Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie
18 mai 2008: Manifestation nationale pour l'école - 13h00 Opéra, direction Bastille via République
22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:
17 mai 2008: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.
Mercredi 7 mai 2008

Position commune sur la « représentativité syndicale » : grave étape d’un syndicalisme de lutte vers un syndicalisme de compromis

Par Stéphane Auriol, militant syndical à la RATP, membre du CN du PCF

Voilà  des années que le patronat et les gouvernements nous rabattent les oreilles sur le « dialogue social », l’essor de la « démocratie sociale ». La réalité tranche avec ces envolées : licenciements, délocalisations, blocage des salaires, démantèlement des service public, du statut des fonctionnaires…

Aujourd’hui Sarkozy se réjouit que « le dialogue social n’a jamais été aussi dense ni aussi constructif en France qu’au cours des derniers mois » et se félicite de la « position commune » sur la « représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme », adoptée le 9 avril par des représentants syndicaux et patronaux.

L’enthousiasme présidentiel rejoint celui du Medef qui salue « un texte historique, innovant et équilibré ». Cette convergence ne surprend pas. De façon plus inhabituelle, elle s’étend à la CFDT et surtout à la CGT dont la direction s’apprête à ratifier majoritairement le texte.

Comment imaginer une « position commune » avec le Medef au moment où la situation exige de faire converger les luttes, la riposte des salariés du privé et du public ? Comment admettre que le Medef dicte ses conditions sur des dispositions qui ne concernent que les syndicats de salariés ?

Le texte de cette « position commune » ne doit surtout pas passer inaperçu.
Militants politiques communistes à l’entreprise, il doit retenir toute notre attention. Parce que nous sommes tous également militants syndicaux, pour la plupart à la CGT. Mais aussi à titre de militants politiques décidés à animer la lutte des classes sur le lieu de l’exploitation.

L’analyse du texte confirme l’inquiétude intuitive ! Il porte sur des aspects différents de l’activité syndicale. Mais dès le préambule, paraît l’idéologie du texte : la négation de l’affrontement de classe et du rapport d’exploitation dans l’entreprise. On y lit que syndicats et patrons s’entendent pour « développer le dialogue social au regard des évolutions actuelles de la société et de ses composantes économiques et sociales ».

Validation des accords : une fausse avancée

Ne nous laissons pas illusionner : un accord d’entreprise, de branche, national est fondamentalement l’expression du rapport de forces dans l’entreprise, la branche et le pays, du niveau des luttes. Les postures de l’éventail des organisations réformistes n’en sont que le reflet de l’action des travailleurs et de leurs organisations de classe.

Ceci étant rappelé, la possibilité actuelle d’adoption d’un accord par la signature d’une seule organisation syndicale, largement instrumentalisée par le patronat, n’en est pas moins inacceptable.

Le texte envisage une modification des conditions de validation des accords. L’amélioration n’est qu’apparente. Les syndicats signataires devront représenter au moins 30% des voix aux élections professionnelles pour que l’accord soit validé. C’est déjà le cas en général. A la RATP, ce système existe déjà (35%) et la direction trouve sans mal les signataires…

En revanche, les possibilités d’opposition des organisations syndicales majoritaires ne sont pas améliorées. L’article 6 est même encore plus restrictif. Un accord, une fois adopté, ne pourra être dénoncé, qu’à l’unanimité des organisations reconnues représentatives.

Le Medef a mis des garde-fous. Il amène les syndicats à la logique de compromis mais la « position commune » lui confère de nouvelles possibilités d’influence sur les syndicats.

C’est ainsi que nous interprétons la refonte des règles de représentativité syndicale. Rien ne justifie qu’elle soit associée à la nouvelle validation des accords.

Nouvelle définition de la « représentativité syndicale » : un vrai recul pour un syndicat de classe

Aujourd’hui, héritage de l’après-guerre, quatre confédérations syndicales, CGT, CFDT, FO et CFTC (+ CGC pour les cadres) sont reconnues représentatives à tous niveaux. Elle bénéficient d’une « présomption irréfragable » de représentativité ; ce qui leur permet notamment de désigner dans toute entreprise un délégué syndical disposant de protection, d’heures de délégation, d’une capacité à négocier. Les autres syndicats doivent faire la démonstration de leur représentativité.

La « position commune » supprime la présomption irréfragable. La représentativité sera réexaminée périodiquement (article 1) selon 7 critères dont « l’audience établie à partir des résultats aux élections professionnelles » et la « transparence financière ».

Du point de vue du syndicat de classe, tel que nous concevons la CGT, ces nouveaux critères constituent un recul. La représentativité nationale de la CGT est un fait incontestable. Demain, dans certaines branches et entreprises l’implantation de la CGT (délégués syndicaux) sera handicapée par le seuil de 10% (8% au niveau national) qui serait désormais nécessaire pour être reconnu. Ce sera particulièrement le cas dans des entreprises, notamment des  PME, où le patronat et les syndicats de collaboration disposent des plus grands moyens de pression.

On ne voit pas par ailleurs l’intérêt pour les révolutionnaires à pousser les organisations syndicales réformistes à se regrouper.

Le caractère déterminant des résultats électoraux amènera les syndicats à faire rentrer les salariés dans des pratiques délégataires sinon électoralistes. Et renforcera les patrons ! Chaque travailleur sait combien les élections professionnelles sont placées sous influence (contrairement aux prud’homales). Le Medef se félicite que le texte impose aussi que les délégués syndicaux soient désignés parmi les candidats.

La « position commune » institutionnalise ces pratiques syndicales et en fait l’élément structurant de l’activité syndicale, aux dépens de la construction de rapports de forces et de la lutte.

Des syndicats institutionnellement, financièrement, sous influence patronale !

Connaissons-nous un patron qui soutient et finance un syndicat de lutte de classe ? L’expérience du mouvement ouvrier nous apprend que tout droit syndical ne peut être le résultat que d’âpres luttes et que le patronat s’efforce immédiatement de le retourner à son profit.

Dans le cas présent, l’article 12 invite les entreprises à « apporter des moyens aux organisations syndicales de salariés » qui « devront prioritairement prendre des formes favorisant l’adhésion, telles que des formes d’abondement de celle-ci » (ex : le chèque syndical). Le même article envisage la possibilité de « réserver certains avantages conventionnels aux adhérents des organisations syndicales » comme « piste à explorer de nature à développer les adhésions ». Comment continuer à parler d’indépendance, de liberté syndicale ?

Symbole et instrument de cette collaboration entre patronat et syndicat, l’article 13 prévoit même la création d’une « Fondation du dialogue social ». Tout un programme !

Le souci, apparemment louable, de « transparence financière », qui deviendrait condition de la reconnaissance de la représentativité, conduit en fait à une mise sous tutelle des organisations syndicales. On notera ainsi que l’article 1-5 prévoit qu’elle s’exerce au niveau confédéral, fédéral ou régional, ce qui limite l’autonomie des unions départementales, locales ou des syndicats d’entreprise. Un moyen de contenir l’autonomie du syndicalisme de proximité.

Les normes de certification des comptes sont par ailleurs renvoyées à la loi que concocte Xavier Bertrand. Le pire est à redouter.

Le Medef explique pourquoi le texte s’intitule « position commune » et non « accord » : pour que le gouvernement dans sa loi ne soit pas tenu d’en respecter la lettre. Il aura notamment loisir, s’appuyant sur la légitimité que les signataires lui auront donnée, d’imposer une nouvelle « hiérarchie des normes », privilégiant le « contrat » sur la loi, l’accord d’entreprise sur l’accord de branche, en un mot les échelons où la dictature patronale pèse le plus fortement.

L’article 17 ouvre la voie. Il prévoit « qu’à titre expérimental », des accords d’entreprise puissent déroger aux plafonds du contingent d’heures supplémentaires fixés par des accords de branche. Autrement dit, l’une des dernières dispositions acquises avec les 35 heures est remise en cause. De l’expérimentation à la règle : combien de temps ?

Après un tel examen, encore très partiel, on ne peut que s’interroger sur la décision majoritaire des organes dirigeants de la CGT de ratifier ce texte, de le faire aussi vite sans lancer le débat de fond auprès des syndiqués. On ne peut s’empêcher de faire le lien avec plusieurs expériences récentes marquant la mutation du syndicat historique de lutte de classes engagée par sa direction.

Dans la suite d’une évolution impulsée par la direction de la CGT

Après le 48ème congrès de la CGT, le mot « compromis » figurait dans le projet de résolution.  Maryse Dumas, secrétaire confédérale a déclaré après son rejet par les délégués: « les mots ont leur histoire. Certains délégués sont favorables à la démarche de négociation, mais pas au «compromis.» C'était la première fois que le terme était employé dans un document d'orientation. Il a fait débat. Au prochain congrès, il choquera moins.»

Nous avons été confrontés ces derniers mois, sur des sujets politiques très importants, à la manifestation de ces nouvelles pratiques syndicales. Sur la question des retraites et de la remise en cause des régimes spéciaux, préalable à la nouvelle phase du démantèlement de l’ensemble du système par répartition, la négociation entreprise par entreprise, proposée par les directions syndicales, a interrompu la grève de novembre. Objectivement, sans aucun résultat sur les revendications que les grévistes portaient.

La loi actuellement en discussion sur le contrat de travail porte une régression sociale et démocratique historique. Le gouvernement (et le PS) s’appuie sur l’accord du 11 janvier 2008 entre patronat et 4 centrales syndicales pour la faire passer (ne pas s’y opposer). La CGT n’a pas signé l’accord mais a accepté de négocier « a priori » le recul social.

Ne doit-on pas voir une adaptation du patronat correspondant à la mutation de la direction de la CGT ? On avait du mal à imaginer que le souci de probité motive l’activisme de Mme Parisot contre M. Gautier-Sauvagnac. L’éviction des anciens cadres de l’UIMM marque vraisemblablement un passage :

d’une culture patronale de « partenariat » avec des syndicats réformistes minoritaires, qui a succédé au paternalisme d’antan vers 68, à une culture de cogestion avec l’ensemble des syndicats dont la CGT. Exit Gautier ! Mais pas les salariés militants de classe !

Aujourd’hui que faire ?

En tant que militants politiques, il ne nous appartient pas d’intervenir en tant que tel dans les débats syndicaux. Malgré la précipitation, la ratification de la « position commune » a rencontré l’opposition de plusieurs fédérations et unions départementales CGT. Nous le constatons avec satisfaction.

Il nous appartiendra d’intervenir fortement sur le projet de loi du gouvernement qui émanera de ce texte. Nous le jugerons et le combattrons sur le fond et non sur la qualité historique des signataires.

Dès à présent, sur les dossiers politiques imminents comme les retraites, l’assurance chômage, nous ne saurions nous aligner, dans notre action dans le monde du travail, sur la logique de négociation du moindre mal. Pas de courroie de transmission à l’envers !

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Jeudi 17 avril 2008

L’'accord sur la « représentativité » comprend une nouvelle attaque contre les 35 heures.

 

L’accord en vue sur la « représentativité syndicale » entre Medef et plusieurs grandes confédérations (dont la CGT) va porter une nouvelle atteinte à la réduction du temps de travail. Ce n’est que l’un de ses aspects qui appellent d’autres analyses.

La « position commune » du 9 avril, négociée entre patronat et directions syndicales et actuellement soumise à ratification des organisations prévoit en effet la possibilité d’augmenter, entreprise par entreprise, les contingents d’heures supplémentaires fixés pour l’instant par les accords de branche. C’est le contenu de l’article 17 (ci-dessous).

La plupart des accords de branche, actés après la loi sur la RTT, limitent pour l’instant le recours aux heures supplémentaires en deçà du plafond de 180 heures autorisé depuis la loi de Raffarin de 2004.

Prétextant « les conditions économiques » (sic), le patron d’une entreprise pourra user de son influence prépondérante dans l’entreprise pour revenir aux 40 heures voire plus. Le chantage à l’emploi contre les 35 heures, tel qu’il s’est scandaleusement exercé sur les salariés et les syndicats locaux, on se souvient de Continental à Sarreguemines ou de Bosch à Vénissieux, va être banalisé, légalisé.

On comprend que le patronat et le gouvernement se réjouissent. Ils obtiennent une disposition contre les 35 heures qu’ils n’avaient pas réussi à gagner jusqu’à présent.

L’article 17, rangé dans les « dispositions finales », « expérimente » le nouveau cadre de dialogue social envisagé par la « position commune ». Si c’est bien la logique de l’ensemble du texte, on comprend pourquoi le négociateur du MEDEF Bernasconi  salue « un texte historique, innovant et équilibré ». On ne voit d’ailleurs pas pourquoi le patronat a son mot à dire sur la représentativité syndicale.

Les 35 heures proclamées par la Loi vont devenir encore un peu plus une coquille vide. Cette nouvelle remise en cause suit les lois et aménagements des gouvernements successifs depuis 2002 remettant en cause limitation des heures supplémentaires, repos compensateurs ou majorations salariales. Sarkozy en a annoncé d’autres (Ségolène Royal en appelait aussi de ses vœux).

Des 35 heures, il pourrait bientôt ne plus rien rester… sauf la Loi Aubry ! On pourrait se demander pourquoi le gouvernement ne l’abroge pas tout simplement. Mais on devine la réponse.

La loi Aubry n’a pas établi les 35 heures hebdomadaires mais les 35 heures dans le cadre d’une annualisation du temps de travail et d’un développement de la « flexibilité ». Elle a été conditionnée à la « modération » salariale à de considérables exonérations de cotisations sociales patronales (montées à 15 milliards d’euros par an). Pas question évidemment pour Sarkozy et Fillon de revenir sur ces cadeaux au patronat !

Quels enseignements pour la période qui vient ?

L’exigence, plus actuelle que jamais, de la diminution du temps de travail ne peut se confondre avec la défense de la Loi Aubry.

L’article 17 de la « position commune » doit être dénoncé.

L’ensemble du texte doit faire l’objet d’un examen approfondi non seulement des syndiqués mais des militants politiques et des citoyens, puisqu’il a des répercussions politiques très forts.


Article 17 -

Des accords d'entreprise conclus avec des organisations syndicales représentatives et ayant recueilli la majorité absolue des voix aux élections des représentants du personnel peuvent dès à présent, à titre expérimental, préciser l'ensemble des conditions qui seront mises en oeuvre pour dépasser le contingent conventionnel d'heures supplémentaires prévu par un accord de branche antérieur à la loi du 4 mai 2004, en fonction des conditions économiques dans l'entreprise et dans le respect des dispositions légales et des conditions de travail et de vie qui en découlent.

Les entreprises transmettront les accords qu'elles auront conclus dans le cadre du présent article à la branche dont elles relèvent, lesquelles en feront une évaluation paritaire.

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Vendredi 28 mars 2008

Peut-on négocier « en amont » des régressions sociales historiques?

Le 11 janvier, 4 syndicats ont signé avec le Medef un accord remettant gravement en cause le statut du travail, notamment en allongeant les périodes d’essai des CDI ou en créant des contrats à durée incertaine, en recul aussi bien sur les dispositions des CDD que des CDI. Le gouvernement est à l’origine de ces négociations et s’apprête à transformer l’accord en loi. Les syndicats signataires estiment avoir limité les dégâts et obtenu une compensation, dérisoire, en terme de continuité après licenciement des droits à formation et à couverture complémentaire.

La CGT n’a pas signé. Mais pourquoi a-t-elle participé à la négociation et avoir ainsi donnée une légitimé à son aboutissement? Dans un conflit, n’est-il pas plus logique dans l’intérêt des salariés, que la phase de négociation arrive après l’expression du rapport de force? Qui plus est, sur de tels reculs sociaux.

A la RATP, la SNCF et l’EDF, l’initiative unilatérale des directions syndicales, dont la confédération CGT, de suspendre le mouvement au plus fort de la grève contre la casse des régimes spéciaux en échange de négociations sur la base du gouvernement suscite aussi des interrogations et critiques parmi les syndiqués. Le résultat de cette démarche de négociation est connu : pour l’instant, tous les points combattus par les salariés, allongement de la durée de cotisation, décote, fin de l’indexation des pensions sur les salaires… sont inscrits dans les décrets applicables au 1er juillet et la dynamique de la lutte a été désamorcée.

La montée du débat sur cette stratégie est saine et indispensable à l’heure où la construction des convergences de lutte entre tous les salariés est décisive pour mettre en échec la nouvelle phase du démantèlement de notre système de retraite solidaire par répartition.

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Mercredi 20 février 2008

Imprimerie Nationale : soutenir les grévistes et tirer les leçons politiques du passé.

Déclaration de la section PCF du 15ème et de retraités communistes de l’IN

Les salariés de l’Imprimerie nationale (IN) du site de Choisy-le-Roi sont en grève depuis le 21 janvier contre la suppression de 77 emplois sur 120 et pour le reclassement des personnels. Des camarades de la section du PCF de Paris 15ème, anciens de l’entreprise, sont aller apporter notre soutien à cette lutte. Beaucoup d’autres le font et se montrent à Choisy en ces temps de campagne électorale.

Le cas de l’IN n’en finit plus, malheureusement, d’être instructif sinon édifiant. Cette fois sur le plan politique la différence entre un parti de lutte pour les travailleurs, ce que doit être le PCF, et un parti de « gauche » ou « d’extrême-gauche » opportuniste. Nous sommes bien placés pour en parler, pour pousser un coup de gueule, à propos de l’IN que notre section, les communistes du 15ème ont défendue depuis des décennies.

Nous avons toujours démontré que la délocalisation de l’IN de l’usine et du siège historiques de 15ème (850 emplois en 2004) signifiait la mort de l’entreprise. La défense de l’IN s’articulait sur trois axes : 1- le refus de la liquidation des missions de service public, des commandes de l’Etat, des administrations et des entreprises publiques. 2- le rejet du double statut des personnels (finalement imposé en 93 par le gouvernement PS) puis la lutte pour l’assimilation des conditions d’emploi des différentes catégories statutaires de personnels. 3- le rejet de la délocalisation, synonyme de liquidation du potentiel industriel, l’un des plus modernes de France jusqu’à la fin.

Nous n’avons jamais démordus de ces positions, qui avaient permis de sauver l’IN plusieurs fois dans le passé (tentative déjà en 1967).

Dans la dernière période avant la liquidation du site parisien (1999/2004), nous avons démasqué les boniments de la direction de l’entreprise et du gouvernement. La « dette » était fabriquée artificiellement. Le projet de délocalisation, finalement à Choisy, prévoyait dès le départ, comme les mêmes s’en confiaient à la presse économique, la suppression des 4/5èmes des emplois et à court terme la cession du site au privé. Nous avons été également les seuls, bien malheureusement, à dénoncer le projet de vente des bâtiments et terrains publics au fonds de pension US Carlyle. Maintenant, cette gabegie organisée de l’argent public est reconnue par tous. 

Pendant que nous animions la lutte sur ces bases, il est édifiant de rappeler l’attitude des autres organisations politiques et des élus.

Le PS. Les gouvernements PS partagent à parts égales avec la droite les responsabilités dans la casse de l’entreprise (de Charasse en 1992 à Fabius jusqu’en 2002). A Paris, en 2002, déjà en campagne électorale, Mme Hidalgo vient apporter son soutien hypocrite aux salariés en mouvement. Hypocrite parce que le PS ne s’est pas opposé à la délocalisation alors que la municipalité de Paris avait les moyens de le faire.

Elle pouvait la bloquer en ne délivrant pas (au nom de la préservation de l’emploi) les permis de démolir et de construire au fonds de pension Carlyle, racheteur choisi par le gouvernement.  Elle s’est bien abstenue de la faire, malgré la revendication que nous avons portée. Aujourd’hui en 2008, le bureau national du PS apporte son soutien aux grévistes de l’IN à Choisy. Merci !

A notre stupéfaction, nous avons découvert que des élus du PCF du Val-de-Marne organisaient la délocalisation avec la direction de l’entreprise. Nous les avons contactés pour leur expliquer la situation. Sans succès. Les intérêts électoralistes à court terme (cantonales 2004) ont prédominé. 850 emplois détruits, 120 créés de façon précaire! Aujourd’hui, ils se succèdent pour défendre le service public à Choisy. C’est bien mais c’est beaucoup trop tard !

Enfin, parlons de la LCR, plutôt de sa mascotte médiatique, Olivier Besancenot, qui lui aussi est venu à Choisy. Il a beau jeu, c’est sûr, devant l’héritage de la « gauche plurielle ». Il peut aussi joué le vierge de passif politique à l’IN : on n’y avait jamais vu un seul militant de son groupement se battre pour elle. Jamais, ce n’est pas tout à fait exact. En 2003, un tract épisodique a abordé la question de l’IN. Au moment où nous nous battions contre la délocalisation, il venait entériner la chose en pleurant que l’on ne construise pas sur les terrains des logements sociaux. Le titre ne s’inventait pas : « Gutenberg ne veillera plus longtemps sur la rue de la Convention ». La LCR aurait pu plaider l’ignorance. Mais quand on ne sait rien, on se tait ! Que Besancenot aille se montrer dans les entreprises en lutte, ce n’est pas négatif puisque cela amène une horde de journalistes et porte une attention sur les conflits. Mais des postures ne font pas un parti de classe, ancré dans la réalité des luttes, de la lutte des classes. Un parti comme c’est la raison d’être du PCF de l’être !

Le cas de l’IN n’en finit plus, malheureusement, d’être riche d’enseignements.

Oui, aujourd’hui, communistes du 15ème, nous assurons les salariés de l’IN de Choisy, comme ceux de Douai de notre totale solidarité !

 

PS : nous constatons que la Ville de Paris a transféré le marché de l’impression du Bulletin municipal officiel de l’Imprimerie Nationale à une entreprise privée.

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Mardi 16 octobre 2007

Journée d'action. Jeudi 18 octobre.

La manifestation partira à 14h30 de République direction Nation par le boulevard Voltaire.

Un nouveau tract est en préparation pour les prochains jours - pour le moment, nous reprenons les textes ci-dessous réactualisés).

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Mardi 2 octobre 2007

ATTENTIFS ENSEMBLE!

à défendre la Sécurité sociale

 

à défendre la retraite solidaire par répartition attaquée dans tous les régimes,

à défendre le service public contre la privatisation (GDF) ou la privatisation rampante (SNCF, RATP,…)

Manifestons le samedi 13 octobre à Paris à 14h00 pour le droit à la santé, contre les « franchises » médicales, pour la juste réparation des accidents du travail et maladies professionnelles

Soutenons l’action, à partir du 18 octobre, des agents de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF...

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 11 avril 2007

Les six semaines de grève des ouvriers de PSA Citroën Aulnay ont posé un jalon important dans le développement des luttes. Saluons leur courage! Amplifions la solidarité !

Chèques à l’ordre de CGT-PSA-Citroën, boulevard André Citroën, 93600 AULNAY-SOUS-BOIS. Concert de solidarité, samedi 14 avril, de 14 à 18 heures, au Gymnase André Wallon, rue Jacques Anquetil à Bobigny

Les 500 ouvriers grévistes de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-bois ont décidé mardi 10 avril de mettre fin à leur mouvement débuté il y a six semaines. Seules des revendications importantes, mais secondaires, sur le prix des repas et des transports, sur des primes, ont été satisfaites mais l’heure n’est pas à l’amertume 

La signification pour l’avenir de leur action se mesure à l’écho national qu’elle a commencé à rencontrer. Elle se mesure aussi aux moyens mis en œuvre par la direction de PSA et le MEDEF pour les contrer. D’abord les pressions « traditionnelles », puis la tentative de remplacement des grévistes par des intérimaires, mise en échec par voie de justice. Ensuite, devant la persistance du mouvement, ils ont dû déployer leurs relais médiatiques (TF1, articles du Monde…) pour le dénigrer, avec le soutien approprié de syndicats de division.  

Loin de tout « maximalisme », les revendications des grévistes sont aussi simples que légitimes. Partant d’une entreprise emblématique de l’industrie française, ces exigences pouvaient rapidement s’étendre. C’est bien ce qui a inquiété la direction de PSA et le MEDEF.  

-  Augmentation des salaires de 300 euros par mois pour tous avec un salaire d’embauche minimum de 1525 euros net -  Possibilité de départ en préretraite pour les 600 salariés de plus de 55 ans - Embauche des 700 intérimaires permanents sous CDI.  

Pour des ouvriers à qui on a demandé un effort de productivité de 300% depuis 1980, ce n’est que justice que de gagner de quoi vivre décemment alors que depuis 7 ans, PSA a engrangé plus de 9 milliards d’euros de profits, largement redistribués en dividendes aux actionnaires.

Dans l’entreprise, la plupart des non grévistes les partagent même si les pressions, les contraintes de la vie les ont dissuadés de suivre la grève. Chez les sous-traitants, dans beaucoup d’autres entreprises industrielles, dans le pays tout entier, des ouvriers, des employés s’y sont reconnus.

La détermination des grévistes a mis en question les choix de gestion au service de la finance. Criant misère devant toute revendication salariale, la direction de PSA a su trouver 2,8 milliards d’euros pour s’engager dans une vaste opération de rachat de ses propres actions pour soutenir le cours en bourse. Au même moment, elle fermait l’usine de Ryton en Grande-Bretagne dont la relance n’aurait demandé que 200 millions d’investissements. Le nouveau PDG de PSA Streiff vient de présenter les grandes lignes du plan « Cap 2010 ». Comme dans les choix de Ghosn chez Renault, il n’est pas difficile d’y voir la priorité accordée à la logique financière contre l’emploi, l’investissement et la production en France. L’obsession de M. Streiff : la « baisse des coûts ». Au début de l’année, il a préparé le terrain à des réductions d’effectifs. Des patrons comme M. Streiff ou M. Ghosn savent fabriquer des déficits quand il s’agit de casser de l’emploi. On peut leur faire confiance là–dessus.

Un vaste (nouveau) processus de « restructuration », de démantèlement de l’industrie automobile nationale a commencé. Les sous-traitants sont les premiers à être pris à la gorge par la stratégie financière, à subir les délocalisations. 20000 emplois supprimés l’an dernier, 25000 menacés à court terme. Aujourd’hui les sous-traitants, demain les salariés des grands groupes.

Le mouvement des ouvriers de PSA Aulnay  a posé une pierre dans le mouvement général contre ce scénario de casse, pour la sauvegarde et le développement de l’industrie automobile française. 

Les responsabilités politiques sont directement posées. Cinq candidats de « gauche » à la présidentielle sont venus soutenir les grévistes. Cela a été une bonne chose pour le mouvement mais cela ne doit pas se limiter à un effet électoraliste.

Les communistes proposent de relancer une véritable politique industrielle nationale appuyée sur un secteur public renforcé, de développer l’intervention publique cas par cas en refusant le choix de l’impuissance devant les grands groupes industriels et la finance, de refondre les relations entre donneurs d’ordre et sous-traitants, de taxer les réimportations de produits et composants dont les fabrications ont été délocalisées… Ils proposent aussi de porter immédiatement le SMIC à 1500 euros net.

Les luttes tiennent aujourd’hui une place décisive pour imposer une alternative à la politique au service du MEDEF et du capitalisme mondialisé d’où qu’elle vienne et d’où qu’elle viendra. 

Solidarité avec les grévistes de Citroën Aulnay ! Saluons leur courage! 

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Lundi 19 mars 2007

Les salariés des Monoprix en lutte ! Imposons des mesures contre la précarité et pour les salaires!

La semaine dernière, plus de 400 salariés de 25 Monoprix de Paris, dont deux du 15ème, se sont mis en grève à l’appel de la CGT. Ce mouvement s’inscrit dans le développement, malgré la répression patronale, de la lutte pour des conditions de travail et des salaires décents. 

Chez Monoprix, la réalité a deux faces, intimement liées. D’un côté, le chiffre d’affaires de cette enseigne « moyenne-haute gamme » progresse fortement à 3,8 milliards d’euros pour 2006. Sa maison-mère, le groupe Casino s’est réjoui d’une augmentation de son bénéfice opérationnel de 7,9% à 1,043 milliard d’euros en 2006. De l’autre côté, la vie des salariés, caissières, vendeurs, magasiniers devient de plus en plus intenable. La majorité des salaires sont au niveau du SMIC ou en dessous. La direction généralise les contrats à temps partiel imposé, de 30 heures, de 20 heures, soit 1000 ou 600 euros par mois. Les journées de travail n’en sont pas moins interminables du fait du travail fractionné. Les problèmes de loyers, transports, de garde d’enfants sont un défi permanent.

 

La montée du mouvement revendicatif à Monoprix va compter dans les négociations salariales prévues cette semaine. Elle permet aussi aux salariés d’être plus forts face aux pressions des directions, à l’individualisation des conditions de travail. Nous avons participé à la sensibilisation des clients sur cette réalité (voir le conflit de février au Monoprix Boucicaut) ou à la question de société posée par les projets d’ouverture du dimanche – (Monoprix Convention à Noël 2005). 

La lutte à Monoprix pose aussi directement la question politique de la lutte contre la précarité et les bas salaires dans la campagne électorale et pour la suite. M. Sarkozy, en particulier, se propose d’aggraver le démantèlement du droit du travail. Le rapport de forces existe pour inverser cette politique notamment sur des exigences précises : 

-  l’interdiction du temps partiel imposé avec dans un premier temps la priorité accordée aux travailleurs à temps partiel pour les heures supplémentaires. - la limitation stricte des contrats à durée déterminée et de l’intérim à des missions exceptionnelles. L’abrogation du CNE. - l’interdiction de la journée de travail fractionné (limitation du nombre et de la durée des interruptions).-  moyens nouveaux à l’inspection du travail.

Concernant les salaires: - faisons monter l’exigence de la revalorisation du SMIC à 1500 euros net tout de suite; -  supprimons les encouragements à la pratique des bas salaires que constituent les 23 milliards d’euros d’exonérations annuelles de cotisations sociales patronales (qui sapent le financement de la Sécurité sociale) ou la Prime pour l’emploi (qui fait payer par les contribuables une part de la rémunération du travail à la place du patronat).

Quand les bénéfices des entreprises du CAC 40 atteignent 100 milliards d’euros, que les dividendes des actionnaires bondissent à 38 milliards, le futur gouvernement ne pourra pas expliquer que les moyens n’existent pas ! Les salariés des Monoprix vont intensifier leur mouvement, sans trêve électorale. Soutenons leurs revendications qui nous concernent tous !

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Mercredi 14 mars 2007

Gallois désigne lui-même les vrais défenseurs d’Airbus : les peuples !

Dans plusieurs interviews récentes données à la presse, le PDG français Gallois estime qu’Airbus est victime du « poison des conflits nationaux ». C’est l’hommage du vice à la vertu. Après-demain, 16 mars, aura lieu une nouvelle grande journée de lutte et manifestation des salariés d’Airbus et de l’aéronautique notamment en France et en Allemagne. Voilà les « conflits » sociaux « nationaux » qui dérangent la stratégie de privatisation et de course au profit financier qui a fragilisé Airbus et que M.Gallois veut aggraver avec son plan Power 8. 

 

Car au niveau des autorités françaises et allemandes, il n’y a guère de conflit réel. Les gouvernements successifs des deux pays ont procédé de concert depuis 8 ans. Ils ont privatisé partiellement leurs parts respectives d’Airbus. Puis ils ont chacun laissé faire la gestion financière désastreuse du privé. Maintenant, devant les dégâts de Power 8, ils continuent l’un et l’autre à plaider l’impuissance, alors qu’ils détiennent toutes les clefs s’ils jouent leur rôle d’actionnaires de référence. 

Pendant 30 ans, la coopération internationale a parfaitement fonctionné aboutissant aux succès que l’on connaît. Il n’y a absolument aucune raison pour que ce modèle ne recommence pas à fonctionner. Aucune sauf la volonté du patronat européen, des gouvernements « libéraux de « gauche » ou de droite, et de l’UE de pousser la privatisation jusqu’au bout. En mettant en scène des tensions nationales, en essayant, en vain, d’opposer les salariés des différents pays, ils poursuivent un objectif : transformer Airbus en multinationale capitaliste, éventuellement sous le couvert plus correct d’en faire une « entreprise européenne » intégrée.

Ils savent, M. Gallois sait, qu’il existe, au plan national, des rapports de forces qui peuvent mettre en échec leur projet. La victoire du NON à la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas, pour le plus grand intérêt de tous les peuples d’Europe l’a confirmé sur un autre plan.

Aujourd’hui, il est plus important que jamais de développer les luttes et leurs convergences dans chaque pays et pour nous en France pour contraindre le gouvernement, l’actuel comme celui qui sera issu des élections, à repousser le plan Power 8 et à restaurer la formule du succès d’Airbus : la coopération publique internationale.

 

La question d’Airbus n’est pas que l’affaire des salariés d’Airbus et de ses sous-traitants. Elle concerne tout le pays, d’autant plus qu’elle est exemplaire de la politique de casse de notre industrie. 82% des Français soutiennent la lutte des salariés d’Airbus. Nous le constatons en militant, la nécessité de la renationalisation est une évidence pour beaucoup. Sur ces bases solides, travaillons à des mouvements de solidarité dans toutes les entreprises ! Plaçons cette question au cœur de la campagne électorale ! 

Liens : - Notre tract du moment en version courte. - Article : l’UE au chevet d’Airbus pour mieux l’achever. - En rase motte: Huchon prétend aider Airbus!

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Mercredi 14 mars 2007

AIRBUS : arrêter la casse, re-nationaliser, restaurer le modèle de coopération internationale

Les carnets de commandes d’Airbus sont remplis pour 6 ans et demi. Mais le plan  « Power 8 » du PDG d’EADS Gallois programme la destruction de 10 000 emplois dont 4300 en France et la cession de 6 sites en Europe. Cherchez l’erreur ! 

8 ans de privatisation ont dépouillé Airbus et rompu avec la formule du succès. Il faut le rappeler: les réussites technologiques et commerciales d’Airbus sont le résultat d’une coopération publique engagée depuis 1970 entre quatre Etats. Le groupe français nationalisé Aérospatiale était le pilier du Consortium Airbus. Le gros porteur A380 dont on a célébré le lancement en 2005 est la dernière réalisation issue de cette structure publique d’investissement, de recherche et de production. 

Que s’est-il passé entre temps ? En 1999, le gouvernement Jospin décide la privatisation partielle, un bradage, d’Aérospatiale. 20% du capital est mis en bourse pendant que le groupe Lagardère devient actionnaire de référence. La fusion avec le groupe allemand Daimler finit de faire prédominer le capital privé dans le nouveau groupe EADS. L’objectif de rentabilité financière à court terme prend immédiatement le pas sur l’objectif industriel, la recherche, l’emploi, les conditions de travail, le maintien et le développement des savoir-faire… Le gouvernement de droite a poussé cette dérive. Le PDG Forgeard avait résumé la nouvelle philosophie se « réjouissant d’avoir économisé 1 milliard sur les investissements pour satisfaire les actionnaires ». En quelques années, ceux-ci ont accumulé les dividendes sur la base des réalisations du public mais en sapant l’avenir. A l’automne 2006, on apprend que d’importants retards de livraison sont à attendre pour le A380, dus précisément à des défauts d’organisation et de personnels. Juste avant la chute du cours en bourse, Forgeard vend ses stock-options et empoche 3,75 millions d’euros de plus-values et Lagardère encaisse 1,5 milliard en vendant la moitié de ses parts.

Inacceptable! Le plan Power 8 veut faire payer la facture du pillage aux salariés d’Airbus et de ses bassins d’emploi, tout en aggravant les causes de l’échec, le but est de basculer la plus grande part de la production vers la sous-traitance extérieure, notamment pour le futur A350, pour comprimer les salaires, contourner les acquis sociaux, faciliter les délocalisations, comme déjà au Mexique, en Chine ou en Russie où une chaîne d’assemblage serait déplacée.

Devant la forte mobilisation des salariés et de l’opinion publique, les candidats à la présidentielle, issus des majorités successives qui sont responsables de la situation et du désengagement de la puissance publique, sont obligés de convenir de la nécessité d’une intervention de l’Etat. Mais laquelle ! Peut-on admettre que l’on mobilise des fonds publics pour renflouer les caisses vidées par Lagardère, pour « atténuer » les effets des plans (anti)sociaux dans les régions tout en laissant prédominer la logique du privé qui coule Airbus ? NON ! N’en déplaise aux serviteurs du MEDEF, la démonstration est faite: la gestion publique a été efficace économiquement et socialement, la gestion privée conduit Airbus au crash.  

Il faut arrêter les frais, revenir au plus vite à la formule qui a fait la réussite d’Airbus. 1-  Le gouvernement français, l’actuel comme celui qui sera issu des élections, doit repousser le plan Power 8, empêcher toute suppression d’emploi et délocalisation. Il en a le pouvoir avec ses 15% du capital et ses moyens de pression sur Lagardère. 2- La participation française d’Airbus doit être intégralement renationalisée. Lagardère doit rendre l’argent ! 3- C’est la condition pour restaurer le modèle de coopération internationale avec nos partenaires européens. Le contrôle public ne peut s’effectuer sans les Etats. Nous refusons la fuite en avant proposée avec la transformation de la structure internationale Airbus en « entreprise européenne » intégrée. Cette dernière ne pourra être qu’une multinationale capitaliste, comme le réclame explicitement Sarkozy.

La mobilisation des salariés en France comme en Allemagne s’étend. Après les manifestations du 6 mars, une journée  d’action est prévue le 16 mars.  Le cas d’Airbus est exemplaire de la logique de destruction que porte le capitalisme mondialisé. La bataille pour Airbus, entreprise emblématique, peut et doit faire converger d’autres luttes.  Pas de trêve électorale! C’est à contribuer à développer ce rapport de forces décisif pour changer que nous nous appliquons pendant la campagne électorale. C’est le contenu à donner au vote communiste en 2007. 

 

 

 

 

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