TOTAL, GDF, EDF, NOS FACTURES SONT LEURS PROFITS !
TOTAL : 12,3 milliards d’euros de profits pour 2011 (5,1 milliards d’euros de dividendes donnés à ses actionnaires tout en fermant les sites français de raffinerie). Les prix du fioul et de l’essence flambent.
GDF-SUEZ : 3,5 milliards d’euros de profits pour 2011. Hausse des tarifs du gaz: + 66,8% entre 2005 et 2012
Le gouvernement a réussi le tour de passe-passe de promettre un gel des prix en 2011 avant de les augmenter de 4,4% au 1er janvier 2012 en reportant la responsabilité sur… le Conseil d’Etat !
Rien dans l’évolution des contrats d’approvisionnement, tous à long terme, ne saurait justifier les hausses. Au contraire, GDF-Suez a annoncé en janvier 2012 les avoir « renégociés » pour déconnecter les prix des cours du pétrole et prévoit « une baisse significative des coûts d’importation ». Encore pour la poche des actionnaires ?
Les 3 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires en 2011 représentent 600 euros par foyer abonné se chauffant au gaz !
EDF : 5 milliards d’euros de profits en 2011 sans compter le coût, le gâchis, de ses rachats d’entreprises à l’étranger.
Hausse des tarifs de l’électricité : + 20% depuis 2005. + 30% annoncé d’ici 2015!
Le pouvoir et l’UE préparent de nouvelles hausses aussi vertigineuses qu’injustifiées. Ils conditionnent l’opinion dans ce sens.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) est une instance créée en 2000 (par la gauche plurielle) pour organiser en France la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz, suivant les directives européennes. Ni « neutre », ni « indépendante », mais directement liée aux trusts du secteur, la voilà qui affirme que les tarifs devraient augmenter de 30% d’ici 2016 ! Rien de moins.
Dans le même objectif d’intoxication, le pouvoir et ses relais (qu’ils s’affichent pro comme anti-nucléaires) exploitent cyniquement le séisme de Fukushima.
Les estimations avancées du coût des nouvelles mesures de sûreté et de la prolongation de l’exploitation des centrales leur donnent l’occasion d’agiter des montants énormes. Ils prennent gardent de ne jamais les replacer dans le temps (des décennies) et de ne pas les confronter aux coûts des autres modes de production. La Cour des comptes s’est, entre autres, livrée à cette opération fin janvier.
Fukushima permet aussi d’accélérer le développement du marché qui s’annonce juteux des énergies renouvelables pour lesquelles on prépare aussi l’opinion à accepter des surcoûts.
La question de fond, après Fukushima, est soigneusement évitée : la nécessité d’une renationalisation intégrale de la filière nucléaire et de la production d’électricité à partir des énergies renouvelables.
Qu’est-ce qui justifie réellement cette augmentation voulue des tarifs ? Réponse : la recherche du profit et rien d’autre !
Les bénéfices et les dividendes d’EDF ont été multipliés par 10 depuis 2004. Pour 2010, 2,1 milliards d’euros a été distribués en dividendes, dont 1,7 milliard pour l’Etat, ce qui constitue – pour l’instant - un impôt déguisé particulièrement injuste. 5 milliards d’euros de bénéfices ont été annoncés pour 2011.
Le gâchis financier est aggravé par les opérations financières « capitalistiques » engagées par EDF pour racheter des concurrents dans le monde entier.
Tout cet argent devrait servir à l’investissement et il n’est nul besoin d’augmenter les tarifs !
La logique de la loi « Nouvelle organisation du marché de l’électricité » (NOME), votée l’an dernier, à la suite d’une directive européenne soutenue par la droite et la gauche, prépare l’inverse. Les marchands privés pourront acheter au prix quasi-coûtant de l’exploitation l’électricité nucléaire d’EDF. Ils pourront la revendre plus cher et profiter des lourds investissements passés sans être contraints d’investir pour l’avenir. Les prix réglementés monteront d’autant pour faire payer à nouveau les usagers.
Depuis que la privatisation d’EDF a commencé, jamais les services n’ont coûté aussi cher, jamais les conditions de travail des électriciens (et gaziers) n’ont été aussi dégradées, jamais les coupures n’ont été aussi fréquentes. La Bretagne et la Provence toutes entières sont sous la menace d’un black-out complet comme ce qu’ont connu des millions de Californiens encore en 2011.
C’est ça le progrès ?
ENERGIE/LOGEMENT:
Le grand froid ravive de grandes plaies politiques
En ce début février, toute la France grelotte. Mais c’est tout l’hiver que 8 millions de personnes ont froid chez elles.
Elles sont dites pudiquement en situation de « précarité énergétique », c'est-à-dire qu’elles n’ont plus les moyens de se chauffer convenablement.
Pour tous les usagers, il devient de plus en plus difficile de faire face à ce qui constitue pourtant une dépense de première nécessité.
Les salariés et retraités aux revenus les plus modestes sont les plus durement frappés par l’envolée des factures et des charges. Les dépenses énergétiques pour le logement (chauffage et ensemble de l’électricité) dépassent en moyenne 10% de leur budget, quatre fois plus que pour les ménages les plus riches.
Pour les foyers qui se chauffent au gaz, la facture s’est alourdie en moyenne de 600 euros par an depuis 2005!
La hausse vertigineuse des tarifs et des taxes ne doit rien à la fatalité. Les fluctuations des cours du pétrole ne sont qu’un prétexte pour faire monter le prix du gaz. A côté des marges des compagnies et des taxes, elles jouent un rôle marginal dans la hausse du prix du fioul.
Non, cette situation est le résultat d’un choix politique des gouvernements successifs, sous l’égide de l’UE : celui de privatiser, de livrer les marchés juteux de l’énergie à la loi du profit, aux actionnaires, à la finance.
L’argent de nos factures, usagers domestiques ou professionnels, n’est pas perdu pour tout le monde. Il se retrouve dans l’explosion des bénéfices et des dividendes des trusts, à commencer par Total et GDF-Suez.
Le pouvoir prépare l’opinion à de nouvelles augmentations, +30% pour l’électricité d’ici 5 ans. La polémique sur le nucléaire est utilisée hypocritement dans ce sens.
Salariés, usagers, ensemble nous pouvons résister, imposer d’autres choix, en nous appuyant sur ce qu’ont apporté les grands services publics nationalisés EDF et GDF.
Non en 2012, en France, il n’est pas normal d’avoir froid chez soi !
En 1945, grâce au Parti communiste français et au ministre communiste Marcel Paul, ancien résistant déporté à Buchenwald, les capitalistes, qui avaient pillé le pays pour le compte de l’Europe allemande du capital, ont été expropriés. EDF et GDF ont fourni au pays pendant 60 ans l’énergie nécessaire à son relèvement, aux besoins de tous, au meilleur prix.
Aujourd’hui, avec les salariés du secteur, défendons, reconquérons le service public de l’énergie !
Sur ce sujet comme sur les autres, les deux clans présidentiables, unis profondément derrière l’UE du capital et l’euro, ne présentent aucune véritable alternative. Ils votent les mêmes directives européennes de mise en concurrence et de « libéralisation » et les appliquent à tour de rôle.
Seule la lutte, celle de tous les jours dans nos immeubles, comme celle des grandes manifestations pour nos acquis sociaux comptera. Comme hier, vous pouvez compter sur les communistes pour la mener avec vous :
POUR l’annulation des augmentations injustifiées des tarifs réglementés de l’électricité et du gaz depuis 2010
CONTRE les augmentations de TVA notamment sur les fournitures énergétiques et les nouveaux compteurs
POUR la renationalisation intégrale de GDF et d’EDF
POUR le retour du monopole public de distribution de l’électricité et du gaz
Donc CONTRE l’application des traités, directives et règlements européens et CONTRE l’Union européenne du capital, des grosses fortunes et des pilleurs des peuples.
CONTRE toute augmentation des loyers après les réhabilitations des HLM pour mise aux normes énergétiques.
POUR la nationalisation de TOTAL
POUR le développement raisonné, 100% public, de toutes les énergies, dont les énergies renouvelables
Quand il fait froid, il n’est pas acceptable que certains aient plus froid que d’autres. Que tous ne soient pas au chaud comme c’est évidemment possible !
Nucléaire militaire : NON !
Nucléaire civil : 100% renationalisé !
pcfparis 15 (EDT) - 27 novembre 2011 EN PDF
Dans les débats politiques sur le nucléaire, à droite, à gauche ou chez les « écologistes », un sujet est presque totalement absent : les armes nucléaires.
Elles n’ont aucune utilité pour la réponse aux besoins énergétiques du pays. Elles ne sont destinées, sinon à « dissuader », qu’à détruire. Avec l’intégration totale dans l’OTAN et la défense européenne, le mythe de la force de frappe nationale de dissuasion a fini de s’envoler. Elle coûte, au bas mot, 3,5 milliards d’euros par an au budget de la Nation. Communistes, nous demandons la sortie unilatérale de la France du nucléaire militaire dans le cadre d’une campagne internationale pour le désarmement atomique.
Ne soyons pas naïfs : les positions politiques sur le nucléaire civil répondent largement à l’intérêt actuel de lobbys industriels capitalistes concurrents.
La différence de situation entre l’Allemagne et la France le reflète. En RFA, la filière nucléaire n’est historiquement pas dominante et l’intérêt des principaux trusts se trouvent dans les centrales thermiques (les plus polluantes). L’abandon du nucléaire est repris ou accepté largement à droite et à gauche.
C’est le contraire en France où l’industrie nucléaire est prédominante. Les compromis, comme l’accord PS/EELV traduisent cette situation. On sourit en se souvenant qu’au début des années 80, alors journaliste, le « vert » Noël Mamère assurait la promotion de la COGEMA…
Les intérêts capitalistes et les marchandages politiciens ne guident pas notre position. Pour nous communistes, l’énergie nucléaire reste un atout important pour répondre aux besoins du pays. Mais pas dans n’importe quelle condition! La tentation de M. Mélenchon de surfer sur la vague environnementaliste ne nous concerne pas.
Quand Sarkozy prétend parler « intérêt national », il défend rien d’autre que les perspectives de profits extraordinaires, en France et dans le monde, des grandes entreprises du secteur. Les gouvernements successifs de droite et de « gauche » se sont appliqués à les privatiser sous l’égide de l’UE.
Quelle hypocrisie quand le président parle des tarifs ! Sa politique les a fait s’envoler. Avec la loi de 2010, d’inspiration européenne, sur la « nouvelle organisation du marché de l’électricité » (NOME), l’électricité d’origine nucléaire d’EDF est livrée au meilleur prix aux opérateurs privés pour qu’ils la revendent au prix fort aux usagers, sans aucun investissement dans la production, l’entretien ou le démantèlement des centrales. En voie de privatisation intégrale, EDF suit la même logique du profit.
Même hypocrisie sur l’avenir de l’emploi et de l’industrie en France ! En novembre 2011, le gouvernement est obligé de démentir, dans l’embarras, la dépêche AFP qui révèle le plan de suppressions de 1000 emplois chez Areva. EDF supprime des emplois à tout va et aggrave le recours à la sous-traitance, y compris dans le secteur sensible de l’atome.
L’accident de Fukushima, suite à la catastrophe naturelle exceptionnelle, mais non imprévisible, montre l’exigence d’une sécurisation maximale. Il montre surtout l’extrême danger de laisser des firmes privées et la loi du profit organiser ce secteur.
Si le nucléaire civil a un avenir en France, et c’est ce que nous pensons, sans l’opposer au développement nécessaire d’autres sources de production d’électricité, c’est dans le cadre d’un secteur public 100% nationalisé.
Exigeons
- l’application des règles de sécurité les plus strictes,
- la renationalisation intégrale et la coordination des activités nucléaires d’EDF, de GDF, d’AREVA, du CEA et l’intégration de tous les sous-traitants.
- le rejet de l’application des directives européennes de marchandisation, l’abrogation de la loi NOME.
- la baisse immédiate des 10% des tarifs aux usagers
Déjà 700 signatures dans le 15ème contre les hausses du gaz et de l’électricité
La colère ne retombe pas devant les hausses des tarifs du gaz (20% en un an !) et de l’électricité (6%). Elles sont injustifiables au regard des profits et des dividendes record versés aux actionnaires.
L’exigence monte : le pouvoir doit annuler ces augmentations.
Le gouvernement a senti le vent de protestation. Mais c’est pour mieux se moquer des gens !
En janvier, il avait promis un gel des tarifs du gaz. En avril, il les augmente encore de 5%. Le ministre Besson recommence maintenant en nous promettant un gel pour juillet.
Nous devrions être contents d’être épargnés d’une nouvelle hausse de 7%. Mais Besson rassure aussitôt les patrons de GDF-Suez : « une nouvelle hausse des prix du gaz n’est pas à
exclure d’ici un an ».
Concernant l’électricité, usagers, nous devrions aussi nous réjouir que la hausse au 1er juillet prochain ne soit que de 3%. Mais en réalité, on va vers des augmentations de 6,5% par an suite à la loi inique, dite « NOME » (Nouvelle organisation du marché de l’électricité), qui livre à prix cassé l’électricité nucléaire aux groupes privés pour qu’ils puissent aussitôt les revendre plus cher. Ce n’est pas la légende de la « concurrence qui baisse les prix » mais la réalité « des prix qui montent pour enrichir la concurrence ».
Plus que jamais, demandons l’annulation des hausses de tarif, l’abrogation de la loi NOME, à court terme la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF et le rétablissement des monopoles publics qui ont fait leurs preuves depuis 1945. Les directives européennes iniques n’ont pas à s’appliquer en France !
Nous avons collecté plus de 700 pétitions dans ce sens. SIGNEZ VOUS AUSSI !
PETITION: pour l’annulation des augmentations du gaz et de l’électricité
Monsieur le Ministre de l’industrie,
Nous nous adressons à vous en qualité d’usagers, de salariés, de citoyens.
Depuis avril 2010, votre gouvernement a augmenté les tarifs du gaz de 15%. Vous avez décidé d’une nouvelle hausse de 5% au 1er avril 2011. Cela fera 20% en deux ans.
Entre le 15 août 2010 et le 1er janvier 2011, les tarifs de l’électricité ont été majorés au total de 7%. La presse annonce de nouvelles augmentations d’au moins 5% par an.
Cela représente un prélèvement très lourd sur notre pouvoir d’achat, 200 euros en moyenne pour les ménages se chauffant au gaz. Des millions d’entre nous sont contraints de se priver sur le chauffage. Ces augmentations plombent l’activité économique.
Cette ponction sur le monde du travail ne se justifie en rien en termes d’investissement et d’intérêt public.
EDF vient de rendre public un profit (avant provisions) de 4 milliards d’euros dont 2 vont être distribués aux actionnaires. GDF-Suez annonce un profit de 4,6 milliards d’euros dont 3,9 seront distribués en dividendes. Voilà où passe l’argent de nos factures depuis la privatisation!
Le prétexte des cours mondiaux des prix du gaz ne tient pas non plus: ils baissent.
Depuis le début du processus de privatisation dans les années 90, EDF et GDF, livré à Suez, détournent aussi l’excédent d’exploitation réalisé en France pour se livrer à de coûteuses acquisitions dans le monde, qui profitent à la finance internationale mais aucunement au service public.
Pour alimenter la concurrence, votre gouvernement a adopté une loi inique, dite NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité). C’est un véritable hold-up: elle donne à prix coûtant à des groupes privés l’électricité nucléaire d’EDF, dont nous avons déjà payé les investissements en tant qu’usagers et contribuables, pour qu’ils nous la revendent plus cher.
EDF et GDF sont conduits vers une concurrence destructrice l’un contre l’autre !
Dans le même temps, des milliers d’emplois qualifiés sont supprimés, les salaires et les conditions de travail se dégradent. Des compétences sont mises en péril.
Il faut inverser cette politique de casse des services publics nationalisés.
Ils ont fait la preuve de leur efficacité depuis la Libération pour le développement du pays avec des technologies de pointe. Nous en avons besoin pour l’économie, la réponse aux besoins, la défense de l’environnement, la coopération entre services publics de plusieurs pays.
Les traités et directives européennes de marchandisation qui servent de prétextes aux gouvernements successifs n’ont aucune légitimité
L’Etat reste l’actionnaire majoritaire d’EDF et le premier actionnaire de GDF. Votre gouvernement a la responsabilité de la politique énergétique du pays.
Aussi nous soussignés vous demandons d’urgence:
L’annulation des augmentations de tarif du gaz et de l’électricité de 2010 et 2011.
Nous nous prononçons pour la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF (ainsi que des activités de Suez en France et de Total) et pour le rétablissement des monopoles publics d’EDF et GDF conquis en 1945.
NOM :
Prénom :
Adresse :
Code et Ville :
Qualité :
A RENVOYER A PCF Paris 15, 130 rue Castagnary, 75015 PARIS, pcf15@wanadoo.fr
Gaz : encore 5% d’augmentation au 1er avril, après 15% en 2010 !
GDF-SUEZ : 4,6 milliards d’euros en 2010 dont 3,9 milliards pour les actionnaires !
C’est une provocation ! Exigeons l’annulation des augmentations de 2010 et 2011 et la renationalisation intégrale de GDF !
Des hausses insupportables !
Le gouvernement a annoncé une nouvelle hausse du tarif du gaz de 5% au 1er avril 2011. Le gaz aura augmenté de 20% en 12 mois (+9,7% le 1er avril 2010, +4,7% le 1er juillet 2010). Pour les 7 millions de foyers se chauffant au gaz, la ponction va atteindre 180 euros par an. Beaucoup n’en peuvent déjà plus, alors que le pouvoir d’achat des salaires et des retraites n’en finit plus de baisser. 8 millions de personnes seraient en situation de « précarité énergétique » et renonceraient à se chauffer. En 2009, 5 millions d’abonnés ont eu du retard dans le paiement de leur facture.
Le tarif dit « social » que le ministre se dit prêt à aménager ne s’applique qu’à un très petit nombre et ces miettes sont en fait payées par les contribuables et les autres usagers.
Pas difficile de savoir où va notre argent !
GDF-Suez vient de publier ses résultats pour 2010 (3 mars 2011). Les profits nets sont encore en hausse atteignant 4,6 milliards d’euros. La direction de GDF-Suez a décidé d’en accorder 3,9 milliards en dividendes à ses actionnaires. Nos factures finissent dans la poche de ceux qui ne travaillent pas et qui n’ont pas de problèmes de chauffage !
L’excédent d’exploitation de GDF-Suez atteint la somme colossale de 15,1 milliards d’euros, 7,7% de plus qu’en 2009. Pour les ventes d’énergie en France, il augmente de 300 millions à 1 milliard d’euros. C’est exactement l’équivalent des hausses de factures pour l’ensemble des 11 millions d’usagers en 2010.
Concurrence et privatisation n’en finissent pas de ruiner le service public.
Le bilan est sans appel. Depuis la privatisation, les tarifs ont augmenté de 50%. Les effectifs fondent. Les salaires réels des gaziers vont encore baisser en 2011. Les conditions de travail se dégradent. Des activités sont filialisées, externalisées pour précariser encore davantage l’emploi. L’investissement, la sécurité des approvisionnements, la sûreté des installations sont remis en cause.
Pendant ce temps, les actionnaires privés s’accaparent des milliards d’euros. GDF-Suez mène la guerre mondiale de la concurrence au profit de la finance, en particulier contre EDF, par exemple en prenant le contrôle du britannique International Power en 2010.
Rappels : le processus de marchandisation du gaz et de privatisation de GDF a été marqué par l’application en France (par les gouvernements successifs de gauche et de droite) des directives européennes de mise en concurrence de 1998 et 2003. En 2004, le gouvernement réussit, malgré les luttes, à transformer GDF et EDF en sociétés anonymes. En 2005, Sarkozy, ministre de l’économie, reniant sa promesse, ouvre le capital de GDF. A partir de 2006, le pouvoir livre au groupe privé Suez la véritable poule aux œufs d’or que représente GDF (dont les bénéfices étaient supérieurs à 2 milliards d’euros par an).
Ce gâchis peut et doit cesser !
L’Etat français continue de fixer les prix du gaz. Rien ne justifie les hausses de tarifs, ni les coûts d’approvisionnement en gaz naturel, ni les coûts réels des infrastructures et du stockage. GDF-Suez ne les divulgue pas mais renégocie à la baisse ses contrats de longue durée. Le cours du gaz baisse et n’est plus indexé sur celui du pétrole.
ENSEMBLE DEMANDONS QUE TOUTES LES AUGMENTATIONS DE TARIFS DEPUIS 2010 SOIENT ANNULEES !
L’Etat reste aussi actionnaire à 35% de l’ensemble GDF-Suez. Le gouvernement avait expliqué que c’était le moyen de « conserver une minorité de blocage » dans les choix de l’entreprise. Le peuple doit le contraindre à en faire usage, à cesser de faire le jeu des multinationales, aux dépens des usagers, des salariés et du développement du pays.
DEMANDONS DANS L’IMMEDIAT QUE L’ETAT BLOQUE LE VERSEMENT DE DIVIDENDES AUX ACTIONNAIRES DE GDF-SUEZ !
L’expérience des dégâts de la privatisation et de la concurrence est faite. GDF et EDF demeurent, malgré des années de sabotage, deux atouts nationaux majeurs. Le modèle des entreprises nationalisées à la Libération a fait ses preuves.
DEMANDONS LA RENATIONALISATION INTEGRALE DE GDF ET D’EDF, LA NATIONALISATION DES ACTIVITES ENERGETIQUES FRANCAISES DE SUEZ, LE RETABLISSEMENT DES MONOPOLES HISTORIQUES D’EDF ET DE GDF ! Les directives et traités européens qui servent de prétextes à ruiner nos acquis économiques et sociaux n’ont aucune légitimité pour s’appliquer en France.
Pour les retraites, comme on l’a vu à l’automne, pour les salaires, pour les services publics, les forces existent pour faire reculer la politique au service de l’argent. Sans patienter vainement jusqu’en 2012 !
La privatisation profite à certains !
François Cirelli, ex PDG de GDF devenu directeur général délégué de GDF-SUEZ a fait quadrupler son salaire depuis 2008. Celui-ci est passé de 460.000 euros à 2.064.000 euros par an ! Soir 7500 euros par jour !
A comparer avec l’augmentation de salaire des gaziers en 2011 qui sera 5 à 7 centimes par jour (1,1%).
Il fait chaud. Le réseau d'EDF (maintenant transféré à sa filiale ERDF) défaille de partout à Paris.
A peine avions-nous écrit notre article à propos de la panne à Montparnasse et à la Porte Brancion (en lien) que ce sont des usagers des quartiers Vaugirard et Cambronne (11.000 au total) qui se sont retrouvés ce 12 juillet 2010 sans courant.
Même cause: non pas la chaleur mais le manque d'entretien et de renouvellement du réseau, notamment des boîtes de jonction par EDF, qui se détourne du service public pour privilégier ses actionnaires et sa politique d'acquisitions extérieures.
Mêmes effets: des coupures, des risques d'accident de toutes sortes, des surcoûts.
Des camarades du 14ème nous informent que des groupes électrogènes d'ERDF ont été installés dans plusieurs points du quartier de Plaisance.
L'avertissement de l'été 2010 ne doit pas rester sans conséquences.
La panne de courant du 5 juillet doit servir d’avertissement
Le 5 juillet 2010, une bonne partie des quartiers de Montparnasse et de la Porte Brancion ont été touchés par une longue panne d’électricité. 70.000 usagers ont été privés de courant plus ou moins longtemps. Les 6.000 salariés de la Tour Montparnasse n’ont pas pu travailler. Les marchandises réfrigérées des supermarchés sont perdues… Heureusement, rien de plus grave cette fois-ci.
Un incendie dans une galerie souterraine est la cause immédiate de la panne. Mais l’accident renvoie à l’état du réseau parisien et à la politique d’EDF (responsable via sa filiale de distribution ERDF).
Le 15 décembre 2009, le Conseil de Paris allongeait de 15 ans la concession d’ERDF sur le réseau parisien. Lors du débat, un conseiller de Paris, parmi d’autres, (M. Vauglin) signalait : « le taux de coupure à Paris est le plus faible de France, ce qui tient avant tout au fait qu’il n’y pas de réseau aérien. Toutefois, le concessionnaire a choisi de remplacer les boîtes de jonction par des boîtes plus rapides à installer, mais qui résistent mal aux chaleurs estivales avec pour conséquence qu’ERDF doit maintenant investir pour changer ces boîtes plutôt que pour améliorer le réseau ».
D’autres coupures sont donc en vue, si l’été reste chaud et si rien n’est fait pour remettre EDF sur la voie du service public.
Le constat de dégradation de la distribution est le même dans toute la France. Un récent rapport fait état d’une augmentation de la durée moyenne des pannes de 50% en 10 ans, de 60 à 90 minutes par an, avec des pointes dans certains départements ruraux (35 heures de panne en 2008 en Lozère).
Dans sa logique de profit, en vue de la privatisation, EDF néglige l’entretien du réseau français, qualifié de « vieillissant ».
L’argent de ces investissements est détourné vers les dividendes des actionnaires, déjà en partie privés (2 milliards d’euros pour 2009) et vers l’acquisition de parts de capital d’opérateurs étrangers.
Ce qui n’empêche pas, bien au contraire, le gouvernement de préparer de nouvelles augmentations pour nourrir la concurrence.
La sécurité d’alimentation, la sûreté pour les usagers et les agents, ne sont plus la priorité pour une direction d’entreprise qui veut transformer EDF en une des plus grosses multinationales de l’énergie.
Nous ne pouvons pas l’accepter.
Tous les acteurs parisiens, notamment les usagers, les élus, doivent agir avec les salariés pour obtenir la vérification et le remplacement de toutes les boîtes de jonction, l’entretien et la modernisation des réseaux également du réseau basse tension, les moyens humains qualifiés et statutaires correspondants.
Evidemment pas aux frais de la collectivité : l’argent du service public doit aller au service public.
GAZ : + 9,7% au 1er avril 2010, + 4,7%% au 1er juillet, soit 14,9% en 4 mois ! INTOLERABLE ! C’EST DU VOL !
Usagers, salariés, nous ne pouvons pas accepter ce coup porté au pouvoir d’achat et au service public.
Selon les chiffres officiels, la ponction annuelle va atteindre 130 euros par ménage se chauffant au gaz. Beaucoup n’en peuvent déjà plus. Depuis 2004, les tarifs du gaz ont déjà augmenté globalement de 35%, malgré le recul des cours mondiaux. En 2009, 5 millions d’usagers ont eu des retards de paiement de leurs factures d’énergie. Le tarif dit « social » ne s’applique qu’à un petit nombre et, ne l’oublions pas, il est payé en fait pas les autres consommateurs, moins pauvres.
Avec la nouvelle hausse, GDF-Suez va encore engranger 1,5 milliard d’euros supplémentaires sur le dos des usagers domestiques. Où va aller cet argent ?
D’abord vers les profits et les actionnaires privés qui possèdent 65% de l’entreprise ! En 2009, le bénéfice net de l’entreprise a atteint 4,5 milliards d’euros. Pour 2009, les actionnaires vont en croquer 3,3 milliards ! Leurs dividendes ont encore augmenté de 5% cette année, de 34% depuis 2006.
Ensuite, GDF-Suez utilise son excédent d’exploitation, réalisé sur les usagers (14 milliards d’euros dont la moitié en France), pour mener la guerre mondiale de la concurrence au profit de la finance. Avec notre argent, GDF-Suez rachète, à coup de milliards, des entreprises en Grande-Bretagne, au Pérou... pour piller d’autres usagers. Le comble, c’est que cet argent sert aussi à concurrencer EDF en France même. GDF-Suez est sur les rangs pour construire une centrale nucléaire dans la Vallée du Rhône. Pendant ce temps là, EDF veut installer un terminal gazier à Dunkerque.
La concurrence et la loi du profit ruinent le service public. Nous le payons de plus en plus cher, sur nos factures, sur la qualité du service, bientôt sur la sûreté des installations. Il faut arrêter ce scandale !
Le pouvoir est directement responsable de la hausse des tarifs.
Il l’a d’ailleurs soigneusement retardée pour qu’elle ne coïncide pas avec la campagne des régionales. Maintenant, il cherche à se défausser derrière une commission bidon qu’il a désignée lui-même (« Commission de régulation de l’énergie ») et qui n’existe que pour délivrer des prétextes à l’explosion des tarifs réglementés. Rien ne justifie la hausse des tarifs, ni l’évolution des coûts d’approvisionnement en gaz naturel, ni les coûts réels des infrastructures et du stockage ! Les uns et les autres ne sont pas divulgués mais on voit le résultat final : les profits records de GDF-Suez !
L’Etat reste aussi actionnaire à 35% de l’ensemble GDF-Suez. Le gouvernement avait expliqué que c’était le moyen de conserver une « minorité de blocage » dans les choix de l’entreprise. Le peuple doit le contraindre à en faire usage, à cesser de faire le jeu des multinationales aux dépens des usagers, des salariés, du pays.
Exigeons ensemble du gouvernement:
- L’annulation des augmentations de 9,7% et de 4,7% des tarifs du gaz depuis le 1er avril (14,9% au total !) !
- Au contraire, une baisse de ses tarifs de 20% correspondant aux bénéfices non réinvestis de GDF-Suez réalisés en France.
- La renationalisation intégrale de GDF, celle d’EDF, la nationalisation des activités de Suez en France.
- La fusion de GDF et d’EDF dans un seul opérateur de service public de l’énergie 100% nationalisé.
La montée des luttes dans le pays, pour les retraites, les salaires, les services publics montrent les forces qui existent pour inverser la politique que nous subissons. La bataille pour le service public national de l’énergie en fait pleinement partie.
Augmentation du prix du gaz : ne laissons pas passer !
Les premières factures vont arriver prenant compte de l’augmentation de 10% (9,7%) des tarifs du gaz depuis le 1er avril 2010.
Usagers, salariés, nous ne pouvons pas accepter ce coup porté au pouvoir d’achat et au service public.
Selon les chiffres officiels, la ponction annuelle va atteindre 85 euros par ménage se chauffant au gaz. Beaucoup n’en peuvent déjà plus. Depuis 2004, les tarifs du gaz ont déjà augmenté globalement de 35%, malgré le recul des cours mondiaux. En 2009, 5 millions d’usagers ont eu des retards de paiement de leurs factures d’énergie. Le tarif dit « social » ne s’applique qu’à un petit nombre et, ne l’oublions pas, il est payé en fait pas les autres consommateurs, moins pauvres.
Avec la nouvelle hausse, GDF-Suez va encore engranger un milliard d’euros supplémentaires sur le dos des usagers domestiques. Où va aller cet argent ?
D’abord vers les profits et les actionnaires privés qui possèdent 65% de l’entreprise ! En 2009, le bénéfice net de l’entreprise a atteint 4,5 milliards d’euros. Pour 2009, les actionnaires vont en croquer 3,3 milliards ! Leurs dividendes ont encore augmenté de 5% cette année, de 34% depuis 2006.
Ensuite, GDF-Suez utilise son excédent d’exploitation, réalisé sur les usagers (14 milliards d’euros dont la moitié en France), pour mener la guerre mondiale de la concurrence au profit de la finance. Avec notre argent, GDF-Suez rachète, à coup de milliards, des entreprises en Grande-Bretagne, au Pérou... pour piller d’autres usagers. Le comble, c’est que cet argent sert aussi à concurrencer EDF en France même. GDF-Suez est sur les rangs pour construire une centrale nucléaire dans la Vallée du Rhône. Pendant ce temps là, EDF veut installer un terminal gazier à Dunkerque.
La concurrence et la loi du profit ruinent le service public. Nous le payons de plus en plus cher, sur nos factures, sur la qualité du service, bientôt sur la sûreté des installations.
Il faut arrêter ce scandale !
Le pouvoir est directement responsable de la hausse des tarifs.
Il l’a d’ailleurs soigneusement retardée pour qu’elle ne coïncide pas avec la campagne des régionales. Maintenant, il cherche à se défausser derrière une commission bidon qu’il a désignée lui-même (« Commission de régulation de l’énergie ») et qui n’existe que pour délivrer des prétextes à l’explosion des tarifs réglementés. Rien ne justifie la hausse des tarifs, ni l’évolution des coûts d’approvisionnement en gaz naturel, ni les coûts réels des infrastructures et du stockage ! Les uns et les autres ne sont pas divulgués mais on voit le résultat final : les profits records de GDF-Suez !
L’Etat reste aussi actionnaire à 35% de l’ensemble GDF-Suez. Le gouvernement avait expliqué que c’était le moyen de conserver une « minorité de blocage » dans les choix de l’entreprise. Le peuple doit le contraindre à en faire usage, à cesser de faire le jeu des multinationales aux dépens des usagers, des salariés, du pays.
Exigeons ensemble du gouvernement:
La suppression de l’augmentation de 9,7% des tarifs du gaz depuis le 1er avril !
Une baisse de ses tarifs de 20% correspondant aux bénéfices non réinvestis de GDF-Suez réalisés en France.
La renationalisation intégrale de GDF, celle d’EDF, la nationalisation des activités de Suez en France.
La fusion de GDF et d’EDF dans un seul opérateur de service public de l’énergie 100% nationalisé.
La montée des luttes dans le pays, pour les retraites, les salaires, les services publics montrent les forces qui existent pour inverser la politique que nous subissons. La bataille pour le service public national de l’énergie en fait pleinement partie.
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