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EDF et GDF

Vendredi 5 juin 2009


L'entrée des locaux d’EDF et GDF, 127 boulevard de Grenelle, murée pour un jour, le 28 mai.

 

- Pour les usagers, depuis deux ans, la porte de l’agence clientèle de Grenelle est bel et bien fermée, à défaut d'être murée. L’accueil clientèle a été définitivement fermé, suivant, rien que dans le sud-ouest parisien, les agences de la rue du Hameau et de la rue d’Alésia.

- Pour les personnels d’EDF et GDF Paris Ouest (Tour Eiffel), des centaines d’emplois doivent encore être supprimés, des services fermés ou externalisés au fil des restructurations, des filialisations.


La privatisation, c’est bien fermer et murer le service public.

 

Depuis des semaines, à nouveau, les agents d’EDF et de GDF avec leurs organisations syndicales alertent sur les conséquences de ces choix et disent stop, au démantèlement sur service public, de l’emploi statutaire, aux bas salaires.

 

Leurs actions déterminées et fortement symboliques, comme ici dans le 15ème, frappent d’autant plus l’opinion que les profits d’EDF et de GDF-Suez ont très fortement augmenté, comme les tarifs et les salaires des hauts patrons.

Conscients de la force de ce mouvement, comme face aux ouvriers des industries en lutte, patronat et gouvernement ont répondu par la répression (voir le communiqué de l’UL-CGT du 15 mai).


Ce mouvement a vocation à s’intensifier. Nous le soutenons et le soutiendrons en mettant en avant l’exigence de la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF et du rétablissement de leurs monopoles publics.
Moins que jamais, les directives européennes n’ont de légitimité pour justifier une politique de sape des acquis économiques et sociaux fondamentaux de notre pays, qui sont la condition de coopérations internationales entre services publiques mutuellement avantageuses.

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 15 mai 2009

UNION LOCALE DES SYNDICATS CGT

du XVème arrondissement de Paris

 

26, rue Sainte Félicité - 75015 PARIS

Tel + Fax : 01.45.33.66.93

e.mail : ulcgt.paris15@wanadoo.fr

 

 

 

COMMUNIQUÉ

 

EDF/GDF : LA VIOLENCE EST PATRONALE.

TOUS ENSEMBLE, RIPOSTONS !

 

VENDREDI 15 MAI, RASSEMBLEMENT 13H

UNENIG, 66 bd de COURCELLES 75017

 

Suite à une action du personnel d’EDF/GDF près de 80 salariés, parmi lesquels des dirigeants et militants de syndicats CGT, ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils n’ont été libérés que vers minuit après avoir subi des fouilles au corps humiliantes, être mis nus etc.

La presse s’en étant fait l’écho, il faut revenir à la genèse de cette affaire pour dégager la vérité des faits :

EDF/GDF : Depuis maintenant 7 semaines, une grève historique touche les entreprises EDF et GDF.

Ce mouvement massif qui concerne 70 000 agents environ avec des pourcentages de grève supérieurs à 50% dans la production et la distribution notamment mais qui touche aussi  les plateaux téléphoniques EDF et GDF est né de  2 revendications principales, l'arrêt des externalisations des métiers, la reprise totale des travaux au privé et une augmentation des salaires de 10% au vu des résultats des 2 entreprises, 4,4 milliards de bénéfice net pour EDF dont 2,4 milliards donnés aux actionnaires et 6,8 milliards de bénéfice net pour GDF dont 6,5 milliards pour les actionnaires et seulement 0,3% pour les salaires, un véritable scandale.

 Depuis 7 semaines, les salariés d’EDF/GDF demandent l’ouverture de négociations et se heurtent au mur du silence patronal. Il s’agit d’une fin de non recevoir inadmissible dans une entreprise prétendant pratiquer le dialogue social et à une époque où, précisément, la crise nécessite une mobilisation de toutes les énergies pour affronter réellement les problèmes et non persister dans les recettes qui ont généré cette crise.

 

Les salariés d’EDF/GDF, par leur action pour l’augmentation des salaires pour développer la croissance et leurs propositions en matière de Service Public de nature, par l’arrêt des externalisations, à retrouver une qualité « haut de gamme », et à stimuler l’emploi statutaire et stable utile à l’équilibre d’une société répondent aux exigences de l’heure.

 

Les directions d’EDF/GDF, par leur autisme borné et suicidaire, par leur acharnement dénué de bon sens, engendrent des réactions dont ils portent seuls la responsabilité.

 

Que l’on sache que la CGT défendra ses militants et les salariés ; que ce sont bien les directions, comme à Uniroyal, Caterpillar, Mollex et autres qui portent les responsabilités des modes d’action employés ; que les salariés d’EDF/GDF défendront leur statut qui est protecteur et qu’ils n’ont nul besoin d’un nouveau statut du travail salarié ; que les propositions, même les plus évidentes, ne recueillant de la part des employeurs que silence méprisant c’est l’élévation du rapport des forces qui permettra la satisfaction des revendications et dégagera la voie du progrès économique et social.

 

C’est à cela qu’appelle l’union locale du 15e arrondissement de PARIS et à participer au rassemblement de vendredi 13h devant le siège de la chambre patronale.

Paris le 15 mai 2009

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Lundi 6 avril 2009

EDF, GDF : de plus en plus d'agents mobilisés boulevard de Grenelle !

 

A EDF et GDF, dans leurs nouvelles « filiales », créées pour éclater le service public, le mouvement monte contre la suite du processus de privatisation.

 

Deux fois plus nombreux que le jeudi 2 avril, les agents parisiens ont à nouveau manifesté boulevard de Grenelle.

Ils continueront, de plus en plus fort, jusqu’à ce que les négociations aboutissent à la satisfaction des revendications premières et fondamentales :

 

- les salaires : proposer une augmentation de 0,3% pour 2009, c’est mépriser les personnels.

- les primes : notamment celles des méthaniers n’ont aucune raison d’être supprimées.

- l’emploi. Le plan d’externalisation, de sous-traitance au privé, par exemple du relevé des compteurs au nom de l’automatisation (pourquoi le public n’en aurait pas la charge ?), de travaux de chantiers, les fermetures, encore, d’agences d’accueil des usagers menaces des milliers de postes statutaires, indispensables au maintien des prestations de service public.

 

Le mouvement des électriciens et gaziers va encore s’amplifier le 9 avril avec la journée nationale d’action prévue. Cette mobilisation s’inscrit directement dans le développement des convergences de luttes entre tous les secteurs contre la politique gouvernementale qui entretient et nourrit la crise dont le 1er mai doit donner un nouveau signal de départ.

 

Des communistes représentant la section du PCF Paris 15 sont allées soutenir le mouvement et leurs camarades d’EDF-GDF Paris-Ouest Grenelle (Tour Eiffel !).

 

Nos derniers tracts :


Résultats d’EDF : les privatiseurs tentent d’utiliser la « crise » pour rançonner les usagers 

Profits records de GDF-Suez - Baisse minime des tarifs du gaz 
 

DERNIERE NOUVELLE (LUNDI 6 - 18h30): on parle d’un début d’incendie dans les locaux du boulevard de Grenelle et de la rue du Laos. Une provocation pour entraver l’action des salariés ?

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Jeudi 2 avril 2009

Les EDF-GDF dans la rue, boulevard de Grenelle

 

Les agents parisiens des services d’EDF et de GDF ont manifesté ce 2 avril boulevard de Grenelle dans le 15ème arrondissement de Paris, à l’appel de leurs organisations syndicales, bloquant momentanément la circulation.

 

Comme leurs collègues de toute la France, ils agissent pour la défense de leur emploi, de leur statut, des salaires et des conditions de travail, du service public.

Les chiffres impressionnants des profits enregistrés en 2008 par EDF comme par GDF-Suez, comme les annonces (rétractées) des bonus exceptionnels promis aux dirigeants privatiseurs ont agi comme un accélérateur de la colère. Dans tous le pays.

 

Les salaires sont quasiment bloqués, ce qui signifie perte de pouvoir d’achat. Un véritable plan de casse de l’emploi est programmé. Les services d’astreintes gaz et électricité, qui garantissent la continuité du service et la sûreté des installations, sont menacés d’être externalisés au privé. Idem pour les fonctions des techniciens clientèle.

 

Des milliers de suppressions d’emplois qualifiés d’ici 2012, une dégradation des conditions de travail et du service rendu : voilà ce qui se prépare. Pour les usagers, cela signifie des tarifs anormalement et scandaleusement élevés, des services dégradés, payants et de plus en plus chers. 

 

Les communistes des sites d’EDF et de GDF de Grenelle, l’ensemble des communistes du 15ème soutiennent et sont parties prenantes de ce mouvement qui est appelé à se développer. Le 19 mars, près de 50% des personnels étaient en grève. Le 9 avril, une journée d’action parisienne est prévue.

La montée en puissance des luttes se confirme dans tous les secteurs avant le mois de mai!

 

La défense et la reconquête du service public du gaz et de l’électricité, de la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF et du retour de leur monopole public sont un des sujets au cœur du mouvement national qui se développe. A partir des 3 MILLIONS DU 19 MARS! 

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Samedi 14 mars 2009

Une réduction des tarifs de GDF : pas trop tôt ! Mais cela reste une goutte d’eau (une bulle de gaz) dans ce que la privatisation vole aux ménages, aux salariés et au pays !


Fillon vient d’annoncer une baisse, sans doute de 10%, des prix du gaz domestique.

Les fariboles de la direction de GDF-Suez et du gouvernement pour justifier le maintien voire l’augmentation des tarifs ne pouvaient plus tenir, devant l’action des usagers, des syndicats et également celle des communistes (voir nos tracts).

Ils avaient expliqué leur envolée, de 50% depuis de 2004, de 15,2% pour la seule année 2008, par la hausse des cours du pétrole. Aujourd’hui, le baril est retombé à 42 dollars, loin des 140 dollars qu’il avait atteints pendant quelques jours en 2008 (97$ en moyenne sur l’année).

 

Pour autant, les ménages, notamment les 7 millions qui se chauffent au gaz, sont très loin du compte. La baisse ne sera applicable qu’à partir d’avril, les trois mois d’hiver, à forte consommation, passés. Les 10% que l’on va leur rendre ensuite sont très loin de compenser les sommes que GDF-Suez privatisée continue de leur prélever injustement.

 

Jugeons-en ! GDF-Suez vient de rendre publics ses comptes pour 2008. Ses profits sont encore en hausse de 13% pour atteindre la somme colossale de 6,5 milliards d’euros.

 

Des profits pour qui ? Pour les actionnaires ! Ils vont empocher un dividende exceptionnel de 4,8 milliards d’euros ! Il y aurait de quoi baisser les tarifs du gaz domestique de plus des trois-quarts !

L’examen des comptes 2008 dévoile d’autres données purement et simplement scandaleuses. GDF et Suez ont gaspillé 1,7 milliard d’euros à racheter leurs propres actions en bourse en 2008 : 1 milliard pour GDF, 200 millions pour Suez puis 423 millions pour l’ensemble après la fusion. Uniquement pour soutenir les cours dans l’intérêt toujours des actionnaires !

1,3 milliard d’euros (net) ont aussi été consacrés, encore, à racheter des entreprises étrangères dans le « monopoly » mondial des affaires.

 

La part qui reste à l’investissement réel est dirigée vers une concurrence absurde et destructrice contre EDF dans le secteur de l’électricité.

Pendant ce temps là, le procès de catastrophe de Mulhouse attire à nouveau l’attention sur les retards, parfois tragiques, dans la maintenance et la rénovation du réseau en France.

Pendant ce temps, on ferme les agences accessibles aux usagers, on leur fait facturer de plus en plus de services jusqu’alors gratuits, etc…  

Pendant ce temps là encore, on dégrade les conditions de travail et de statut des agents de GDF, on recourt de plus en plus à une sous-traitance sous-payée et parfois sous-qualifiée.

 

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu : la privatisation, l’instauration de la loi du profit capitaliste, c’est la spoliation du peuple ! C’est encore plus évident dans cette période de crise.

 

Elle n’est pas une fatalité.

 

Parmi les usagers, les salariés, l’ensemble des citoyens, la conviction, basée sur le vécu, qu’on ne peut plus laisser faire, monte. Un rapport de force se construit pour inverser le mouvement, gagner la renationalisation intégrale de GDF. L’Etat reste le 1er actionnaire de GDF-Suez*.

Le prétexte des directives européennes de mise en concurrence qui ont servi à justifier la privatisation vole en éclats devant les dégâts de la crise, dans tous les pays.

La reconquête du service public au service de l’intérêt général est à l’ordre du jour !

C’est l’un des axes revendicatifs de la grande journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation du 19 mars !

 

Pour le pouvoir d’achat, parce que ce n’est que justice, exigeons une baisse de 20% rétroactive au début de l’hiver des tarifs du Gaz !

Exigeons des créations emplois statutaires, des augmentations de salaires et de pension, l’amélioration des conditions de travail à GDF !

Pour l’intérêt général, exigeons la renationalisation intégrale de GDF, d’EDF, d’Areva, la nationalisation des activités françaises de Suez et celle de Total ! L’énergie doit relever de la Nation.

 

 

* L’Etat reste actionnaire à 35% de GDF-Suez. Mais plutôt que sa part de dividende revienne au budget de la collectivité, le gouvernement préfère la laisser au patronat en se contentant d’être « payé » en actions, dénuée de pouvoir et probablement bientôt de valeur.

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Vendredi 13 février 2009

Résultats d’EDF : les privatiseurs tentent d’utiliser la « crise » pour rançonner les usagers

 

Le « Groupe EDF » a rendu publics ses résultats financiers pour 2008. Il annonce un bénéfice net de 3,4 milliards d’euros.

 

En soi, il s’agit d’une somme colossale. Mais le patron d’EDF, Pierre Gadonneix, relayé par les media, préfère insister sur le recul de 39,5% des profits affichés par rapport à 2007. Il tente de faire passer EDF pour une victime de la « crise » dans le contexte de récession et réclame aussitôt à cor et à cri une hausse des tarifs.

 

Pourquoi vouloir pénaliser à nouveau le pouvoir d’achat des ménages et l’activité des entreprises, usagers d’EDF, qui plus est en pleine période de crise économique, alors que les caisses du groupe sont pleines ? Pour investir ? Que non ! Pour accélérer la privatisation ! 

 

1- Que veut faire la direction d’EDF des 3,4 milliards de bénéfices affichés? Elle a décidé de maintenir le même versement de dividende aux actionnaires que l’an dernier, soit 2,3 milliards d’euros.

 

2- Où va l’argent de nos factures ?

 

A regarder de plus près les comptes de l’entreprise, on constate que le bénéfice brut d’exploitation, qui correspond à l’activité réelle, n’est pas du tout en baisse mais en hausse de 2,2% en France à 10,2 milliards d’euros (de 1,5% au niveau du groupe à 15,4 milliards). En clair, EDF a dégagé davantage de bénéfice de la production et de la vente d’énergie aux particuliers et aux entreprises en 2008 qu’en 2007.

 

Mais entre ce résultat réel et le résultat final affiché, 1,2 milliard d’euros sont mis de côté pour rembourser dans certains cas des groupes privés concurrents de leur différence de prix avec les tarifs EDF. Incroyable mais vrai, d’après une disposition gouvernementale scandaleuse de 2007.

 

EDF a également acquis le groupe britannique « British Energy » au prix spéculatif de 15,8 milliards d’euros, dont 2,7 milliards déboursés pour l’année 2008 (et a augmenté considérablement ses tarifs en Grande-Bretagne, marché complètement dérégulé).

Le reste de la somme va venir. La direction d’EDF a aussi annoncé en décembre qu’elle rachèterait le groupe américain « Constellation Energy » pour 4,5 milliards de dollars.

 

Le patron d’EDF, et derrière lui le gouvernement de l’Etat actionnaire, veulent nous ponctionner encore plus, dégrader la situation de l’emploi, le statut et les conditions de travail des électriciens pour préparer la privatisation en France et jouer au Monopoly financier dans le reste du monde.

 

Ils utilisent la crise financière pour aggraver la politique qui est à l’origine de la crise financière : des pyromanes !

 

Un rapport de force existe dans le pays pour inverser cette logique et reconquérir le service public !

 

Dans l’intérêt du pays, les bénéfices d’EDF doivent servir à investir en France (ex : centrales à réacteurs EPR) et à fournir à l’économie du pays l’électricité la moins chère possible.

Usagers, particuliers et professionnels, demandons la baisse des tarifs de 10% en France ! C’est encore plus important pour soutenir et relancer l’activité en ce temps de crise.

 

Refusons de laisser le pouvoir transformer EDF en une multinationale privée ! Exigeons l’arrêt des rachats ruineux d’entreprises étrangères ! EDF n’a pas à se conduire en prédateur capitaliste à l’étranger. EDF nationalisée, doit au contraire rester un modèle de service public pour coopérer avec des services publics d’autres pays.

 

Exigeons la renationalisation intégrale d’EDF et le rétablissement du monopole public, conquis à la Libération, de la production, du transport et de la distribution d’électricité ! Ce modèle n’a cessé de faire ses preuves sur le plan technologique, économique, social. Pensons aux interventions des agents après les tempêtes.

La concurrence, la privatisation ont fait la preuve du contraire partout : explosion des tarifs, insécurité énergétique (pannes), dizaines de milliers de suppressions d’emplois… Les directives européennes contraires à l’intérêt du pays n’ont pas à être appliquées à France !

 

EDF, GDF, AREVA renationalisées à 100% peuvent et doivent composer un pôle public national de l’énergie au service du pays !

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Jeudi 23 octobre 2008

Le baril de pétrole à 68 dollars

 

Depuis le début de l’année, les tarifs de GDF ont augmenté de plus de 15% au total : une augmentation de 4% en janvier, une deuxième de 5,5% en avril, une troisième de 5% au cœur du mois d’août. Pour une famille de 4 personnes se chauffant au gaz, la facture est alourdie de 180 euros par an selon l’estimation du gouvernement.

 

A chaque fois, le prétexte avancé par la direction de l’entreprise et les ministères qui autorisent les hausses, a été la hausse des prix du pétrole, sur lesquels seraient, prétendent-ils, plus ou moins, indexés les prix des importations de gaz.

 

Le 28 mai 2008, le PDG de GDF disait à TF1 : « Une nouvelle hausse des tarifs du gaz en juillet: le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, ne l'exclut pas "compte tenu de l'évolution inquiétante du prix du pétrole".  

 

En avril, le gouvernement expliquait dans un communiqué, repris par RTL: « cette hausse des tarifs se justifie par un "contexte international de hausse du coût d'importation du gaz naturel" due à la hausse du prix du pétrole, qui se maintient au dessus des 100 dollars le baril à Londres et New York.

 

Maintenant, le baril est retombé sous les 70 dollars, en dessous, même en tenant compte de la baisse de l’euro des 95 dollars du 1er janvier.

 

Alors pourquoi le nouveau groupe GDF-Suez et pour celui qui reste son actionnaire principal l’Etat excluent-ils de répercuter la baisse ? Pour les mêmes raisons qu’ils ont augmenté les tarifs de 55% depuis 2004: pour alimenter les profits du nouveau groupe constitué sur la privatisation de GDF. Le résultat d’exploitation de GDF-Suez a bondi de 20% au premier semestre 2008 à 8,1 milliards d’euros, son bénéfice net, après notamment des rachats d’entreprises à l’étranger, est passé 3,38 milliards d’euros, en hausse de 14%.

 

Toutes les raisons invoquées ne sont que prétextes et finissent de tomber. GDF refuse de donner ses coûts de ses approvisionnements, issus à 80% de contrats à long terme, beaucoup moins sensibles à la conjoncture. Pour les PDG, le pétrole qui monte fait monter le gaz, le pétrole qui baisse fait aussi monter le gaz. Ils estiment que les usagers peuvent s’estimer heureux d’échapper pour l’instant à une quatrième hausse ! De qui se moquent-ils ? De qui se moque le gouvernement ?

 

Le racket des familles, des entreprises, de la collectivité qui assume les « tarifs sociaux » continue de plus bel.

 

Exigeons la baisse des tarifs réglementés du gaz de 15% !

Exigeons plus que jamais la renationalisation intégrale de GDF, sa fusion avec EDF pour le service public, l’intérêt de chacun et l’intérêt du pays !

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Lundi 28 janvier 2008
Jamais les convergences d’intérêt n’ont été aussi flagrantes contre la fusion-privatisation GDF-Suez!


Le projet de fusion Suez-GDF, entraînant la privatisation de GDF, accumule du retard depuis son annonce par Villepin il y a deux ans. Dernier épisode en date : le 22 janvier, le tribunal de grande instance de Paris a débouté la direction de GDF dans sa tentative de court-circuiter la consultation des salariés et donné à nouveau raison aux syndicats. Des informations et un délai supplémentaires pour examiner le dossier doivent leur être accordés. La fusion ne pourra pas être finalisée avant juin sinon plus tard.

Ce répit est l’occasion d’engager enfin vraiment la campagne nationale nécessaire pour mettre en échec la privatisation. Beaucoup d’éléments récents peuvent l’alimenter.

Les usagers à nouveau ponctionnés pour alimenter la bourse

L’année 2008 a commencé par une hausse des tarifs décidée par le gouvernement en liaison avec la direction de GDF (qu’il a nommée). Pour les 11 millions de ménages se chauffant au gaz, l’augmentation atteint 4,2%. Elle vient s’ajouter aux hausses vertigineuses déjà subies entre 2004 et 2006 : 34% ! Pour les professionnels, les tarifs ont bondi de 24% depuis 2006 sur le marché « libéralisé ».

Ces hausses pénalisent le « pouvoir d’achat » dont Sarkozy n’ose plus parler et l’économie. Rien d’autre ne les explique que la perspective de privatisation. La direction de GDF et la ministre de l’économie ont prétexté la hausse des cours du pétrole à l’échelle mondiale. Mais GDF refuse de donner l’évolution de ses coûts d’approvisionnement en gaz naturel qui augmentent en fait beaucoup moins vite grâce à des contrats à long terme.

En revanche, les profits de GDF ont progressé rapidement pour atteindre 2,3 milliards d’euros en 2006 (+29% par rapport à 2005) et 1,51 milliard pour les six premiers mois de 2007. C’est bien là que va l’argent de nos factures dans l’intérêt des futurs actionnaires privés et de la bourse.

Le comble a été atteint en fin décembre, alors même que le gouvernement préparait les esprits des usagers à l’augmentation des tarifs. GDF a lancé alors un programme d’achat pour 1 milliard d’euros, non pas de gaz naturel, mais de ses propres actions en bourse dans le but de faire monter le cours de l’action à la hauteur de celle de Suez dans l’optique de la fusion. C’est proprement scandaleux ! Depuis, une bonne partie de cet argent est déjà parti en fumée avec le krach boursier.

Les salariés mobilisés contre la privatisation et ses conséquences

Ces derniers mois ont été marqués par de fortes mobilisations des agents d’EDF et de GDF. En novembre, avec des pointes à plus de 60%, ils ont fait grève contre la remise en cause de leur régime de retraite, question directement liée – on l’a vu en 2004 – avec la privatisation. Le 22 janvier, ils étaient plus de 15000 dans les rues de Paris avec les cheminots et les agents de la RATP. La filialisation des services de distribution d’EDF et de GDF suscite une forte opposition comme la dégradation des conditions de travail et de rémunération.

Le mouvement contre les conséquences de la privatisation rejoint la proposition défendue par les syndicats en face de l’absorption par Suez: la fusion complète d’EDF et de GDF renationalisés à 100%.

Du côté de Suez également, les salariés expriment de plus en plus fortement leur opposition à la fusion (avec GDF) notamment depuis l’annonce de la mise en bourse de Suez-Environnement dans le cadre de l’opération.   

Faire grandir l’alternative politique : la défense et la reconquête du service public nationalisé et des monopoles publics

Le service public l’électricité et du gaz a fait la preuve de son efficacité depuis sa nationalisation et la création d’EDF et de GDF à la Libération sous l’impulsion de Marcel Paul, ministre communiste : réponse aux besoins de l’économie, progrès technologiques, aménagement du territoire dans l’intérêt de tous, égalité de traitement, sécurité des approvisionnements, modèle social…

L’attachement du pays aux entreprises nationales EDF et GDF ne s’est jamais démenti.

La casse de ce modèle pour nourrir le profit capitaliste a au contraire fait partout dans le monde la démonstration de l’échec : coûts élevés pour les usagers devenus « clients », rupture de fournitures, accidents, précarité des salariés… Elle a commencé à la faire en France.

C’est le résultat, non d’une fatalité liée à la « mondialisation », mais de choix politiques mis en œuvre par les gouvernements successifs depuis le début des années 90.

En 2004, Sarkozy, alors ministre de l’économie, avait promis solennellement aux agents que jamais le privé ne prendrait le contrôle d’EDF et de GDF, reconnaissant que ces entreprises sont cruciales pour les intérêts de la Nation. Il s’est renié depuis. Ce n’est pas une surprise.

Au sommet européen de Lisbonne en 2002, Jospin approuvait avec Chirac la marchandisation totale de l’électricité et du gaz. La plupart des parlementaires PS s’apprêtent à voter avec la droite le nouveau traité de l’UE, copie du projet de constitution rejeté par le peuple en 2005, dont l’un des axes est la remise en cause des services publics. Fin 2006, ils se sont bornés à une opposition superficielle à la loi autorisant la privatisation.

Il est possible de contrer ces choix. L’alternative politique à la privatisation ne consiste pas à négocier un hypothétique et illusoire maintien des tarifs réglementés (voir ci-dessous).

Dans la situation actuelle, les conditions d’un rassemblement des salariés, des usagers existent pour défendre le service public, exiger la renationalisation intégrale de GDF et d’EDF, leur fusion, exiger le retour au monopoles publics de l’électricité et du gaz (qui restent presque totalement une réalité dans les faits), rejeter l’application des directives européennes de marchandisation.

La bataille pour mettre en échec la privatisation de GDF en est l’étape urgente. Communistes, nous mettons tout en œuvre pour continuer à contribuer à une grande campagne nationale sur ce sujet crucial.

Y compris pendant la campagne des municipales : les villes qui attribuent les concessions du réseau gaziers sont directement concernées.

 

PS : Pour mieux faire passer la pilule de la privatisation, le gouvernement affirme vouloir maintenir les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité d’ici 2010 (seulement 2010). C’est un leurre, la privatisation passée, les tarifs réglementés seront abolis au nom de textes européens, comme le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel l’ont indiqué clairement.

Le gouvernement vient même de faire voter la possibilité du retour au tarif réglementé de l’électricité (seulement de l’électricité – EDF devant être privatisé plus tard) pour un usager qui aurait fait le choix de la concurrence. C’est un piège pour encourager le passage à la concurrence et affaiblir le monopole de fait de l’entreprise publique.

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Samedi 1 décembre 2007

A EDF-GDF, la détermination à combattre la casse des retraites et la privatisation est toujours aussi forte.

 

Provocation de Sarkozy.Tentative d’intimidation contre des militants syndicaux.

 

Sarkozy est un bonimenteur. C’est aussi un menteur.

 

En 2004, il jurait solennellement devant la Nation et les électriciens et gaziers qu’il ne privatiserait pas EDF et GDF. Aujourd’hui, il tente de mettre sur les rails la privatisation de GDF via la fusion avec Suez. Il prépare les esprits à la poursuite de la privatisation d’EDF.

 

Il a osé jeudi 29 novembre prétendre que la privatisation de 3% du capital servirait à financer l’université. La ficelle est vraiment grosse : il tente de dresser les étudiants en lutte et les électriciens en lutte les uns contre les autres, de banaliser la privatisation d’un secteur capital de l’économie à laquelle s’opposent 80% des Français. La méthode n'est pas nouvelle. On se souvient que des privatisations ont déjà été prétextées par les gouvernements précédents par le financement des retraites (Fonds de réserves).

Dans un discours sur le « pouvoir d’achat », alors que le processus de marchandisation et de privatisation de l’énergie, gaz, pétrole et électricité conduit à une envolée des tarifs, c’est de la provocation.

 


La campagne des media aux services du pouvoir pour minimiser les luttes des dernières semaines s'est appliquée à occulter la très forte mobilisation des électriciens et gaziers. Ses effets sont certes moins directement sensibles que ceux de la grève des transports. Elle n’en a pas moins été d’un très haut niveau. A Paris, on a dénombré plus de 60% de grévistes le 14 novembre.

 

Comme à la SNCF et à la RATP, le rejet de la mise en cause des retraites et de la privatisation, la détermination des agents en lutte à les mettre en échec n’ont pas été entamés par l’ouverture des « négociations ». Le mouvement n'est que suspendu. Déjà les négociations sont interrompues et une nouvelle journée d’action est prévue le 6 décembre.  

 

Cette combattivité explique certainement les provocations de Sarkozy. C’est aussi dans ce contexte que prend place la tentative d’intimidation contre les responsables syndicaux CGT d’EDF-GDF Paris. 
Florian Alma, secrétaire général du Syndicat CGT Energie Paris a ainsi été convoqué mercredi 28 novembre au commissariat de police du 9ème suite à des plaintes d’une direction locale de l’entreprise. Il a été retenu plus d’une heure. On reproche aux militants CGT parisiens des actions symboliques de coupure du gaz dans les « beaux quartiers ».

 

En fait, les privatiseurs ne peuvent pas tolérer la capacité de mobilisation et la clarté des revendications exprimées depuis le début du mouvement, comme en 2004 par les électriciens et gaziers CGT de Paris. 
37,5 annuités pour tous, renationalisation intégrale d’EDF et GDF, fusion des deux entreprises : la CGT énergie Paris se bat sur des positions justes, rassembleuses parce qu’elles sont d’intérêt public et national.

 

La section du PCF Paris 15ème assure les militants CGT de l'énergie de Paris de sa solidarité la plus totale. Nous dénonçons le plus vigoureusement ces tentatives de répression.

 

Agents de la RATP, cheminots, électriciens et gaziers en lutte sont engagés dans une bataille dont l’enjeu est capital pour l’avenir du pays. Ensemble, nous pouvons faire plier Sarkozy et son gouvernement.

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Dimanche 2 septembre 2007

L’heure est à la mobilisation générale contre la privatisation de GDF par la fusion avec Suez

Le projet de fusion de GDF et de Suez va être officialisé sans doute ce soir (2 septembre). Il faudra encore des mois pour le finaliser. La période sera décisive pour s’opposer à cette privatisation de GDF. 

 

 

Il n’y avait aucune illusion à se faire, évidemment, sur la volonté de Sarkozy de livrer à une multinationale un pan stratégique de l’économie, acquis de la Résistance. Le projet de fusion a pris du retard le temps de la campagne électorale. Cela faisait mauvais effet pour Sarkozy de parjurer après sa promesse « solennelle » de 2004 que la privatisation de GDF et d’EDF ne serait que « partielle ». Un temps qui a aiguisé les rivalités et les appétits des actionnaires de Suez et des multinationales, notamment candidates à la reprise de ses activités environnementales.

La question politique majeure de l’avenir de GDF (et d’EDF) s’est retrouvée incroyablement esquivée du débat politique de la campagne, y compris par la « gauche ». Il est encore temps, il est plus que jamais temps de lancer une action nationale, associant agents du secteur énergétique nationalisé, salariés et usagers contre l’application de la loi de l’automne 2006 de privatisation de GDF et de marchandisation (depuis le 1er juillet) du gaz et de l’électricité. L’envolée des tarifs, la remise en cause des conditions de sécurité, d’approvisionnement selon l’intérêt du pays, des conditions de travail et de dizaines de milliers d’emplois stables sont directement en jeu.

 

 

Aucun moindre mal illusoire, comme le maintien d’une minorité de blocage publique dans le capital de Suez-GDF, n’est à négocier avec Sarkozy, le président qui depuis le Pavillon de la Lanterne à Versailles abolit les conquêtes populaires. A notre niveau (PCF Paris 15), nous avons collecté plusieurs milliers (4000) de pétitions l’an dernier contre la privatisation de GDF et la mise en concurrence du secteur. Les convergences d’intérêt entre salariés et usagers sont plus fortes que jamais sur cette question particulièrement sensible. Nous appelons à une mobilisation nationale contre la privatisation de GDF dans la perspective de la reconquête du monopole public du gaz et de l’électricité à travers la fusion d’EDF et de GDF, 100% renationalisés. EDF et GDF nationalisés ont fait la preuve de leur excellence au service de l’économie, de la population et de l’intérêt général.

Liens vers nos tracts et articles antérieurs pour GDF:

Pétition de 2006

tract Salariés, usagers, notre intervention est décisive contre la privatisation de GDF

Remise en cause des tarifs

 

 

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