Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Mardi 6 mai 2008

Rendons à Paris sa rue et sa place Robespierre !

Il y a 250 ans naissait Maximilien Robespierre. Ce doit être l’occasion pour la Ville de Paris d’honorer enfin la figure du grand révolutionnaire et de réparer l'injustice commise en 1950.

Il y eut en effet dans le Ier arrondissement de Paris à partir du 8 juin 1946, époque à laquelle les communistes étaient au gouvernement, une rue et une place Robespierre mais, le 6 novembre 1950, elles reprirent leur ancien nom de rue et place du Marché-Saint-Honoré, le réactionnaire centriste Pleven étant président du Conseil.

La réaction triomphante montrait ainsi la haine qu’elle nourrissait et continue de nourrir aujourd’hui encore contre l’Incorruptible, comme l'écrivit Jacques Duclos dans ses mémoires.

Le texte de l’historien Albert Mathiez, fondateur de la Société d’Etudes Robespierristes, écrit il y a plus de 75 ans, reste à ce propos d’une vibrante actualité:

« Il serait temps enfin, citoyens, de rendre justice à ce grand homme dont la vie fut un perpétuel sacrifice au bien public et dont la chute ébranla la République jusqu’à la base, et laissa désormais la voie libre aux profiteurs et, derrière eux, aux généraux et à Bonaparte. Les conventionnels, même les plus médiocres, ont aujourd’hui leurs statues. Leurs noms sont gravés sur les plaques des rues. Seul Robespierre reste un réprouvé. Celui qui fut jusqu’au dernier souffle le défenseur ardent et convaincu des travailleurs, celui dont la vie privée comme la vie publique furent transfigurées par les plus hautes vertus ; celui qui a illustré la tribune française par une éloquence qui atteint parfois le sublime, celui dont les vainqueurs eux-mêmes, les Cambon, les Barère, les Barras, regrettèrent plus tard la défaite comme une calamité nationale ; celui dont les écrits et l’exemple inspirèrent par-delà le tombeau tous les démocrates et tous les socialistes de la première partie du XIXème  siècle, ceux de l’étranger comme ceux de France ; celui que la vigoureuse génération républicaine de 1830 instruite par Buonarroti et les derniers survivants de la Montagne, adora comme la parfaite incarnation de la démocratie sociale, celui que la jeune Allemagne de Boerne et de Gutzkow, que la jeune Italie de Mazzini et de Garibaldi et le chartisme anglais d’O’Connor et d’O’Brien adoptèrent comme un porte-drapeau ; celui que George Sand, avant Anatole France, proclamait « le plus grand homme de la Révolution et l’un des plus grands de l’Histoire » ; celui qui inspira les révolutionnaires de 1848 et ceux de la Commune ; celui que les révolutionnaires russes d’aujourd’hui, plus soucieux de nos gloires que nous-mêmes, honorent comme un ancêtre et un précurseur ; celui dont Lénine, qui lui ressemble à bien des égards, a dressé l’effigie devant le Kremlin ; le profond politique dont la clairvoyance égala le courage et le désintéressement, Robespierre, enfin, est aujourd’hui presque inconnu, quand il n’est pas méconnu de cette foule qui devrait pourtant garder pieusement sa mémoire, puisque c’est pour son affranchissement et pour son bonheur qu’il a vécu et qu’il est mort… »

 
Demandons maintenant au Conseil de Paris de rendre à la capitale de la France une rue et une place en l’honneur de Maximilien Robespierre !

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 27 avril 2008

Journée nationale de la déportation  dimanche 27 avril 2008 - Commémoration devant le monument aux morts du 15ème arrondissement.

Allocution d'Emile TORNER ancien déporté résistant à Buchenwald et Langenstein, président de l’ADIRP de Paris, réprésentant de la FNDIRP au comité d’entente du 15ème.

Charles PALANT, ancien déporté résistant à Auschwitz-III Buna Monowitz  a prononcé l'appel national

 













Monsieur l’adjoint au Maire du 15ème chargé des anciens combattants, représentant M. le député-Maire qui m’a communiqué son regret de ne pouvoir présent

Madame la Première-adjointe au Maire de Paris,

Mesdames et messieurs les conseillers de Paris et du 15ème arrondissement,

Mes chers camarades anciens déportés,

Mesdames et messieurs représentant les associations d’anciens combattants et membres du comité d’entente du 15ème,

Mesdames et messieurs les représentants des organisations syndicales et partis politiques du 15ème,

Madame le professeur du conservatoire municipal de musique du 15ème et ses élèves,

Messieurs les musiciens de la police nationale, les représentants des pompiers, de la Croix rouge et du mouvement associatif,

Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux,

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis, chers camarades,

 

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour votre présence. Mes camarades du 15ème, absents pour des contraintes que vous comprendrez, s’associent à moi :

Madeleine Rabitchov, déportée à Auschwitz et Ravensbrück, membre du comité international de Ravensbrück,

Maurice Obréjan, ancien déporté à Auschwitz, Buchenwald et Langenstein.

André Hallery, déporté à Auschwitz-Sachsenhausen- Buchenwald,

Charles Palant, déporté à Buna-Monowitz-Auschwitz III et Buchenwald,

 

Nous commémorons aujourd’hui le 63ème anniversaire de la libération des camps d’extermination et de concentration. Comme chaque année, le dernier dimanche d’avril, nous tenons à rendre un hommage solennel aux victimes du plus grand crime jamais perpétré contre l’Humanité.

 

Jusqu’aux derniers jours de la guerre, les nazis n’ont cessé de convoyer des cargaisons humaines vers l’enfer concentrationnaire.

160000 êtres humains ont été déportés de France. 76000 le furent au titre des critères racistes de l’occupant. Plus de la moitié furent exterminés dès leur arrivée. 2500 seulement sont revenus.

Plus de 80000 ont été déportés pour faits de résistance ou à titre de répression. Moins de la moitié sont revenus, libérés à temps par les armées alliées de la mort certaine que leur promettait le régime d’esclavage, de torture, de froid, de faim, le régime d’extermination par le travail qu’ils ont enduré au profit de l’effort de guerre nazi et de l’industrie allemande.

 

Le 23 juillet 1944, les troupes soviétiques entraient à Majdanek, premier camp libéré et découvraient avec effroi l’enfer organisé des camps de concentration. Les nazis en déroute n’avaient pas eu le temps d’éliminer toutes les traces de leurs crimes, dont 800000 paires de chaussures. 

Le 27 janvier 1945, l’Armée rouge libère l’infâme complexe de concentration et d’extermination d’Auschwitz- Birkenau.

Le 11 avril 1945, les déportés du camp de Buchenwald, dont la brigade française libératrice, parviennent à se libérer eux-mêmes à l’approche des troupes américaines.

Il faudra attendre jusqu’au 8 mai 1945 pour que l’ensemble des camps soit libéré.

 

Le 15ème arrondissement a payé son tribut à la barbarie nazie. Les plaques sur nos murs en témoignent, nos rues portent les noms de nombreux martyrs de la liberté.

C’est aussi dans notre arrondissement que se situait le Vélodrome d’hiver.  Les 16 et 17 juillet 1942, 13152 juifs, dont 4115 enfants sont raflés par les policiers et gendarmes français, au petit matin, à leur domicile, les enfants à la porte des écoles. Plus de 7000 d’entre eux furent parqués dans des conditions épouvantables au Vélodrome d’Hiver. Presque tous finirent assassinés dans les chambres à gaz de Birkenau.

 

Il y a 63 ans, rescapés, nous rentrions hagards, décharnés, méconnaissables à nos familles, pour ceux qui en avaient encore. Devant l’hôtel Lutétia, d’autres familles nous interrogent anxieusement sur le sort des leurs qui ne reviendront vraisemblablement pas.

Chacun de nous est partagé et le restera entre la volonté de taire l’indicible pour gagner un impossible oubli et la nécessité de témoigner pour que cela ne se reproduise plus jamais.

Les images de l’horreur côtoyée durant des mois hantent toujours nos souvenirs. Pour nous autres, rares rescapés encore vivants, jamais la nécessité de rester fidèles aux serments prononcés sur les places d’appel des camps et de témoigner ne nous a paru aussi impérieuse.

 

Nous jurions alors de  « suivre le chemin de la participation à la grande œuvre de l’édification d’un monde nouveau, libre et juste pour tous… en souvenir de nos millions de frères assassinés par le fascisme nazi et de ne jamais quitter ce chemin… »

Ce monde dont nous rêvions à la Libération n’est pas devenu réalité. Nous avons compris que nous devrions sans cesse lutter, aujourd’hui encore.

Lutter pour la paix quand les guerres de dominations frappent plusieurs parties de la planète et que la course au surarmement s’emballe à nouveau.

Lutter encore et toujours pour le respect de la dignité humaine dont l’obsession de nos bourreaux était de nous priver.

Quelle désillusion de voir la torture continuer d’être pratiquée par tant de pays, dont certains se disent démocratiques !

Lutter encore et toujours contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Des profanations de cimetières à des tentatives d’exaspération des communautarismes, même dans notre pays, nous nous rendons compte que rien n’est jamais acquis.

Lutter encore et toujours contre le fascisme. Le « ventre est encore fécond d’où a surgit la bête immonde » a écrit le dramaturge. 

 

Pour nous, anciens déportés, la course contre la montre est engagée. Mais, même dans l’urgence, nous ne confondons pas vitesse et précipitation.

Notre préoccupation est d’asseoir définitivement des réalités historiques. Je ne peux que me féliciter de l’ouverture, il y a deux mois, du Mémorial du camp de Royalieu, à Compiègne d’où partirent 40000 déportés.

Défendre efficacement la mémoire, porter les enseignements de ces heures sombres, c’est s’adresser d’abord à la raison et non au sentiment, c’est démonter le système concentrationnaire et ses causes. 

Cette conviction nous anime lorsque nous témoignons dans les classes des écoles.

Ces préoccupations étaient déjà celle de Thomas Geve, cet enfant déporté à Auschwitz puis Buchenwald, dont les dessins des camps faits, dans l’urgence et avec les moyens disponibles à la Libération, sont actuellement exposés au Musée Jean-Moulin dans le 15ème. 

 

Dès 1943, le Conseil National de la Résistance, fondé dans la clandestinité par Jean Moulin à l’initiative du général de Gaulle, analysait les causes de la montée du fascisme et du nazisme. Son programme, le programme du CNR devait inspirer la reconstruction du pays à la Libération. Il visait à restaurer une république sociale, centrée autour du progrès et de l’intérêt général.

Ne laissons pas remettre en cause les acquis sociaux et démocratiques majeurs remontant à cette époque, fruit de la dure expérience de notre Nation.

Souvenons-nous que c’est en partant de préoccupations sociales, de la détresse et de la désespérance, du chômage de masse que le nazisme a obtenu le soutien populaire dans l’Allemagne des années 30.

Nous refusons l’injustice sociale et l’écrasement des plus faibles qui firent le lit du fascisme.

Nous nous sommes battus, beaucoup de nos camarades sont morts pour la restauration de l’indépendance de notre pays et de la souveraineté de son peuple, pour un monde de fraternité, pour la coopération sincère entre tous les peuples.

Nous nous sommes retrouvés dans les camps, patriotes de différents pays, y compris l’Allemagne. Comme le fascisme avait tenté de diviser sur le sol national Français juifs et Français non juifs, Français et étrangers, les nazis s’appliquèrent à nous jeter les uns contre les autres, à nous soumettre à une concurrence sordide, devant l’extermination par le travail, devant la mort. Ils avaient établi une odieuse hiérarchie des « races » et des peuples dont dépendait un système de quotas de déportés par pays.

Beaucoup de ceux qui ont survécu des camps le doivent à la solidarité, à l’union dans la lutte des patriotes de tous les pays.  Ne l’oublions pas !

Aujourd’hui, nous commémorons le plus monstrueux crime contre l’Humanité.

Les jeunes sont plus que jamais l’objet de toute notre attention. Nous voulons leur donner tous les moyens de constituer la relève pour transmettre notre mémoire et asseoir définitivement la vérité historique de ce que nous avons connu, entre autres contre les entreprises toujours renouvelées des révisionnistes et négationnistes, il y a quelques jours encore par un politicien récidiviste.

Nous voulons que cette journée soit un moment intense de témoignage, pour la vigilance devant l’oubli, pour la mobilisation contre toute résurgence de l’idéologie nazie.

Ce combat n’est pas que le nôtre mais celui de vous tous, de la Nation tout entière.

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 9 février 2008

Le 8 février 1962, 9 manifestants contre la guerre d’Algérie et les crimes de l’OAS étaient tués à Charonne.

Parmi eux 8 communistes dont Anne-Claude Godeau, employée aux Chèques postaux dans le 15ème et Jean-Pierre Bernard, dessinateur à la direction des télécommunications du boulevard de Vaugirard, secrétaire de la section ParisXV-Pasteur, père de trois enfants.

Hommage leur a été rendu, comme chaque année, au nom de la CGT et du PCF, devant la plaque commémorative, à l’entrée du bâtiment des Chèques Postaux.

Anne-Claude Godeau avait 24 ans. Originaire de Nantes, elle était venue chercher du travail à Paris comme tant d’autres provinciales. Elle fut bientôt mêlée au grand mouvement des travailleurs parisiens. Elle avait adhéré aux Parti communiste aux Chèques Postaux où elle travaillait à la brigade B du service bancaire.

Le soir du jeudi 8 février 1962, avec d’autres camarades des CCP, elle était allée crier sa colère contre les crimes de l’OAS, cette organisation criminelle fasciste qui entendait désespérément maintenir la domination coloniale sur l’Algérie, dont un nouvel attentat venait de défigurer la petite Delphine Renard.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes participaient à la manifestation pacifique à l’appel de la CGT, du PCF, du Mouvement de la Paix et d’autres organisations démocratiques.

Se montrant complice des fascistes, le pouvoir répond par le déchaînement prémédité de violence policière. Un certain Maurice Papon était alors Préfet de police de Paris. Le même avait fait jeter à la Seine le 17 octobre 1961 des centaines de manifestants algériens.

Il y eut 9 morts le 8 février 1962, écrasés au métro Charonne, assassinés par le crime d’Etat du gouvernement d’alors.

Dès la nuit, les agents des chèques débrayaient.
Le 13 février, la CGT prend l’initiative d’un mot d’ordre d’arrêt de travail national, suivi par d’autres organisations syndicales. Un million de personnes défilent dans les rues de Paris en hommage aux martyrs de Charonne. L’opinion évolue en faveur d’une fin rapide de la guerre d’Algérie. Le 19 mars 1962, l’ordre de cessez-le-feu est donné.

Souvenons-nous d’Anne-Claude Godeau, de Jean-Pierre Bernard et de leurs camarades, de leur engagement pour la paix, pour un monde plus humain, plus fraternel, engagement et lutte malheureusement toujours d’actualité dans le monde et dans notre pays.

Le 9 février 1962, les parents d’Anne-Claude Godeau recevaient sa dernière lettre à Nantes : « Ce soir, je vais à une manifestation à la Bastille, encore interdite par le Préfet de police. Vraiment on fait tout pour protéger l’OAS ».

La plaque à la mémoire de Jean-Pierre Bernard à été transférée, à l'extérieur de l'ancienne direction des télécoms, sur la rue, 18 boulevard de Vaugirard, depuis la vente de l'immeuble.
undefined

A la une des "Nouvelles du 15ème" le 10 février 1962, hebdomadaire du PCF Paris 15

undefined

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 5 novembre 2007

CONFERENCE-DEBAT: La vérité sur l'engagement des communistes dans la Résistance

Mardi 6 novembre 2007 à 19h00 au Café du Croissant, 146 rue Montmartre (métro Grands boulevards).

Avec Annie Lacroix-Riz, historienne, Francis Virlouvet, ancien du métro de Charonne, Claide Fainzang, membre du Conseil national du PCF, Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil national du PCF

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 23 octobre 2007

Un téléfilm sur les "cinq martyrs du lycée Buffon"

Dans le contexte marqué par la commémoration « officielle » de Guy Môquet, France 2 diffuse ce soir le téléfilm « La vie sera belle ». Sans avoir vu nous-mêmes le téléfilm, nous ne pouvons qu'en recommander la vision. Il retrace en effet la vie et l’engagement dans la Résistance de cinq élèves du Lycée Buffon (Paris 15ème) assassinés par les nazis le 8 février 1943. Ils étaient âgés de 17 à 20 ans.

Ces cinq jeunes du 15ème, les « cinq martyrs du lycée Buffon » s’appelaient Jean-Marie Arthus, Pierre Grelot, Paul Maurice Legros, Pierre Benoît et Jacques Baudry (les noms ont semble-t-il été changés dans le téléfilm). Ils avaient entamé une activité de résistance, d’abord dans leur lycée, puis dans la clandestinité, contre l’occupant et ses complices français dès 1941 sous l’influence notamment de leur enseignant Raymond Burgard, lui-même assassiné par les nazis.

Ils étaient membres des organisations communistes de la Résistance, l’Organisation spéciale, OS, les FTP. Quatre d’entre eux furent arrêtés par la police française en juin 1942 et condamnés par la justice de Vichy aux travaux forcés à perpétuité avant d’être livrés aux nazis. Le cinquième a été arrêté en août 42. Les cinq sont condamnés à mort le 15 octobre. Eux aussi ont pu écrire une dernière lettre à leur famille. Une lettre clandestine de Pierre Grelot à sa mère alors qu’il était emprisonné a également été retrouvée, miraculeusement.

[…] Depuis le 30 juin, je suis seul dans une cellule sans soleil comme la plupart des autres camarades de souffrance et de combat, mourant de faim, sale, le froid, pas de douche, pas de promenade, pas de lectures et, depuis le 7 juillet, je porte nuit et jour des menottes derrière le dos : je serais un bien mauvais Français si je n’avais pu trouver moyen de me les ôter… Le seul réconfort à tous ces supplices (j’oubliais les coups reçus à la Gestapo au nerf de bœuf), c’est la certitude de la victoire car, bien qu’au secret, on réussit à avoir quelques nouvelles, et l’héroïsme des camarades qui partent à la mort en chantant. La France peut être fière d’avoir de tels enfants… J’ai été jugé avec mes camarades : Baudry, Benoit, Arthus et Legros, le jeudi 15 octobre 1942, le procès quelle comédie. 

 

Nous avons associé leur mémoire dans le tract distribué au lycée Buffon « non à la récupération de la mémoire de Guy Môquet ».

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 21 octobre 2007

Il y a 66 ans, les nazis assassinaient Charles MICHELS, député communiste du 15ème arrondissement, en même temps que 26 de ses camarades à Chateaubriant dont Guy Môquet. Nous honorons sa mémoire.

Un portrait de Charles Michels par son camarade et ami Jean Roger (cliquez sur le lien).

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 19 octobre 2007

Non à la récupération de la mémoire de Guy Môquet

 

Suivant la consigne du Président de la République, le ministre de l’éducation fera lire lundi 22 octobre dans les établissements scolaires la dernière lettre de Guy Môquet avant son assassinat.

 

Guy Môquet, jeune résistant communiste de 17 ans, lycéen au Lycée Carnot dans le 17ème arrondissement de Paris, avait été arrêté le 15 octobre 1940 par la police du régime collaborationniste de Pétain. Il a été fusillé comme otage par les nazis le 22 octobre 1941 à Chateaubriant avec 26 de ses camarades dont Charles Michels, député communiste du 15ème arrondissement.

 

Certains enseignants refuseront de lire la lettre qui n’entre pas dans les programmes scolaires. D’autres la liront en expliquant les circonstances dans lesquelles elle a été écrite. Nous respectons pleinement le choix de chacun.

 

Mais nous n’acceptons pas l’opération de récupération de l’histoire à laquelle se livrent MM. Sarkozy et Darcos.

La dernière lettre de Guy Môquet à sa famille est poignante mais a peu de signification historique en elle-même. Le ministre dans sa circulaire aux proviseurs n’invite pas à la replacer dans son contexte historique, encore moins à réfléchir sur ce pour quoi les résistants ont combattu. Le président Sarkozy s’apprête à servir au journal de 20 heures, avec des trémolos dans la voix, des boniments consensuels pour tenter de s’approprier à nouveau la mémoire de grandes figures progressistes du pays, Guy Môquet après Jean Jaurès, en omettant bien sûr d’évoquer le contenu de leurs combats.

 

Et pour cause. Sa politique renie chaque jour les acquis de la Résistance dont la mort de Guy Môquet et de ses 26 camarades a été un premier jalon. Elle contredit les idéaux de justice sociale, d’égalité, de paix et d’amitié entre les peuples pour lesquels ils sont tombés.

Il est donc important d’effectuer quelques rappels, devant la grossière manipulation politique.

 

- Guy Môquet et ses camarades ont tous été arrêtés par la police de Vichy puis exécutés par les nazis parce qu’ils étaient communistes.

 

- La Résistance, dans laquelle les communistes ont joué un rôle très important, aux côtés d’autres, syndicalistes, gaullistes… est à l’origine des grandes conquêtes sociales et démocratiques de la Libération. Elles sont en particulier issues du Programme du Conseil national de la Résistance, adopté le 15 mars 1944. Les communistes ont joué un rôle décisif dans leur mise en œuvre dans les gouvernements d’après-guerre.

En relisant le programme du CNR, on comprend pourquoi Sarkozy occulte le sens du combat de Guy Môquet.

Tirant les leçons des années 30 et de la guerre, le programme du CNR prévoyait en effet entre autres:

 

1° « l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie » et « le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques ». A la Libération, des secteurs fondamentaux de l’économie ont été ainsi nationalisés permettant leur développement au bénéfice de chacun et du pays. Par exemple l’électricité et le gaz par le ministre communiste Marcel Paul avec la création d’EDF et de GDF. Le gouvernement Sarkozy-Fillon s’applique précisément à démanteler ces services publics, à livrer au privé GDF. D’une façon générale, il soumet sa politique au MEDEF.

2° Une sécurité sociale pour tous, pour « assurer à tous les citoyens des moyens d’existence ». La Sécurité sociale, l’assurance maladie, le système solidaire de retraite ont été constitués à la Libération notamment par les communistes, établissant un droit effectif à la santé et au repos des travailleurs à la fin de leur carrière. Le gouvernement Sarkozy-Fillon poursuit au contraire le démantèlement de ces conquêtes sous le prétexte qu’elles ne seraient économiquement pas viables. Comment l’ont-elles été alors dans la France ruinée de l’après guerre ?

« la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d'atelier ».

Après la tentative de Villepin d’imposer le CPE aux jeunes salariés, le gouvernement Sarkozy-Fillon continue à détruire le droit du travail et le contrat de travail pour établir la « liberté » de licencier que réclame le MEDEF.

4° Le CNR avait décidé d’étendre « les droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales. » Il ouvrait la voie à la décolonisation, sous l’influence notamment du PCF, seul parti à s’être toujours engagé dans les luttes anticoloniales et pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Aujourd’hui, le pouvoir tente de réhabiliter l’histoire de la colonisation dont la loi indigne du 22 février 2005 reconnaît un « rôle positif ». Le gouvernement cherche, au nom de « l’immigration choisie », à piller les pays du tiers-monde et notamment d’Afrique de leurs travailleurs qualifiés. Dans le même temps, il multiplie les lois discriminatoires contre les immigrés.

5° Le programme du CNR prévoyait aussi « l’éducation gratuite de qualité pour tous ». Le gouvernement veut supprimer encore 11200 postes dans l’éducation nationale l’an prochain, renforcer la ségrégation sociale en supprimant la carte scolaire…

On pourrait continuer longuement cette liste et ce serait important. Le programme du CNR fait partie, lui des programmes scolaires.

 

Guy Môquet a pu écrire encore quelques mots avant sa mort sur une palissade du camp où il était interné. Ils sont célèbres. « Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ». Militants communistes, nous nous efforçons de l’être. Mais ces mots ne s’appliquent vraiment pas à Monsieur Sarkozy !

 

NON à la récupération de la mémoire de Guy Môquet !

Défendons et développons les conquêtes sociales et démocratiques

de la Résistance!

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 3 octobre 2007

Il y a 50 ans : SPOUTNIK!

 

Le 4 octobre 1957, à 22h38 exactement, l’URSS lançait le Spoutnik, boule de métal de 58 centimètres de diamètre. Le premier satellite artificiel, équipé d’un émetteur radio, a envoyé un signal radio perceptible de toute la planète. L’Union soviétique ouvrait l’ère de la conquête du cosmos. Pour les communistes, notamment en France, cette première retentissante faisait la démonstration du dynamisme, de la supériorité du socialisme « réel » au plan technologique sur le « camp capitaliste ». Les doutes ressentis par quelques uns après le XXème congrès du PCUS étaient dépassés. L’événement a représenté un formidable encouragement  pour l’action des communistes contre le capital en France. Il reste présent pour les milliers de camarades au même titre que le nom et l’exploit de Youri Gagarine. Il fait pleinement ainsi partie de la mémoire du mouvement communiste et en particulier du PCF, notre parti.

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 25 mai 2007

Parmi les nombreuses réactions de camarades à la récupération indigne de la mémoire de Guy Môquet par N. Sarkozy:

Nous reproduisons en lien celle de Marcel Caille, ancien réistant, syndicaliste, fils de déporté mort à Auschwitz. Ci-dessous celle de Patrice Carvalho, député communiste de l'Oise de 97 à 2002 et de nouveau candidat aux législatives.

Le geai paré des plumes du paon.

« Il est assez de geais à deux pieds comme lui,

Qui se parent souvent des dépouilles d’autrui. »

La fable de La Fontaine aurait-elle été écrite pour Sarkozy ? Nous serions tentés de le croire, tant le portrait est saisissant.

A peine intronisé, le Président de la droite décomplexée et s’affirmant comme tel s’est empressé de rendre hommage à Guy Môquet, le jeune résistant communiste de 17 ans fusillé par les nazis, le 22 octobre 1941.

Geste fort associé au déplacement présidentiel à la cascade du Bois de Boulogne où furent exécutés 35 résistants.

Et la dernière lettre de Guy Môquet à ses parents sera lue dans les écoles.

La communication fait donc des miracles. Sarkozy réussit ainsi le tour de force d’honorer les valeurs qu’il combat.

Le jeune résistant communiste symbolise l’esprit de sacrifice pour la Nation, pour la liberté, pour le combat émancipateur et progressiste.

Où Sarkozy peut-il s’y retrouver ? Pour lui l’identité nationale est indexée à l’immigration. Il se plait à glorifier la colonisation et honnit la repentance.

Et quelle place la Nation occupe-t-elle dans ses projets, lui qui, quittant le Bois de Boulogne, s’envole pour Berlin, afin de rencontrer la Chancelière et de remettre en selle la Constitution européenne destinée à faire le lit des Nations ?

Dans l’esprit sarkozyste, la communication n’est pas destinée à éclairer l’opinion mais à brouiller les pistes, à dresser des rideaux de fumée, à donner le change, à dissimuler derrière des dorures la noirceur des intentions.

     « Un paon muait : un geai prit son plumage

     Puis après se l’accommoda

     Puis parmi d’autres paons tout fier se panada,

     Croyant être un beau personnage.

     Quelqu’un le reconnut : il se vit bafoué,

     Berné, sifflé, moqué, joué

     Et par messieurs les paons plumé d’étrange sorte

     Même vers ses pareils s’’étant réfugié,

     Il fut par eux mis à la porte »

L’illusion ne durera qu’un temps. Les actes finiront par parler d’eux-mêmes.

par Tiré du site de Patrice Carvalho ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 17 mai 2007

INDIGNATION DEVANT LA RECUPERATION DE LA MEMOIRE DE GUY MÔQUET PAR SARKOZY


La section du PCF Paris 15ème, comme des milliers de communistes de France, exprime son indignation devant l’opération de récupération de la mémoire de Guy Môquet à laquelle s’est livrée hier M. Sarkozy, jour de son investiture.

Elle rappelle que Guy Môquet a été arrêté en octobre 1940 par la police française comme militant communiste. Il était le fils de Prosper Môquet, député communiste déchu de son mandat par les députés qui allaient voter les pleins pouvoirs à Pétain et dont un bon nombre est parvenu à rester aux affaires après 1945. Il a été fusillé par les soldats allemands à l’âge de 17 ans, avec 26 de ses camarades à Châteaubriant le 22 octobre 1941. Ils avaient été désignés comme otages à exécuter par le ministre de l’intérieur de Vichy Pucheu parce qu’ils étaient communistes. Ils sont morts en criant « Vive la France ! ».

Militants communistes, nous dénions formellement le droit à M. Sarkozy de s’approprier cette mémoire. Ses orientations politiques, sa conception de l’histoire sont totalement à l’opposé des idéaux patriotiques de justice sociale, d’égalité, de paix et d’amitié entre les peuples pour lesquels nos camarades sont tombés.

Nous incitons nos camarades, les citoyens à exprimer publiquement leur réprobation.   

« Vive le Parti communiste qui fera une France libre, forte et heureuse ! » avaient écrit ses compagnons Pourchasse, Barthélémy et Timbaud avant d’être fusillés avec Guy Môquet dont la dernière pensée fut : «  Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ».

 

 

 

 

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Calendrier

http://vivelepcf.over-blog.fr/ 

« PAS D’AVENIR SANS PCF » - 1207 signataires de l'appel au 3 Mai

CN DU PCF DES 29 ET 30 Mars
 

Contact/Adhésion

PCF Paris 15

130 rue Castagnary

75015 PARIS

01 48 28 60 05

(06 10 85 25 10)

fax: 01 48 28 40 88

pcf15@wanadoo.fr

Lien vers un BULLETIN D'ADHESION

 

 

 

Présentation