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Actualités - Alternative politique

Samedi 5 décembre 2009 6 05 12 2009 10:39
Les luttes des uns sont les luttes des autres et vice-versa.
Les tracts que nous diffusons dans les entreprises et les quartiers du 15ème cette semaine:

Suites des actions et de la grève pour le retrait du projet de loi contre la Poste:

Tract La Poste, actualisé le 3 décembre


Contre les suppressions d'emploi dans les hôpitaux (AP-HP), la logique et l'application de la Loi Bachelot, exemple de la lutte à l'hôpital Ambroise Paré de Boulogne

Tract hôpital, actualisé 1er décembre

Pour la (re)nationalisation  du secteur bancaire, après les mouvements des salariés des banques (encore LCL le 2 décembre) pour les salaires, lien avec les usagers-clients, l'économie nationale et la Banque Postale:

Tract Banque, actualisé 2 décembre
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 11 2009 22:06

Le 24 novembre : des employés de banque aussi en grève !

 

L’exigence de renationalisation des banques plus forte que jamais !


Le 24 novembre, le même jour que les postiers et les enseignants, les employés de plusieurs grandes banques étaient appelés à la grève par leurs organisations syndicales, principalement sur la question des salaires. A la Société Générale, la direction admet 8,5% de grévistes correspondant à 20% selon les syndicats. 10 à 20% chez HSBC (la banque de Hong Kong qui a avalé le CCF après sa privatisation).

Au Crédit Lyonnais aussi (LCL), une journée d’action est prévue le 2 décembre.

Ces résultats, dans le climat de pression sociale qui règne dans ces entreprises, traduisent un mouvement profond, inédit depuis des années.

Les manifestations devant les sièges de la Défense et des Champs-Elysées ont pris une haute signification. Les « dérives » du secteur bancaire ont été l’instrument et le symbole de la « crise » du capitalisme depuis 2 ans, du détournement de milliards d’euros issus du travail vers la finance.

Les employés de banque sont les premiers pressurés par ce système qui récompensent à coups de dizaines de millions d’euros ses meilleurs « traders » mais écrasent leurs salaires et leurs conditions de travail.

Les clients de la banque de détail, notamment les salariés, les retraités sont ponctionnés toujours plus systématiquement.

Les activités productives en France vers lesquelles devraient se diriger le crédit sont laissées à bout de souffle.

Et le gouvernement, qui a montré qu’il détenait toutes manettes de contrôle, a utilisé la crise pour renflouer les voleurs de la finance aux frais de la collectivité et aux dépens du pays.

Que nous soyons salariés, clients-usagers des banques, citoyens, il est temps de dire « stop ». Assez ! L’activité bancaire est une activité économique essentielle au pays : elle doit être entièrement placée sous le contrôle de la Nation, nationalisée !

 

Les salariés taillables à merci ? 0,7% d’augmentation en 2010 à la Société Générale!

 

Les patrons de la Société générale font de la provocation sans le savoir. Contrits, ils concèderaient 0,7% d’augmentation des salaires en 2012 aux 60.000 salariés du groupe en France, 10 à 20 euros par mois.

Dans le même temps, ils ont distribué, ils se sont distribué 268 millions d’euros de « bonus » pour 2008 et déjà 165 millions au titre de 2009. La seule récompense du meilleur « trader », 10,75 millions d’euros représente 180 euros par an et par salarié. 

Dans le même temps encore, les profits enregistrés, toujours positifs même au cœur de l’affaire Kerviel, atteignent de nouveau les 450 millions d’euros par trimestre. Pour 2008, malgré la crise, les dividendes par action ont été augmentés de 33%.

Dans le même temps toujours, la direction de la Société générale entend alourdir de 25 à 50% le nombre de clients dont les agents devront s’occuper dans leur « portefeuille » et menace de supprimer des emplois au nom de l’automatisation des tâches.

La colère et l’exaspération des employés de la SG sont complètement justifiées !

 

Les clients tondables à l’infini ? Usagers solidaires parce qu’ayant  les mêmes intérêts!

 

La Société générale caracole en tête du Palmarès des banques infligeant les plus hauts tarifs bancaires à ses clients particuliers, ou professionnels. Une récente enquête comparative (septembre 2009) a montré que les banques de détail en France facturaient en moyenne 154 euros de frais par client et par an contre 58 euros en Belgique, pays, à ce l’on sache, tout aussi développé. Et encore, il s’agit de moyenne, les banques ayant trouvé dans les familles de salariés aux revenus modestes, ayant recours au découvert, une source de profits aux confins de l’usure.

Pour la Société générale et ses actionnaires, la banque de détail représente une rente de 1,3 milliard d’euros de profits assurés par an. Et c’est plus ou moins pareil dans les autres banques.

Cela ne peut plus durer !

 

Placer l’Etat devant ses responsabilités

 

Le gouvernement, au prétexte de la crise, a injecté vers les banques très facilement les milliards d’euros qu’il refuse aux dépenses sociales et économiques utiles.

La Société générale, par exemple, a bénéficié de 4 milliards d’euros de prêts qui lui ont permis de faire faire à ses actionnaires une impressionnante culbute avec l’augmentation du cours de l’action en bourse de 17 à 54 euros en quelques mois de 2009! Les hauts-cadres qui ont touché des stock-options sont gavés !  

Le gouvernement, au nom de l’Etat, n’est pas uniquement capable de renflouer les banques à nos frais. Il a montré qu’il avait une influence déterminante sur tout le secteur mais qu’il l’utilise contre le pays.

Aujourd’hui, il est question de rapprocher de la Société générale le groupe Dexia, issu de la privatisation du Crédit local de France et qui a fait l’objet de 3 milliards d’injection directe d’argent public tout en continuant à rançonner les collectivités locales.

Les gouvernements successifs sont aussi à l’origine du naufrage de Natixis, issu entre autres du démantèlement d’un tiers de la Caisse des dépôts. Le gouvernement actuel s’en sert aujourd’hui pour fusionner les Caisses d’épargne et les Banques populaires en menaçant des dizaines de milliers d’emplois et en éloignant encore davantage ces institutions de leurs vocations mutualistes et de protection de l’épargne populaire.

 

Le secteur financier doit être directement sous le contrôle démocratique de la Nation.

En renflouant les banques, le gouvernement a fait bien attention de ne pas rentrer directement dans le capital. La bataille pour le contrôle public national du secteur financier et la renationalisation des banques n’en est que plus prioritaire.

 

La défense du caractère public de la Banque postale, seule banque qui ait échappé à la crise financière, l’action pour sa réintégration dans l’Etablissement public de La Poste, le mouvement contre la privatisation de La Poste en général font partie de la mobilisation nécessaire, dans l’intérêt de l’ensemble des salariés du secteur bancaire, de l’ensemble des usagers, du pays.

 

Société générale, Crédit Lyonnais, BCPE, HSBC, avec La Poste, etc : salariés, clients tous ensemble !

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Mardi 24 novembre 2009 2 24 11 2009 12:37
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 11 2009 11:44
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Avec les postiers, les enseignants, les employés de banques à partir du 24 novembre,

CONVERGENCES pour une autre politique tout de suite

 

Pendant que le gouvernement endette le pays de 150 milliards d’euros rien que pour 2010, aux dépens des dépenses publiques et sociales utiles au plus grand nombre, mais pour alimenter les profits des multinationales et les revenus des plus riches,

 

Pendant que le chômage progresse de 50.000 victimes par mois, que les salaires réels baissent, que la vie de tous les jours devient plus difficile pour la majorité des salariés,

 

Pendant la vie politique médiatisée se concentre sur des rivalités de personnes et des combinaisons politiciennes pour les élections de 2012 pour nous laisser subir,

 

Des centaines de milliers de salariés résistent et se battent.

Leurs luttes affrontent toutes la politique du pouvoir au service du patronat et portent une exigence de rupture. Elles présentent toutes un caractère d’intérêt général.

 

Ainsi à partir du 24 novembre, les postiers engagent une grève reconductible avec leurs organisations syndicales face au projet de loi qui veut transformer La Poste en SA et casser le monopole public subsistant en « transposant » une directive européenne.

Des millions d’usagers ont déjà apporté leur soutien à cette bataille contre cette nouvelle étape de la privatisation, pour la défense d’un service public essentiel à la vie quotidienne, à la vie économique, à l’aménagement du territoire, à l’accès de tous aux services bancaires,etc aussi pour la défense de dizaines de milliers d’emplois directement menacés.

Un rapport de forces existe pour gagner le retrait du projet de loi, commencer à inverser le processus de privatisation. Une telle victoire débloquerait de nombreuses aux luttes et la perspective politique.

 

Le 24 novembre aussi, les enseignants et autres personnels de l’éducation nationale, des universités et de la recherche sont également appelés à la grève. Encore 16.000 suppressions d’emplois sont programmées pour 2010, cela fera 50.000 en cinq ans. Le projet de réforme du lycée le confirme : le pouvoir veut accélérer l’éclatement de l’éducation nationale, la marchandisation de l’enseignement. Des formations plus inégalitaires, plus chères pour les familles et les étudiants, répondant aux besoins à court terme d’un patronat qui organise le déclin de l’économie du pays : voilà son projet à long terme. Pour l’immédiat comme pour l’avenir, l’immense majorité de la population a intérêt à soutenir les profs.

 

Toujours ce 24 novembre, les employés de la Société Générale sont également appelés à la grève. La banque, comme ses sœurs, a repris de plus bel ses activités spéculatives, tout en continuant à facturer au prix fort ses services aux clients ordinaires. Elle affiche un profit insolent de 450 millions d’euros pour le seul 3ème trimestre.

Mais côté salaires, la direction de la Société générale propose 0,7% d’augmentation en 2010 tout en agitant la menace de suppressions d’emploi et en alourdissant la charge de travail.

Alors encore qu’on apprend que certains traders ont touché des millions d’euros de bonus, 10,75 millions pour un seul individu, en pleine « crise ». Inacceptable ! D’autant plus que le gouvernement lui a octroyé généreusement un prêt de 4 milliards d’euros qui a permis de faire considérablement remonter le cours de l’action et qu’il a renoncé à surtaxer de 10% les bénéfices des banques. Les revendications des agents de la Société Générale sont plus que légitimes. Elles posent la question de la reconquête d’un secteur financier nationalisé et souligne l’importance de la défense de La Poste publique.

 

Salariés, toutes ces batailles sont les nôtre. Dans le bassin d’emploi de la Plaine Balard, qui n’est pas concerné ? Certainement pas les salariés des Banques populaires après la fusion avec les Caisses d’épargne et la politique spéculative désastreuse téléguidée depuis des années par le pouvoir (Natixis)?

Certainement pas les agents de l’HEGP alors que 1150 suppressions d’emploi sont annoncées à l’Assistance publique !

Certainement pas les salariés de France Télévisions sur lesquels pèse la contre-réforme du financement du service public de l’an dernier !

Certainement pas les agents du PMU menacés par la perte du monopole sur les paris hippiques !

 

La libéralisation des jeux d’argent :

tout un symbole de la politique au service du Medef et du capital !

 

Ensemble, gagnons une rupture politique tout de suite ! Soutenons les luttes des uns et des autres et réciproquement !

 

 

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Mardi 10 novembre 2009 2 10 11 2009 17:08

Il s’en prend à la lauréate du Prix Goncourt au nom de la « cohésion nationale ». Aucune tolérance pour les dérapages calculés d’Eric Raoult (UMP).

 

Dans les débats nauséabonds lancés par le gouvernement autour de la notion « d’identité nationale », le député UMP Eric Raoult trouve à déployer tous ses vices politiciens.

Instiller la haine, la haine de l’immigré, les bas instincts racistes, sans pouvoir être directement pris en faute, voire même en se parant des valeurs détournées de la République ou de la laïcité, voici ce qui devenu la spécialité de son populisme au service du pouvoir.

 

Dernière démonstration en date : la question écrite au ministre de la culture qu’il rend publique ce 10 novembre 2009.

Il y prend à partie la romancière Marie N’Diaye. Il lui reproche d’avoir affirmé dans une interview à la presse qu’elle trouvait « monstrueuse » la France de Sarkozy et « monstrueux » les ministres Besson et Hortefeux.

Raoult a vu dans ces tournures une occasion de remuer la boue comme il sait faire.

Il accuse donc Marie N’Diaye de ne pas respecter « la cohésion nationale et l’image de notre pays ». Il demande au ministre d’appeler la romancière à un prétendu « devoir de réserve » qui s’imposerait à elle depuis qu’elle a reçu le prix Goncourt, non sans ajouter qu’une « personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France (comme le mot est subtilement choisi !) se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions ».

 

S’en prendre à la liberté d’expression en insinuant qu’une personnalité française d’origine sénégalaise ne respecte pas l’identité nationale, la façon pour Raoult de faire d’une pierre deux coups.

Dans le même registre, Raoult a été dernièrement l’un des initiateurs de la mission parlementaire sur le port de la « Burqa » dont il est maintenant le rapporteur à l’Assemblée.

 

Face à ces dérapages calculés, il n’y a aucune place pour la naïveté, la tolérance et encore moins pour la complaisance.

Il n’y a pas à rentrer dans les débats douteux vers lesquels Raoult, Besson ou Hortefeux tentent de détourner l’attention et la colère sociale.

On ne doit que dénoncer leurs intentions et leur politique avec la plus grande fermeté.

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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 10 2009 09:41

Fermetures d’usines, délocalisations, hausse du chômage, baisse des salaires, des retraites, dégradation de la protection sociale, casse des services publics, pénurie de logements… :

STOP à la politique du gouvernement !

Grève et manifestation des ouvriers de l’industrie, des cheminots, des enseignants, des postiers avec le soutien de millions d’usagers… :

ENSEMBLE, commencer à mettre le pouvoir sarkozyste en échec

 


Un rapport de force existe pour faire reculer le gouvernement et commencer à rompre avec la politique au service des plus riches. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est un constat. Le pouvoir le fait aussi de son côté.

Tout ce qui a motivé la force des journées de grèves et de manifestations du début de l’année (3 millions dans les rues le 19 mars) est encore plus vrai.

 

600.000 chômeurs de plus cette année, une baisse des salaires pour ceux qui gardent leur emploi, même quand ils travaillent plus, 140 milliards d’euros de nouveaux déficits publics dont il veut nous faire payer la note : le bilan de Sarkozy est éloquent. C’est exactement le contraire de ses promesses.

La « crise » a bon dos. Elle sert de prétexte et de moyen pour aggraver encore les choix qui l’ont causée. Encore plus de casse des acquis sociaux, d’injustice sociale, de cadeaux au patronat qui délocalise, aux banques déjà renflouées à nos frais… C’est devenu évident pour le plus grand nombre.

On en passe.

Est-ce que tous les salariés, retraités, jeunes se résignent, font le choix de subir en attendant d’illusoires jours meilleurs, comme on commence à leur en promettre pour 2012 ?

Non, pas du tout, quoiqu’en disent les media à la botte ! Les luttes n’ont pas cessé de se multiplier, même cet été.

Le 22 octobre, 30.000 ouvriers, représentant leurs collègues de près de 200 usines de la métallurgie, de la chimie… du pays, ont défilé dans les rues de Paris pour montrer leur détermination à arrêter la politique qui accompagne la casse industrielle du pays.

Il n’est pas admissible que Renault ou PSA importent plus d’automobiles et de pièces des pays à bas salaires qu’ils n’en produisent en France. Il n’est pas acceptable que 65 milliards d’euros d’argent public soient distribués aux entreprises qui suivent ce type de stratégie, que le pays renonce à intervenir, notamment par la nationalisation et la formation, pour maintenir des filières d’excellence, répondant aux besoins.

Les agriculteurs n’acceptent pas de ne pas être rémunérés pour leur travail parce que l’UE dérégule les marchés, organise la concurrence avec des pays où, par exemple, il n’y a pas de protection sociale pour les saisonniers.

A France-Télécom, les salariés réagissent devant l’exploitation et le « management » par le harcèlement destiné à accélérer la casse de ce qui reste de service public et d’esprit de service public.

Les usagers en sont aussi directement victimes : est-ce normal que nous payions les communications sur les portables quatre fois leur prix pour combler des actionnaires?

A la SNCF, un tiers des agents (50% à Montparnasse) ont fait une première journée de grève le 20 octobre contre le projet de démantèlement du fret et d’éclatement de l’entreprise en vue de la privatisation.

Le même jour, les agents du pôle emploi ont fait grève à 50% pour exprimer leur exaspération devant la sape des moyens humains pour aider à la recherche d’emploi et à la formation, au moment même où le chômage explose.

On pourrait encore citer bien d’autres exemples de lutte.

La convergence des luttes, c’est bien ce que craint le gouvernement.

Il le montre en jonglant avec le calendrier, à la fois pressé par le Medef d’aller vite en besogne et méfiant devant le risque de coïncidence entre plusieurs grands mouvements.

La loi contre La Poste était initialement programmée pour le début de l’année. Elle a été reportée au deuxième semestre pour que la lutte ne se développe pas en même temps que les grandes journées de manifestation.

En décembre 2008 déjà, devant le début du mouvement lycéen, Darcos a préféré repousser d’un an le projet de loi contre le lycée, pour qu’il ne coïncide pas avec le mouvement étudiant. Voilà maintenant que Sarkozy cherche l’apaisement, reporte encore le projet et en atténue le contenu. Il ne faudrait pas que les lycéens rejoignent les postiers !

La loi Bachelot contre l’hôpital public a fédéré et fédère toujours presque toutes les catégories contre elle. Le gouvernement a réussi à la faire voter pendant les élections européennes qui ont servi de diversion.

Le deuxième volet de la « réforme » Fillon de 2003 (les 41, 42… annuités ) contre la retraite solidaire était prévu pour 2009. Il a été reporté sans mot dire à 2010.

L’année prochaine, les 35.000 nouvelles suppressions d’emploi dans la fonction publique programmée dans le budget 2010 attaqueront directement les services de l’Etat dont l’éducation nationale.

 Les convergences de luttes ne se décrètent pas. Mais elles se construisent. Et c’est indispensable devant un tel programme.

 Dans les semaines qui viennent, il se présente plusieurs dates consécutives dans le calendrier du mouvement social.

Les mouvements de lutte se développent à nouveau dans les hôpitaux contre l’application de la loi Bachelot,

par exemple contre la fermeture programmée de 180 services de chirurgie, les milliers de suppressions d’emplois dans les CHU, notamment à l’Assistance Publique- hôpitaux de Paris… 

Les syndicats d’enseignants appellent à la grève nationale le 24 novembre. A peu près à la même date le mouvement des cheminots va reprendre.

 

Enfin, la bataille de La Poste ne cesse de prendre de l’ampleur.

Elle peut être le point de convergence et de rassemblement populaire qui mettent en échec le gouvernement.

Le 22 septembre, 100.000 postiers faisaient grève dans le pays. La veille, 50% des agents manifestaient leur rejet de la déstructuration des bureaux de poste parisiens.

Le 3 octobre, par centaines de milliers, les usagers ont montré leur volonté de s’opposer à la loi de privatisation.

Dans ce sens, nous prolongeons la mobilisation en faisant signer la pétition pour le retrait du projet de loi de transformation de la Poste en société anonyme et de mise en concurrence de toutes les activités postales au nom de l’UE.

2880 signatures ont été collectées dans les quartiers et les entreprises du 15ème.

A partir du 3 novembre, l’examen du projet de loi contre la Poste va débuter. De multiples mouvements locaux se poursuivent. Un mouvement général est en vue également pour la fin du mois.


Ces jours sont propices au développement de vastes convergences de luttes, permettant une ou plusieurs premières victoires.


C’est là que se situe la perspective d’une alternative politique maintenant, et non dans la préparation à « gauche » des candidatures aux élections présidentielles de 2012, dans 31 mois, dont, sans intervention populaire, on ne pourra rien attendre qu’une nouvelle alternance.  

Ensemble, faisons en sorte que le calendrier devienne favorable aux luttes pour arrêter le gouvernement et le Medef !

 

Communistes, nous plaçons nos propositions et nos initiatives au service de ces convergences de lutte, notamment dans l’immédiat la poursuite de la bataille pour le service public de La Poste.

REJOIGNEZ-NOUS!

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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 10 2009 00:28

Le calendrier des mauvais coups peut devenir le calendrier de la convergence des luttes

 

Un rapport de force très favorable existe pour s’opposer et mettre en échec dès à présent la politique du pouvoir. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est un constat que nous faisons mais que le gouvernement fait aussi de son côté.

 

Tout ce qui a motivé la force des journées de grèves et de manifestations, exprimant le rejet de la politique du gouvernement, des 29 janvier et 19 mars demeure.

Les nombreuses luttes qui se développent depuis l’été, aussi bien dans une multitude d’entreprises privées, notamment industrielles que dans les grands services publics, France Télécom, SNCF, transports urbains en général (Lyon) en témoignent.

Le bide prévisible et prévu de la journée d’action syndicale unitaire du 7 octobre n’y change rien. Le mot d’ordre international « pour un travail décent », si vague et ambigu, était peu rassembleur.  

Au contraire, le niveau atteint par la première journée de grève du 22 septembre à Poste, l’ampleur de la mobilisation des usagers depuis, montrent le point de convergence et de rassemblement populaire que peuvent devenir la lutte pour le retrait du projet de loi de transformation de la Poste en société anonyme et de mise en concurrence de toutes les activités postales au nom de l’UE, la lutte pour le service public, contre les privatisations, en général.

 

La convergence des luttes, c’est bien ce que craint le gouvernement. Il le montre en jonglant avec le calendrier, à la fois pressé par le Medef d’aller vite en besogne et méfiant devant le risque de coïncidence entre plusieurs grands mouvements.

 

La loi contre La Poste était initialement programmée pour le début de l’année. Il a préféré la reporter au deuxième semestre pour qu’un mouvement ne se développe pas en même temps que les grandes journées de manifestation.

En décembre 2008 déjà, devant le début du mouvement lycéen, Darcos a préféré repousser d’un an le projet de loi contre le lycée, pour qu’il ne coïncide pas avec le mouvement étudiant. Voilà maintenant que Sarkozy va le reporter encore. Il ne faudrait pas que les lycéens rejoignent les postiers.

La loi Bachelot a fédéré et fédère toujours presque toutes les catégories contre elle. et ses conséquences. Le gouvernement a réussi à la faire voter pendant les élections européennes qui ont servi de diversion.

Le deuxième volet de la « réforme » Fillon de 2003 (les 41, 42… annuités entre autres) contre la retraite solidaire était prévu pour 2009. Il a été reporté sans mot dire à 2010, selon le ministre Woerth qui annonce aussi pour l’année prochaine, dans le Figaro du 10 octobre, la poursuite de la casse des hôpitaux publics (pardon « la modernisation du système hospitalier »), celle de l’administration (pardon « la montée en puissance des réorganisations administratives »), la suppression de 35.000 emplois dans la fonction publique avec le budget 2010 et la (contre-)réforme territoriale.

 

Les convergences de luttes ne se décrètent pas. Mais elles se construisent. Et c’est indispensable devant un tel programme qui va frapper durement le plus grand nombre. Sans parler de l’accompagnement par le gouvernement du recul des activités industrielles et agricoles.

 

Dans les semaines qui viennent, il se présent aussi plusieurs dates consécutives du côté du mouvement social.

 

Le 20 et le 21 octobre, les syndicats cheminots ont annoncé un mouvement de grève contre le démantèlement et la perspective de filialisation de l’activité fret de la SNCF.

Le 22 octobre, une nouvelle manifestation nationale est organisée pour l’industrie après celle du 17 septembre qui a déjà mis côte-à-côte les salariés de toutes ces usines, Molex, Goodyear, Continental… dont toute la population a découvert les noms au fil des luttes.

A partir du 3 novembre, l’examen du projet de loi contre la Poste va débuter. De multiples mouvements locaux se poursuivent à La Poste contre les « restructurations », cette privatisation rampante que le projet de loi veut accélérer.

 

Nous le disons, en laissant aux organisations syndicales et aux syndiqués toutes leurs prérogatives, ces jours sont propices au développement de vastes convergences de luttes, permettant une ou plusieurs premières victoires.

C’est la que se situe la perspective d’une alternative politique maintenant. Non dans la préparation à « gauche », indécente, des candidatures aux élections présidentielles de 2012, dans 32 mois, dont on ne pourra attendre, comme cela, qu’une nouvelle alternance.

 

Nous plaçons nos propositions et nos initiatives au service de ces convergences de lutte, notamment dans l’immédiat la poursuite et l’approfondissement de la batail pour le service public de La Poste.

 

Ensemble, faisons en sorte que le calendrier devienne favorable aux luttes pour arrêter le gouvernement et le Medef!

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Lundi 10 août 2009 1 10 08 2009 15:22

Le « grand emprunt national » annoncé le 22 juin par Sarkozy dans son discours de Versailles est une opération politique destinée à durer au moins tout l’automne. Aussi convient-il de dénoncer ce marché de dupes pour les citoyens et les contribuables.

 

1-     Un niveau de la dette publique insupportable…

 

Endetter l’Etat, ce n’est pas nouveau. Le gouvernement ne fait que çà et est passé à la vitesse supérieure au nom de la crise.

Un niveau préoccupant est atteint. Plus de 200 milliards d’euros auront été à nouveau empruntés cette année. L’endettement total de l’Etat avait déjà atteint un record fin 2008 : 1327 milliards d’euros.

Cette situation place notre pays sous une dépendance croissante des marchés financiers. Elle coûte extrêmement cher, toujours plus cher. La charge de la dette (remboursements et intérêts) devrait cette année devenir le premier poste budgétaire de l’Etat, dépassant l’Education nationale (en 2008, 54,6 milliards d’euros d’un côté et 58 milliards de l’autre).

Les mises en garde du Président contre les déficits « légués aux générations futures » sont contredites par sa propre pratique. Mais les discours cherchent avant tout à justifier les coupes sombres dans les budgets publics et sociaux.

 

2-     … parce que l’utilisation des emprunts est néfaste

 

Le gonflement du déficit budgétaire n’est pas une fatalité mais un choix politique.

 

Dans une logique tout à fait opposée, le déficit pourrait servir occasionnellement à financer des investissements fondamentaux pour le pays, par exemple pour les services publics, pour l’hôpital, pour défendre et reconstituer des filières industrielles…

Mais les faits indiquent à tous qu’il ne s’agit pas de cela, au contraire ! Au nom de la crise, on a donné et prêté aux banques qui en étaient responsables !

 

A l’autre bout de la même politique, le gouvernement, les gouvernements successifs, sapent les ressources de la puissance publique, creusent les déficits pour mieux les faire payer au plus grand nombre (on connaît la rengaine unilatérale des "critères de Masstricht").

 

Entre 2007 et 2009, pour ne remonter plus haut et pour ne citer que ces aspects (car nous condamnons quasiment tous les choix budgétaires !) :

- le « paquet fiscal » adopté juste après les élections (« bouclier fiscal », défiscalisation des heures supplémentaires, etc) coûte plus de 10 milliards d’euros par an

- les exonérations de cotisations sociales patronales ont encore augmenté de 6 milliards d’euros par an (27 à 33), pour les profits des entreprises et aux dépens du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale. 

- la charge de la dette de l’Etat elle-même s’emballe passant de 40,7 milliards d’euros à 54,6 milliards d’euros.

 

3-     « Le grand emprunt national » : antipopulaire !

 

Emprunter auprès des particuliers et non plus uniquement sur les marchés financiers ne change rien à la stratégie d’endettement du pays.

Le côté politique de l’opération transparaît dans les effets d’annonce. Un objectif du « grand emprunt » est d’impliquer directement les ménages dans les choix gouvernementaux, de les y faire adhérer.

Mais le « grand emprunt » est tout sauf populaire : il sera profondément injuste profitant aux plus riches et pesant doublement sur les plus pauvres.

 

Les ménages aisés, dont les revenus proviennent le moins du travail, sont ceux qui ont le plus intérêt à prêter. Pour les plus riches en effet, bénéficiaires du « bouclier fiscal », les intérêts que leur versera l’Etat seront sans impôt (peut-être 4,5% l’an comme l’emprunt EDF ou plus). Pour eux : un placement totalement sûr, nettement profitable.

Le comble, c’est qu’ils pourront prêter à l’Etat, contre rémunération, précisément l’argent que le gouvernement vient de leur donner en déduction d’impôt.

 

Les autres ménages, dont les revenus sont principalement issus du travail, vont surtout payer. Ceux qui souscriraient à l’emprunt ne bénéficieront pas de défiscalisation. Surtout, c’est eux qui vont payer les remboursements de la dette par l’Etat. Doublement : ils subissent de plein fouet la politique d’austérité des dépenses publiques et sociales ; ils vont subir de plein fouet le coût des nouveaux impôts et des hausses d’impôt qui se profilent déjà pour « régler la note de la crise ». Songeons à la Taxe carbone ! Souvenons-nous de ce qu’ont coûté les emprunts Giscard ou Balladur !

 

Salariés, retraités, jeunes, nous avons bien toutes les raisons de combattre le « grand emprunt national ».

 

4-     Dans le même temps, le gouvernement s’acharne sur le Livret A

 

A peine annoncé le « grand emprunt », on apprend que la rémunération du Livret A est encore abaissée à 1,25% par an, depuis le 1er août.

Le gouvernement accélère le démantèlement de l’épargne populaire réglementée. La « banalisation du Livret A », c'est-à-dire la possibilité pour toutes les banques privées de le distribuer depuis le 1er janvier, commence à produire ses effets néfastes : les banques s’en servent comme produit d’appel pour rediriger les épargnants vers des placements financiers plus risqués et inutiles à la société.

La poursuite de la privatisation de la Poste et de sa « Banque Postale » va dans le même sens. Dans le même temps, la centralisation des fonds par la Caisse des dépôts, garantie de leur affectation au financement du logement social, est remise en cause.

 

Le Livret A, c’est le contre-exemple du « grand emprunt ».

Plafonné, il s’adresse principalement à l’épargne des travailleurs qu’il garantit et rémunère.

Il ne coûte rien à la collectivité.

L’épargne des ménages est dirigée vers le financement d’un besoin premier des ménages : le logement social. Les organismes HLM trouvent une source de financement, sur de très longues durées, avec des taux modérés, qui n’existe pas sur les marchés financiers.

 

Plus que jamais est posée, avec le « Grand emprunt » comme avec la casse du Livret A, la question de la préservation et du développent des instruments publics permettant de drainer l’épargne vers l’investissement d’intérêt général.

 

Faire cesser le démantèlement des missions de la Caisse des dépôts et consignations est une exigence primordiale.

La (re)nationalisation des grandes banques est une revendication de bon sens qui s’affirme à nouveau fortement.

La bataille rassembleuse contre la privatisation de La Poste est une priorité, sous cet aspect aussi

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 27 juillet 2009 1 27 07 2009 20:00

Eureka ! Les chercheurs du Medef et du gouvernement ont trouvé ! Pour diminuer la pollution au carbone, il faut baisser les salaires et la protection sociale !

 

Et ils sont rejoints par un autre spécialiste : Michel Rocard, juste nommé par Sarkozy président de la « conférence d'experts ( !) sur la contribution climat-énergie ».

 

A son tour, il a estimé sur RMC ce 27 juillet que la Taxe-Carbone envisagée serait compensée par un « allègement de charges sociales patronales pour les entreprises ».

 

Pas besoin d’être savant mathématicien pour comprendre le résultat net de ces trois opérations :


« + 5 – 5 + 6,3 = 6,3 » : le patronat, les profits des capitalistes, vont gagner 6,3 milliards d’euros par an.

« + 5 – 6,3 = - 1,3 » : le budget de l’Etat, les dépenses publiques et sociales, vont perdre 1,3 milliard d’euros par an.

« - 5 = - 5  » : la Sécurité sociale, les retraites, la santé, l’hôpital, vont encore se trouver amputés de 5 milliards d’euros par an de leur financement solidaire par la cotisation sociale.

 

Pas besoin non plus d’être physicien pour comprendre les conséquences sur la pollution : aucune. Les entreprises les plus « polluantes », notamment les industries, seront davantage pénalisées par la Taxe carbone mais plus avantagée par la suppression de la taxe professionnelles pesant sur leur équipement. (Nous ne rentrons pas dans le débat ici sur la nécessité prioritaire de défendre les filières industrielles nationales).

 

Enfin pas besoin d’être savant logicien pour traduire simplement le raisonnement des experts à la solde du patronat et du gouvernement : puisque ce seront les assurés sociaux, les salariés, les retraités qui seront pénalisés, il faut croire que c’est parce que c’est eux qui sont responsables de la pollution !

 

Et puis quoi encore ? Un nouvel impôt sur les ménages à hauteur de 4 milliards d’euros par an!

 

Dans le même temps, l’autre partie de la taxe carbone pèsera comme sur les ménages, d’abord sur les salariés et les retraités aux revenus les plus modestes mais bien obligés de se chauffer et souvent de se déplacer pour aller travailler. On évoque 15% d’augmentation du prix du gaz, ou 8 centimes d’euro de plus par litre d’essence. Les « compensations » annoncées, de façon vaseuse par Rocard et cie, seront impossibles à fixer et très incomplètes.

 

Syndicats, consommateurs commencent à réagir avec force sur cet aspect.

 

Sur l’ensemble de la question, nous pouvons mettre en échec le gouvernement et sa taxe carbone.

Refusons tout prélèvement sur les ménages !

Refusons toute exonération de cotisations sociales patronales !

Refusons de tomber dans le piège hypocrite et cynique qui vise à mettre en avant les questions de protection de l’environnement pour justifier une politique antisociale ! Elles méritent une autre réflexion et d’autres mesures.

 

La pollution, ce n’est pas notre protection sociale ! C’est leurs profits !

 

 

 

Une intervention de Jean-Claude DANGLOT, sénateur communiste du Pas-de-Calais


Les plus anciens d’entre nous se souviennent certainement du dicton populaire qui avait cours pendant la « quatrième république » lorsque les gouvernements alternaient et ne tenaient que quelques mois, voire quelques semaines : « Un ministre socialiste arrive c’est donc une nouvelle taxe qui va nous tomber dessus ! » Certes l’histoire ne repasse pas les mêmes plats, dit-on, mais force est de constater que nous vivons, à gauche, une période bien étrange sur le plan des repères…

En effet, Michel Rocard, mandaté par Sarkozy, vient de confirmer, au nom d’un prétendu consensus de personnalités qualifiées s’arrogeant une fois encore le droit de dire ce qui serait bon pour notre pays, que la taxe carbone serait mise en œuvre dès 2010. Cette taxe aurait notamment pour objet de compenser l’allégement de la taxe professionnelle, contre l’avis des associations d’élus. Une fois encore, les principaux contribuables qui paieront la nouvelle taxe carbone seront les ménages puisque celle-ci sera incluse dans le prix des carburants et sur les factures de chauffage. 8 centimes de plus sur le litre de super sans plomb et quelques autres de plus pour le fuel domestique ou le chauffage au gaz, voilà le prix qu’il conviendra de payer, et jusqu’à 300 euros par an ! Venant peu de temps après l’annonce de la hausse des charges locatives liée au financement des économies d’énergie, voici clairement des mesures qui vont continuer à diminuer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles. Les ménages paient déjà un lourd tribut en matière de taxes et il n’est pas inutile de rappeler que c’est la TVA qui grève le plus les budgets populaires. De fait, les salariés les plus modestes, ceux dont les revenus sont trop faibles, bien souvent, pour pouvoir habiter près de leur lieu de travail, seront les premières victimes de cette contribution habilement baptisée « climat énergie ». La cause de la défense de l’environnement doit elle passer par une nouvelle mise en cause de l’égalité devant l’impôt ? S’il faut agir pour l’environnement, ce qui est indispensable, pourquoi ne pas réserver l’allégement de la taxe professionnelle aux seuls investissements éco responsables ? Pourquoi ne pas consacrer une partie des 25 milliards d’euros de la taxe sur les produits pétroliers au financement de la protection de l’environnement, à l’amélioration des performances énergétiques des immeubles et logements ? On peut d’ailleurs se demander comment les 8 milliards d’euros de la taxe carbone pourraient, par miracle, faire demain ce à quoi les 50 milliards d’euros de l’actuelle fiscalité environnementale n’ont pas encore permis de faire ? Je suis intervenu à plusieurs reprises lors du débat sur le « Grenelle de l’environnement » pour défendre ces propositions mais il paraît indécent pour le gouvernement et sa majorité de parler des moyens financiers et de justice sociale lorsque s’agit surtout d’évoquer de manière abstraite les enjeux environnementaux. Les Sénateurs du groupe CRC SPG, , sont clairement opposés à l’instauration d’une nouvelle taxe venant ponctionner un peu plus le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles populaires. Nous réaffirmons notre opposition résolue à la mise en place de la taxe carbone version Sarkozy, Juppé et Rocard."


Par Jean-Claude Danglot

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 06 2009 23:04

Affaire de la burqa : Sarkozy saisit une perche qu’un communiste n’avait pas à lui tendre.

 

déclaration de la section PCF Paris 15

Mais qu’est-ce que le sujet de la Burqa pouvait bien avoir à figurer dans le discours de politique générale de Nicolas Sarkozy à Versailles ce 22 juin 2009 ? La crise du capitalisme, l’explosion du chômage, même les quelques débats de la campagne des élections européennes n’avaient vraiment pas placé cette affaire au premier plan des préoccupations du pays.

 

Mais Sarkozy n’allait pas se priver de se saisir de la perche tendue complaisamment, entre autres, par ses amis du pôle sécuritaire et anti-immigration de l’UMP, Eric Raoult, Thierry Mariani ou Pierre Lellouche, ce dernier déjà récompensé d’un strapontin ministériel. 

 

Dans un discours à la tonalité savamment calculée, d’où ressort la détermination à poursuivre les (contre-) réformes mais sans la surenchère verbale que les propos de Fillon pouvaient laisser imaginer (retraite à 70 ans), la burqa a représenté une excellente diversion. Cette tenue « n’est pas bienvenue en France ».

 

Il est de tout profit pour le pouvoir d’essayer de détourner l’attention de l’opinion publique vers ce type de sujets malsains.

 

L’amalgame est si vite fait entre burqa, religion musulmane et immigration. L’immigration est si facilement transformée en bouc émissaire, en exutoire. On connaît.

 

De surcroît, voilà un sujet qui ne peut qu’embarrasser la gauche en général, et les militants communistes en particulier, parce qu’ils refusent les affirmations simplistes et sont directement confrontés aux conséquences, si complexes dans les quartiers populaires, des tensions sociales fabriquées par le système.

Avec la création d’une simple « mission d’information parlementaire », Sarkozy et la droite donnent même l’impression quant à eux de ne pas y toucher !

 

On peut aussi voir facilement une arrière-pensée plus perverse encore de Sarkozy dont on connaît l’allergie politique à la laïcité républicaine. Après son ami Bush, Obama vient de l’inciter à aller plus loin dans l’acceptation des signes religieux dans la sphère publique et précisément du voile islamique.

Dans les colonnes de la quasi-totalité des journaux, les exégètes se répandent : la burqa ne serait pas un signe religieux, donc, sous-entendu, on peut l’interdire. Donc, deuxième sous-entendu, les vrais signes religieux, comme le voile, on doit les accepter..., partout.  

 

La montée en épingle de l’affaire de la burqa est ainsi une diversion malsaine, une nouvelle atteinte déguisée à la laïcité républicaine. Pour les femmes à qui l’on impose cette désocialisation, cette camisole de force, rien ne sera réglé avec cette campagne qui exacerbe les affirmations identitaires.

Espérons qu’elle sera sans lendemain ! Faisons en sorte qu’elle le soit !

 

Communistes, un dernier point nous concerne avec cette question : c’est André Gerin, député communiste du Rhône qui s’est trouvé lancer l’affaire dans les media.

Dans le PCF, nous sommes amenés à travailler avec André sur un certain nombre d’autres sujets. Raison de plus pour ne rien cacher de ce genre de divergences de fond !

 

Nous désapprouvons l’initiative prise par André Gerin dont l’étiquette politique rend objectivement service à notre ennemi politique Sarkozy.

Nous avons déjà eu l’occasion de le faire : nous exprimons notre total désaccord avec l’idée selon laquelle les problèmes, qui se manifestent de façon plus aigüe dans certains quartiers et certaines banlieues, soient de nature spécifique et puissent être réglés en commun avec nos ennemis de classes. Ainsi, nous ne comprenons pas qu’André Gerin ait fait préfacer son livre les « Ghettos de la République » par Eric Raoult ou qu’il y affirme sa compréhension pour des propos anciens de Jacques Chirac (« le bruit et les odeurs ») qui suscitèrent et suscitent toujours aujourd’hui notre indignation.

 

« Mettre les pieds dans le plat », c’est une méthode qui ne doit pas supplanter l’analyse et l’action politique conséquentes.

 

Le secrétariat de la section du PCF Paris 15ème

Pour compléter: la position que nous avions soutenue lors de la discussion, imposée par Chirac, sur le port du voile.

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