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PARIS

Mardi 18 juin 2013 2 18 /06 /Juin /2013 17:47

Municipales 2014 à Paris : le flou jusqu’à l’automne…

 

Dans notre précédent envoi, nous relayions la décision de la fédération de Paris du PCF de consulter les communistes les 28 et 29 juin sur la stratégie du Parti pour les municipales de 2014. Cette consultation a été annulée et reportée sine die, sans doute à l’automne.

Les élus sortants ou éventuels semblent particulièrement gênés. L’opposition à la politique de Hollande au pouvoir suscite un rejet profond dans la population et parmi les adhérents. Delanoë et Hidalgo ont un bilan et un programme totalement identifiables à l’orientation gouvernementale. 130619_hidalgo.jpg Comment persuader d’aller avec le PS dès le 1er tour ?

Mais constituer des listes « Front de gauche » aurait d’autres conséquences pour les élus et la fédération.

Les Mélenchonnistes de Paris ont déjà rendu public leur choix de présenter une liste. Ils redoublent d’invectives contre leurs anciens camarades du PS, sur une posture « radicale » attrape-tout. Se présenter avec eux, cela voudrait dire pour les élus PCF sortants se mettre en porte-à-faux avec le bilan de la municipalité sortante dont ils ont été totalement solidaires au sein l’exécutif. Avec des sondages à 6%, en partageant les places elligibles à parité avec le PG et les autres partenaires du FdG, des listes autonomes pourraient éliminer plusieurs des 8 postes de conseiller de Paris obtenus en 2008 sur les listes.  

Dans ces conditions, certains sortants comme Alain Lhostis du 10ème et Pierre Mansat, élu PCF du 20ème en 2008, passé depuis à la « FASE » avec ses indemnités, se sont déjà publiquement rangés derrière Anne Hidalgo.

Est-il encore temps de négocier avec le PS quelques gestes symboliques, des « bouger », des gages à gauche en fin de mandature pour montrer que les élus PCF-FdG peuvent peser?

Au Conseil de Paris des 10 et 11 juin, un vœu, proposé par les élus FdG, a été voté pour le maintien des urgences de l’Hôtel-Dieu, y compris par Anne Hidalgo. Mais quelques jours après, les services ministériels ont réaffirmé aux syndicalistes et aux médecins que la fermeture aurait bien lieu le 4 novembre… Sur le travail du dimanche, Hidalgo semble reculer sur ses annonces d'extension des dérogations.

A notre assemblée du 29 mai, communistes du 15ème, nous avons réaffirmé notre position:

 

- Nous condamnons globalement le bilan Delanoë-Hidalgo.

- Nous refusons les calculs politiciens des socio-démocrates et gauchistes qui se retrouvent maintenant derrière le PG. Les postures électorales opportunistes n'ont rien à voir avec nos projets et nos luttes locales et parisiennes.  

- Nous ne nous plaçons pas dans la perspective du retour de la droite à la municipalité. Elle serait en état de faire bien pire que la gauche plurielle en s’appuyant justement sur les reniements de cette dernière. Les campagnes anti-logement social orchestrées par l'UMP dans le 15ème en donnent une idée.

 

Dans ces conditions, à partir de nos luttes et expériences, nous nous prononçons pour des listes communistes de rassemblement (comme en 1989). 

Voilà l'option que nous défendrons dans les mois à venir. Prochaine étape pour la section: septembre quand nous aurons plus d’éléments.

 

PS. La main tendue au Modem: prendre le problème dans le bon sens


Qu'Anne Hidalgo, comme la presse en a rendu compte, tende la main au Modem, il n'y a rien de plus logique. Les quelques rescapés du Modem à Paris seraient presque moins "libéraux" qu'elle.

Communistes, si nous ne l'acceptons pas, c'est que nous rejetons de cette politique social-libérale et que l'alliance avec le Modem la prérenniserait.

Mais même sans le Modem, nous ne pouvons que nous y opposer. L'absence du Modem sur les listes d'Hidalgo ne saurait servir d'argument pour justifier un alignement du PCF-Paris sur le PS au 1er tour. 

 

VOIR AUSSI:


Hidalgo : Son « combat pour Paris » (titre de son livre) n’est guère le nôtre.

Municipales 2014 à Paris: entre le dilemme des élus PCF sortants et l’opération PG… Quelle voie communiste ?

http://vivelepcf.fr/2114/conseil-national-du-pcf-des-25-et-26-mai-2013-compte-rendu-de-lintervention-de-claude-fainzang-federation-de-paris/

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 15:57

Hidalgo : Son « combat pour Paris » (titre de son livre) n’est guère le nôtre.


Pcf Paris 15, 22 mai 2013

 

130522_hidalgo.jpgLa droite a-t-elle une chance de reconquérir la mairie de Paris ? Un récent sondage plaçait Mme Kosciusko-Morizet à 49% au second tour face Mme Hidalgo.

Il n’est pas impossible que l’électorat plus pauvre, les salariés et retraités aux petits revenus, pris à revers par la politique gouvernementale du PS, se détourne de la municipalité sortante.

Il n’est pas impossible que les motivations « éco-sociétales » d’une population moins concernée par les problèmes matériels et les questions locales (en court, l’électorat « bobo ») se traduisent par un vote plus équilibré entre droite et gauche. D’autant que les innovations les plus médiatiques (et superficielles) de la municipalité sortante sont très liées à la personnalité du partant : Bertrand Delanoë. 

Si la droite reprend la municipalité, elle pourra s’appuyer sur le social-libéralisme pratiqué depuis 12 ans pour aggraver lourdement la politique parisienne. Ce n’est évidemment pas ce que nous souhaitons.

Le récent livre de la candidate Anne Hidalgo, « Mon combat pour Paris », ne vient pas annoncer de changement de cap.

Le livre s’applique à humaniser la personnalité d’Anne Hidalgo. Ressentie souvent comme hautaine et méprisante, elle a une histoire familiale, de la culture. Elle aime faire du vélo avec son plus jeune fils dans les rues du 15ème. En même temps, elle possède une stature de femme d’Etat puisqu’on a pensé à elle pour un poste au gouvernement, qu’elle a décliné.

Tout cela fait partie de l’exercice de style convenu. Il est plutôt bien fait sur le plan littéraire. Mais cela n’a rien à voir avec les préoccupations des Parisiens, qui sont les nôtres.

La valorisation du bilan de la municipalité sortante tient principalement de projet. Elle est quasiment sans autocritique mais non sans omissions.

Nous dirions même que tous les sujets les plus polémiques ont été oubliés, surtout ceux qui donnent lieu aux luttes locales et sociales les plus dures.

Le dernier en date, délicat, où Mme Hidalgo, pourtant déjà candidate, s’est trouvée mise en première ligne par Delanoë est celui des rythmes scolaires. Elle prend plusieurs paragraphes pour vanter les bienfaits physiologiques de la semaine de 4,5 jours, les activités périscolaires de la ville et la concertation « engagée très en amont avec le ministre Peillon ». Mais on ne trouvera aucun élément de réponse aux questions et revendications portés massivement (80%) par les enseignants, les directeurs d’écoles, les agents de la Ville et les parents.

Le malaise social est presque général parmi les personnels de la Ville dans tous les secteurs, des piscines au nettoiement. Qu’il y ait confrontation entre les revendications et les réalités gestionnaires, on pourrait le comprendre. Mais Mme Hidalgo ne fait même pas allusion à ces conflits sociaux récurrents. Au détour d’une phrase, on peut juste lire à propos des ouvertures le dimanche : « Nous n’avons pas pu aller aussi loin que nous le souhaitions même si les agents de la Ville ont compris les enjeux ». L’ouverture de davantage d’équipement le dimanche, oui, mais pas dans les conditions imposées aux personnels : voilà la réalité, soulevée par exemple par les personnels et les syndicats des bibliothèques (ou des crèches pour les heures extrêmes).

Mme Hidalgo se garde bien de revenir sur les justifications municipales des externalisations du ramassage des ordures dans 3 arrondissements, qui ont soulevé de fortes luttes. Dans sa langue de bois, on suppose que cela rentre dans le « dépassement du clivage public/privé » ardemment défendu par la prétendante à l’Hôtel de Ville.

La santé est une question essentielle pour les Parisiens. Pendant toutes les années de droite au pouvoir, la municipalité de gauche, en particulier ses adjoints successifs à la santé, ont dénoncé bruyamment les restrictions budgétaires et la dégradation de l’offre et de la qualité des soins en particulier dans les hôpitaux de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. Maintenant que la gauche est au pouvoir, la même logique destructrice est à l’œuvre, aggravée, avec 150 millions d’euros de coupes budgétaires en un an contre l’AP-HP, symbolisées par la liquidation de l’Hôtel-Dieu. Quelle action de la municipalité actuelle et future dans ces nouvelles conditions ? On ne le lit pas dans le « Combat pour Paris » de Mme Hidalgo. Se réjouir de l’ouverture de centres de santé serait légitime si l’on n’ignorait pas les lourdes conséquences de la fermeture d’autres, comme dans le 15ème, celui de la Cité de l’Air et celui de Beaugrenelle, directement liée au projet immobilier de la Ville.

Adjointe à l’urbanisme, Anne Hidalgo se répand longuement sur les bienfaits de la construction de nouvelles tours, faisant appel à l’intelligence des Parisiens. Ne nous considérant pas comme stupides, nous regardons d’abord à quoi sont destinées les nouvelles tours projetées. La Tour Triangle à la Porte de Versailles doit abriter principalement des bureaux et le projet, qu’il se réalise ou non, s’accompagne de nouvelles concessions au promoteur Unibail.

Des bureaux, il y en a des centaines de milliers de mètres carrés en trop à Paris, au point que l’on songe, Mme Duflot elle-même, à en transformer en logements. Quel besoin de tels projets spéculatifs de plus ? Pour que « Paris tienne son rang » dans les capitales du monde répond Anne Hidalgo ! Quelle vision conformiste ! Paris devrait rentrer dans la mise ne concurrence des villes dans la mondialisation capitaliste en cédant toujours plus aux puissances d’argent ? D’où l’extension des ouvertures du dimanche, les aides aux entreprises privées etc. Non merci ! 

Quant à la performance architecturale, on croirait relire dans les lignes de Mme Hidalgo les emphases qu’elle décrie des partisans de la tour Montparnasse…

Dans les sujets qui fâchent, à raison, figure la démolition et reconstruction, pour 200 millions d’euros, du stade Jean Bouin. Un aménagement du stade Charletty aurait largement suffit aux 6 matches annuels du Stade français. On risque de se retrouver avec 4 stades de rugby de grand gabarit, en plus du Stade de France et du Parc des Princes, avec les projets dans le Val-de-Marne et dans l’Essonne. Pas un mot de Mme Hidalgo sur cette question si débattue et controversée.

Evacuer toutes les questions qui font mal, ce n’est pas aborder en confiance la campagne électorale ! Comment espérer, avec le PS aux commandes de l’austérité dans le pays, s’en tenir à des généralités ?

Continuons. Unibail et son centre commercial sont aussi les principaux bénéficiaires de la rénovation si contestée des Halles. Cet aspect central semble échapper à la mémoire de Mme Hidalgo, alors que le coût de la « Canopée » (structure suspendue au-dessus du nouveau quartier) s’envole. Elle réduit l’opposition éclairée des riverains et de leurs associations à des questions de plantes vertes.

Ceux-ci riront aussi jaune que nous à la lecture du long chapitre concerné à la nouvelle « gouvernance » de Paris, à la démocratie participative, emprunt des lieux communs de la parité, du non cumul des mandats, des nouvelles pratiques citoyennes, auxquelles elle intègre … les primaires du PS !

Mme Hidalgo compte se présenter dans le 15ème. Cela rend son silence actuel sur le scandale Beaugrenelle encore plus choquant, projet qu’elle a porté à bout de bras. Dans le livre, elle n’évoque pas les 7 ans de retard. On ne lit nulle part le nom du promoteur Gécina, profiteur de l’opération, également spécialiste de la vente à la découpe (voir dernièrement le 191 rue Saint-Charles). Gécina a annoncé qu’il allait se débarrasser du futur centre commercial d’ici 2 ans avec 200 millions de profits. Advienne que pourra pour ce projet incertain économiquement et complètement nuisible socialement (services publics, circulation, environnement, logement…). Dire que Mme Hidalgo nous avait dépeint ces promoteurs comme des « investisseurs » durables !

Non, on ne lira de Mme Hidalgo que quelques lignes sur la création d’une « mission locale pour l’emploi ». Encore heureux qu’il y ait quelques embauches après tant de gâchis ! Mais combien d’emplois ont été ou seront détruits ailleurs, notamment dans ce commerce de proximité qu’elle prétend défendre !

Candidate dans le 15ème, Mme Hidalgo n’hésite pas à rendre un petit hommage à l’ancien maire René Galy-Dejean, dont elle « respecte l’honnêteté ». Elle est belle la « nouvelle façon de faire de la politique » en jouant des divisions de la droite et en louant un technocrate réactionnaire qui a tant fait pour détruire le 15ème populaire.

La question pour nous ne consiste pas à décrier tout le bilan de la gauche municipale. Son inspiration d’ensemble, social-libéral, ne nous convient pas.

En se mettant d’abord au service du système et des possédants, on laisse peu de place pour le « social ». « 70.000 logements sociaux financés depuis 2001 » se targue Mme Hidalgo. Mais combien de construits réellement : beaucoup moins une fois que l’on a retranché les logements sociaux de fait rachetés par la Ville ou les logements rachetés, parfois à prix d’or sur le marché. Comment justifier que des zones d’aménagement du 15ème comme Boucicaut, la rue de la Fédération, la rue Viala n’aient pas donné lieu à la création, outre les équipements publics, de 100% de logements sociaux dans ces quartiers archi-déficitaires ? Et pas des logements à « loyers maîtrisés » obtenus par d’autres grâces octroyées aux promoteurs, comme Mme Hidalgo en promeut le principe.

Nous ne pouvons pas mesurer la politique de l’équipe Delanoë sortante aux outrances antisociales, anti-HLM de la droite qu’elle autorise de fait, dans un glissement à droite général des idées.

Vu de la vie du 15ème, Mme Hidalgo atteint le sommet de l’hypocrisie sur une question très précise et locale : le Patronage laïque. Elle y consacre un long passage, en forme d’hommage à la classe ouvrière dont le Patronage serait le dernier vestige dans le 15ème.

Rappelons au passage, puisqu’elle la cite, que la destruction de l’Imprimerie nationale n’est pas du tout indépendante de l’œuvre de la gauche au pouvoir et même de la décision de Delanoë de délivrer le permis de construire au promoteur Carlysle laissant la voie livre à la liquidation de l’emploi et à l’un scandale immobilier. Le PCF Paris 15 l’avait seul dénoncé alors…

La droite a cherché à détruire maintes fois le Patronage laïque, la dernière en 2001. Elle a toujours échoué grâce à la mobilisation populaire autour de l’Association du Patronage qu’il l’avait construit et constamment animé.

En 2001, il avait fallu forcer la main à Mme Hidalgo nouvellement arrivée pour qu’elle s’engage. Sauvé in extremis, le Patronage n’a pas obtenu de la municipalité Delanoë/Hidalgo le renouvellement de son bail historique (origine 1895). En 2012, ce que la droite n’avait jamais réussi à faire, la gauche le détruit. Elle entreprend la reconstruction d’un bâtiment « de prestige »,  destiné à être contrôlé administrativement, à mille lieues de l’espace de liberté, de culture, de démocratie réelle, de laïcité que représentait le Patronage.  Elle exclut, pour l’instant, l’association historique de son fonctionnement futur. Mme Hidalgo, il est inacceptable de votre part d’affecter un sentiment pour feu le 15ème ouvrier en vous servant de cette opération !

Communistes du 15ème, nous sommes clairs, nous ne souhaitons pas le retour de la droite à la municipalité, d’une droite dopée par la politique antipopulaire nationale de Hollande et par l’héritage social-libéral de Delanoë. Pour cette raison même, nous ne pouvons que condamner l’esprit et la ligne politiques de début de campagne de Mme Hidalgo. La question pour nous n’est pas de participer à jouer les rabatteurs à gauche. Elle d’obtenir et rapidement, tant que la gauche est aux commandes à Paris des inflexions véritables.

Hôpital, centres de santé, équipements publics, situation des personnels, pour le 15ème, Beaugrenelle, Patronage laïque,…  il est encore temps pour l’exécutif PS-EELV-Front de gauche d’amorcer un virage dans l’intérêt des travailleurs, des habitants, de la « diversité urbaine » si chère à Mme Hidalgo. 

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Mercredi 17 avril 2013 3 17 /04 /Avr /2013 19:12

Municipales 2014 à Paris: entre le dilemme des élus PCF sortants et l’opération PG… Quelle voie communiste ?


Pcf Paris 15, 17 avril 2013

 

2013 : enfin une année sans élection ! Communistes, notre priorité aux luttes peut plus facilement s’affirmer hors du brouillage électoral des années précédentes.

Pourtant, à un an encore de l’échéance, la préparation des élections municipales semble déjà obnubiler beaucoup de personnalités politiques. Le Parti de gauche a déjà annoncé unilatéralement qu’il déposerait des listes autonomes du « Front de gauche » dans 60 grandes villes dont Paris. La direction du PCF Paris prévoit une consultation des adhérents pour juin.

Dans ces conditions, nous engageons une première réflexion dans la section du 15ème arrondissement à partir des éléments suivants.

1- Paris est logiquement la Ville où les enjeux municipaux sont les plus assimilables aux enjeux nationaux, où l’action du PS de Delanoë rejoint le plus celle du PS d’Ayrault et Hollande.

130417_Hidalgo.JPGSur la question des rythmes scolaires, Delanoë vient ainsi de montrer son soutien indéfectible à la politique du gouvernement, sans hésiter à affronter 80% de la communauté éducative.

Ce n’est pas là le lieu dans cet article de faire le bilan de la dernière mandature. Disons que l’orientation social-libérale de la municipalité s’est constamment vérifiée.

« Paris serait à vendre » découvrent certains. A Beaugrenelle, à la Porte de Versailles, à Boucicaut, comme chez nos amis, aux Halles ou à Laënnec, nous pouvons dire qu’il est déjà largement vendu à la spéculation et aux intérêts privés. Dans le 15ème, nous avons été particulièrement touchés et confrontés directement à la fermeture d’esprit et au mépris d’Anne Hidalgo, la « dauphine » de Delanoë.

Ajoutons, entre autres, que la politique municipale d’externalisation de services publics, sa « gestion des ressources humaines » sont vivement condamnées par les personnels de la Ville, que nous soutenons sans réserves.

Le souvenir, maintenant lointain, de l’ère Tibéri ne suffit plus à alimenter l’idée d’un changement. Tout juste peut-on considérer que, sur la base du bilan de Delanoë, la droite pourrait faire bien pire.

Tout cela n’incite pas, bien au contraire, à accepter que le PCF Paris, une nouvelle fois, s’intègre, dès le premier tour, aux listes PS.

L’élection de 2014 pourrait en revanche être l’occasion d’exprimer, en pleine cohérence, le rejet de la politique gouvernementale en même temps que celui de l’orientation générale de la politique municipale parisienne, à travers des listes indépendantes.

Un véritable contrat avec des engagements précis pourrait être défendu avant le second tour, en préalable à tout report et fusion de listes, contrairement au blanc-seing accordé (dès le 1er tour) en 2008 ou au «désistement sans conditions » de Mélenchon pour Hollande en 2012.

 

2- Mais après 12 ans de participation docile à l’exécutif de Delanoë, on voit mal comment les élus du PCF-FdG pourraient justifier un tel revirement.

Le groupe et les élus PCF a soutenu tous les choix fondamentaux de la municipalité, tous les budgets. Même sur les rythmes scolaires, en fin de mandature, les membres de l’exécutif (Vuillermoz et Mansat) ont suivi Delanoë, malgré l’opposition officielle des autres conseillers. Adjoint aux sports, Vuillermoz a pris sur lui l’opération scandaleuse de rénovation du stade Jean Bouin, les grèves des agents, le maintien jusqu’à cette année de la subvention au PSG… Toujours que des exemples.

Delanoë a laissé d’ailleurs très peu de « grain à moudre » aux élus PCF pour revendiquer publiquement certains aspects de sa politique. Il a gardé pour lui-même l’essentiel de la propagande autour du logement social, bien trompeuse. Nous aurons l’occasion d’y revenir plus longuement.

Dans les opérations publiques, la Ville fait une belle place au secteur privé, jusqu’à des appartements à 23.000 euros du mètre carré… (terrains de l’hôpital Laënnec). Mais ailleurs, elle lui rachète au prix fort des immeubles occupés qui mettent des années à devenir des logements sociaux. Nous n’avons cessé également de dénoncer le trompe l’œil des rachats d’immeubles aux loyers sociaux de fait (mais non conventionnés). L’argent de la Ville, les crédits du logement social ont été gaspillés pour payer des logements existants, déjà sociaux (ex : le parc SAGI).

On n’a guère entendu les élus PCF afficher autre chose que leur solidarité sans faille à Delanoë et Hidalgo. Ils n’ont pas contesté l’augmentation si injuste de la taxe de balayage, dont l’UMP, scandaleusement, fait un cheval de bataille. Devançant le gouvernement, la municipalité a rançonné les retraités en supprimant la gratuité des transports à tous les plus de 65 ans. Les élus PCF n’ont pas osé le contester. Nous pouvons multiplier les dossiers.

Depuis des années, ce suivisme nous place, militants communistes de quartier et d’entreprise, dans une position difficile vis-à-vis des associations, des syndicats.

 

Les partisans de Mélenchon, dans sa ligne politicienne, se place pour les élections en opposition vive avec le PS. De qui se moquent-ils, ces opportunistes, ces hypocrites ? Leurs conseillers ont été élus en tant que responsables du PS en 2008. Ils ont soutenu docilement Delanoë. Maintenant, ils entendent exercer un chantage inacceptable sur le PCF via le Front de gauche. Comment ne pas rejeter ces pressions et prétentions inacceptables du PG qui correspondent à la ligne politique dangereuse de son chef ?

 

A Paris, il faut tenir compte des écologistes. Ils sont également partie prenante de la majorité et de l’exécutif. Mais eux ont su se démarquer sur un certain nombre de sujets importants, notamment le nouveau « trou des Halles ». Même si les préoccupations locales sont moins présentes à Paris que dans les autres villes, les listes, déjà annoncées, d’EELV, pourraient capter une part des critiques à la politique de Delanoë qui refusent le retour de la droite. Ce créneau électoral(iste) est pris…

 

3- Se pose aussi la question du nombre d’élus et des moyens correspondants en cas d’une liste « Front de gauche ». Le mode de scrutin par arrondissement est défavorable aux listes secondaires. Les Verts l’ont payé cher en 2008, perdant, malgré leur 7% des voix, plus la moitié de leurs élus et se retrouvant avec un groupe moins nombreux que le PCF, affilié au PS. Il se conçoit aussi, dans le cas d’une liste Front de gauche, que les partenaires, en premier le PG, mais aussi la FASE, les Alternatifs et autres groupes de notabilités, exigent tous leur part du gâteau. Les élus du PCF aura du mal à résister à leur chantage. L’opération liste Front de gauche pourrait bien aboutir à la diminution de moitié des élus PCF, même dans une hypothèse haute de résultat à 8% du Front de gauche. Dans la coalition, notre parti endosserait également tout le coût politique de l’alignement sur Hidalgo pendant que le PG affichera sa différence…

S’aligner dès le 1er tour derrière Hidalgo ou bien perdre la moitié de ses élus, sans gain politique, sous l’hégémonie du PG, quelle est la meilleure solution ?

4- Pour nous, section du PCF du 15ème arrondissement, dans la continuité de nos positions de 2001 et de 2008, l’issue nécessaire et courageuse est de rompre avec la collaboration avec Delanoë/Hidalgo et la sortie de l’exécutif municipal dès maintenant (ce qui n’empêche pas d’appeler à voter pour battre la droite). Le coût de la perte d’élus ne vaut que si notre Parti, même dans les conditions difficiles de Paris, assument des positions de rupture conséquentes, ne se départit pas de ses positions de principe. Le cinéma du Front de gauche et du PG, alors que l’illusion de Mélenchon a déjà fait long feu, ne pourra pas tenir. Il est inacceptable. Nous ne sommes pas un parti de comédiens, de rabatteurs.

En clair, notre réflexion, partant de notre expérience militante, nous amène, dans cette première étape, à rejeter aussi bien la poursuite de  l’incorporation dans l’équipe Delanoë/Hidalgo que la fiction d’opposition avec le Front de gauche.

Nous soumettons à nos camarades l’option de listes communistes de rassemblement, ouvertes sur le mouvement associatif, porteuse de positions de rupture, déclinées par arrondissement, refusant tout compromis de cogestion de la politique antisociale et antipopulaire de la capitale de la France.

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Mardi 24 juillet 2012 2 24 /07 /Juil /2012 01:38

15 juillet 2012, PCF Paris 15ème

 

La première promotion de la Légion d’honneur depuis l’élection de François Hollande a eu lieu le 14 juillet. On découvre parmi les « nominés », dans le contingent du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, Mme Anne Hidaldo, bien connue dans notre arrondissement et 1ère adjointe au maire de Paris.

Pour les communistes, la Légion d’Honneur ne représente pas grand-chose. On retrouve, parmi les décorés, aussi bien d’illustres savants, de sombres artistes du show-biz, des soldats qui ont risqué leur vie contre l’Allemagne nazie, d’autres qui ont été tués dans des guerres impérialistes, ou encore les marchands de canons qui s’en sont enrichis. Tout cela mélangé au petit bonheur des politiciens et des réseaux d’influence.

L’initiateur de la Légion d’Honneur, un certain Napoléon Bonaparte, désignait lui-même la médaille de l’ordre qu’il avait créé comme un « hochet de la vanité », à basses fins politiques.

C’est dans cet état d’esprit que nous recevons en souriant la nouvelle de la décoration de Mme Anne Hidalgo. 120723 Hidalgo Légion d'horreur

Il est d’usage de décorer les anciens parlementaires. Il est plus inhabituel d’honorer des élus locaux en plein cours de mandat.

Nous serions bien en peine de trouver un acte de Mme Hidalgo qui coïncide avec l’intérêt national, étant entendu que pour nous, il est inconciliable avec celui des grands promoteurs, des groupes immobiliers et autres spéculateurs à qui la municipalité de Paris livre notre ville et notre arrondissement avec, comme accompagnement, les lourdes leçons assénées aux citoyens par l’adjointe à l’urbanisme.

La médaille annonce-t-elle un changement ?

Hochet : « chose futile qui contente, console l’esprit, qui flatte les passions » (dictionnaire Le Robert).  

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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 20:05

PSG/Locminé : aucune caution publique à la débauche de l’argent-roi dans le football !

Pcf Paris 15 – 8 janvier 2012


PSG/Locminé : on ne trouverait pas meilleure occasion que ce match de 32ème de finale de Coupe de France pour illustrer le scandale du sport-business.

L’équipe de la petite ville du Morbihan, qui évolue en CFA 2, dispose d’un budget de 240.000 euros par an. Celui du PSG atteint 150 millions d’euros. Un rapport de 625 contre 1 mais un résultat de 2 buts contre 1 seulement !

Ce match a lieu alors que les émirs du Qatar, dictature héréditaire du Moyen-Orient, se sont lancés dans une débauche d’argent pour valoriser leur nouvelle acquisition, le PSG.
Le nouvel entraîneur Ancelotti gagne, et ce n’est que la partie émergée de ses revenus, 500.000 euros par mois de salaires. 800.000 étaient proposés pour le joueur anglais Beckham etc.  

120108 delanoë PSG Le cas du PSG marque une nouvelle étape dans la dérive, en France, du football et du sport professionnels.
Ils deviennent encore davantage des vecteurs de propagande pour faire rentrer dans les têtes la logique de l’argent-roi, de la concurrence entre les individus, pour nourrir le chauvinisme (de club ou de pays), pour faire oublier aux travailleurs les réalités de l’exploitation capitaliste, cause des difficultés quotidiennes, mais aussi la beauté du sport.

Dans ce contexte, une polémique a été ouverte sur la subvention, 1,25 million d’euros et les autres aides accordées par la municipalité de Paris au PSG.

On sourit de voir à la manœuvre des députés de droite dont celui de Paris 15ème, ancien ministre des sports, Jean-François Lamour qui fustige la subvention qu’il a lui-même voté au Conseil de Paris le 13 décembre 2011.

Mais la question est sérieuse.
Elle vaut pour le sport comme pour la spéculation immobilière. La municipalité de « gauche » condamne la spéculation dans le principe mais travaille avec les promoteurs et les aide. De même, elle regrette la profusion d’argent dans le sport mais soutient les commanditaires du Stade Français (pour le compte desquels on détruit et reconstruit le stade Jean Bouin pour 200 millions d’euros) ou ceux du PSG.

Bien embarrassé sur les ondes de France-Inter le 31 décembre 2011, l’adjoint aux sports (Front de gauche) de Bertrand Delanoë, Jean Vuillermoz a tenté de défendre la politique municipale.
Il prend comme une donnée le « modèle économique du football qui est particulier » et, déplore-t-il qui « en tant de crise, fait cher ». Il tient compte de la volonté des patrons du PSG, qui « ont franchi une étape à Paris », de « construire un grand club qui veut jouer au 1er plan européen ».
 « Vous savez quand il y a le Real de Madrid et le FC Barcelone il y a beaucoup de centaines de millions sur la pelouse, mais malgré tout, tout le monde veut regarder ce match parce qu’il y a du plaisir à le regarder ».
Donc tout en regrettant l’état des choses, dans l’attente d’un changement de « tout le modèle de société », la municipalité entend continuer à soutenir le PSG, y compris financièrement avec une subvention qui, tout de même, « va diminuer ».

Mais pour M. Vuillermoz, il faut absolument garder « un lien étroit avec le PSG ».

Un lien ? Peut-être mais pas dans ce sens là ! Ce n’est pas aux contribuables d’aider les milliardaires du foot, c’est aux clubs professionnels de financer le développement du sport populaire et de ses infrastructures. 

Pour nous communistes, toute aide publique au PSG est indécente dans son principe même. Nous nous prononçons pour sa suppression pure et simple et pour une mise à contribution beaucoup plus forte du PSG pour son utilisation des infrastructures municipales.

Nous nous prononçons pour un plafonnement national beaucoup plus bas des aides des collectivités aux clubs sportifs professionnels, pour un plafonnement des montants des contrats des joueurs, des frais de retransmission télévisée… pour une politique volontariste de développement des pratiques sportives pour tous.

La lutte contre l’argent dans le sport, c’est une affaire de volonté politique !
    

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 18:37

Laïcité/Paris : écrire ton nom sur un coin de rue ne veut pas dire grand chose !

 

Le 9 décembre 2011 a été inaugurée une place « de la laïcité » dans le 15ème arrondissement.

Le lieu prévu, plusieurs fois déplacé, est improbable : un  bout du quai André Citroën où il n’y a aucun résidant.

Ce n’est pas bien grave vu les intentions de la municipalité, de M. Delanoë et de Mme Hidalgo.

 

Communistes du 15ème, vous le savez, nous sommes les premiers à dénoncer la récupération par la droite au pouvoir des concepts de laïcité et de République pour mieux couvrir des insinuations anti-immigrés et racistes.

 

Cela ne nous empêche jamais de ne point souscrire, et même de rire, à la récupération de la laïcité par une certaine « gauche » dont fait partie la municipalité de Paris.

 

Pour nous la laïcité ne peut pas être un effet d’affichage à cibles politiciennes multiples.

La municipalité de M. Delanoë finance les écoles confessionnelles au-delà du minimum légal national.
Elle sponsorise scandaleusement des lieux de formation religieuse chrétienne, musulmane ou juive. Elle accorde des financements aux organisations confessionnelles obscurantistes qui tiennent les crèches « Loubavitch ». Pour nous, c’est inacceptable !
« La laïcité, pour nous, c’est de permettre à chacun, à chacune, d’exercer librement ses opinions, de pratiquer librement le culte, la religion qui est la sienne… (20 oct. 2003) » prétend Mme Hidalgo pour justifier la mise à disposition à loyer modique des anciens bains douches de la cité des 4 frères Peignot à une officine islamique, comme un autre local voisin à une secte évangéliste. Pour nous, c’est inacceptable !
On apprend que le Conseil de Paris de « gauche » va livrer à la congrégation « Sainte-Clotilde » la pleine propriété de locaux considérables sur le Front de Seine, se privant de tout contrôle sur ses activités. Pour nous, c’est tout autant inacceptable !  
Quelle hypocrisie !
Ces mêmes politiciens opportunistes tentent aujourd’hui de se parer des atours de la « laïcité » républicaine.
De la même façon, ils ont décidé de détruire le Patronage laïque du 15ème, 72 avenue Félix Faure. A la place de ce lieu de liberté, ils entendent construire avec bruit et fracas, avant les élections de 2014 (chacun ses priorités !), un équipement de prestige, un temple, à la gloire d’une laïcité virtuelle, au service concret de la municipalité.
Cela à la place d’une association, qui a construit un lieu unique de démocratie et d’expression citoyenne dans le 15ème, à ses frais, un lieu qui fait vivre, comme aucune autre, la dynamique associative locale sous tous ses angles.
Nous nous en rendons compte : La laïcité concrète rencontre et affronte la récupération politique.
Le rapport de force des usagers, habitants du 15ème et partis politiques démocratiques a permis d’obtenir le relogement du Patronage laïque au 61 rue Violet.
L’association doit absolument avoir les moyens de continuer à fonctionner dans des conditions acceptables, c'est-à-dire moins précaires que celles dans lesquelles la municipalité l’a réduite depuis 2001. C’est à elle exclusivement que doit revenir, dans une continuité de 118 ans au service du 15ème, les locaux nouveaux.
La laïcité, vous voulez en parler ?
Alors, parlons-en concrètement ! Respect pour les religions, certes, mais comme associations privées ! Pas un sou public pour elle ! Aucune compromission financière avec elles !
La laïcité au quotidien, c’est l’égalité, le refus des rites supranaturels comme de la loi de l’argent ! 
La laïcité au quotidien, c’est aussi la défense des équipements de proximité libres et indépendants au service du peuple : à l’exemple du Patronage laïque du 15ème.
La section du PCF Paris 15ème, dans la continuité des combats de toujours de notre Parti, sera partie prenante des luttes à venir dans ce sens.
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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 21:42

Ville de Paris : dialogue social qu’ils disent !! Entendu sur France Culture !

 

 

Au Conseil de Paris des 14 et 15 novembre 2011, la municipalité s’est livrée à une opération de communication sur les services publics : « Paris au service des usagers ». Les agents de la Ville et leur organisation syndicale principale, la CGT, ont toutes les raisons d’être sceptiques, notamment en ce qui concerne le nettoiement.

 

La municipalité de « gauche » plurielle ne manque jamais une occasion de vanter sa capacité au dialogue social. Les mêmes agents savent de quoi il en retourne en réalité.

 

Un documentaire de France culture, dans l’excellente émission « Les pieds sur terre » a permis aux auditeurs d’en juger.

 

On peut la réécouter actuellement en suivant ce lien :

Quand les éboueurs font grève les orduriers sont indignés

 

Micro caché, la journaliste de France culture enregistre un échange entre des agents, avec leurs représentants CGT, et l’adjointe au maire en charge des personnels, Maïté Erecart. Ils sont en lutte pour leurs conditions de travail, de rémunération et d’accomplissement du service public. La scène se passe le 21 octobre lors d’une visite de l’adjointe dans des ateliers du 19ème arrondissement.

 

Le plus frappant réside dans le discours patronal primaire de l’adjointe « socialiste ». Il lui sort comme naturellement de la bouche.

 

Quand les salariés viennent demander des négociations, elle crie à la « prise d’otage ». « mettez-nous un pistolet sur la tempe » s’écrie-t-elle.

 

Elle ne connaît qu’une loi, celle « du marché du travail ». Cette bonne loi justifie les salaires mirobolants de certains cadres supérieurs de la Ville attachés au Maire (au passage ses 6000 euros d’indemnités personnelles). Elle justifie à l’inverse les tous petits salaires des agents de la Ville, qu’elle fait semblant de ne pas connaître et qu’elle met en concurrence avec le privé.

 

Quand les responsables syndicaux démontrent les gâchis financiers que représente notamment le manque d’investissement dans les équipements publics (par exemple les bennes, non renouvelées), Mme Erecart répond : « Ne rêvez pas en couleurs, c’est pas parce qu’on est socialistes qu’a la planche à billets ».

 

Pas d’argent pour le service public, laissé en souffrance, voilà qui fait aussi le prétexte pour livrer au privé, au profit, des pans entiers de l’activité, comme le ramassage des ordures dans deux arrondissements et demi supplémentaires en 2008, juste après les élections. « Arrêtez la privatisation » réclament les agents. Pas de réponse !

 

Quand aux salaires, Mme Erecart, dans sa grandeur d’âme, renvoie les salariés à … : « De toute façon, il y aura une négociations en 2014 ».  

 

L’émission de radio porte bien son nom : « les pieds sur terre ». On pourrait dire aussi, chacun ses intérêts de classe.

 

Communistes du 15ème arrondissement, soucieux constamment de combattre la politique qui fait le lit de l’intérêt privé et de la droite à Paris, nous soutenons entièrement le mouvement de grève des agents du nettoiement le 29 novembre prochain.

 

Voir aussi notre article contre l’augmentation de la taxe de balayage.

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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 10:40

Hausse de la taxe de balayage à Paris : injuste et inefficace !

 

Pcf Paris 15, 21 octobre 2011

 

La municipalité de Paris a voté le 27 septembre 2011 un nouveau mode de calcul de la taxe de balayage. En fait, il s’agit d’aligner les différents tarifs actuels, définis suivant une qualification des rues, sur le montant maximal existant.

 

Pour une grande majorité des Parisiens, cela veut dire la hausse d’un impôt particulièrement injuste. En moyenne, chaque foyer paiera 26 euros de plus par an, la somme pouvant atteindre 45 à 50 euros. Au total, 30 millions d’euros de rentrées supplémentaires sont attendus par la Ville.

 

Nous constatons que M. Delanoë ne respecte pas son engagement de ne plus augmenter les impôts locaux après le coup de bambou des deux dernières années. Il ne peut ignorer le niveau des loyers, des charges, la cherté de la vie à Paris, ville où les promoteurs immobiliers réalisent des profits impressionnants.

 

L’augmentation de la taxe de balayage est prétextée par les besoins du service public de la propreté. N’imaginons pas que cet impôt corresponde réellement au budget de la propreté (200 millions d’euros) et que son augmentation répondra aux besoins.

 

111022_eboueurs.jpg La propreté des trottoirs et des rues est une préoccupation exprimée largement par les habitants et les salariés parisiens. Elle laisse clairement à désirer, ce qui ressort de tous les conseils de quartier.

 

Cette situation provient largement d’un déficit des budgets d’investissement et de fonctionnement décidés par la municipalité de Paris. Il manque au moins 500 agents, avec une disparité selon les arrondissements (le 15ème particulièrement pénalisé). Les engins, les bennes ne sont pas renouvelés. Les pannes se multiplient. Les services de maintenance ne peuvent plus faire face. Etc. 

 

Le plus inacceptable, c’est que la municipalité de « gauche » joue de la dégradation qu’elle organise elle-même du service public pour livrer au privé, « externaliser », des pans entiers de l’activité, comme le ramassage des ordures dans 3 arrondissements supplémentaires en 2008.  

 

Nous payons plus cher, pour les profits des firmes privés, pour un service dégradé vu les conditions de travail indignes que subissent leurs salariés. Le 6 juillet 2011, une grève des éboueurs du 15ème du groupe Pizzorno, un des bénéficiaires des contrats de la mairie, a laissé entrevoir cette réalité.

 

La politique « libérale » de la municipalité de M. Delanoë conduit à un gâchis complet, social et économique.

 

Des syndicats conséquents de la Ville (dont la CGT nettoiement), des associations conséquentes de locataires et de consommateurs (dont la CNL), interviennent contre la hausse de la taxe de balayage et pour une autre politique de propreté.

 

Pour notre part, communistes du 15ème, nous dénonçons la politique municipale actuelle. Les habitants et contribuables, soucieux de la propreté de Paris, doivent avoir tous les éléments d’information.

 

Nous demandons :

-          L’annulation de la hausse de la taxe de balayage. A terme, sa suppression pure et simple.

-          Un prélèvement au niveau équivalent sur les droits de mutation (ventes immobilières) avec un prélèvement spécial sur les groupes immobiliers qui tels Gecina à Beaugrenelle, Unibail aux Halles et à la Porte de Versailles profitent de la politique de la Ville pour des opérations extrêmement juteuses.

-          Le renforcement du service public avec l’embauche immédiate de 500 agents et un plan de renouvellement du matériel.

-          La remunicipalisation effective de l’ensemble des activités de la propreté et du nettoiement.

 

Assez d’effets d’optique sur la remunicipalisation en trompe-l’œil de l’eau à Paris ! Une vraie politique publique d’intérêt parisien pour la propreté !

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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 09:29

Le procès de Jacques Chirac pour les emplois présumés fictifs de la Ville de Paris doit commencer lundi 7 mars 2011. Nous nous sommes exprimés plusieurs fois sur cette affaire. Nous avons entre autres condamné l'arrangement scandaleux conclu entre le Maire de Paris, l'UMP et Jacques Chirac pour que la Ville se désiste de sa partie civile contre une somme d'argent. En notre âme et conscience. 

 

Ci dessous nos interventions en lien.

delanoë-Chirac « Arrangement » Delanoë-UMP-Chirac : la section du PCF Paris 15ème fait part de sa vive réprobation et demande aux élus parisiens de s’opposer.

Le Conseil de Paris vote l’arrangement Delanoë-Sarkozy-Chirac : pas glorieux !

Protocole d'accord entre la Ville de Paris, l'UMP et J. Chirac : notre opposition totale

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Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 15:07

Affaire des Halles : Anne Hidalgo au service du grand capital ?

 

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de l’Association ACCOMPLIR dénonçant l’opération immobilière spéculative que la municipalité de Paris organise au Forum des Halles au bénéfice du promoteur Unibail-Rodamco. 

Avec un dossier remarquablement étayé, cette association montre implacablement la spoliation de la collectivité et dément les affirmations de Mme Anne Hidalgo. Les travaux coûteront plus de 800 millions d’euros. La participation d’Unibail ne sera pas de 238 millions d’euros mais de zéro, voire de -30 millions, tout avantage déduit.

 

Militants politiques communistes et associatifs du 15ème, notre solidarité est totale avec nos amis du centre de Paris.

Nous avons l’expérience de l’opération Beaugrenelle, que nous n’avons cessé nous-mêmes de condamner et de combattre depuis 2003.

Aux Halles et à Beaugrenelle, la même logique est à l’œuvre : la municipalité, affichant hypocritement son estampille de « gauche », avec ses sociétés d’économie mixtes (SEMEA15 puis Sempariseine) comme courroies de transmission, satisfait l’appétit groupes immobiliers, Unibail, Gécina et autres Cogedim et s’inscrit dans la « concurrence des grandes capitales de la finance ».

Pour 2009, Unibail-Rodamco a réussi « légalement » à distribuer 750 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires tout en enregistrant 1,4 milliard d’euros de pertes comptables. En quoi la Ville de Paris a-t-elle besoin de satisfaire ses prédateurs financiers ?

Pour les méfaits de Gécina à Beaugrenelle, qui ne s’arrêtent pas, lire notre dossier en lien.

Nous connaissons aussi Unibail dans le 15ème, grand bénéficiaire de l’opération « Tour Triangle » à la Porte de Versailles, vantée avec autant de malhonnêteté intellectuelle et de mépris pour les Parisiens par Mme Hidalgo. Lire nos articles: Tour Triangle à la Porte de Versailles : le Medef transmet la folie des hauteurs aux élus parisiens !

Dans la même logique, la Ville a couvert la liquidation de la Samaritaine et sa transformation en hôtel de luxe par LVMH, couvre la liquidation de la Mutualité donnée à GL-Events, n’a cessé de favoriser les prétentions de la COGEDIM qui est fière de vendre des appartements à 20.000 euros le mètre carré sur l’emplacement de l’ancien hôpital Laënnec ou à 11.000 euros aux Batignolles.

 

Assez de mépris ! Assez d’hypocrisie !

 

Un vote doit avoir lieu au prochain Conseil de Paris.

Nous invitons, comme les associations, chaque groupe politique à se prononcer en fonction de tous les éléments disponibles et de l’intérêt des Parisiens, donc à voter contre la délibération.

Nous pressons les élus de notre parti de se départir de la discipline de vote, indéfendable, qu’ils observent sur les instructions de M. Delanoë, de se prononcer sur le fond, de ne plus avoir peur de l’échange avec les militants, de la contradiction.

 

La mainmise des prédateurs immobiliers sur Paris va être encore plus lourde de conséquences sur la vie de tous les travailleurs parisiens. Ne laissons pas faire la politique qui fait leur lit, d’où qu’elle vienne!

 

 

101103_Halles.jpg

COMMUNIQUÉ de l’association ACCOMPLIR - (3 novembre 2011)

 

La vente du Forum des Halles, « une bonne affaire pour les Parisiens » ?

 

Dans le Journal du dimanche du 30 octobre 2010, Anne Hidalgo affirme que la vente du Forum des Halles pour un montant de 238 M! (soit moins du tiers du prix de l’opération des Halles) est « une bonne affaire pour les Parisiens ». Elle met les contestataires au défi de prouver que la Ville « fait des cadeaux à Unibail ». Elle s’appuie sur l’idée selon laquelle « il est normal que la Ville paie les équipements publics et Unibail les équipements privés ». Enfin, elle affirme qu’il n’y a « aucun intérêt pour les Parisiens à être propriétaires d’un centre commercial ».

 

Nous montrons dans les pages suivantes :

1) que les chiffres avancés sont faux car largement incomplets et qu’en réalité, compte tenu de tous les manques à gagner et contreparties pour la Ville en échange de ces 238 M!, la recette est nulle et même négative pour la Ville ;

2) que la transaction entre Unibail et la Ville est structurellement déséquilibrée ;

3) que ceci entraîne bel et bien une pluie de cadeaux de la part de la Ville et des exigences excessives de la part d’Unibail ;

4) qu’une partie des intérêts privés d’Unibail sont « masqués » et que sous couvert d’intervention publique, ce sont des stratégies privées qui téléguident une bonne partie des aménagements payés par le contribuable ;

5) que méconnaître le caractère stratégique d’un tel site, au cœur de Paris et au-dessus de la principale gare francilienne, et s’en dessaisir pour faire un peu de trésorerie, c’est manquer dramatiquement de vision urbaine et faire preuve d’irresponsabilité vis-à-vis des générations futures.

 

Mesdames et Messieurs les Conseillers de Paris, NE VOTEZ PAS L’ACCORD UNIBAIL – VILLE DE PARIS !

 

Une alternative existe :

- réaliser tout de suite les travaux du pôle transport et les liaisons verticales,

- renoncer à l’opération Canopée et remettre toute la négociation à plat pour qu’Unibail « sorte du bois », reconnaisse la véritable étendue des intérêts qui sont les siens dans cette opération et consente à une participation plus équitable,

- procéder sur les pavillons Willerval à la même opération que pour la tour Zamansky : désamiantage, restructuration, réhabilitation, dans une démarche écologique qui permettra de mieux répondre aux véritables besoins de la Ville, à un prix beaucoup moins élevé, et dispensera la Ville de sacrifier l’espace public de l’îlot Berger-Lescot-Rambuteau et de brader l’assiette du Forum des Halles.

contact@accomplir.asso.fr

 

LIRE L’ARGUMENTAIRE COMPLET DE L’ASSOCIATION ACCOMPLIR

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