Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie

22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:

17 mai 2008
: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.


Vendredi 2 mai 2008

L’alternative politique tout de suite se situe dans les luttes et leur convergence

A ce rythme là, salariés, retraités, jeunes combien de temps tiendrons-nous ? Pas une semaine ne s’écoule sans que de nouvelles attaques directes sur notre pouvoir d’achat, notre vie quotidienne, notre travail, notre santé, nos droits soient annoncées par le gouvernement ou le Président de la République. La majorité des ménages ne peut pas se permettre d’attendre un très hypothétique adoucissement de politique en 2012.

L’opposition et la résistance à la politique du pouvoir montent.

Le gouvernement, sévèrement désavoué aux élections locales, ne peut plus se prévaloir d’un soutien de la population. 79% des Français estiment que rien ne s’est amélioré depuis un an.

Ses prétextes abusent de moins en moins de monde : les déficits fabriqués du budget de l’Etat ou de la sécurité sociale, l’UE… D’autant moins devant les milliards empochés par les actionnaires des grandes entreprises : les quarante première de France, celle du CAC, s’apprêtent à en distribuer 31,6 milliards d’euros, en hausse de 23% sur l’an passé !

D’importantes luttes se développent dans des secteurs d’activité très différents : éducation, audiovisuel, transports… dans de multiples entreprises publiques et privées pour les salaires…

Paradoxalement, la perspective semble toujours bouchée, ce qui alimente résignation et renoncement. 

Les media orchestrent une personnification du pouvoir sur Sarkozy.

Pourquoi? Pour persuader qu’on devrait encore subir, le subir 4 ans ! Mais la politique qu’il mène à un rythme effréné n’est pas la politique d’un seul homme, ni même d’un seul parti, c’est celle de tous ceux qui cèdent aux intérêts du Medef et des puissances d’argent.

Les salariés, les retraités, les jeunes ne peuvent pas se contenter de patienter et se satisfaire des postures d’opposition du PS et de ses satellites. Ils viennent de voter le nouveau traité européen derrière Sarkozy et contestent bien peu sur le fond les mesures gouvernementales que leurs partis frères socio-démocrates appliquent dans les autres pays.

L’alternative politique, dans les conditions actuelles est ailleurs: dans les luttes, dans la possibilité que la convergence des mouvements sociaux fasse reculer le gouvernement tout de suite. Sans vouer un culte à l’histoire, c’est ce qui s’est passé en 1968 et a ouvert une période de 15 ans de conquêtes sociales.

C’est ce que redoute le plus le pouvoir. C’est pourquoi, il s’applique à diviser les salariés, à les opposer les uns aux autres.

Il s’est ainsi attaqué d’abord aux retraites des salariés des grandes entreprises publiques pour lever un verrou à la poursuite du démantèlement de l’ensemble du système par répartition (notamment les 41 annuités) et tenter de désamorcer la combativité de leurs salariés.

C’est pourquoi, il s’efforce d’intégrer les salariés et leurs syndicats à sa politique au nom du développement « dialogue social », de l’amélioration de la « représentativité syndicale », à les inciter à négocier pour « limiter les dégâts ». Le projet de loi de remise en cause du contrat de travail, une régression historique, a ainsi été négociée en amont entre Medef et syndicats (seule la CGT n’a pas signé). Déjouons les calculs du pouvoir, construisons les convergences de lutte!

En tant que communistes, notre préoccupation première est de dégager cette perspective politique :

Notre but est d’abord de mettre en échec le gouvernement, et non en premier lieu de préparer les élections et une nouvelle alternance en 2012. Une seule grande victoire peut changer la donne pour tous. Celle des lycéens pour le maintien des 11200 postes d’enseignants et de personnels éducatifs que veut supprimer Darcos, le rejet de l’allongement de la durée de cotisation, la préservation du statut de la fonction publique, la défense de la nationalisation de GDF…

Pour le coup, l’exigence d’un « Grenelle des salaires et des retraites » a un sens, en référence à 68, et à l’augmentation de 10% de tous les salaires et de 30% du SMIC.

Nous avons des propositions pour briser le consensus politique. La subordination à l’UE du capital n’est pas une fatalité. L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales rendrait 30 milliards d’euros par an à la Sécurité sociale. Des moyens pour l’école, c’est un investissement pour l’avenir !

Nous mettons notre organisation à la votre disposition pour construire le rapport de force et la riposte politiques dans les quartiers et les entreprises, dans chaque lutte.

Cette journée du 1er mai, la manifestation cet après-midi (14h30 République-Nation) peuvent être le signal annonciateur d’un « printemps des luttes ». Cela dépend de l’engagement de chacun. La lutte des classes bat son plein !


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Mardi 29 avril 2008

Publié le 11 avril sur http://vivelepcf.over-blog.fr/


Alain, Olivier, votre démarche vise-t-elle à construire un nouveau « grand » parti anticapitaliste ou à participer à détruire le PCF ?

Nous sommes peut-être les mieux placés pour savoir que ce résultat ne résout pas tout. Mais la nette remontée du PCF, 9,3% aux cantonales, sur la base de 1300 campagnes locales ne masquant pas l’identité communiste, est une bonne nouvelle pour tous les militants révolutionnaires.

Il ne reste à ceux qui spéculent sur le « déclin inéluctable » du PCF que les colonnes du Monde pour expliquer qu’un bon score en est en fait un mauvais (Martelli, Grador…) ou celle de Rouge, l’hebdomadaire de la LCR. Alain Krivine, en politologue, s’y évertue à relativiser la « résistance au déclin » du Parti communiste.

Viendrait-elle contrecarrer les plans de la direction de la LCR ? Dans la motion majoritaire de son congrès, le « déclin du PCF » est présenté comme « continu et irréversible », notre parti comme « une force du passé », « incapable de rassembler » etc. Cet effacement du PCF serait l’une des principales validations de la constitution du NPA, le Nouveau parti anticapitaliste.

Alain Krivine, Olivier Besancenot, si vous voulez vraiment renforcer la lutte politique anticapitaliste en France, vous faites fausse route.

Militants aguerris, comment ne vous inquiétez-vous pas de l’extraordinaire complaisance médiatique dont vous bénéficiez, à l’heure où tout ce qui bouge un peu trop dans le mouvement social subit étouffement et répression ?

Aux élections municipales (il n’y avait quasiment pas de candidats aux cantonales), télévision et presse rangent la LCR parmi les gagnants, sinon les grands gagnants alors qu’ils minorent les résultats du PCF. Pourtant les listes LCR ou apparentées n’étaient présentes que dans un nombre limité de communes et obtiennent des résultats contrastés. 

A y regarder de près, les listes LCR+ dépassent 5% dans une trentaine de ville (sur 80 où elles étaient présentes) avec quelques pointes au dessus de 10, mais aussi des résultats décevants par rapport à 2001. Surtout, l’extrême gauche dans son ensemble (LCR+LO+PT) est en repli sur 2001 dans la majorité des villes : Paris (3,3% à 2,7%), Angers (9,3 à 6,4), Blois (8 à 6), Bordeaux (4,4 à 3,6) ; Caen (5,3 à 4,8) ; Créteil (10,5 à 5,5) ;  Lille (9,4 à 6,3) ; Le Havre (4,7 à 2,9 où une liste conduite par le PCF a obtenu 29%)…

Certes, la LCR supplante souvent LO mais l’irruption de l’extrême gauche aux élections municipales se produit de façon nettement atténuée par rapport à 2001. Des alliances étonnantes, par exemple avec des nationalistes régionaux, qui n’ont pas grand’ chose à voir avec la gauche, faussent aussi certains résultats.

Il ne fait pas de doute pour nous que les votes pour vos listes sont à ranger, comme ceux pour les candidats PCF, dans l’expression du refus de la politique au service du Medef et nous les apprécions comme tel, mais à leur juste niveau.

Pendant des années, la LCR a cherché les mots les plus durs pour fustiger l’électoralisme supposé des communistes. N’avez-vous pas conscience de tomber en plein dans cette déviation ? Olivier est sur tous les plateaux, dans tous les magazines. Sa figure stylisée est devenue un logo sur toutes vos affiches de France. Une chose est de se saisir d’une opportunité après la présidentielle, une autre de tomber dans le piège conduisant à l’opportunisme. Là encore, vous ne pouvez pas ne pas avoir mesuré cet aspect.

Construire un « grand parti anticapitaliste » sur les bases de résultats électoraux fugaces (voir l’expérience de Laguiller) et de la complaisance des media du capital : c’est illusoire.

Votre démarche nous frappe sur un autre point. Pendant des années, vous avez critiqué, souvent violemment, les reculs idéologiques sinon les compromissions, selon vous, du PCF. Maintenant vous n’imaginez pas constituer un parti de masse sans effacer les mots « communiste » et « révolutionnaire » du nom de votre parti. Pourtant l’anticapitalisme ne désigne pas un projet de société, encore moins la formule « 100% à gauche ». Si nous sommes pour redonner son sens au mot « gauche », force est de constater qu’il ne porte pas aujourd’hui une perspective politique anticapitaliste.

Pour ne prendre qu’un exemple, votre campagne pour une meilleure « répartition des richesses » relève du plus pur réformisme. Pour un parti marxiste, la remise en cause de la production capitaliste et de l’exploitation est centrale. L’expérience, notamment du PCF, montre qu’elle arrache aussi des concessions concrètes au capital.

La LCR existe sous une forme ou une autre depuis 40 ans. Depuis 40 ans, elle n’a jamais réussi à devenir un parti de masse et de classe comme le PCF. C’est un constat. Elle compte aujourd’hui officiellement 3100 adhérents dans toute la France, c’est moins que le nombre de candidats communistes aux dernières élections locales.

Nous pensons qu’un positionnement en apparence extrémiste s’est montré non productif dans la lutte des classes, qu’une forme d’organisation élitaire s’est avérée incompatible avec un ancrage dans les masses. Tenir des discours déterminés à la porte des entreprises qui sont liquidées et contribuer à organiser la lutte sont deux choses différentes. Nous pourrions en écrire beaucoup plus long sur nos différends historiques, mais ce serait vain aujourd’hui. L’une des constantes historiques de la LCR aura quand même été aussi d’attaquer le PCF…

Aujourd’hui, vous décidez de changer et de lancer un nouveau parti. C’est votre choix. Vous savez d’où vous partez et combien les « mutations » des formations politiques sont lentes. L’idée d’un changement de nom de la LCR n’est d’ailleurs pas nouvelle. La direction l’a avancée il y a déjà plusieurs congrès. Il est prévu aussi que le « nouveau » parti reste adhérent de la 4ème internationale, trotskyste.

Nous nous retrouvons le plus souvent en ce moment du même côté dans les luttes. Des alliances politiques locales ont pu se nouer. Pas de problème. Mais si vous êtes des révolutionnaires, il serait irresponsable (en plus d’être illusoire) d’imaginer fonder le développement de votre parti sur le déclin du PCF.

Le PCF connaît une crise interne. Nous pensons que la ligne de la direction d’effacement de l’identité et des positions de notre parti en est principalement la cause. Elle laisse un grand espace vide dans les media et aussi dans le pays. Momentanément. Encouragés par les résultats des élections locales, déterminés devant l’aggravation de la politique au service du Medef, des milliers de communistes dans toute la France entendent faire vivre leur Parti et ses organisations sur une base de lutte.

Par sa théorie, sa forme d’organisation, les combats de ses militants, le PCF a fait ses preuves et a contribué de façon déterminante à toutes les avancées sociales et démocratiques dans notre pays. Le capital le sait bien et ne relâche jamais ses campagnes anticommunistes.

Si vous voulez vraiment lutter contre la politique du patronat et du pouvoir, vous n’avez pas intérêt à rechercher l’affaiblissement du PCF, à livrer, même à votre corps défendant, avec l’aide des relais du capital, une « concurrence faussée et déloyale » au parti historique des travailleurs en France.

Nous ne vous y aiderons pas !


par Emmanuel Dang Tran, secrétaire du PCF Paris 15, membre du CN du PCF
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Samedi 26 avril 2008

Journée de la Déportation

Commémoration dans le 15ème

Rendez-vous dimanche 27 avril à 11h00

Au monument aux morts devant la Mairie (rue Lecourbe)

Emile Torner, président de l’association départementale des déportés, résistants et patriotes de Paris, présidera la cérémonie.

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Lundi 21 avril 2008

Nous condamnons l’attribution au Dalaï-Lama de la qualité de « citoyen d’honneur de la Ville de Paris ».

Le Conseil de Paris, réuni le 21 avril 2008, a décidé d’accorder le titre de « Citoyen d’honneur de la Ville de Paris » au Dalaï-Lama. Le vœu a été adopté à l’unanimité, mais seuls les élus des groupes PS et Verts ont participé au vote. Bertrand Delanoë est intervenu personnellement au conseil et dans les media pour le défendre.

Nous déplorons cet acte politique, par lequel le maire de Paris et la majorité municipale ont jugé bon d’hurler avec les loups et d’associer la Ville de Paris à la campagne médiatique contre le gouvernement chinois, orchestrée au niveau mondial par l’impérialisme occidental, au nom des « Droits de l’Homme », une nouvelle fois instrumentalisés en toute hypocrisie.

La montée de tensions, manifestée sur la question du Tibet et à l’occasion des Jeux olympiques, entre les grandes puissances capitalistes occidentales et le régime chinois révèle une situation complexe et évolutive.

L’explication de la non participation au vote du groupe UMP au Conseil de Paris par Jean-François Lamour en témoigne, allant jusqu’à citer un exemple de coopération harmonieuse entre Chinois et Tibétains.

Nous regrettons que les élus étiquetés PCF n’aient pas voté contre le vœu et se soient bornés à contester la personnalité du Dalaï-Lama tout en affirmant « comprendre et respecter »  la démarche du Maire et partager la condamnation de la Chine.

En lien, notre analyse sur le sujet.

PCF Paris 15

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Dimanche 13 avril 2008

Toutes les semaines, l’annonce de nouveaux sacrifices pour les salariés, retraités et jeunes. Cela ne peut plus durer ! Cela ne doit plus durer !

A ce rythme là, combien de temps tiendrez-vous ? La majorité des ménages ne pourra pas se permettre d’attendre un très hypothétique adoucissement de politique en 2012. C’est toutes les semaines que de nouvelles attaques directes sur notre pouvoir d’achat, notre vie quotidienne, notre travail, notre santé, nos droits sont annoncées par le gouvernement ou le Président de la République. Pas moins de 166 pour cette seule semaine lors de la conférence de presse de Sarkozy sur la « révision générale des politiques publiques » (RGPP) qui prévoit de prendre à l’immense majorité 7 milliards d’euros par an pour compenser la moitié des 15 milliards accordés aux plus riches à l’été 2007 dans le « paquet fiscal »!

Pourtant, les gouvernants viennent d’être désavoués aux élections locales.

Leurs prétextes, déficits fabriqués du budget de l’Etat ou de la sécurité sociale, UE, abusent de moins en moins de monde. D’autant moins devant les milliards empochés par les actionnaires des grandes entreprises : les quarante première de France, celle du CAC, s’apprêtent à en distribuer 31,6 milliards d’euros, en hausse de 23% sur l’an passé !

D’importantes luttes se développent dans des secteurs d’activité très différents. Là se trouve aujourd’hui l’alternative politique, dans la possibilité que la convergence des mouvements sociaux fasse reculer le gouvernement tout de suite. Sans vouer un culte à l’histoire, c’est ce qui s’est passé en 1968.

Les salariés, les retraités, les ménages ne peuvent pas se contenter de patienter et se satisfaire des postures d’opposition du PS et de ses satellites. Ceux-ci viennent de voter le nouveau traité européen derrière Sarkozy et contestent bien peu sur le fond les mesures gouvernementales que leurs partis frères socio-démocrates appliquent dans les autres pays. Requinqués par les derniers résultats électoraux, les militants communistes qui vous distribuent ce tract mettent leur organisation à votre disposition pour construire dans les entreprises et les quartiers les luttes politiques et leurs convergences qui doivent mettre en échec tout de suite le pouvoir sarkozyste.   

Autant de mauvais coups dans la semaine : autant de luttes pour s’y opposer :

1)- Encore une augmentation du gaz ! Toujours NON à la fusion privatisation de GDF avec Suez !

+ 5,5% : la facture des ménages se chauffant au gaz va encore s’alourdir de 80 euros par an. Depuis le début de l’année, l’augmentation atteint 10,5%, davantage encore pour les professionnels. + 50% depuis 2004 ! C’est inacceptable, injustifiable ! La hausse des tarifs est prétextée par la hausse des cours du pétrole mais GDF refuse de donner l’évolution des coûts d’approvisionnement, issus de contrats à long terme, qui ne suivent pas le marché. En revanche, GDF affiche des profits record, 2,5 milliards d’euros pour 2007. Rendez l’argent ! Le gouvernement doit au contraire faire baisser les tarifs. Les hausses n’ont pour but que de garnir le trousseau de la mariée GDF pour mieux la privatiser avec Suez. A l’automne, les agents de GDF (et d’EDF) ont à nouveau fait grève en masse contre la remise en cause de leurs conditions de travail et la privatisation. Un mouvement d’ensemble avec les usagers s’impose. La maîtrise publique des approvisionnements, les impératifs de sécurité, l’égalité devant l’accès à l’énergie nécessitent le maintien et le renforcement du service public nationalisé. Une fusion EDF-GDF, 100% nationalisée est plus que jamais la bonne solution.

De même l’augmentation du fuel domestique et de l’essence pénalise de façon inacceptable les ménages et ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler et pour vivre. Les profits colossaux de Total doivent être mis à contribution et la fiscalité adaptée.

2)- Les prix galopent. Trichet et Sarkozy nous invitent à nous serrer la ceinture ! Augmentez salaires et retraites !

L’inflation dépasse désormais officiellement 3%. La hausse des prix est beaucoup plus sensible pour les produits de première nécessité dont l’alimentation du fait principalement d’une spéculation mondiale. Tous les intermédiaires en profitent. Directeur de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet demande que l’on ne rentre pas « dans la spirale inflationniste » en augmentant les salaires. Autrement dit, l’inflation doit être l’occasion de compresser  davantage des salaires (et les retraites) réels dans les pays de l’UE, alors que les profits ne cessent d’augmenter comme la productivité des travailleurs français. Fillon et Sarkozy n’avaient pas besoin de la recommandation de Trichet pour faire le jeu du Medef. Les retraites, revalorisées de 1,1% vont perdre au moins 2% de pouvoir d’achat (pour compenser les déductions de cotisations patronales). Comme les fonctionnaires, attaqués sur tous les plans. Des mouvements se développent dans de nombreuses entreprises notamment privées (commerce, industrie…) pour l’augmentation des salaires. Pour le coup, l’exigence d’un « Grenelle des salaires et des retraites » a un sens, en référence à 68, et à l’augmentation de 10% de tous les salaires et de 30% du SMIC.

3)- L’accès aux soins : toujours plus rare et cher !

NON aux franchises médicales, et aux nouveaux déremboursements de médicaments et de soins envisagés par le gouvernement. De deux choses l’une, soit un médicament est efficace et doit être remboursé, soit il ne l’est pas et on ne comprend pas pourquoi un médecin le prescrirait. Il est inacceptable de demander aux malades de payer, directement de leur poche ou par l’augmentation de leurs cotisations mutualistes. Ou bien de renoncer à se soigner. C’est une remise en cause d’un fondement de notre société solidaire.

L’annonce cette semaine d’une refonte de la carte hospitalière (rapport Larcher) soulève de multiples inquiétudes. Réduction de l’offre de soins, hôpitaux de proximité délaissés, place encore plus grande offerte au privé non conventionné : toujours la même logique! Le Medef veut faire main basse sur les cotisations maladies et finir de transformer la santé en marché lucratif. Les mobilisations dans tout le pays pour le maintien des hôpitaux, des centres de santé conventionnés sont des points d’appui importants pour s’opposer à cette politique.

4)- Eduction nationale : les lycéens et les personnels de l’éducation nationale ont raison !

11200 postes supprimés cette année, 100.000 ou plus d’ici 2012, diminuer les enseignements : c’est scier l’avenir du pays, l’avenir de chaque jeune. Le prétexte des économies budgétaires ne tient pas vu la hauteur du gâchis des cadeaux fiscaux aux plus riches. Là encore, il s’agit de creuser des inégalités, de marchandiser l’éducation, de former une main d’œuvre au rabais pour les besoins immédiats du Medef, mais non pour développer le pays.

Le renoncement à la suppression de la carte famille nombreuse montre que l’on peut faire reculer le gouvernement!

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Vendredi 28 mars 2008

Renforcer l’attractivité des prisons pour les patrons : comment le ministère de la justice de Mme Dati vante les avantages du travail carcéral aux entreprises

En complément de notre article sur le "traitement carcéral du chômage aux Etats-Unis", voici un extrait édifiant de la fiche de présentation datée du 8 mars 2008 sur le travail en détention, publiée sur le site internet du ministère français de la Justice

 

LE TRAVAIL EN PRISON

« 

Le travail en concession : les détenus travaillent pour le compte d’entreprises privées qui installent un atelier en prison.

...
Les avantages pour l’entreprise
Une démarche citoyenne pour un projet d’entreprise socialement responsable

L’entreprise qui choisit de travailler avec des détenus :

• facilite leur réinsertion sociale

• participe ainsi à la lutte contre la récidive

• fournit un revenu qui permet au détenu d’indemniser les victimes

• leur permet d’assurer un soutien familial

Une solution économique : flexibilité et proximité

Le travail en prison offre 3 avantages:

proximité : avec 192 établissements pénitentiaires, il existe au moins une prison par département,

gain financier : un mode de rémunération basé sur la production réelle et des charges patronales moindres,

flexibilité : une souplesse et une réactivité qui permettent de mobiliser rapidement un grand nombre d’opérateurs pour répondre aux commandes.

Les conditions de l’emploi en prison

Le travail en détention obéit à des règles spécifiques.

Un cadre souple

Le Code de procédure pénale indique que les relations de travail des personnes incarcérées ne font pas l’objet d’un contrat de travail entre le détenu et le concessionnaire.

Couverture sociale

Les détenus bénéficient d’une protection sociale dès leur incarcération.

L’administration procède à leur inscription à la CPAM. Les détenus sont garantis contre les accidents du travail et les maladies professionnelles par l’application du régime spécial de la sécurité sociale. Ils sont également affiliés à l’assurance vieillesse du régime général de la sécurité sociale.

Rémunération

L’organisation, les méthodes et les rémunérations du travail doivent se rapprocher le plus possible de celles des activités professionnelles extérieures.

«


 

Plus loin, on lit:


"

Le travail en concession

Dans ce système, les détenus travaillent pour le compte d’entreprises privées, au sein d’ateliers installés dans les prisons.

L’administration pénitentiaire

• Affecte les détenus en fonction des critères formulés par l’entreprise.

• Verse les rémunérations et les prélèvements sociaux.

• Fournit gratuitement les locaux industriels adaptés à l’activité.

• Assure la surveillance et garantit la sécurité.

• Adapte l’organisation, l’environnement et le temps de travail aux besoins de

l’entreprise.

L’entreprise concessionnaire

Apporte ses matériels de production et équipe les locaux attribués.

• Gère sa production, depuis l’approvisionnement en matières premières jusqu’à l’enlèvement des produits finis.

• Assure le contrôle qualité de la production et l’encadrement technique des détenus.

• Rémunère le travail en versant à l’établissement l’ensemble des salaires et charges afférentes à son activité.

 

Nature des activités

Le travail consiste en une très grande variété de tâches : conditionnement, montage de composants électroniques, menuiserie, moteurs d’avion, activités de numérisation…

Quelques repères

• Environ 9 000 détenus travaillent quotidiennement dans des ateliers de concession.

• Plusde 30 millions d’euros sont versés en salaires chaque année.

La concession est le dispositif qui permet à l’entreprise de :

• renforcer ses capacités de production de façon ponctuelle ou permanente,

• limiter son engagement financier en lui offrant l’usage des locaux pour la production et le stockage,

• lisser ses plans de charge et réguler sa production grâce à la souplesse de l’organisation et du temps de travail sans surcoût salarial,

• conserver son savoir-faire et ses méthodes de gestion par l’emploi dans les ateliers de son personnel d’encadrement,

• différer le recours à l’investissement pour le lancement d’opérations pilotes et de petites et moyennes séries,

• déléguer la gestion administrative à l’établissement qui reste l’employeur."


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Jeudi 27 mars 2008

Quand le ministère de l’intérieur sous-traite au privé la centralisation des résultats électoraux :

Certains media en ont un peu parlé (Le Monde du 11 mars). Mais il est très important que cela se sache. Les serveurs informatiques du ministère de l’intérieur, qui comptabilisent les résultats électoraux, sont sous-traités à des sociétés privées. Une délégation inacceptable d’une responsabilité fondamentale de l’Etat qui a déjà occasionné des effets graves.

Les totalisations nationales définitives des résultats du 1er tour des élections municipales et cantonales ont été communiquées avec un retard sans précédent depuis des décennies par le ministère de l’intérieur. Il a fallu par exemple attendre plus de 24 heures pour connaître le taux d’abstention définitif : 33,56% aux municipales, 38,93% dans les villes de plus de 3500 habitants.

Les données disponibles, les totalisations partielles du ministère, sont restées imprécises et nettement faussées au moment où l’attention était la plus vive sur les résultats et leurs interprétations. L’estimation officielle du résultat globale de la droite, donnée à 45% dans la soirée du dimanche 9, s’est révélée obtenue grâce au rattachement de candidatures sans étiquette. Les résultats globaux des élections cantonales ont aussi été occultés de la soirée électorale, notamment la très bonne tenue du vote communiste. Les media y ont à peine fait référence dans les jours qui suivent, y compris, pour la première fois, le même journal de référence Le Monde, qui ne les a finalement jamais publiés. 

Pour justifier ces dysfonctionnements, le ministère a évoqué une panne informatique. Ses collaborateurs ont dû reconnaître que les « serveurs informatiques se sont écroulés à plusieurs reprises » et qu’ils étaient hébergés par une « société externe » dont le ministère refuse de divulguer le nom. Certains observateurs, non démentis par le ministère, ont identifié la société américaine, basée dans le Colorado, « Level 3 Communication ».

Est-ce la société qui a fait les décomptes des votes en Floride en 2000 ? Exigeons le retour au ministère, sous la responsabilité de fonctionnaires assermentés, de la gestion de élections dans notre république.

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Samedi 15 mars 2008

Un enfant témoin de Buchenwald, exposition de dessins au Musée Jean Moulin dans le 15ème

Jusqu’au 25 mai se tient au Musée Jean Moulin (Mémorial du Maréchal Leclerc) sur la dalle Montparnasse, une exposition de dessins de Thomas Geve : « il n’y a pas d’enfants ici, Auschwitz, Gross-Rosen, Buchenwald). Thomas Geve, a été déporté de Berlin en 1943, à l’âge de 13 ans vers Auschwitz, puis transféré dans une « marche de la mort » devant l’avance de l’Armée rouge. Le 11 avril 1945, Buchenwald, à l’approche de l’armée américaine, est libéré par les déportés eux-mêmes, par la résistance intérieure du camp dirigée par des détenus communistes, qui avait réussi à sauver la vie de centaines d’enfants juifs. Thomas Geve réussit à récupérer des crayons de couleurs et éprouve, malgré l’épuisement physique, la nécessité irrépressible de fixer par le dessin ce qu’il a vu et subi : l’atrocité des camps, du nazisme. Dans un style étrangement neutre et enfantin, ces dessins décrivent le quotidien de l’horreur : l’esclavage, la faim, la torture, la mort…

 

Nous vous recommandons grandement la visite de cette exposition.
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Mercredi 5 mars 2008
Le traitement carcéral du chômage aux USA: le modèle de Sarkozy
 

La justice américaine vient de rendre publiques ses dernières statistiques. Plus de 2,3 millions de personnes sont emprisonnées aux Etats-Unis. Il s’agit d’un record mondial tant en valeur absolue (Il n’y a « que » 1,5 million de prisonniers en Chine) qu’en valeur relative. Plus de 1% des adultes sont en prison.

Ces chiffres ont explosé depuis 30 ans. Les USA comptaient 300.000 prisonniers en 1972, 1 million en 1990, 2 millions en 2000. Aux 2,3 millions d’incarcérés fin 2007, il convient en outre d’ajouter plus de 5 millions de personnes placées sous contrôle judiciaire. L’immense majorité a été arrêtée pour des délits non violents, souvent pour récidive de délits mineurs.

Ces chiffres sont éloquents sur la situation réelle de la démocratie sous un régime qui s’érige en releveur de torts universel.

La dimension raciale, raciste, de l’emprisonnement de masse au USA est connue. Elle n’a fait que s’accentuer. 11% des hommes noirs âgés de 20 à 34 ans sont sous les verrous, 3% des hommes originaires d’Amérique latine, les « hispaniques ».

Une autre dimension, plus rarement soulevée, laisse aussi à réfléchir. Les admirateurs du modèle capitaliste états-unien ne manquent pas de vanter un taux de chômage affiché à peine à 5% de la population active. Ignorant toute une population marginalisée, toutes les situations de précarité, ce chiffre exclue également la population carcérale. Or 1,4% de la population potentiellement active est sous les barreaux, plus de 2,5% de la population masculine.

Un traitement carcéral du chômage ? Oui, mais non content d’enfermer massivement les « classes dangereuses », le capitalisme américain n’hésite pas à les faire travailler dans les geôles, pour des salaires de misère, 0,25 à 2 dollars par heures, sous la menace de l’enfermement en cellule d’isolement. Des productions entières sont réalisées par la main d’œuvre pénitentiaire, notamment les casques militaires mais aussi des ustensiles ménagers ou des meubles…

Des dizaines de firmes parmi les plus connues y ont recours dont IBM, Boeing, Texas instrument… Le phénomène est largement accentué par l’expansion depuis la fin des années 80 du secteur des prisons privées, devenu un véritable marché à part entière.

Le patronat américain pousse à une politique d’emprisonnement massif puisqu’il en tire directement et indirectement profit. Les spectres de l’esclavagisme sinon du système concentrationnaire nazi ressurgissent.

L’horreur capitaliste aux Etats-Unis fait des émules en France. Sur plusieurs points, Sarkozy suit le modèle US, accélérant une orientation politique qui l’a précédé. L’absence de grâce présidentielle, la restriction des remises de peine contribuent à augmenter la population carcérale comme la nouvelle loi sur la récidive qui frappe d’abord les plus pauvres qui présentent le plus difficilement des projets de réinsertion économique. La privatisation de la construction et de la gestion des prisons par le privé est amorcée avec le développement de « partenariats public-privé », impliquant notamment les firmes du BTP Bouygues, Eiffage ou Vinci, déjà intéressées donc à une justice répressive. Bouygues vient de se voir octroyer par Rachida Dati un marché de construction 1996 places de prison sous ce régime des PPP.

Nous sommes encore loin de la situation US (61000 prisonniers) mais la perspective s’affirme. Il n’en est que plus important d’en dénoncer l’esprit et les objectifs, de lutter pour défendre le service public de la justice contre les tentatives de démantèlement, de contrecarrer la logique du tout-répressif.

Souvenons-nous de Jean Valjean bagnard pour un pain volé !
 
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Lundi 18 février 2008

Villepin, Royal, Bayrou, Delanoë...: l’opposition à Sarkozy ? 

Trop facile !

Un appel lancé par le directeur du journal Marianne Jean-François Kahn connaît ces jours-ci un écho médiatique que n’égalent que les récits des frasques de Mme Bruni-Sarkozy dans la mauvaise presse.
 

Sarkozy serait donc le principal sinon le seul responsable de la politique de casse des acquis sociaux et démocratiques de notre pays, qu’il peut se permettre de mener à un rythme plus rapide que ses prédécesseurs ? 

Pourtant il y a quelques jours à peine, plus de sept cents parlementaires ont laissé passer l’adoption de « son » nouveau traité de l’UE, copie conforme du projet de « constitution » européenne rejeté par le peuple à 55%. Un texte qui prétend attaquer la laïcité, accrocher la défense nationale à l’OTAN, commander au niveau de l’UE 90% des lois applicables en France. Parmi les complices du déni de démocratie, parlementaires ou soutiens du oui, parfois parjures : Bayrou, Mamère, Royal, Delanoë… signataires de l’appel en question. Défenseurs de la République, ces politiciens-là ? 

Villepin, signataire aussi, 1er ministre du CPE, droit dans ses bottes mais sourd comme un pot au peuple, défenseur de la République ? Et puis quoi encore ? 

Le texte de l’appel est aussi bref qu’ambigu. Qu’est-ce qu’une laïcité « tolérante », une « Europe propre à relever les défis du 21ème siècle » ? 

Il s’agit bien plus clairement d’une entreprise opportuniste pour établir une confusion totale dans l’opposition à la politique au service du Medef et du grand capital menée par un président décrié en tant que personne mais point combattu sur le fond. Tout cela au nom de vagues « convictions et valeurs en commun ». Du côté de l’UMP, l’UDF, au PS… Ce qu’ils ont en commun, c’est les orientations des politiques qu’ils ont menées à tour de rôle depuis 25 ans ! Là se trouvent les conditions qui permettent aujourd’hui à Sarkozy de mépriser et menacer les principes républicains. 

Nous ne comprenons pas que des individualités ayant un lien avec le PCF puissent être tombées dans le piège d’un journaliste. Nous nous désolidarisons totalement de leur position irréfléchie. On ne signe pas n’importe quoi avec n’importe qui ! 

Des mouvements de lutte, d’une ampleur souvent inédite depuis longtemps, dans l’audiovisuel, la justice, la santé, les transports, dans l’industrie se développent. Ils affrontent directement la politique du gouvernement et du Président. Militants communistes, responsables politiquement, nous en sommes pleinement partie prenante. 

La question n’est pas de préparer une alternance d’ici 2012, de soigner des ego politiciens mais de mettre en échec tout de suite le capital et ses valets Sarkozy ou Attali. Le peuple en lutte, le monde du travail portent la défense de la République.

 
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