publiques, qui n’en font pas usage, donc des appétits financiers qui vont s’aiguiser pour les promoteurs immobiliers.

Les voilà les « grands gestes urbains », la priorité au logement. En attendant, le nombre de logements sociaux n’est pas suffisant, le montant des loyers dans le neuf est prohibitif. Des sans abris, des exploités par des marchands de sommeil, des favélas aux portes de Paris (entre porte de la Villette et porte d’Aubervilliers), c’est cela la réalité !

Le TRAM autour de Paris : un projet pharaonique. Pour le moment, les rames du RER B sont insuffisantes, les gens y sont considérés comme du bétail, la prolongation du métro jusqu’à la gare RER de la Courneuve a été rejetée. C’est cela la réalité !
La relance économique viserait à empêcher le « départ nos entreprises vers Londres ou les autres grands centres d’affaires étrangers » selon l’UMP. La vérité c’est que l’UMP découvre le capitalisme mondialisé. L’idéologie dont ils sont les tenants prônent le capitalisme à tout crains, et les délocalisations en Asie ou en Europe centrale pour verser davantage de dividendes aux actionnaires. Quant à la création d’un autre centre d’affaires c’est surtout bon pour les affaires des patrons. C’est cela la réalité !
Quant à la supposée solidarité financière entre les départements « riches » et les départements « pauvres » que générerait l’avènement du Grand Paris… A qui va-t-on faire croire que les « riches » vont donner aux « pauvres » sans qu’ils y soient contraints ? C’est cela la réalité !
RELEVONS LE PARI D’UNE VIE MEILLEURE
La population francilienne n’a rien de bon à attendre de cette guéguerre politicienne entre factions PS et UMP, et tout à craindre de la mise en œuvre d’un tel projet dans sa vie au quotidien. Refusons d’être les otages indolents de cette guerre politicienne.
Nous avons tous besoin de plus de logements décents à des loyers réellement modérés, de meilleures conditions de transport plus proches et plus dignes, d’un développement économique au service du développement humain, de gagner une orientation des richesses nationales en faveur des territoires qui en on le plus besoin…
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Lundi 17 mars 2008

Paris 15ème : au lendemain d’une campagne lamentable, tous les problèmes restent posés

 
 

Les résultats du 2ème tour des municipales dans notre arrondissement ne surprennent aucun observateur averti.

Dans un arrondissement très majoritairement ancré à droite, l’UMP de MM. Goujon, Lamour et d’Aboville finissent par l’emporter avec 52,7%, mais enregistrent un net recul sur 2001.
L’abstention est élevée, notamment dans les quartiers populaires. Le désaveu de la politique de Sarkozy, dont M. Goujon est un fidèle, s'est manifesté aussi dans le 15ème. La droite devra en rabattre sur son arrogance. Au plan national, le gouvernement ne peut plus se prévaloir d'un soutien électoral majoritaire.

Malgré une campagne orientée vers la droite, malgré le ralliement obtenu d’une partie des équipes municipales sortantes de l’UMP, malgré la bienveillance du Modem, malgré une politique résolument en faveur de la promotion immobilière, Anne Hidalgo n’a pas réussi à aller au bout de son pari : retenir l’électorat de gauche tout en séduisant l’électorat de droite.

Les efforts de Goujon, d’Aboville et Hidalgo se sont annulés au niveau zéro de la politique. Ballons, tee-shirts et imperméables aux couleurs des listes n’ont servi à rien, pas plus que le recours à des centres d’appels téléphoniques, vraisemblablement délocalisés, pour tenter de bourrer le crâne jusqu'au dernier jour des électeurs abonnés du téléphone.

Nos adhérents et sympathisants auront su utiliser cette occasion pour rappeler leurs droits aux salariés exploités de ces entreprises et les inviter à la syndicalisation.

Pendant que Goujon fustigeait les « socialo-communistes », Hidalgo se prévalait de ses soutiens UMP, les affichant sur tous les panneaux à l’entrée des bureaux de vote. De quoi désorienter plus d'un électeur de gauche!

Tous les vrais problèmes, notamment parisiens, ont été éludés de la campagne. Communistes, nous sommes presque les seuls à les avoir abordé sérieusement, en dehors de certaines associations.

Alors que les carnavalistes de la campagne vont rentrer chez eux, leurs CDD ou « contrats de mission » accomplis, nous resterons sur le terrain, auprès de la population et des salariés du 15ème pour :

-         Obtenir immédiatement le relogement du centre médical Beaugrenelle, seul centre de santé conventionné sur le Front de Seine.

 

-         Exiger l’ouverture de structures hospitalières pour les personnes âgées du 15ème

 

-         Combattre la spéculation à Beaugrenelle

 

-         Lutter pour une véritable politique du logement social à Paris, également contre les hausses de loyers à l’OPAC

 

-         Lutter pour la remunicipalisation de l’eau et la baisse des tarifs

 
 -         Contrecarrer la privatisation rampante des réseaux RATP et SNCF de transport
 

 
 -         Obtenir la transparence et un contrôle démocratique de la gestion des sociétés d’économie mixte, dont le Sempariseine, ex Semea15.

Etc

Vous pouvez compter sur les communistes du 15ème pour vous défendre. Soyez plus forts : rejoignez-les !
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Lundi 17 mars 2008

Après le 2nd tour des cantonales et municipales, le résultat le plus important des élections pour ceux qui luttent contre la politique au service du Medef reste la remontée du PCF à 8,82%

Sarkozy, Fillon et leur gouvernement ne peuvent plus se prévaloir d’un soutien du pays à leur politique. C’est un résultat important pour s’opposer à la poursuite, déjà annoncée, de leur programme antisocial de contre-réformes structurelles.

Les résultats du 2nd tour des élections municipales et cantonales ont confirmé et amplifié le désaveu de l’UMP. L’UMP et ses alliés perdent de nombreuses mairies de grandes villes et plusieurs conseils généraux.

Le PS est le principal gagnant en terme de sièges. Mais le vote s’inscrit toujours dans la logique de l’alternance. On doit parler d’un vote sanction par défaut.

Du point de vue électoral, le PS profite du très haut niveau de l’abstention, 35% en moyenne, atteignant 40 à 50% dans les grandes villes et du recul de la droite. Avec 26% au 1er tour des cantonales, il reste stable par rapport à 2004.

Du point de vue politique, le PS n’a opéré aucune inflexion sur ses positions de la campagne présidentielle. Il ne conteste pas sur le fond les contre-réformes du pouvoir. Ses parlementaires viennent de permettre à Sarkozy de ratifier le nouveau traité européen. La politique de main tendue au Modem, fusion dans ne nombreuses villes, appels du pied de Ségolène Royal, Martine Aubry ou Bertrand Delanoë, souligne ces orientations. Le PS et ses dirigeants, renforcés par les élections locales, ont les yeux rivés vers 2012.

Le deuxième tour ne doit pas effacer le résultat le plus important du 1er : la nette progression du PCF. Les candidats communistes ont enregistré 8,82% aux élections cantonales et obtenu de très bons résultats aux municipales, dans les villes où ils conduisaient des listes « d’union de la gauche », mais aussi en particulier dans les villes où ils affrontaient des listes PS. Le résultat du PCF aux cantonales, en léger retrait par rapport à 2001 (-0,9%) est en progression par rapport à 2004 (+0,9%). Sur 50% du territoire, le PCF rassemble 1.150.000 voix alors Marie-George Buffet n’en a recueilli aux présidentielles que 707.000 dans tout le pays.

 

Ce résultat représente un grand encouragement pour les communistes et un point d’appui important pour les salariés, retraités, jeunes pour les luttes à venir.

 

Le redressement du PCF est parti de la base. Les électeurs ont retrouvé l’utilité du vote communiste dans chaque campagne locale. Les candidatures PCF, identifiées comme telles et se distinguant du PS et de la « gauche » indéterminée, ont porté l’engagement des militants communistes dans les luttes locales comme nationales, contre le traité de l’UE, pour une véritable alternative politique.

Le résultat apporte un démenti manifeste à tous ceux qui, y compris dans les rangs de la direction du Parti, veulent enterrer le PCF et se répandent sur son déclin « inéluctable ».

Il invalide la ligne d’effacement, d’affadissement de ses positions et d’inféodation au PS, poursuivie par la direction du PCF.

Les élections ont rendu encore plus pressante l’exigence d’une rupture avec cette stratégie suicidaire. Déjà, en décembre, lors de l’Assemblée nationale extraordinaire du Parti, la direction du PCF a dû reculer sur son ordre du jour de disparition du PCF et de transformation en « nouveau parti ».

Aux élections, les participations, acceptées ou prétendument subies, à des listes PS-Modem, avant le 1er tour ou entre les deux tours, ont suscité un vent de réprobation salutaire de tous les communistes qui refusent que l’on passe de l’union de la gauche à la caution du social-libéralisme et à une recomposition politique qui élimine la gauche révolutionnaire.

L’union sans condition, pour préserver quelques places, est apparue d’autant moins tolérable que le PS s’est livré dans bien des villes et départements à une entreprise ouvertement anticommuniste, en particulier en Seine-Saint-Denis. Le PS s’est évertué à faire perdre au PCF villes et cantons. Que font aussi les députés communistes dans le même groupe parlementaire que Noël Mamère qui coalise depuis 1989 droite et socio-démocrates contre les communistes à Bègles et dont l’amie Voynet se félicite d’avoir éradiqué le communisme à Montreuil avec l’appui de la droite ?

Le PS aime le PCF faible et soumis. Les communistes le veulent fort et combatif ! Encouragés par le 9% des voix, les communistes peuvent relever la tête !

La raison d’être anticapitaliste du PCF est plus actuelle que jamais. Il a présenté plus de candidats que les partis gauchistes réunis ne comptent d’adhérents, LO et LCR (qui bénéficient d’une étonnante complaisance médiatique). Comment accepter, aujourd’hui comme hier, qu’ils se sustentent de l’affaiblissement du principal et du plus conséquent parti historique du monde du travail en France ?

Les batailles s’annoncent contre la casse du contrat de travail, de l’hôpital public, de l’éducation nationale, du logement social… contre la nouvelle étape du démantèlement de la retraite solidaire par répartition… Pour les mettre en échec, le pays aura besoin d’un parti communiste fort ! Dans nos quartiers et nos entreprises, nous répondons présents. Rejoignez-nous !
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Dimanche 16 mars 2008
Les résultats définitifs du 2nd tour  des municipales dans le 15ème:

Inscrits: 136 099
Exprimés: 81273

Liste UMP+ conduite par Philippe Goujon:  42 794 voix et 52,65  %
(13 conseillers de Paris et 26 conseillers d'arrondissement).

Liste PS+  conduite par Anne Hidalgo:  38 479 voix et 47,35%
(4 conseillers de Paris et 8 conseillers d'arrondissement)


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Jeudi 13 mars 2008

Après les « passerelles » vers le Modem, les ralliements d’élus UMP à Hidalgo !

Combattant sans relâche toute politique de droite, le PCF 15ème confirme son refus de cautionner le social-libéralisme.

Jour après jour, de nouveaux éléments de la droite du 15ème se rallient à la liste conduite par Anne Hidalgo aux élections municipales.

Avant le 1er tour, la candidate affichait le soutien de Laure Reca, conseillère de Paris UMP, un des bras droits du maire sortant Galy-Dejean.

Le Modem de Marielle de Sarnez a tendu la main à Delanoë, avant le 1er tour également. Sans fusionner les listes, vu ses scores trop faibles, Delanoë vient d’annoncer un « partenariat » avec le Modem à l’avenir. Dans le 15ème, le Modem est représenté par Elisabeth de Fresquet conseillère de Paris sortante, élue UDF sur la liste Balladur en 2001 et par Michel Bulté, ancien maire RPR puis tibériste du 19ème.

Hier, c’est au tour de Cécile Renson, autre élue UMP sortante, candidate avec Galy-Dejean aux législatives, d’apporter son soutien à Hidalgo qui l’invite à son dernier meeting.

Décidément, il se confirme que les milieux réactionnaires et « ultralibéraux » ont deux fers au feu dans le 15ème (et à Paris) pour mettre en œuvre la politique au service des puissances d’argent, du MEDEF, notamment les grands groupes immobiliers : la droite de Philippe Goujon et le social-libéralisme d’Anne Hidalgo. Les choix, que nous sommes amenés à combattre depuis des années, notamment la nouvelle entreprise de spéculation immobilière à Beaugrenelle mais aussi l’externalisation des services publics, l’attestent. Derrière cela, il reste des nuances plus ou moins importantes auxquelles nous ne sommes pas indifférents.

Nous refusons de cautionner, avec tout ce que représente le PCF, cette dérive social-libérale de la « gauche » à Paris. C’est pourquoi nous avons rejeté dans le 15ème l’accord parisien accepté par la direction du PCF-Paris et refusé de participer à la liste de Hidalgo. Cet accord ne portant que sur une répartition de places et dénué de tout contenu politique interdit de peser sur les orientations de Delanoë. Pour continuer à être un point d’appui pour les luttes des habitants et travailleurs du 15ème durement confrontés à la loi de l’argent, nous ne pouvons pas accepter cet acte de soumission.

Dès les lendemains du second tour, on pourra compter sur nous pour défendre les positions de luttes et poursuivre les actions que nous avons mises en avant pendant toute la campagne. Dimanche soir, quel que soit le résultat, le 15ème n’aura pas une municipalité véritablement de gauche. Mais le parti de Charles Michels continuera d’exister et donc de lutter.

Faites le choix de la lutte ! Adhérez au Parti communiste français!

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Mercredi 12 mars 2008

2nd tour des municipales à Paris 15ème : la droite, entre fusion et passerelles, se répartit entre Goujon et Hidalgo!

La droite du 15ème a fini de se décanter hier après-midi. Ses clans, ses (noms à ) particules sont retombés d’un côté ou de l’autre, ou restent en suspension.

Finalement Philippe Goujon et Gérard d’Aboville, têtes des deux principales listes de droite, ont convenu d’un accord pour le 2nd tour. D’Aboville a retiré sa liste contre quelques places sur celle de Goujon.

Maintenant les deux compères et le 3ème, le député Jean-François Lamour tentent de mobiliser la population du 15ème sur un thème : faire barrage aux « socialo-communistes ». Nous pouvons apprécier l’hommage implicite de ces représentants de la réaction à l’activité inlassable et aux luttes de la section du PCF du 15ème contre les intérêts des trusts qu’ils défendent. Mais nous ne sommes pas dupes du calcul politicien.

Dans un arrondissement qui vote à 60% à droite, la victoire électorale se joue à droite, encore davantage que dans le reste de Paris. M. Delanoë et les conseillers de Mme Hidalgo l’ont bien compris aussi.

Ces messieurs de l’UMP cherchent donc à couper l’herbe sous le pied de Hidalgo dans son entreprise de ralliement à droite. Celle-ci s’était déjà attirée dès le premier tour le soutien de Mme Laure Reca, une des fidèles du maire sortant UMP du 15ème, suppléante de Mme Renson, candidate UMP dissidente aux législatives. Cette dernière, autre bras droit de Galy-Dejean qui figurait sur la liste d’Aboville, désavoue maintenant son alliance avec Goujon et apporte à son tour son soutien à Hidalgo.

Reste encore le Modem de la conseillère de droite sortante Mme de Fresquet et de son second, Michel Bulté, ancien maire du 19ème du temps de Chirac.

Si la fusion des listes PS et Modem ne s’est pas faite finalement à Paris, comme avec Marrtine Aubry à Lille ou Gérard Collomb à Lyon, c’est parce que les scores du Modem ont été trop faibles pour contraindre une douzaine de conseillers de Paris PS et apparentés à céder leur place. Mais Delanoë tend avec insistances des « passerelles » au Modem pour l’avenir (voir son interview dans le Parisien de ce matin).

Dans la confusion des combinaisons politiciennes, les uns et les autres sont tentés d’instrumentaliser un repère fixe, comme repoussoir ou caution de "gauche": le PCF, en l'occurrence les communistes du 15ème. Justement parce que nous sommes toujours fidèles à notre engagement, que nous combattons toute politique au service du patronat et des puissances d’argent, d’où qu’elle vienne et que nous sommes connus pour cela.

C’est précisément ce qui nous a fait refuser de participer à liste de Mme Hidalgo. Du coup, elle a dû désigner elle-même des candidats estampillés PCF.

La politique qui fait le lit des spéculateurs immobiliers sur le Front de Seine, à Beaugrenelle en particulier, qui externalise les services publics municipaux, n’est pas la nôtre. Nous nous y opposons dans la lutte avec les salariés et les habitants. Nous refuserons toujours de cautionner le social-libéralisme.

Au plan national, notre parti le PCF a enregistré une belle remontée avec 8,8% des voix aux élections cantonales et des scores souvent brillants aux municipales là où il menait des listes. Grâce à ce que représente le PCF, par l’action de ses militants, le vote communiste a été utile pour exprimer son rejet de la politique menée par Sarkozy. Le choix de la direction du PCF-Paris de s’aligner dès le 1er tour, au terme d’un accord portant uniquement sur une répartition de places mais sans contenu politique, n’en est que plus erroné. Il a empêché l’expression dans les urnes parisiennes du vote communiste et de l’esprit de lutte qu’il porte.

Avant comme après le 2nd tour, nous continuerons de le faire vivre dans les quartiers et les entreprises su 15ème, contre la spéculation, pour le logement social, pour le droit de se soigner, pour la défense des services publics dans le 15ème

Face à l’agenda antisocial de Sarkozy, à l’absence d’opposition véritable de la « gauche d’alternance », nous appelons les salariés et habitants du 15ème à adhérer au PCF  pour « organiser leur colère pour lutter et gagner ! ».
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Lundi 10 mars 2008

Municipales : résultats du 1er tour dans le 15ème - information

 
 

Les résultats du 1er tour des municipales dans le 15ème reflètent globalement la situation nationale dans le contexte d’un arrondissement « bourgeois » qui a accordé 60% à l’UMP aux législatives.

 

Mais ils sont aussi particulièrement marqués par les luttes intestines de la majorité municipale sortante dont les représentants se divisent et se bousculent littéralement dans un des derniers « réduits » de la droite à Paris, qui élit 17 conseillers de Paris.

 

Les 14 conseillers de droite élus en 2001 ont ainsi réussi à soutenir 5 listes différentes cette année : la liste officielle de l’UMP menée par Philippe Goujon, la liste parrainée par le maire sortant Galy-Dejean, conduite par Gérard d’Aboville, la liste « dissidente » de Dominique Baud, la liste Modem d’Elisabeth de Fresquet et même la liste PS d’Anne Hidalgo.

 
 

La sanction de la politique nationale se retrouve dans la progression de l’abstention de 36 à 42% par rapport à 2001 et dans le recul global des listes de droite.

 
 

Comme en 2001, la liste Hidalgo est en tête au 1er tour avec 35,8% (27,4 en 2001), les Verts et divers gauche reculant de 8,1 à 4% (une écologiste indépendante avait fait aussi 3,9%).

 

Les listes Goujon, d’Aboville et Baud obtiennent respectivement 33,9%, 10,1% et 3,4%, la liste Modem, 7,5%. En 2001, Balladur, Galy-Dejean et le représentant de Tibéri obtenaient 26,2%, 20,1% et 7,6%. L’extrême droite recule de 5% à 3%.

 

L’extrême gauche passe de 1,7 à 2,2%.

 
 

Pour le 2ème tour, la question des alliances sera décisive. Nous saurons d’ici demain si les listes de droite fusionnent et si la liste PS fusionne avec celle du Modem, comme Ségolène Royal y invite tous les socialistes et comme Bertrand Delanoë ne l’a pas exclu.

 
 

Les bons résultats du vote communiste dans le reste de la France, aux cantonales et dans les villes où nos camarades n’ont pas figuré sur les listes du PS, soulignent encore la responsabilité prise par la direction du PCF Paris de s’aligner dès le 1er tour sur M. Delanoë, sans même d’accord politique.

 

Le PCF se retrouve impuissant, réduit à servir de caution de gauche au social-libéralisme pratiqué sans complexe par le Maire de Paris sortant. Comme depuis 2001 et comme demain ?

 

Ce ne sera pas notre option, pas plus demain qu’hier. Comme pendant la campagne du 1er tour, nous continuons et continuerons à jouer notre rôle dans les luttes. Concernant le 2nd tour, notre assemblée se réunit ce soir avant le Conseil départemental.

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

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