Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Mardi 29 avril 2008

Comment faire avaler le traité de Lisbonne aux Irlandais ?

Réflexions entre eurocrates.

Le peuple irlandais sera le seul à pouvoir se prononcer sur la ratification du nouveau traité de l’UE, cette copie quasiment conforme de la « constitution » rejetée en France en 2005. La constitution nationale irlandaise l’impose. Le vote aura lieu le 12 juin prochain.

Ce pays de 4 millions d’habitants devient l’objet de toutes les sollicitudes des eurocrates. Angela Merkel et José-Manuel Barroso sont déjà venus soutenir le premier ministre Bertie Ahern et vanter le texte sur lequel ils ne veulent pas que leurs propres peuples votent. C’est la face publique, habituelle, de leur propagande concertée.

Une fuite, un « courriel » mal adressé, publié par le quotidien Irish Daily Mail, en a révélé la face cachée. Il s’agit d’un compte-rendu, rédigé par une diplomate britannique, d’une réunion au ministère des affaires étrangères irlandais regroupant des eurocrates de plusieurs de pays de l'UE. A l'ordre du jour : comment  favroriser le vote Oui?

La diplomate relate comment la vice-présidente de la Commission européenne Wallström s’est ainsi engagée à reporter des projets qui ne seraient pas « favorables » à l’adoption du traité.

La diplomate explique que le gouvernement irlandais compte que les électeurs n’auront pas le temps d’étudier le texte et se laisseront influencer par les politiciens à qui ils font confiance, qu’il cherche éviter que la campagne ne porte sur le Traité lui-même mais sur les bienfaits supposés de l’UE.

Elle donne aussi la justification du choix de la date du référendum : juin plutôt qu’octobre parce que Sarkozy serait « complètement imprévisible » et que la présidence française de l’UE à compter du 1er juillet présenterait un « risque d’évolutions » préjudiciables, surtout en matière de politique de défense commune.

Doublement inquiétant ! Pour la démocratie et sur les perspectives internationales !

Le gouvernement irlandais craindrait aussi les accords de l’OMC.

Le texte dévoilé par l’Irish Daily Mail a suscité la colère des partisans du NON et d’une grande partie de la population devant le mépris que la classe politique dirigeante lui porte.

Pour l’instant, les sondages sont indécis. Mais certaines réalités pourraient prévaloir ici comme ailleurs.

L’Irlande est souvent citée comme 1ère bénéficiaire de l’intégration européenne. Quelle illusion ! La forte croissance de son PIB depuis le milieu des années 80 est loin d’avoir correspondu à une amélioration correspondante du niveau de vie. Le pays a en fait servi de tête de pont aux multinationales américaines en Europe. Mais les taux d’imposition très bas ont privé l'Irlande de la majeure partie des rentrées envidageables en même temps qu’ils ont tiré vers le bas les politiques publiques des autres pays. Maintenant, les gouvernements des nouveaux entrants des pays de l’est concurrencent à leur tour l’Irlande sur le terrain du moins-disant fiscal et menace son « modèle ».

En 2000, les Irlandais avaient déjà voté contre le traité de Nice. Ils avaient été rappelés aux urnes ensuite. Cette fois-ci ils ne seront pas seuls. Les Néerlandais et les Français les auront précédés.

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Vendredi 25 avril 2008

Strasbourg intégré dans un Eurodistrict ? Nouvelle tentative de démantèlement du territoire national par l’UE.

Par Anthony Crézégut, PCF Paris 15

Roland Ries ou le projet d’un « nouveau Washington DC»


A peine élu, le nouveau maire PS Roland Ries cherche à prouver que sa vision de l’avenir de Strasbourg déborde celle de la sortante UMP Fabienne Keller. Sur la droite !

Keller avait créé en 2005 l’Eurodistrict Strasbourg-Orthenau avec 5 communes allemandes. Ries veut en faire un « Washington DC » européen « au bord du Rhin »!

Pour l’instant, l’Eurodistict est juridiquement « une entité administrative européenne regroupant des agglomérations urbaines situées de part et d'autre d'une frontière », disposant d’une autonomie financière (tout en étant financé par l’UE). En s’appuyant sur des projets de coopération ponctuels et concrets, ce type de projet se fixe comme but final de créer un espace trans-frontalier politiquement et économiquement intégré. Le projet mis en route en 2005 n’a pas encore dépassé le cadre classique, en partie justifiable, de la coopération intercommunale. L’UMP en a rêvé, le PS va le faire !

Ries n’a pas tout trouvé tout seul. Il a des inspirateurs.

L’OTAN a décidé d’organiser son sommet de 2009 conjointement à Strasbourg et à Kehl. Il s’est empressé de la remercier : «l'événement ne pourra que renforcer la vocation européenne et internationale de l'espace urbain formé par l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau».

Le Maire de Strasbourg a surtout bien assimilé la devise de l’UE, « la concurrence libre et non faussée ». Strasbourg serait en concurrence avec Bruxelles qu’il faudrait devancer dans la création d’un « district européen » à statut juridique et fiscal propre. Ce serait la condition pour sauver le Parlement européen à Strasbourg, dont le siège est pourtant fixé dans les traités d’origine.

Le détail du projet lui-même permet de saisir la logique de l’UE « ultra-libérale » à laquelle M. Ries veut faire plier Strasbourg et la France : la destruction des territoires nationaux et des acquis démocratiques et sociaux qu’ils portent.Sur le plan institutionnel, l’eurodistrict est un moyen de contourner les assemblées démocratiquement élues. Ries veut passer de la « coopération à la codécision ». Des institutions trans-frontalières recevraient les compétences communales, disposeraient du pouvoir décisionnel, secondées par des comités d’experts et des commissions de travail thématiques sans légitimité. Les citoyens éliraient des municipalités dessaisies dans les faits de leurs prérogatives décisives. Le cadre de la souveraineté communale (et nationale) serait dépassé.

Les Euro-districts obéissent au même modèle que leurs grandes sœurs : la Commission et le Conseil européens contre les démocraties nationales, les euro-régions contre les exécutifs régionaux élus, les euro-districts contre les municipalités.

Quand l’Etat-nation devient une coquille vide, la démocratie devient un mot creux.

Au plan économique et social, en cohérence, l’euro-district permet de se débarrasser des législations, des droits sociaux nationaux. Déjà le projet de 2005 prévoit, entre autres, de « favoriser une  harmonisation des fiscalités », et une « harmonisation de la tarification et de la qualité des services ». Le nivellement pas le bas des droits des travailleurs (ex : statut de la fonction publique territoriale) et la remise en cause des services publics nationaux (ex : La Poste) sont en germe.

Mais où Keller avançait masquée, Ries n’hésite pas à « briser tous les tabous », jusqu’à revendiquer une forme « d’extraterritorialité ». Il propose la création d’un  « territoire transfrontalier à statut juridique et fiscal spécifique, attractif à la fois pour les institutions politiques et pour les sièges sociaux de grands groupes européens ».

En somme, il propose de créer une zone franche, une véritable zone de non-droit économique pratiquant le dumping social et fiscal, pilote pour les autres régions et pays européens. A mi-chemin entre les villes franches moyenâgeuses et les paradis fiscaux, entre les privilèges d’Ancien Régime et l’ultra-libéralisme de l’ère de la mondialisation. La visée « historique et modernisatrice » de l’UE n’est autre que l’assujettissement au capitalisme mondialisé.

Ce projet montre que l’UE est passée à un stade supérieur dans son ambition de liquidation du cadre national comme cadre référentiel de l’activité économique et politique. Jusqu’ici, elle tentait de contourner la nation, par le haut (avec les institutions supranationales), et par le bas (avec l’Europe des régions). Désormais, elle attaque frontalement le territoire national lui-même.

Ce type de projet ne peut pas ne pas être mis en parallèle avec le soutien de l’UE à tous les séparatismes régionaux. La reconnaissance de l’indépendance fantoche du Kosovo est un avertissement, un encouragement aux sécessionnismes, aux nationalistes.

L’extraterritorialité de Strasbourg serait un précédent historique, une parcelle du territoire national échapperait à l’autorité souveraine de la France pour être placée sous la tutelle, directe ou indirecte de l’UE.

Ries se prévaut du soutien de la RFA dont, on constate, que son projet ne heurte ni la conception fédérale, ni d’éventuelles prétentions expansionnistes. Côté français, conscient que « ce sera difficile » à faire passer, il comte sur Sarkozy et la présidence française de l’UE à compter du 1er juillet 2008.

Décidément 6 mois où la vigilance, la mobilisation et la riposte seront indispensables. 

Le cadre national est insupportable à l’UE du capital parce que s’y expriment la souveraineté des citoyens, les luttes des salariés, la résistance, comme en mai 2005, à une Europe nécessairement « libérale », car conçue par et pour les intérêts du patronat et du capital.

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Lundi 4 février 2008

A Versailles aujourd’hui : une manifestation hautement symbolique tournée vers l’avenir 

Le vote des députés et des sénateurs, réunis en congrès à Versailles, était joué d’avance, comme l'est celui dans leurs deux chambres. C’est bien pour cela que Sarkozy a choisi la voie parlementaire pour faire passer le nouveau « traité européen ». Les manifestants d’aujourd’hui, opposants au traité européen, n’avaient pas l’illusion de changer cette donne.

Leur présence a d’abord souligné les responsabilités de chacun dans ce déni de démocratie, ce mépris du peuple souverain qui a voté NON le 29 mai 2005.undefined

En s’abstenant ou votant oui à une large majorité, les parlementaires du PS ont fait le jeu de Sarkozy. Ce parti en attente de l’alternance a révélé une fois de plus l’étendue du consensus qu’il partage avec le pouvoir de droite. La « question européenne » n’est pas un point de détail mais une orientation fondamentale. Les quelques parlementaires socialistes qui ont voté contre la révision constitutionnelle devront en tirer les conséquences sous peine de n’être demain qu’une caution de la ligne de l’ensemble de leur parti.

Les media, toujours aussi soumis en 2008 aux tenants de l’UE du capital, s’évertuent à enterrer le NON de 2005 et présentent la manifestation d’aujourd’hui comme un « baroud d’honneur des nonistes » (Le Monde). C’est tout le contraire !  Le sens de la mobilisation était de montrer combien le vote des parlementaires est illégitime, combien cette tricherie ne saurait effacer l’expression souveraine des Français, la démonstration du 29 mai 2005 qu'un peuple peut s'opposer à la dictature de l'UE du capital.
La ratification sur le tapis vert du nouveau traité, copie conforme du projet de « constitution » recalé, n’étouffera pas la résistance des salariés, des citoyens à la politique de destruction des acquis sociaux et démocratiques menée dans notre pays au nom de « l’Europe ». Pas plus demain qu’hier, ils ne se résigneront devant les règlements, directives et traités de l’UE au service de la mondialisation capitaliste.

Sarkozy aime à recevoir et gouverner depuis le Pavillon de la Lanterne à Versailles. Représentant le peuple aujourd’hui, les manifestants lui ont renvoyé ainsi qu’à ses alliés du jour un message en trois lettres : NON.

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Lundi 4 février 2008

Ratification par les parlementaires du nouveau traité de l’UE: ILLEGITIME!

NON, c’est NON !

En 1992, après le NON du peuple danois au traité de Maastricht, les eurocrates avaient été obligés de le faire revoter jusqu’à ce qu’ils arrachent un vote favorable sous la pression et au prix de quelques concessions.

En 2005, les peuples français et néerlandais ont rejeté le projet de « constitution » européenne. Cette fois-ci les eurocrates n’osent plus soumettre à nouveau leur texte parce qu’ils savent bien qu’il serait encore balayé, en France, aux Pays-Bas comme dans bien d’autres pays. Depuis 1992 et même encore davantage depuis 2005, les peuples font durement l’expérience des politiques de casse sociale et économique menées par leurs gouvernements au nom de l’Europe.

Un déni de démocratie! Inacceptable!

Le conseil des chefs d’Etat et de gouvernements des 27 pays membres a donc opté pour une autre tactique : le passage en force, pays par pays. Sarkozy se vante d’en être à l’initiative et veut montrer l’exemple, suivi par les dirigeants de droite ou de « gauche » des autres pays. Le nouveau traité est ainsi soumis à ratification par voie parlementaire en France cette semaine. C’est un déni de démocratie. 

Communistes, nous avons mené une campagne active pour le NON en 2005 et nous continuons sans relâche à combattre l'UE des multinationales. La manière dont on veut maintenant imposer le nouveau traité européen ne peut que conforter les électeurs du NON et ébranler les électeurs du Oui. Mais quel que soit leur vote de 2005, les citoyens français ne peuvent pas accepter que la décision souveraine du peuple soit ainsi bafouée.

Sarkozy ne doit pas porter pas seul la responsabilité de cet acte. Chaque parlementaire doit être placé devant ses responsabilités, d’autant qu’une minorité des deux cinquièmes peut bloquer la modification de la Constitution française, préalable à la ratification parlementaire. La plupart des députés et sénateurs du PS s’apprêtent à voter oui ou à s’abstenir, alors que leur parti avait promis d’organiser un référendum. Nous les rappelons à leur engagement. Certains prétextent que le « nouveau » traité ne serait plus le même texte. Rien n’est plus difficile à démontrer !

Le « nouveau » texte n’a rien d’un traité « simplifié ».

Il est au contraire encore moins lisible que le projet de « constitution ». Ses 256 pages renvoient à 3000 pages de protocoles et textes européens antérieurs.

Après décryptage, se retrouvent pratiquement toutes les dispositions de la « constitution » refusée par le peuple français. Les prérogatives de L’UE sont considérablement étendues comme les domaines de vote à la « majorité qualifiée » sur lesquels le droit d’opposition d’un pays ne s’exercerait plus. L’UE est toujours dotée de la « personnalité juridique ». La règle de la « concurrence libre et non faussée » est reprise directement sous la mention « d’économie de marché où la concurrence est libre », avec la remise en cause notamment des services publics qu’elle implique. La « charte des droits fondamentaux » demeure dans le « nouveau » texte avec la même fonction : tirer vers le bas les acquis sociaux de chaque pays concerné. Les gouvernements britannique et polonais ont pris soin de s’en exonérer parce que certaines dispositions de la « droit » du travail se situent encore en dessous de la « charte ».

La politique extérieure est toujours chapeautée par un ministre européen, rebaptisé « haut représentant pour la politique étrangère ». Militarisation et alignement sur l’OTAN sont toujours de mise. Etc…

La seule véritable différence : ce texte ne s’appelle pas « constitution » et les symboles de l’Etat supranational en formation sont abandonnés du texte: hymne, drapeau… Ces reculs ne sont pas que symboliques. En les concédant, les tenants de l’UE du capital renoncent eux-mêmes à donner à leur texte vis-à-vis des peuples la même portée, la même légitimité qu’à une « constitution ». Le refus de consulter les peuples traduit la même crise de confiance.

Le peuple français a déjà voté.

Lui seul peut se déjuger au nom de son droit imprescriptible à disposer de lui-même. Les tenants du oui ont peur du verdict populaire en France! Ils ne se trompent pas et veulent le contourner. Mais s’ils adoptent par la bande le « nouveau » traité, celui-ci, déjà désavoué, n’aura aucune légitimité pour s’appliquer dans notre pays.

N’acceptons pas plus demain qu’aujourd’hui la fatalité de l’application dans notre pays des traités, directives et règlements européens par lesquels les gouvernements détruisent la sécurité sociale, les services publics, l’industrie de notre pays…

28 partis communistes et ouvriers européens, dont le PCF, ont adopté une position commune à l’initiative du Parti communiste portugais. Cet appel condamne la volonté d’écarter les peuples et exige un référendum dans chaque pays. Il dénonce la violation de la souveraineté des peuples français et néerlandais. Il dénonce une UE militarisée, soumise aux intérêts des possédants.

Pour les communistes, aucun compromis n’est possible avec l’UE du capital ! Déjouons le coup de forces du pouvoir en France !

Faisons respecter le NON des Français du 29 mai 2005 !

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Lundi 28 janvier 2008
Rappelons aux parlementaires le vote du peuple souverain du 29 mai 2005!

Manifestation à Versailles à l'occasion du vote des parlementaires réunis en congrès sur la modification de la Constitution française préalable à l'adoption du nouveau traité européen de Lisbonne.

Lundi 4 février, 12h00, place du marché aux Fleurs

Départ groupé depuis le 15ème: rendez-vous à 11h00 devant la gare RER de Javel (trajet direct ensuite)



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Samedi 19 janvier 2008

Traité de Lisbonne: montrons que notre peuple n'accepte pas que l’on bafoue sa souveraineté!

Manifestons à Versailles le 4 février!
Interpellons chaque député et sénateur!


Le 29 mai 2005, le peuple rejetait largement le projet de « constitution » européenne par référendum.

Députés et sénateurs s'apprêtent à adopter quasiment le même texte malgré le vote des Français. Le nouveau traité européen, dit « de Lisbonne » reprend en effet la quasi-totalité des dispositions du projet de « constitution », ce que personne ne conteste.

Les parlementaires voteront dans leurs chambres respectives les 6 et 7 février prochains. Auparavant, le 4 février, ils sont convoqués en congrès à Versailles pour modifier la Constitution Française, préalable nécessaire à l'adoption du traité de Lisbonne. Ils l'avaient déjà fait, exactement dans les mêmes termes en 2005, avant que le référendum n'invalide ces changements.

Communistes, nous avons mené une campagne active pour le NON en 2005 et nous continuons sans relâche à combattre l'UE des multinationales. La manière dont on veut maintenant imposer le nouveau traité européen ne peut que conforter les électeurs du NON et ébranler les électeurs du Oui.

Mais quel que soit leur vote de 2005, les citoyens français ne peuvent pas accepter que la décision souveraine du peuple soit ainsi bafouée.

Nous appelons à intervenir d'ici le 4 février auprès de chaque député et sénateur, quel que soit son parti pour qu’il vote contre la modification de la Constitution française. L'opposition de  40% des parlementaires à Versailles est nécessaire à bloquer le projet du gouvernement. Chacun doit être placé devant ses responsabilités vis-à-vis de la Nation.

Dans le 15ème, nous vous invitons à vous adresser directement à M. Jean-François Lamour et M. Philippe Goujon, députés UMP des 12ème et 13ème circonscriptions.

Avant les présidentielles, plusieurs partis dont le PS et les Verts avaient promis d’organiser un référendum sur tout nouveau traité européen. Pourtant la plupart de leurs parlementaires ont annoncé qu’ils ne voteraient pas contre la modification constitutionnelle. Rappelons-les à leur engagement !

Nous appelons à la manifestation organisée à Versailles le 4 février pour dénoncer le coup de force institutionnel et marquer son illégitimité devant le peuple (Les horaires seront précisés).

Un tel déni de démocratie n'engagera pas les citoyens, les travailleurs à l'avenir et ne les empêchera pas de résister aux politiques « européennes » qu'ils rejettent. Montrons que notre peuple refuse qu'on bafoue sa souveraineté !

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Mardi 18 décembre 2007

"Charte des droits fondamentaux" proclamée à nouveau le 12 décembre: une escroquerie "ultra-libérale"

Notre position sur le traité européen (en lien)

La « Charte européenne des droits fondamentaux » : pas même un alibi social mais bien une escroquerie "ultra-libérale" !

Elle sent le réchauffé. Voilà maintenant 7 ans, depuis le sommet européen de Nice, que les eurocrates ne trouvent que leur « Charte des droits fondamentaux » pour parer de bons sentiments  leur UE de l’argent. Ils viennent, une nouvelle fois, de la proclamer solennellement au Parlement européen le 12 décembre à l’occasion d’une séance mouvementée. Des dizaines de députés, dont une bonne partie des députés des partis communistes européens, ont refusé de se plier au jeu. Ils ont demandé avec bruit la tenue de référendums sur le nouveau traité européen.

Il y a deux ans, les grands pontifes de l’UE du patronat avaient essayé d’adjoindre la Charte au projet de constitution de Giscard. Peine perdue. Les peuples français puis néerlandais ont rejeté l’ensemble.

Les eurocrates tentent une nouvelle tactique aujourd’hui. Ils savent que le traité de Lisbonne ne rencontrera d’adhésion populaire dans aucun pays. Ils escomptent le faire passer en force, contre les peuples, sans référendum, avec la complicité des gouvernements et parlementaires nationaux. Utile pour écraser les acquis sociaux et démocratiques de chaque peuple, le Traité de Lisbonne manquera complètement de légitimité. Ils en sont bien conscients. L’ensemble de l’UE du capital est dénuée de légitimité. Aussi les eurocrates ressortent-ils la « Charte des droits fondamentaux » pour essayer de lui donner bonne figure. Cette fois-ci, ils prennent soin de la dissocier du nouveau Traité qui lui conférera pourtant, s’il est ratifié, la même validité juridique que feue la « constitution ».

Mais il y a de surcroît tromperie sur la marchandise. La « Charte » n’est pas qu’un texte humaniste vague, rappelant quelques généralités. Les progressistes français et notamment les communistes, qui ont décortiqué le texte de la « constitution » en 2005 le savent bien. La « Charte » n’a rien à voir avec, par exemple, les textes et l’esprit de l’Organisation internationale du travail, dépendant de l’ONU.

Les « droits fondamentaux » qu’elle prétend contenir représentent, dans le meilleur des cas, le plus petit dénominateur commun des droits existants dans les pays de l’UE qu’il s’agisse des droits politiques ou sociaux. La « Charte » est en fait un outil, qui se veut de surcroît moral, d’harmonisation par le bas des législations nationales dans le cadre du processus d’intégration dans l’UE du capital. Notre pays l’a déjà expérimenté notamment avec l’extension du travail de nuit des femmes dans l’industrie en 2001, prétextée par les principes d’égalité entre les sexes de la « Charte ».

Le Président polonais et le gouvernement britannique ont obtenu cette année des dérogations parce que sur certaines dispositions, leurs législations sont encore en dessous de la « charte » : ce sont les exceptions qui confirment la règle.

La « Charte » est complètement imprégnée de l’idéologie de « l’ultra-libéralisme » (le mot toujours entre guillemets tellement il est éloigné de la « liberté » qu’il évoque). Elle porte par exemple la remise en cause de la laïcité telle que la conçoit la République française (l’article 10 s’occupe des conversions ( !) et défend le « droit de manifester sa religion en public ». L’article 14 défend les écoles confessionnelles). Dans un autre registre non moins grave, la « Charte » remplace le droit au travail contenu dans la plupart des constitutions nationales dont la nôtre par « la liberté de chercher un emploi », autant dire d’être chômeur selon le bon vouloir des possédants. On pourrait multiplier les exemples comme nous l’avions fait en 2005.

Aussi, on ne nous fera pas plus prendre des vessies pour des lanternes en 2008 qu’en 2005. La « Charte » des droits fondamentaux, conçue sur mesure pour légitimer l’intégration dans l’UE du capital, la suppression des droits démocratiques et sociaux nationaux, souvent durement acquis, est tout autant à rejeter que l’ensemble des textes du Traité de Lisbonne. Ce n’est pas la base « perfectible » d’un progrès international mais c’est un instrument d’une régression supranationale.

 

NON toujours NON à l’UE du capital. Faisons respecter le vote du peuple français du 29 mai 2005 !

 

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Lundi 17 décembre 2007

La Belgique n’a plus de gouvernement depuis plusieurs mois. Mais cela n’a pas empêché les milieux dominants de trouver un ministre plénipotentiaire pour signer la semaine dernière le Traité de Lisbonne. Pour beaucoup d’observateurs, la Belgique, l’Etat démocratique belge, plus vulnérable historiquement, est une victime facile pour l’UE du capital. Elle est notamment le terrain privilégié de « l’Europe des régions », bien loin de l’amitié entre les peuples…

En cette fin d’année, nous nous permettons de mettre un lien sur notre site (emprunté à nos camarades du 14ème) vers une vidéo certes humoristique mais à laquelle on pourrait facilement trouver un sens politique.

 

Pour accéder à la vidéo : cliquer sur le lien ci-dessous et attendre quelques secondes que l’écran apparaisse).

http://www.dailymotion.com/video/x3l2xb_bhv_fun

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Mardi 30 octobre 2007

Sarkozy et Hollande se sont rencontrés hier pour examiner les conditions du passage en forces du nouveau traité européen dans le cadre d'une ratification par voie parlementaire. En mai 2005, ils posaient ensemble pour la une de Paris-Match alors qu'ils faisaient campagne l'un et l'autre pour le OUI à la "constitution" de l'UE du capital. Rien de changé! Sauf qu'entre temps, le peuple français a dit NON. En lien le tract: "sans nouvau référendum, le nouveau traité de l'UE n'aura aucune légitimité. Faisons respecter le NON du 29 mai 2005!".

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Vendredi 26 octobre 2007

Faire respecter le NON des Français du 29 mai 2005 !

Sans nouveau référendum, le nouveau Traité de l’UE n’aura aucune légitimité.

En 1992, après le NON du peuple danois au traité de Maastricht, les eurocrates avaient été obligés de le faire revoter jusqu’à ce qu’ils arrachent un vote favorable sous la pression et au prix de quelques concessions. En 2005, les peuples français et néerlandais ont clairement rejeté le projet de « constitution » européenne. Cette fois-ci les eurocrates n’osent plus soumettre à nouveau leur texte parce qu’ils savent bien qu’il serait encore balayé, en France, aux Pays-Bas comme dans bien d’autres pays. Depuis 1992 et même encore davantage depuis 2005, les peuples font durement l’expérience des politiques de casse sociale et économique menées par leurs gouvernements au nom de l’Europe.

Le conseil informel des chefs d’Etat et de gouvernements des 27 pays membres, à Lisbonne le 18 octobre, a donc opté pour une autre tactique : le passage en force, pays par pays. Sarkozy se vante d’en être à l’initiative et veut montrer l’exemple, suivi par les dirigeants de droite ou de « gauche » des autres pays. Le nouveau traité européen pourrait être soumis à ratification par voie parlementaire en France dès le mois de décembre.  

 

 

C’est un déni de démocratie. Mais Sarkozy n’est pas le seul à bafouer la souveraineté du peuple français. Pour être adopté par les députés et les sénateurs, le traité devra être approuvé par une majorité des trois cinquièmes. Le PS se dirige vers un vote oui ou vers une abstention, alors que Mme. Royal s’était engagée à organiser un référendum. Beaucoup des dirigeants du PS qui, sentant le sens du vent, avaient adopté la posture du non en 2005, s’apprêtent à se ranger. Certains prétextent que le « nouveau » traité ne serait plus le même texte. Rien n’est plus difficile à démontrer !

Le « nouveau » texte n’a rien d’un « mini-traité », encore moins « simplifié ». Il est au contraire encore moins lisible que le projet de « constitution ». Ses 256 pages renvoient à 3000 pages de protocoles et textes européens antérieurs. Après décryptage, se retrouvent pratiquement toutes les dispositions de la « constitution » refusée par le peuple français. Les prérogatives de L’UE sont considérablement étendues comme les domaines de vote à la « majorité qualifiée » sur lesquels le droit d’opposition d’un pays ne s’exercerait plus. L’UE est toujours dotée de la « personnalité juridique ». La règle de la « concurrence libre et non faussée » est reprise directement sous la mention « d’économie de marché où la concurrence est libre », avec la remise en cause notamment des services publics qu’elle implique. La « charte des droits fondamentaux » demeure dans le « nouveau » texte avec la même fonction : tirer vers le bas les acquis sociaux de chaque pays concerné. Les gouvernements britannique et polonais ont pris soin de s’en exonérer parce que certaines dispositions de la « droit » du travail se situent encore en dessous de la « charte ». La politique extérieure est toujours chapeautée par un ministre européen, rebaptisé « haut représentant pour la politique étrangère ». Militarisation et alignement sur l’OTAN sont toujours de mise. Etc…

La seule véritable différence : ce texte ne s’appelle pas « constitution » et les symboles de l’Etat supranational en formation sont abandonnés du texte: hymne, drapeau… Ces reculs ne sont pas que symboliques. En les concédant, les tenants de l’UE du capital renoncent eux-mêmes à donner à leur texte vis-à-vis des peuples la même portée, la même légitimité qu’à une « constitution ». Le refus de consulter les peuples traduit la même crise de confiance.

Le peuple français a déjà voté. Il a dit NON. Lui seul peut se déjuger au nom de son droit imprescriptible à disposer de lui-même. Seule la tenue d’un autre référendum pourrait revenir sur sa décision. Les tenants du oui ont peur du verdict populaire en France! Ils ne se trompent pas et veulent le contourner. Mais s’ils adoptent par la bande le « nouveau » traité, celui-ci n’aura aucune légitimité pour s’appliquer dans notre pays.

Communistes français, nous n’accepterons pas plus demain qu’aujourd’hui la fatalité de l’application des traités, directives et règlements européens par lesquels les gouvernements nationaux détruisent la sécurité sociale, les services publics, l’industrie de notre pays…

28 partis communistes et ouvriers européens, dont le PCF, ont adopté une position commune (voir ci-dessous) à l’initiative du Parti communiste portugais. Elle condamne la volonté d’écarter les peuples et exige un référendum dans chaque pays. Elle dénonce la violation de la souveraineté des peuples français et néerlandais. Elle dénonce une UE militarisée, soumise aux intérêts des possédants.

Pour les communistes, aucun compromis n’est possible avec l’UE du capital !

Le 18 octobre, à Lisbonne où se tenait le « sommet » informel, plus de 200000 salariés défilaient dans les rues contre la politique antisociale guidée par l’UE. Le même jour, des centaines de milliers de salariés français faisaient grève contre la nouvelle remise en cause de notre système de retraite (commençant par les régimes spéciaux) et les privatisations. Ce mouvement est destiné à s’amplifier en novembre.

Ces luttes s’opposent frontalement à la politique portée par l’UE et sa « constitution » remaquillée en « nouveau traité ». Déjouons le coup de forces du pouvoir en France ! Faisons respecter le NON des Français du 29 mai 2005 !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NB : Lien vers le texte de la position commune des Partis communistes : cliquez ici De façon étonnante, pas de version en langue française sur le site du PCF. Cette coopération dans la lutte entre partis communistes de pays d’Europe contraste avec la logique du Parti de la gauche européenne, le PGE, dont les principales composantes, italienne et allemande notamment, revendiquent et entendent légitimer une « constitution européenne ». Le futur président du PGE Bisky se réjouit même de l’introduction dans le « nouveau » texte de la notion « d’économie sociale de marché ».

 

 

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

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