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"Europe": NON à l'UE du capital

Lundi 1 octobre 2012 1 01 /10 /Oct /2012 19:50

TSCG ? UE/euro, la seule question à poser : Comment rompre avec l’une et l’autre !

Déjouons les opérations politiques autour du «TSCG» ! Pour mieux combattre son application.

 

Ne laissons pas dilapider le résultat essentiel du référendum de 2005 ! A 55%, le peuple a rejeté avec le « Traité constitutionnel », l’ensemble des traités européens, dont Maastricht, Amsterdam et Lisbonne. Ils sont illégitimes sinon illégaux pour s’appliquer dans notre pays.
Un rapport de force, unique en Europe, existe en France, nation centrale en Europe, pour s’opposer aux diktats de l’UE du capital et de la BCE qui appuient les politiques de super-austérité, tour à tour dans les pays, pour contester l’euro, leur instrument.
Selon un sondage récent (IFOP – 18 septembre), nous serions aujourd’hui 64%, contre 49% en 1992, à rejeter le Traité de Maastricht qui les a institués.
UMP, PS et leurs alliés ont bien perçu l’obstacle. L’idéologie dominante s’est appliquée à écarter l’UE des grands sujets de la campagne électorale de 2012. Elle a pris soin de laisser aux Le Pen le rôle de repoussoirs de toute idée de rupture avec l’UE. Avec l’alignement derrière le fédéraliste et Maastrichien Mélenchon, l’absence des positions historiques du PCF de rupture avec L’UE du capital a pesé lourd.
120930_Europe_Sociale_Marx-236x300.jpg Les élections passées, François Hollande relance le TSCG de son prédécesseur, accompagné d’un « volet croissance » qui pousse en fait encore plus à l’intégration européenne. L’affaire sera pliée d’ici deux semaines. Le prétexte européen se remet en ordre de marche dans le calendrier de la super-austérité.
A gauche, certains, pendant la campagne, ont semé l’illusion, d’abord que Hollande allait renégocier le TSCG et, plus grave, que le TSCG était renégociable. Pas nous!
Nous ne semons pas aujourd’hui d’illusion dangereuse de la tenue éventuelle d’un référendum sur un texte secondaire et déjà bouclé. Ce serait laisser l’opération « TSCG » dévaloriser le vote des Français de 2005. Précisément parce que nous voulons combattre l’application du TSCG et les politiques de super-austérité.
Nous combattons aussi la campagne de conditionnement visant à expliquer, qu’une fois ce texte voté, il n’y aura plus rien de possible pour combattre la politique de capital, de l’UE, de la BCE et d’abord du gouvernement.
Le TSCG ne constitue que la reprise, quasi à la lettre, des critères de Maastricht aujourd’hui déconsidérés. Ce n’est pas un traité global de l’UE, comparable à Maastricht ou Lisbonne, mais un accord politique restreint, conjoncturel. Par ailleurs les critères de Maastricht, sur la dette et les déficits publics – s’ils ont servi de prétextes politiques à l’écrasement des acquis sociaux et démocratiques des peuples – n’ont jamais été respectés, sans que pour autant les « sanctions » prévues ne s’appliquent.
Communistes, nous ne tombons pas dans le débat « pour ou contre la dette publique » : nous sommes avant tout pour prendre l’argent là où il est !
Le vrai abandon de souveraineté, la dépossession des peuples du cadre national où ils peuvent lutter, est ailleurs : c’est l’euro !
Avec les si lourdes conséquences qu’annonçait et dénonçait notre parti dans les années 90 : délocalisations, concurrence exacerbée aux dépens des travailleurs de chaque pays, développement de la xénophobie dans l’UE, écrasement des activités en développement…

 

Contre l’UE du capital, le TSCG et la super-austérité, nous proposons :
-  Le refus de l’application des traités, directives et règlements européens illégitimes
-  La nationalisation du secteur financier
-  La dénonciation de la dette publique indue
-  L’abandon de l’euro, qui dans le cas de la France, veut dire fin de l’euro et recouvrement des souverainetés monétaires nationales
-  Une coopération monétaire via une monnaie internationale commune entre pays de l’UE ou non.

Contre l’alliance européenne des capitalistes, la résistance au plan national est décisive dans l’intérêt mutuel, internationaliste, des peuples!

 

Un mauvais coup européen peut en cacher d’autres !

L’opération TSCG masque la gravité d’autres manœuvres « techniques » d’intégration européenne. Ainsi, l’unification des systèmes bancaires de chaque pays s’accélère au prétexte de leur crise. Elle vise à éloigner encore, structurellement, ces acteurs majeurs des marchés financiers, de tout contrôle par les démocraties nationales. Plus que jamais, exigeons la nationalisation du secteur bancaire français.
L’opération TSCG vise évidemment aussi à évacuer toute contestation de la remise en cause majeure de la souveraineté nationale : la monnaie unique, l’euro.

L’opposition au « TSCG » prétexte à une recomposition politique «à gauche du PS » promouvant l’intégration dans l’UE du capital? Sans nous!
Un vaste amalgame incluant des Maastrichiens comme Mélenchon (porte-parole du PS au Sénat pour le oui à Maastricht), des « fédéralistes » comme les dirigeants d’EELV, des dirigeants syndicaux derrière la CES, s’affichent contre le TSCG à quelques jours de son adoption. Avant, ils prétendaient qu’il était renégociable…
Ils répandent l’illusion ou la tromperie d’une réorientation possible de l’UE du capital, validant dans les faits son rôle de prétexte et d’instrument de la casse des acquis sociaux et démocratiques des peuples, de leurs possibilités de coopérer..
Cette fausse opposition ne peut pas et ne doit pas canaliser l’aspiration à la rupture avec l’UE du capital, et aux politiques d’austérité que le gouvernement de gauche s’apprêtent à mener en son nom.

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 14 septembre 2012 5 14 /09 /Sep /2012 15:52

par Emmanuel Dang Tran, PCF Paris 15

UE/euro : la seule question à poser, c’est comment rompre avec l’une et l’autre !

Déjouons les opérations politiques autour du « TSCG » !

EDT pour vivelepcf, 18 août 2012

120824_Sarko.jpg Hollande, après Sarkozy, ne pourra pas esquiver bien longtemps la question de l’UE. Dans quelques mois, sa politique d’austérité « équitable » a tous les risques de se transformer en super-austérité. Le capitalisme va continuer à utiliser sa propre crise pour s’attaquer aux acquis des travailleurs pays après pays en Europe. En 2013, la France est censée emprunter 400 milliards d’euros sur les marchés. Elle affrontera la concurrence des pays, comme l’Italie, où les salaires et les droits sociaux auront été écrasés. L’UE s’apprête à être, comme contre Grèce, Espagne ou Italie aujourd’hui, à la fois le prétexte et l’instrument, avec l’euro, pour imposer cette politique au peuple français.

Mais en France, le pouvoir fait face à un obstacle particulier. En 2005, s’est déroulé un vote et la sanction populaire est tombée. Par référendum, le peuple a rejeté à 55% la « constitution » européenne qui reprenait l’ensemble des traités européens, Maastricht, Amsterdam, Lisbonne. Une claque notamment pour Hollande et Sarkozy qui avaient posé ensemble sur Paris Match pour le TCE. Le pari de « relégitimation » de l’UE a échoué. Bien sûr, gauche et droite se sont entendues pour adopter au Parlement en 2008 le Traité de Lisbonne avec l’essentiel des dispositions techniques du TCE (pas toutes, notamment pas l’inscription directe dans la loi française des directives européennes).

Mais, aujourd’hui plus encore, avec l’expérience de l’intrusion de l’UE et de la BCE sur les pays voisins, le discrédit à 55% de l’UE demeure. Un potentiel de résistance et de contestation notamment de l’euro existe et peut être développé. Une majorité encore plus large pense que l’euro a été une mauvaise chose.

Face à cette situation, l’idéologie dominante a adapté son discours, a temporisé. Sarkozy a très peu utilisé le prétexte européen pour faire passer ses contre-réformes. Sarkozy, puis Hollande ont adopté une posture de fermeté face à l’Allemagne d’Angela Merkel.

Surtout les partis du système ont tout fait pour minimiser, esquiver la question européenne pendant l’interminable campagne électorale de 2012.

Le système a confié au FN le soin de jouer son rôle habituel de repoussoir pour discréditer toute idée de rupture avec l’UE. Le Pen fille n’a pas eu à le mener jusqu’au bout, abandonnant la question de l’euro dans sa profession de foi. L’absence des positions historiques du PCF, celles qui ont alimenté nos campagnes contre Maastricht notamment a pesé lourd, avec le choix de la direction du Parti de l’effacement dans le Front de gauche, de l’alignement derrière le PGE, la CES et le Maastrichien, « fédéraliste », Mélenchon.

Les élections passées, Hollande réintroduit la question européenne avec l’adoption du Pacte budgétaire. Sur le plan politicien, il s’est débrouillé pour l’associé dans un « paquet », soumis au vote des députés et sénateurs, comprenant un volet « croissance » qui permettra à la gauche de se différencier de Sarkozy. Notons, au passage, que ce volet « croissance » n’est qu’un instrument de plus dans l’intégration dans l’UE du capital.

Le Pacte budgétaire est avant tout un instrument politique pour mettre une pression européenne sur les peuples. Son nom de code, en jargon européen, est « TSCG » pour « Traité sur la coopération et la gouvernance de l’Union économique et monétaire ». Mais il n’est en rien comparable aux traités de Maastricht ou de Lisbonne. Il ne concerne que 25 pays sur 27 (Royaume-Unis et République Tchèque ne l’ont pas signé). Il ne reprend pas les traités antérieurs. Il ne s’y substitue pas.

Il ne contient en fait que la reprise de la partie du Traité de Maastricht concernant les conditions de déficit et de dette publics pour adhérer à l’euro. Pour les capitalistes européens, ces fameux « critères de Maastricht » ont été bien politiquement très utiles pour compresser les dépenses publiques et sociales, les salaires, tout au long des années 90. Mais dans les faits, ils n’ont quasiment jamais été respectés par un seul Etat membre. Aujourd’hui, ils ont perdu leur efficacité politique.

Le premier objectif du TSCG est de réaffirmer solennellement les critères de Maastricht dans le contexte dramatisé de « crise de l’euro ».  La propagande fonctionne à plein : pour diminuer les déficits publics (creusés par les gouvernements eux-mêmes au profit des capitalistes), pour préserver l’UE et l’euro, il faut adopter le TSCG. Une fois le TSCG adopté, le gouvernement n’aurait plus de marges de manœuvre pour faire d’autres choix que l’austérité. Sous peine de sanctions européennes. On ne connaît que trop ce discours de défausse des gouvernements français. Répétons-le, jamais, les « critères de Maastricht » n’ont été observés mais jamais l’UE n’a pris le risque d’imposer les sanctions prévues à un peuple.

Non, l’atteinte véritable à la souveraineté nationale, à la capacité des peuples à résister au capitalisme, est ailleurs : elle est dans la monnaie unique, l’euro. L’échelon national est dépossédé de sa maîtrise. Au bout de 10 ans, tous ce que, communistes, nous avions dénoncé en combattant Maastricht se produit, la mise en concurrence exacerbée entre les peuples, l’écrasement des activités, des industries des pays les plus faibles, la baisse accélérée des salaires et des droits sociaux etc. La « crise de l’euro » est maintenant à la fois le moyen d’aggraver encore ses effets mais aussi de préparer un renforcement de la tutelle de l’UE du capital sur les peuples avec une intégration bancaire puis budgétaire. NON ! Nous avons dit à non à cela à 55% !

L’autre objectif du TSCG, c’est bien que l’on ne touche pas à l’euro, au consensus pour la sauvegarde l’euro.

Voilà pourquoi, y compris pour lutter contre l’application du TSCG, c’est une fausse-bonne idée, une erreur, voire une tromperie de demander un référendum sur le TSCG, comme le font, après avoir soigneusement attendu l’élection de Hollande, des associations de la « gauche de la gauche », Copernic, Attac ou le Front de gauche.

Non, le TSCG n’est pas un nouveau Traité de Maastricht ou de Lisbonne. L’ériger au même niveau, c’est rentrer dans l’opération politique du pouvoir et de l’UE. C’est dévaloriser les 55% de 2005, le point d’appui pour lutter contre la légitimité et la fatalité de l’application traités, directives et règlements européens, y compris le TSCG lui-même.

Les propos tenus par Pierre Laurent dans son interview à Nice Matin le 15 août sont gravement inconséquents : « L’enjeu est encore plus important que pour le traité de Maastricht il y a vingt ans, qui était déjà une erreur monumentale. » Pierre Laurent décide d’effacer la portée fondamentale de Maastricht. C’est conforme avec l’abandon de la contestation de l’euro et la conversion, avec le PGE, à la « réorientation » de l’UE. Comme dit le chanteur, « une erreur, c’est facile comme un et deux font quatre ». Maastricht, une erreur ? Mitterrand ne savait pas ce qu’il faisait peut-être ! Pour Pierre Laurent, il s’agit sans doute le moyen de gommer le fossé qui sépare les communistes des socialistes comme Mélenchon, chantre en 1992 de Maastricht, qu’il qualifia de « bon compromis de gauche ».

Dans les luttes à venir, l’abandon du point de vue communiste contre l’UE est désastreux.   

A 55%, les Français ont dit NON à tous les traités de l’UE. On leur demanderait maintenant de se prononcer sur une petite partie, un codicille.

Réduire le débat européen au texte du TSCG, oui ou non, c’est rentrer dans le faux débat promu par le système sur les déficits publics. Dans le détail, le TSCG reprend exactement les critères de Maastricht « en vigueur » : 3% du PIB de déficit maximum et 60% de dettes publiques. Le seul point ajouté est une limite de déficit « structurel », c’est-à-dire du budget de fonctionnement, de 0,5% du PIB, sauf circonstances exceptionnelles. On voit le danger de rentrer dans le débat technique !

Communistes, nous ne sommes pas par principe pour des déficits publics mais pour prendre l’argent là où il est, le choix des déficits pouvant se justifier pour certains investissements. Notre problème n’est pas d’abord de s’opposer à la réduction des déficits mais qu’elle se fasse par des prélèvements sur la production de richesses détournée par les capitalistes.

La pétition de l’Huma reprend la notion de souveraineté nationale qui cesse enfin d’être confondue avec le nationalisme. Mais la perte essentielle de souveraineté ne réside pas dans les dispositifs de « sanctions » théoriques, politiques, qui seront aussi peu appliqués que ceux prévus par Maastricht mais bien dans la monnaie unique, l’euro.

On s’étonne que les promoteurs du référendum sur le TSCG ne se soient réveillés qu’après l’élection de François Hollande. Les uns et les autres ont fait semblant de croire, ont voulu faire croire que Hollande « renégocierait » le Pacte budgétaire, autrement qu’il ne l’a fait. C’était aller contre toute évidence. Le résultat de ce travail de rabattage pour Hollande est de faciliter sa position aujourd’hui pour faire passer le TSCG. Et puis, le seul fait d’imaginer que le TSCG soit « renégociable » en dit long sur l’adhésion profonde à la fatalité de l’UE du capital.

Evidemment, de référendum, il n’y en aura pas. L’affaire sera pliée au Parlement en quelques semaines. Mais comme Pierre Laurent le laisse entendre, l’objectif est sans doute ailleurs : « il faut qu’un nombre important de parlementaires de gauche s’opposent à cette ratification lors du vote en septembre ». L’initiative sur le TSCG s’inscrit dans la recomposition politique visée par le Front de gauche, comme par le PGE en Europe (ex : Syriza), constituer des « partis socialistes de gauche » pro-européens.  L’ex-rocardienne Lienemann est déjà sur les rangs pour rejoindre Mélenchon. Hamon et Montebourg, qui font paraître des états d’âme sur le TSCG, seront les contestataires de demain. Les parlementaires « verts » (élus par le PS…), chacun au nom de l’amour de l’UE, se répartissent les positionnements. On se souvient que, pressentant le résultat, le PS n’avait pas mis tous ses œufs dans le même panier en 2005 en délégant les Maastrichiens Fabius, aujourd’hui ministre des affaires étrangères, Bernard Cazeneuve, aujourd’hui ministre des affaires européennes ou Mélenchon pour canaliser le Non.

Depuis des mois, avec d’autres membres du Conseil national du PCF, des centaines de responsables et militants, nous demandons qu’une véritable initiative nationale pour la rupture avec l’UE du capital et la remise en cause de l’euro soit engagée par notre parti, dans la suite de ses positions historiques, notamment contre Maastricht, validées par l’expérience. A chaque niveau, nous nous sommes heurtés à des responsables sourds. Au CN, le débat a été refusé, comme il n’a jamais été discuté de l’initiative actuelle, tombée d’en haut, c’est-à-dire de la direction du « Front de gauche ». L’Humanité nous a envoyé la même fin de non-recevoir alors qu’abondent les tribunes des dirigeants du PG.

Aujourd’hui, plus que jamais, dans le cadre de la discussion nécessaire sur les moyens de faire échec au TSCG, nous remettons en avant notre appel et les propositions de campagnes que notre parti devrait porter :

-          Refus de l’application des traités, directives et règlements européens illégitimes

-          Nationalisation du secteur financier national

-          Dénonciation de la dette publique indue

-          Abandon de l’euro, qui dans le cas de la France, veut dire fin de l’euro et recouvrement des souverainetés monétaires nationales

-          Coopération monétaire via une monnaie internationale commune entre pays de l’UE ou non.

Contre l’alliance européenne des capitalistes, la résistance au plan national est décisive dans l’intérêt mutuel, internationaliste, des peuples!

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 07:01

Notre section s'associe pleinement à l'appel ci-dessous lancé par plusieurs membres du Conseil national du PCF. Nous invitons les camarades et sympathisants à le signer en nous le renvoyant avec leurs coordonnées à pcf15@wanadoo.fr.

 

 

 

APPEL : Le PCF doit lancer une campagne

pour la SORTIE DE L’EURO et la

rupture avec l’UE au service du capitalisme.

 

Au nom des déficits et des dettes publics qu’ils ont eux-mêmes creusés, les gouvernements européens, de droite comme de « gauche », accélèrent leur politique de coupe des dépenses publiques, de casse des systèmes de protection sociale, de privatisations. Tant qu’il détient le pouvoir, le capitalisme utilise sa propre crise à son profit.

En France, le plan Fillon n’est qu’un avant-goût de ce que ce système réserve au peuple français quel que soit le résultat des élections de 2012.

De concert, l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international aident les gouvernements à saigner leur peuple. Plus que jamais, le Traité de Lisbonne, les directives européennes, l’euro apparaissent pour ce qu’ils sont : des instruments pour coordonner les politiques antisociales.

10 ans après, les peuples ont fait leur expérience. Tout ce que nous, communistes, dénoncions, dans les années 90, en combattant le Traité de Maastricht s’est vérifié. L’euro sert à aggraver la concurrence entre les travailleurs dans et hors la zone euro, exacerbant la xénophobie. L’euro facilite les délocalisations, favorise la domination des trusts les plus puissants contre les activités en développement répondant aux besoins des populations. C’est un instrument redoutable pour tirer les salaires et les acquis sociaux vers le bas, les prix des denrées élémentaires vers le haut. C’est un outil de domination, complice du dollar, conçu pour être hors de portée des peuples et les affamer au service de la finance mondiale.

Les travailleurs ne restent pas sans lutter. Un mouvement profond de contestation se développe partout. Par millions, ils manifestent dans les rues d’Athènes de Rome ou de Paris en 2010 contre la casse des retraites.

Pour l’instant, le système et ses relais réussissent à canaliser le mouvement vers l’alternance électorale entre des forces de droite ou de « gauche », qui sitôt les élections passées, appliquent plus ou moins la même politique : Grèce, Portugal, bientôt Espagne avec les élections anticipées de novembre. La France en 2012 ?

Derrière les promesses électorales démagogiques (PS grec avait promis 5% d’augmentations des salaires avant de les diminuer de 20%), un engagement de fond révèle le consensus qui relie les forces politiques de l’alternance : l’adhésion à l’UE, la défense de l’euro.

Pour l’UE, pour l’euro, c’est l’Union sacrée de la droite, du PS, du Medef. L’idéologie dominante y met toutes ses forces : « il faut sauver l’euro » et tous les sacrifices sont bons pour cela. Les syndicats réformistes, à l’image de la Confédération européenne des syndicats (la CES), fer de lance du Traité de Lisbonne, promeuvent une soi-disant « Europe sociale » pour mieux légitimer les institutions européennes et l’euro. Les organisations du capital s’efforcent de détourner la colère populaire vers une issue qui va enfoncer encore davantage les travailleurs : le renforcement de l’UE du capital, de ses institutions qui écrasent les démocraties nationales, l’établissement d’une « gouvernance européenne ». Le point d’arrivée, c’est le sinistre « Pacte pour l’euro », une politique imposée au moyen de l’euro, synonyme d’austérité à perpétuité et de mise sous tutelle des Etats démocratiques.

En France, comme ailleurs, le système assigne à sa roue de secours d’extrême-droite le soin, comme en 1992 contre Maastricht, ou en 2005 contre le TCE de dévoyer la lutte contre l’UE du capital, en les associant au nationalisme et au racisme. Le capital joue avec le feu : ne laissons pas faire !

Les peuples, quand on leur demande leur avis ne se trompent pas : NON à Maastricht ou au TCE au Danemark, en Irlande, aux Pays-Bas ou en France. Un vote de classe, celui des ouvriers, des paysans, des employés, de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capital, s’exprime à chaque fois contre l’UE. Un rapport de force existe liant luttes et rejet de l’UE du capital.

Voilà pourquoi nous pensons qu’il est primordial que notre parti le PCF reprenne son combat de toujours contre l’intégration européenne capitaliste. Le PCF est la seule force politique conséquente qui a toujours combattu l’intégration européenne depuis la CED (l’armée européenne) en 1953 jusqu’au combat contre Traité d’Amsterdam et la monnaie unique en 1998 en passant par le Traité de Rome.

La sortie de la France de l’euro, c'est-à-dire la fin de l’euro, vu la place centrale de notre pays, n’est pas synonyme d’avènement du socialisme. Bien sûr, mais ce serait une victoire politique majeure, une mise en échec historique de l’UE, l’explosion du consensus droite/PS en France. Evidemment, pour les communistes, elle ne peut que s’accompagner que d’autres mesures fondamentales telles que la remise en cause de la dette publique indue, la nationalisation du secteur financier, une autre politique fiscale et salariale. Elle va dans le sens du refus croissant de l’application du Traité de Lisbonne, des directives et règlements européens. 

En 1992 comme en 2005, avec leur Parti, les communistes ont su aller à contre-courant. Nous nous souvenons que cela n’a pas été facile mais que cela a été finalement fécond pour les luttes. En 2012, le PCF doit refuser de céder à la pression réformiste dominante : aucune illusion ne peut être laissée, avec la CES ou le Parti de la gauche européenne, sur une réorientation contre-nature de l’UE ou de la BCE! Le débat ne saurait être esquivé dans le Parti pour cause de campagne électorale ou d’adhésion au Parti de la « Gauche européenne ».

Les institutions de l’UE n’ont d’objectif que d’éliminer les acquis sociaux et démocratiques nationaux, le droit, souvent chèrement payé, des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elles tentent de tout porter au niveau supranational où ils n’ont pas de prise mais où les multinationales sont omnipotentes. Au contraire, la résistance au plan national est décisive dans l’intérêt mutuel, internationaliste, des peuples!

Aussi, responsables, militants, sympathisants du PCF, citoyens, nous demandons publiquement que le PCF, au regard de son rôle historique, lance une campagne nationale pour la sortie de l’euro. Nous nous engageons à forcer le débat sur cette question cruciale.

 

Premiers signataires: Stéphane AURIOL (PCF-RATP, Conseil national du PCF 2005-2008), Corinne BECOURT (PCF 02, CN), Frédéric BERNABE (PCF 70, CN), Emmanuel DANG TRAN (PCF 75, CN), Fabienne DEBEAUVAIS (PCF 80, CN), Claude FAINZANG (PCF 75, CN), Eric JALADE (PCF 81, CN) ; Dominique NEGRI (PCF 38, CN)

Je m’associe à cet appel. Je demande que le PCF, dans la suite de ses combats contre le Traité de Maastricht et la « constitution » européenne lance une campagne nationale pour la sortie de l’euro en vue de rompre avec l’UE du capital.

Renvoyer à PCF Paris 15, 130 rue Castagnary, 75015 Paris. pcf15@wanadoo.fr

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Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 14:28
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 12:27

Contre la monnaie unique : le PCF avait raison!  

 

En 1996, notre parti, le PCF, lançait une vaste campagne de pétition pour un référendum sur la monnaie unique.

 

Nous étions dans la foulée de la campagne qui avait amené le NON à 49% à Maastricht en 1992. Nos arguments contre la monnaie unique, contre l’UE du capital correspondaient à la colère populaire contre la politique de Juppé.

Dans cette campagne, nous étions bien loin d’être isolés des travailleurs, comme en témoignaient les centaines de milliers de signatures recueillies, même si nous étions très loin du reste de la « gauche » (L’obscur Mélenchon, par exemple, venait d’être le porte-parole du oui à Maastricht sous les ors du Sénat où son parti l’avait confortablement installé). 

 

 

« Rien de positif ne se construira en Europe si la souveraineté de chaque peuple, fondement de la démocratie, est sapée », titrait l'Humanité Dimanche du 30 janvier 1997.

 

On sait que, quelques mois plus tard, le 16 juin 1997, Jospin, premier ministre de la "gauche plurielle" devait apporter avec Chirac la signature de la France au funeste traité d’Amsterdam qu’il refusa bien sûr d'organiser tout référendum sur la monnaie unique. 

 

L'actualité et la justesse de nos analyses apparaissent de façon confondante avec l'offensive actuelle conjuguée des gouvernements nationaux et de l'UE contre les peuples au nom du "sauvetage de l'euro".  Les ravages, le saccage des acquis sociaux et économiques des pays d’Europe avec l’UE et l’euro se vérifient tous les jours, en Grèce de façon aiguë, mais aussi dans tous les autres pays.

 

Les économistes de droite sont incapables de dire ce que l’euro aurait pu apporter aux peuples. En quoi l’euro aurait-il protégé nos pays des crises, du chômage de masse, de la désindustrialisation, de la spéculation ? En rien, au contraire puisque cette monnaie a été créée dans l’intérêt des financiers, des délocaliseurs, contre les démocraties nationales.  L’euro até  conçu pour le capital mondialisé, pour piller nos économies, détruire nos acquis sociaux.


Assez de l’euro ! Qu’une monnaie commune et le retour de monnaies nationales le remplacent !

 

Nous reproduisons des extraits d’articles de notre presse dans les années 1992/1997. Ils sont d’une telle actualité. Soyons révolutionnaires ! Combattons l’UE et l’euro !

 

« Tout le système est donc conçu pour mettre les travailleurs européens en concurrence entre eux, pour briser les protections que les structures sociales de chaque pays peuvent opposer au libre jeu de la loi de la rentabilité. Il est par nature porteur d’une tendance à la hausse du chômage. Et c’est dans une Europe ainsi verrouillée par la disparition des monnaies nationales, enchaînée aux exigences des marchés internationaux, qu’on espère pouvoir s’en remettre à un hypothétique « gouvernement économique européen » pour faire une politique favorable à l’emploi ? (Michel Manaille, collaborateur de la section économique du CN du PCF – Les Cahiers du communisme – mars 1996).

 

« La monnaie unique, avec la banque centrale européenne, constituerait l’élément essentiel d’un système de domination à travers lequel les marchés financiers pourraient imposer à chaque pays européen sa politique économique et sociale. … Dans ces conditions, on comprend le caractère illusoire des déclarations des dirigeants socialistes      affirmant que rien n’est plus urgent que d’ajouter à Maastricht un volet social… » (Pierre Zarka – Humanité dimanche – 21 mars 1996).

 

« Les pays qui connaissent des retards de développement (Espagne, Grèce, Irlande, Portugal) seront encore plus durement touchés par l’application des contraintes de l’Union économique et monétaire qui s’apparentent aux politiques d’ajustement structurel menées par le FMI dans les pays en voie de développement et plus récemment dans les pays de l’Est. » (Jean-Paul Le Marec – collaborateur du groupe « coalition des gauches » au Parlement européen – Cahiers du communisme – juin  1992). 

 

« La liquidation des monnaies nationales, loin de favoriser le rapprochement des peuples, contribuera à les opposer » (Pierre Ivorra – Humanité Dimanche du 30 janvier 1996).

 

« Le PCF propose de forger un outil monétaire pour cette solidarité. Il s’agirait de transformer la monnaie commune actuelle, l’ECU, en un véritable instrument de coopération. Les monnaies nationales seraient maintenues. Les taux de change entre elles pourraient varier. L’ECU aurait une double dimension. Il y aurait un ECU courant qui pourrait être utilisé par les Etats et les entreprises. Il serait constitué d’un panier de monnaies des Etats participants mais dans lequel le poids du mark et de la zone mark serait réduit. Un ECU de référence servirait d’étalon à la place du dollar… » (« L’Europe, les pièces du dossier, numéro spécial de l’Huma dimanche du 21 mars 1996).

 

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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 01:08

Défaite du NON au Traité de Lisbonne en Irlande : tous les moyens réunis de l’UE, du patronat européen et leurs alliés sont parvenus à déplacer 462.000 voix.

 

A l’échelle de l’UE, l’Irlande est un petit pays avec 4 millions d’habitants. C’est une constatation objective.

 

En rien, elle n’autorisait les propos méprisants des eurocrates revanchards et leurs interventions indignes pour bafouer la souveraineté du peuple irlandais en forçant l’organisation d’un 2ème référendum après la victoire du NON au Traité de Lisbonne en 2008.

Quand on pense qu’aucun de ces politiciens, Merkel, Brown, Berlusconi… n’a osé demander son avis à son propre peuple, sans parler de Sarkozy qui a lui-même violé l’expression souveraine du peuple français en 2005 contre la « constitution européenne », en se gardant bien de le faire revoter sur Lisbonne.

 

Mais, toujours objectivement, face à peuple peu nombreux, malgré tout le fil à retordre que les Irlandais, ceux qui ont fait la campagne du Non, particulièrement les militants progressistes (dont les communistes) leur ont donné, les puissants de l’Union européenne ont réussi cette fois à emporter le morceau.

 

Vendredi 2 octobre 2009, le Oui au Traité de Lisbonne l’a emporté avec 67% des suffrages exprimés. Il n’obtient cependant que l’approbation de 40% des électeurs inscrits, l’abstention atteignant 42% (en baisse de 5% par rapport à l’an dernier).

Au total, le Non a perdu 257.000 voix et le Oui a gagné 462.000 voix.

 

Ce déplacement de 462.000 voix est à mettre en rapport avec les moyens, politiques, médiatiques, financiers qu’ont déployés les tenants du pouvoir et des milieux d’affaires d’Irlande comme de toute l’Europe et leurs alliés.

 

Tour à tour, ils ont alterné les promesses et les menaces sur un pays si fortement dépendant économiquement des multinationales qui l’ont plongé dans la « crise ».

Le patron de Ryanair a ainsi lancé une campagne planétaire pour faire pression sur ces compatriotes, n’hésitant pas comme d’autres, à jouer le chantage à l’emploi.

De leurs côtés, les politiciens irlandais ont fait semblant de croire que Barroso leur octroyait des « garanties » sur l’application de Lisbonne, bidon sous tous les aspects.

(La nécessité, soi-disant obtenue, d’un accord préalable du Parlement irlandais avant l’engagement de troupes irlandaises à l’extérieur par la future agence européenne de défense en dit long sur ce que les élus français de l’UMP et du PS ont accepté.)

 

Autre soutien de poids au Oui qui doit faire réfléchir dans tous les pays, celui de la Confédération européenne des syndicats (dont toutes les centrales françaises sont maintenant membres). La CES a non seulement appelé au vote oui mais a fait directement pression sur le Congrès irlandais des syndicats, qui s’était prononcé pour le Non l’an dernier.

Voici des extraits des propos tenus par John Monks, secrétaire général de la CES : "avant de voter "non", pensez à ceux qui ailleurs en Europe espèrent la victoire du "non" : les conservateurs britanniques, les nationalistes bornés, les racistes et les fascistes. L'Europe est un bien meilleur choix pour les travailleurs que tout ce que ces groupes pourront jamais offrir". "L'Europe n'est pas un menu à la carte où vous choisissez ce qui vous plaît. C'est un "paquet" entier qui a fait de grandes choses pour l'Irlande et d'autres et qui devra en faire davantage pour que nous puissions sortir de cette crise économique". No comments !

 

Le résultat de 2009 n’efface en rien la magnifique démonstration de résistance qu’a donnée le peuple irlandais. Elle a fait reculer pendant deux ans les eurocrates. Elle a contribué, après les votes de 2005 en France et aux Pays-Bas, de 1992 au Danemark à montrer l’absence totale de légitimité et les méthodes antidémocratiques de L’UE du capital.

 

Pour la suite, la balle reste dans le camp des progressistes de tous les pays européens.

Ils ont fait ce qu’ils ont pu pour soutenir les Irlandais dans la campagne (voir l’appel des partis communistes et ouvriers).

Mais il était et est primordial d’intensifier dans chaque pays, dans les conditions nationales, le combat contre l’UE du capital. Communistes français, c’est bien ce que nous pensons, notamment concernant notre pays.

 

La victoire du Non en 2005 a montré le niveau de discrédit du l’UE, notamment parmi les travailleurs. Il n’a cessé de se confirmer depuis, par exemple, avec l’abstention record aux élections européennes de cette année.

Au plan national, un clivage politique essentiel ne cesse de se confirmer : les partisans du Oui à l’UE du capital ne s’engageront pas fondamentalement pour une politique progressiste, alternative à celle du gouvernement et président actuels.

S’opposer avec plus de force à l’application des traités, directives et autres règlements européens, instruments et prétextes à la politique antisociale du pouvoir est une priorité. Comme refuser et dévoiler le mirage de « l’Europe sociale », telle qu’on vient encore de la servir aux Irlandais.

Prenons un sujet très actuel : pour arrêter le processus de privatisation de La Poste, il est nécessaire de gagner le retrait du projet de loi qui transpose la troisième directive européenne de marchandisation, en plus de changer le statut de l’entreprise.

On le voit, défendre et reconquérir le service public de La Poste, nous n’y arriverons pas dans l’union avec ceux, même de « gauche », qui ont voté ces directives, appliqué les précédentes, approuvé Lisbonne et qui persévèrent dans ces choix.

 

Encore tous nos remerciements aux Irlandais et aux organisations progressistes irlandaises qui ont fait gagné le Non en 2008 et se sont si bien battus en 2009 !

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 11:33
L’alternative introuvable : 60% d’abstentions aux européennes. La nécessité, plus que jamais, de renforcer le PCF

Première analyse de la section du PCF Paris 15ème, 8 juin 2009

 

 

Un résultat des élections européennes éclipse tous les autres. 60,2% des électeurs inscrits se sont abstenus, auxquels il faudrait ajouter les 2% de bulletins blancs et nuls.

 

Deux comparaisons aident à interpréter ce chiffre jamais atteint :

 

1- Au référendum de 2005, l’abstention n’avait été que de 30%. On sait comment l’UE et les partis dominants en France ont décidé d’ignorer la décision démocratique du peuple français, comme celle du peuple néerlandais puis des Irlandais en réintroduisant la Constitution européenne rejetée avec le traité de Lisbonne. Il est logique que les peuples refusent de donner une caution démocratique aux politiciens et aux structures de l’UE qui les méprisent. Le Parlement européen sortant s’était lui-même prononcé à 90% pour la Constitution. L’abstention massive porte la persistance, la montée, du rejet de l’UE du capital. Ses traités, directives et règlements sont plus illégitimes que jamais pour casser les acquis sociaux et démocratiques nationaux.

 

2- Le 1er mai, l’Humanité titrait « 72% des Français soutiennent les revendications ». Ces derniers mois ont été marqués par des luttes de grande ampleur dans notre pays, dans un contexte de crise du capitalisme. A plusieurs reprises, le 29 janvier, le 19 mars, les travailleurs ont manifesté par millions. Le soutien à ce mouvement qui met en cause directement la politique du Président et du gouvernement et ses contre-réformes n’a cessé de s’étendre. Force est de constater que ce mouvement de fond, qui porte la perspective d’une alternative politique, ne s’est pas retrouvé dans la campagne des élections européennes. C’est l’autre enseignement de l’abstention qui atteint des sommets, parfois 75%, dans les villes ouvrières et les quartiers populaires.

 

Pour autant, en aucun cas, le gouvernement ne peut se prévaloir de l’expression d’un soutien majoritaire à sa politique. Ses partisans se sont logiquement davantage mobilisés. L’UMP arrive largement en tête mais son résultat, 28% des exprimés, ne représente guère qu’un Français sur 8.

 

Le PS subit, avec 17% des voix, la lourde sanction de son défaut d’opposition sur le fond à la politique européenne et aux choix nationaux du pouvoir. Les politiciens qui se présentaient comme « écologistes », ont, ce n’est pas la 1ère fois aux européennes (cf 1989), été mis en avant comme vote défouloir sans conséquence. Les travailleurs n’ont rien à en attendre. L’engagement ultralibéral et anticommuniste de M. Cohn-Bendit ne s’est jamais démenti pendant que l’opportunisme politicien de M. Bové s’affirme.  

 

Comme des milliers de communistes dans tout le pays, nous avons mis au centre de notre action pendant la campagne électorale le contenu du vote communiste qui seul pouvait donner un sens au vote lui-même.

Dans la suite des campagnes de notre parti en 1992 contre Maastricht, en 2005 contre la constitution européenne, nous avons affirmé le refus de l’intégration dans l’UE du capital et de sa fatalité.

Nous avons mis en avant les possibilités de rassemblement et de convergences de tous ceux qui luttent pour commencer à faire plier le pouvoir dès maintenant.  

 

Cette campagne militante, qui continue, a permis de multiplier les contacts, de réaliser des adhésions, de collecter des milliers de signatures pour le retrait de la Loi Bachelot contre l’hôpital public…

 

Mais nous vérifions aujourd’hui que la stratégie du « Front de gauche » a empêché notre parti de jouer pleinement son rôle pour l’alternative politique dans ces élections. Tous les communistes devront y réfléchir.

 

Malgré la force du NON de 2005 et le rôle qu’a joué le PCF dans cette victoire, malgré la crise du capitalisme et l’actualité renouvelée de nos fondamentaux idéologiques, malgré l’ampleur des luttes sociales, malgré le discrédit du PS (28% en 2004), les listes du « Front de gauche » stagnent par rapport aux les listes de rassemblement présentées par le PCF en 2004 : 6,05% des suffrages exprimés (2,4% des inscrits) contre, en 2004, 5,90% des exprimés (2,5% des inscrits). Elles n’ont pas détourné de l’abstention. Avec 1.038.000 voix, le Front de gauche sur toute la France fait moins que le vote communiste aux cantonales de 2008 dans une moitié du pays (1.150.000 voix rien que sur les 50% de cantons renouvelables).

 

Une première analyse dans le détail tend à montrer le Front recule souvent dans les villes ouvrières et les quartiers populaires, malgré l’action militante des communistes, mais capte une parti du vote socialiste, notamment dans les centres-villes. Ces résultats et l’émiettement des votes pour les autres listes permettent de faire réélire le même nombre de députés PCF, Jacky Hénin et Patrick Le Hyaric, et de faire élire à Strasbourg Jean-Luc Mélenchon et une militante associative, Marie-Christine Vergiat.

 

Le choix, imposé aux communistes par la direction du PCF, de la stratégie du « Front de gauche » et la campagne nationale ont brouillé nos positions, d’autant que Jean-Luc Mélenchon s’est rapidement imposé, c’était prévisible, comme porte-parole national. L’engagement « pro-européen » de la campagne (Mélenchon a été un ardent partisan de Maastricht), la perspective politique reportée à une victoire de la « gauche » en 2012 (déjà Mélenchon tend la main à Cohn-Bendit), la priorité donnée aux enjeux institutionnels ont dilué le sens du vote communiste.

 

Le caractère « unitaire » du Front de gauche, mis en avant malgré l’insignifiance de nos partenaires (2800 adhérents pour le Parti de gauche, 250 pour la « Gauche unitaire »), a révélé davantage un glissement sur les positions de fond historiques du PCF et un appel du pied à l’électorat socialiste qu’une démarche de rassemblement correspondant à l’aspiration à la convergence des luttes.

 

Nous continuerons à nous opposer à toute perspective de poursuite de la dilution du PCF dans ce type d’alliances aux contours et aux contenus incertains. La direction du PCF doit écarter sans ambiguïtés et définitivement le scénario de fusion dans un « parti de gauche » tel que Mélenchon et certains dirigeants du PCF le proposent. La place de notre parti est plus que jamais dans la lutte des classes.

 

Sans attendre, nous continuons notre action dans les luttes, dans les entreprises et les quartiers du 15ème. Le 13 juin a lieu une nouvelle et très importante journée nationale de manifestations à l’appel des organisations syndicales.

Dès cette occasion, montrons que le rapport de force pour mettre en échec la politique de Sarkozy-Fillon est toujours bien là. Les élections européennes ne pouvaient pas sonner l’heure de l’alternative politique. Les luttes et leurs convergences si !

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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 10:41

Abstention : 47,2%

 

Blancs et nuls : 0,84%

 

 

UMP - Nouveau Centre :               25.856 voix – 37,60%

Cohn-Bendit :                                  15.379 voix – 22,37%

PS :                                                   8.874 voix – 12,91%

MODEM :                                          6.333 voix – 9,21%

Divers droite (Rivière) :                  2.355 voix – 3,42%

Front de gauche :                           2.062 voix – 2,99%

FN :                                                   1.934 voix – 2,81%

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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 10:15

Combattre l’Union européenne, instrument régional de la mondialisation capitaliste

 

Extrait du texte alternatif du 33ème congrès : « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes ! ».

 

 

En aucun cas, notre engagement internationaliste ne se confond avec un quelconque mondialisme qui nierait l’existence des nations, l’exigence de la souveraineté des peuples.

 

Nous considérons que le cadre national, pour ce qui concerne la Nation française, reste le lieu principal de la lutte des classes, de la résistance au capitalisme mondialisé. Par leur Histoire et leur cohésion, les nations constituent des freins, non seulement économiques, mais aussi sociaux et culturels, autant d’obstacles à la mondialisation. Elles sont le cadre le plus propice pour réaliser un rapport de forces politique favorable à la satisfaction des besoins du peuple, pour engager une rupture ouvrant la voie au socialisme.

 

Le capital l’a bien compris. Il pousse à l’intégration (à la désintégration) des nations dans des blocs régionaux, pour mieux soumettre les peuples.

 

L’Union européenne a été conçue dès le départ dans cet objectif. Ses promoteurs cherchent à imposer la marche vers une entité européenne supranationale sur laquelle les peuples n’auraient pas de prise démocratique mais où les multinationales seraient toutes puissantes. Ils cherchent à abattre le cadre majeur de l’expression démocratique des peuples, de la souveraineté populaire : la souveraineté nationale autrement dit le droit, souvent si chèrement acquis, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tout projet de « constitution » européenne en est la négation même. C’est pourquoi les eurocrates cherchent par tous les moyens à en imposer une.

 

L’UE est une machine de guerre contre les acquis sociaux et démocratiques des peuples. Les traités européens, Maastricht, Amsterdam, Nice, les directives et les règlements de Bruxelles en sont les rouages. Ils servent de prétextes et de moyens à la politique de régression économique et sociale des gouvernements français pour démanteler les services publics, la Sécurité sociale, pour casser le code du travail, pour faire des coupes claires dans les dépenses publiques et sociales. L’UE organise la mise en concurrence des travailleurs (ex : Bolkestein), facilite les délocalisations, les flux de capitaux au service de la mondialisation capitaliste.

 

Combattre et récuser la dictature de l’UE au service du capital est une priorité pour les communistes français. Dans cette lutte primordiale, notre action doit viser à identifier les responsabilités, notamment celles des gouvernements, à situer les points de résistance nationaux pour vaincre le fatalisme et la résignation que l’UE alimente. 

 

Dans la lutte contre l’UE, le niveau national reste déterminant. L’UE supranationale a été créée de toutes pièces par les gouvernements bourgeois et socio-démocrates nationaux pour mieux répondre aux exigences du patronat et du capitalisme en voie de mondialisation. Elle n’a aucune légitimité démocratique en elle-même et ne peut pas en avoir. Aujourd’hui, contrairement à ce que l’on s’implique à inculquer aux citoyens des différents pays, chaque traité, directive ou règlement est cosigné, en conseil européen, par le gouvernement et le président français. Chaque directive fait l’objet d’une « transposition » en droit français qui doit être approuvée par le Parlement. Les gouvernements français successifs se réfugient, se défaussent devant le peuple, derrière la « contrainte européenne » alors que ce sont eux qui adoptent les directives. Sur le plan institutionnel, la France conserve d’importantes possibilités de s’opposer à la dictature de l’UE, d’autant plus que la « constitution » européenne a été mise en échec.

Sur le plan politique, les convergences d’intérêt et de lutte potentielles sont telles que l’on peut gagner  le rapport de forces au plan national pour mettre en échec la poursuite de l’ensemble de l’eurodémolition de Maastricht. L’application des traités, directives et règlements iniques et illégitimes a cessé d’être une fatalité. La victoire du NON au référendum, en France et aux Pays-Bas, au bénéfice de tous les peuples, vient d’ouvrir une brèche.

 

Nos positions sur l’Europe doivent découler de ces observations.

 

Rejet de tout l’édifice européen supranational existant et lutte contre toute tentative pour l’étendre :

-          Opposition à toute « constitution » européenne, à tout « processus constituant ».

-          Sortie de la France de l’euro et de la BCE avec rétablissement de la souveraineté monétaire et du franc et proposition de constituer une monnaie commune d’échange et de coopération.

-          Dissolution de la Commission européenne.

-          Sortie de la PAC pour sauvegarder notre agriculture.

-          Rejet de « l’Europe des régions ».

-          Rejet de tout élargissement de l’UE.

 

Refus de l’application en France des traités et directives européens, du pacte de stabilité que le vote du 29 mai vient d’invalider notamment concernant la mise en concurrence des travailleurs, des activités de service public…

Défendre EDF-GDF publiques, La Poste ou la Sécurité sociale, c’est la meilleure façon de s’opposer à Maastricht et aux directives européennes et de les mettre en échec.

 

Les luttes dans chaque pays restent déterminantes. Nous voulons les faire converger en Europe et au-delà. Les salariés, le peuple français ont besoin de développer des échanges entre Nations (européennes ou non) fondés sur des coopérations mutuellement avantageuses, par exemple entre services publics nationaux, dans les domaines de la recherche, des nouvelles technologies, de la protection de l’environnement, des échanges commerciaux internationaux notamment pour lutter contre le dumping social…

 

Rejetons le « mythe » européen !

 

Nous subissons une campagne idéologique de grande envergure, omniprésente, pour nous inculquer la nécessité de « l’Europe ». Tous les arguments sont bons pour justifier le soutien à l’UE du capital, même les plus ridicules ou les plus dangereux. On nous vante ainsi l’UE de la concurrence impitoyable entre les individus au nom de l’amitié entre les peuples.

Les forces du capital ont intérêt à prôner l’intégration européenne. Elles suivent leur logique de classes. Mais moins compréhensible est le raisonnement de ceux qui le préconisent tout en se réclamant de valeurs progressistes, de « l’antilibéralisme ».

 

Pour certains, construire « l’Europe » serait devenu la condition de tout progrès social. L’échelon supranational, les institutions de l’UE (même à « démocratiser radicalement ») seraient devenues le niveau décisif quasi unique de l’action politique. Ils ne cessent de clamer leur « besoin d’Europe ».

 

Même au nom des objectifs les plus généreux (les plus utopiques), c’est aller totalement à l’encontre de l’intérêt des peuples, des travailleurs de chaque pays que de chercher à légitimer, à relégitimer, l’UE supranationale du capital, une structure des institutions conçus contre eux, quasiment inaccessibles, le niveau où le rapport de forces est le plus défavorable et où les dés sont pipés dès le départ. Comment s’opposer à la casse d’un service public en France si on accepte la légitimité de la directive européenne qui lui sert de prétexte ou, ce qui revient au même, si l’on porte comme revendication la « réorientation » de ladite directive ?

 

Renoncer à se battre en France pour défendre les acquis sociaux et démocratiques de notre peuple, l’héritage des luttes, de la Révolution française, de la Commune de Paris, du Front populaire, du programme du CNR, de 1968 pour construire « l’Europe sociale » avec Blair, Merkel, Berlusconi, Sarkozy, Barroso ou encore Bolkestein, sans parler des dirigeants des pays d’Europe de l’est, quelle duperie !

Cela va à contresens du vote de résistance du 29 mai en France et aux Pays-Bas, qui aurait été suivi par bien d’autres victoires si les gouvernements n’avaient pris garde d’annuler les référendums prévus.

Des idées d’apparence progressiste se révèlent être des chimères dangereuses et contre-productives pour les luttes. Ainsi les mots d’ordre séduisants d’ « Europe sociale » (repris par tous les partisans du OUI…) ou de « services publics européens » valident l’intégration européenne, redonnent une légitimité aux eurocrates pour saper les services publics et les systèmes de sécurité sociale nationaux sur lesquels pourraient se construire des accords de coopération. Gardons-nous de les reprendre !

 

Non, une « autre UE » n’est pas « possible », et pour longtemps. Ce n’est pas dans ce cadre mais contre lui que nous avons une chance de faire grandir les coopérations entre les peuples pour s’opposer à la mondialisation capitaliste.

 

La direction du PCF a progressivement tourné le dos à ce qui avait toujours été l’analyse et les positions du Parti sur l’UE. Un tournant a eu lieu en 1998 avec l’abandon de la campagne contre le traité d’Amsterdam et l’Euro. Depuis, les glissements se sont succédé depuis la posture « euroconstructive », l’objectif de « réorientation progressiste de la « construction » européenne », jusqu’à s’inscrire maintenant dans la revendication d’un « processus constituant » et d’un « nouveau traité constitutionnel ». Ces positions sont partie intégrante et essentielle de la « Mutation » réformiste du PCF que nous remettons en cause. Le résultat du référendum, la campagne que nous avons menée nous confirment dans cet objectif.

 

Non au nationalisme et à l’impérialisme européens !

 

Les propagandistes zélés de l’idéologie dominante fustigent le supposé nationalisme des adversaires de l’UE. Défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la souveraineté populaire, les acquis sociaux et démocratiques de notre peuple, défendre l’appareil productif national, les services publics à la française, est totalement à l’opposé du nationalisme comme avec les positions identitaires et racistes des Villiers ou Le Pen.

En revanche, il y a lieu de s’inquiéter de la volonté de développement d’un nationalisme européen que certains cultivent même sans s’en rendre compte.

Les démonstrations d’attachement passionné et irraisonné à l’Europe (« J’aime l’Europe »), les discours pour « renforcer l’Europe » et sa puissance, correspondent étroitement à la définition du nationalisme.

Dans le contexte d’affaiblissement relatif de leur puissance dans la mondialisation, la majorité des capitalistes français et des autres pays européens ont fait le choix de s’unir pour prolonger ensemble leur domination, non sans contradictions entre eux, en constituant une nouvelle puissance impérialiste, tantôt alliée, tantôt rivale des Etats-Unis, bientôt de la Chine.

L’euro se veut un concurrent du dollar comme monnaie de domination.

Cette volonté de puissance se retrouve sur le plan des relations internationales et sur le plan militaire, comme le projet de « constitution » l’a mis en évidence.

 

Notre rôle de communistes, dans la fidélité aux combats du PCF contre le colonialisme, le néocolonialisme français, contre la Communauté européenne de défense, est de dénoncer et de nous opposer sans faille à cet impérialisme naissant, néfaste pour les populations européennes, dangereux pour les autres peuples du monde, pour la paix.

 

Prétendre, comme le fait maintenant la direction mutante du PCF, que l’UE supranationale pourrait se constituer en acteur mondial, en bloc militaire intégré, pour oeuvrer en faveur de la résolution des conflits et du développement « durable » dans le monde, « en s’émancipant de l’OTAN », c’est au mieux de la naïveté.

Le peuple yougoslave porte dans sa chair les marques de cette logique qui a amené le PCF à ne pas mobiliser contre la guerre des Balkans (comme ensuite en Afghanistan).

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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 16:11
-  Montrer dans les urnes le niveau de l’opposition fondamentale, telle qu’elle se manifeste dans les luttes, à la politique au service du Medef aggravée par le gouvernement actuel

-  Affirmer le refus de l’application en France des Traités, directives et règlements de l’UE dont se sert le gouvernement pour casser nos acquis sociaux et démocratiques.

-  Renforcer le seul grand parti à s’être opposé avec constance à l’UE du capital, notamment lors des campagnes du NON au Traité de Maastricht en 1992 et du NON à la « constitution » européenne en 2005.


Le 7 juin, votez pour les candidats présentés par le PCF !

 

 

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