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Solidarité internationale

Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 21:40

656 ouvriers du textile tués au Bangladesh dans l’effondrement d’un immeuble – L’esclavage (et la mort) là-bas, le chômage ici, les profits dans les poches des capitalistes !

L’esclavage (et la mort) là-bas, le chômage ici, les profits dans les poches des capitalistes !

Article pcf Paris 15

Le 24 avril, un immeuble de huit étages, le « Rana Plaza », s’est effondré à Savar, ville du Bangladesh. 3000 ouvriers y travaillaient dans 5 ateliers textiles. Au moins 656 sont morts écrasés.

Les causes directes du drame sont connues.

L’immeuble de 8 étages était construit sur un terrain instable de marais. Il avait été surélevé illégalement de 3 étages. La veille de l’effondrement, les ouvriers constatent des fissures. Mais leurs patrons, leurs négriers doit-on dire, les obligent à revenir travailler sous peine de licenciement.

Voilà le prix accordé à la vie humaine au Bangladesh pour 4 millions d’ouvrières et d’ouvriers qui subissent un quasi-esclavage moderne. Le pays est devenu le 2ème exportateur mondial d’habillement. Sa ressource est l’exploitation maximale d’une main d’œuvre abondante: des semaines de 60 heures, pour 32 euros par mois en moyenne, sans aucune condition de sécurité.

Pour que les jeans « de marque » importés en Europe aient l’air délavés, des ouvriers bangladeshi pulsent toute la journée du sable sur les tissus, à en tomber rapidement malades de silicose…

Quelques possédants locaux bâtissent des fortunes inouïes sur ce système. L’Etat les aide à contenir les velléités revendicatives des ouvriers. Après le drame, les autorités ont accéléré la reprise du travail dans l’ensemble des usines du pays arrêtées huit jours sous le coup de l’émotion et du deuil. Elles ont mâté les importantes manifestations ouvrières, notamment à l’occasion du 1er mai. 130508-bengladesh-premier-mai.jpgLes salaires réels sont désormais 4 à 5 fois inférieurs à ceux pratiqués en Chine.

Mais les plus gros profiteurs sont ailleurs. Les marques occidentales, telles Beneton, H&M, ou les marques distributrices comme Carrefour, se défendent toutes d’être clientes des usines de l’immeuble effondré. Qu’importe ! Elles le sont de leurs voisines. Les importations en France de produits textiles en provenance du Bangladesh ont atteint 1,1 milliards d’euros en 2011, 18% de plus qu’en 2010.

La libéralisation totale des échanges mondiaux, en 2005 pour le textile-habillement, a accéléré le mouvement.

Pendant ce temps, en France, le secteur perdait encore des dizaines de milliers d’emplois. La baisse, très relative, des prix de l’habillement ne comprend pas le coût du chômage, de la surexploitation des unités délocalisées, des profits gigantesques des trusts capitalistes.

Pour le peuple du Bangladesh, la situation est désastreuse. La dépendance vis-à-vis de l’étranger est totale. Le potentiel agricole n’est pas exploité, faute d’investissements suffisants. La construction d’infrastructures contre les catastrophes naturelles est stoppée.

Cette situation nous concerne en France, bien au-delà de l’émotion devant les crimes du capitalisme.

Pour nous communistes, la solution ne consiste pas à établir tel ou tel « code éthique » hypocrite mais à faire cesser ce système nuisible à tous les peuples : la mise en concurrence des travailleurs de chaque pays, de tous contre tous.

L’Organisation mondiale du commerce, présidée par le politicien PS Lamy, l’Union européenne, poussent au « libre » échange dans l’intérêt des multinationales.

Voilà comment, sans drame heureusement, on se retrouve à manger du cheval de Roumanie passé par les Pays-Bas à la place de bœuf dans nos raviolis !

Dans l’immédiat, le gouvernement français doit encadrer les importations en provenance du Bangladesh, rendre public le nom des importateurs.

ACCUSONS PUBLIQUEMENT les marques et enseignes qui importent et commercialisent des vêtements fabriqués dans de telles conditions !

A terme, remettons en cause, en France, les règles de l’OMC et l’UE. Le « libre » échange est contradictoire avec le développement de coopérations mutuellement avantageuses entre les peuples.

Le Livre noir du capitalisme n’en finit plus de s’écrire.

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Mercredi 17 avril 2013 3 17 /04 /Avr /2013 18:54

Nicolas Maduro élu président du Venezuela au 1er tour, avec 50,66% des voix! Après le défi démocratique, le nouveau défi socialiste.

Vivelepcf, 15 avril 2013

 

130415_Maduro.png La bourgeoisie vénézuélienne n’a pas réussi à utiliser la mort d’Hugo Chavez pour renverser le cours de la Révolution bolivarienne.

La candidature de Nicolas Maduro, vice-président de Chavez, issu de son parti, le Parti socialiste unifié (PSUV), a emporté l’élection présidentielle du 14 avril 2013, au 1er tour, avec 50,66% des suffrages exprimés.

Ce résultat offre les conditions de la poursuite au Venezuela de la politique de justice sociale et d’approfondissement de la construction du socialisme entamée depuis l’arrivée de Hugo Chavez au pouvoir en 1999. Cette victoire constitue également un point d’appui fort pour tous les gouvernements et  organisations progressistes d’Amérique latine et du monde entier, en lutte contre l’impérialisme, à la mesure du rayonnement de l’expérience vénézuélienne ces dernières années, conjuguée à celle de Cuba.

 Nous transmettons nos félicitations et remerciements chaleureux à nos camarades du Parti communiste du Venezuela, l’un des piliers politiques de la « Révolution bolivarienne ».

A nouveau, le pouvoir socialiste vénézuélien a relevé le défi démocratique. Il l’emporte, de façon incontestable, par les urnes,  malgré le poids des médias bourgeois, les pressions financières des oligarchies intérieures et extérieures. Ce n’est pas encore cette fois que les contempteurs de la « dictature chaviste », de là-bas comme de France (de droite ou de « gauche ») trouveront de quoi étayer leurs accusations diffamatoires.

Le principal candidat des partis bourgeois, Henrique Capriles, obtient 49,07% des voix, en progression de 4% sur les élections de l’an dernier. Ce résultat est potentiellement inquiétant. La bourgeoisie, et l’impérialisme américain avec elle, conservent une position économique prédominante. Au fil des années, ils ont affiné leur stratégie revancharde, renonçant au renversement brutal du régime. Le sabotage économique s’est fait plus insidieux, mais aussi redoutablement plus efficace. Faisant la part des choses, certains politiciens n’hésitent pas à reprendre à leur compte les avancées sociales arrachées avec Chavez. Chavez malade, puis Chavez mort, ils s’évertuent à personnifier sa politique pour mieux la dissocier du processus révolutionnaire qu’il a enclenché et qui doit continuer.

Nicolas Maduro n’est pas banquier mais chauffeur de bus. Il a accompagné toutes les étapes de l’action politique émancipatrice impulsée par Chavez. Avec l’appui populaire, avec le renforcement des partis politiques révolutionnaires, en coopération avec les expériences de résistance et de lutte des autres peuples de la région, nous ne doutons pas qu’il saura prolonger l’œuvre politique de son glorieux prédécesseur : Relever le défi du socialisme.

C’est l’avenir que nous souhaitons au peuple vénézuélien !

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Jeudi 7 mars 2013 4 07 /03 /Mars /2013 16:16

Hommage à Hugo Chavez

 

EDT pour Pcf Paris 15, 6 mars 2013

 

Le décès d’Hugo Chavez nous affecte profondément. Il est prématuré aussi bien pour l’homme que pour son action dans le renouveau du mouvement émancipateur des peuples, de la lutte antiimpérialiste.

 

Notre pensée va d’abord au peuple vénézuélien, qui par millions exprime sa peine immense dans les rues du pays. Nous transmettons nos condoléances à nos camarades du Parti communiste du Venezuela et à nos amis de l’Ambassade du Venezuela en France.

 

L’Ambassade  nous a aidés régulièrement à comprendre et faire connaître dans le 15ème arrondissement l’expérience de la Révolution bolivarienne, avec la fraternité et l’enthousiasme insufflés par Hugo Chavez, si éloignés des codes diplomatiques.  

 

Le Venezuela est un pays économiquement favorisé par la nature. C’est aussi un des pays qui ont subi le plus lourdement le colonialisme, l’impérialisme et leurs séquelles, le sous-développement.

 

Hugo Chavez est arrivé au pouvoir en 1999 proclamant vouloir défendre les intérêts du peuple et développer la justice sociale. Son premier mérite, inestimable, est d’avoir tenu son engagement.

Le bilan est éloquent. La pauvreté et les inégalités ont considérablement reculé. Une grande part des immenses richesses exploitées a été enfin redirigée vers les populations.

Sur bien des points, le retour en arrière n’est plus imaginable.

L’essor de l’éducation, de l’accès aux soins, grâce notamment à la coopération avec Cuba, mais aussi de la participation politique des masses à la vie publique, ont donné au pays les conditions d’un véritable développement autonome.

 

L’expérience politique lancée par Chavez s’est heurtée à une opposition acharnée de la réaction, des possédants, de l’impérialisme. Au fil de son développement, elle s’est manifestée par la violence, le sabotage économique, les pressions extérieures pilotées depuis les Etats-Unis, la subversion. Elle a toujours échoué.  


Le deuxième immense mérite de Chavez et de ses compagnons est d’avoir résisté en impliquant de plus en plus massivement la population pauvre et laborieuse dans le combat politique, en recherchant les voies d’une rupture révolutionnaire, dans les conditions du Venezuela et de l’époque : le socialisme « bolivarien ».


La prise du pouvoir par Chavez n’a pas mis fin à la lutte des classes au Venezuela. Elle s’est aiguisée.

La bourgeoisie reste forte. Le capitalisme reste le mode de production prédominant. L’impérialisme américain demeure en mesure d’exercer des pressions considérables sur son voisin et fournisseur de pétrole.

 

La lutte des classes, le Président Chavez, avec ses compagnons, toujours plus nombreux, l’a menée inlassablement du côté du peuple, à tous les niveaux.

Il a développé une organisation politique de masse, ouvrant des espaces d’autogestion au cœur des quartiers et des villages. Il a fondé le PSUV, Parti socialiste unifié du Venezuela avec l’ambition d’en faire l’instrument révolutionnaire conduisant au socialisme. Dans cet objectif, Chavez a reconnu le rôle d’avant-garde du Parti communiste du Venezuela, allié essentiel du processus révolutionnaire.

Chavez et son gouvernement ont fait reculer l’emprise du capitalisme et de l’impérialisme sur le pays. Ils ont lancé un vaste programme de réappropriation des profits pétroliers. L’affrontement a été très rude contre les potentats des firmes nationales et internationales. Le gouvernement a procédé à une série de nationalisations, des grands services publics, du secteur financier etc. Chacune a été et reste un enjeu intense de lutte contre les survivances bourgeoises.


130307_Chavez_Castro.jpg Chavez et ses compagnons ont recherché et trouvé, dans le rapport de forces mondial, des alliés contre l’impérialisme en général, contre l’impérialisme US en particulier. Les peuples d’Amérique latine se sont reconnus dans l’expérience émancipatrice vénézuélienne. Elle a constitué un point d’appui décisif et un repère pour les victoires de Morales en Bolivie ou Correia en Equateur. Les gouvernements sociaux-démocrates-libéraux d’Amérique latine ont été amenés à afficher leur sympathie pour Chavez et le Venezuela bolivarien. Avec l’ALBA, le Venezuela, la Bolivie et Cuba ont promu un système d’échange et de coopération profitable aux peuples, une véritable alternative à l’ordre impérialiste de l’ALENA des USA, au « libre-échange » et à sa logique de domination.

Chavez n’a pas hésité à faire le choix nécessaire et audacieux de l’alliance, du jumelage même, avec la révolution socialiste cubaine. Cuba et Venezuela, ensemble, ont constitué une force politique à l’écho considérable, au-delà des peuples d’Amérique latine, dans le Tiers-monde, dans le reste du monde.


Communistes français, comme des militants de tous les pays, nous sommes hautement redevables à l’œuvre, à l’audace d’un Hugo Chavez. A des mouvements historiques anesthésiés par des décennies de renoncement, d’échec, d’intégration au système dominant, l’expérience vénézuélienne, revivifiant l’expérience cubaine, a redonné un élan, a rendu, aux yeux de tous, son actualité de notre projet révolutionnaire : le socialisme.


A notre reconnaissance correspondra tout l’appui, à notre modeste niveau, que nous pourrons apporter à la postérité et au développement du socialisme bolivarien au Venezuela. La bourgeoisie et l’impérialisme comptent profiter de la mort de Chavez pour renverser ou infiltrer la démocratie vénézuélienne. C’est évident.

 

Mais même mort, la mémoire de Chavez continuera de renforcer le mouvement populaire, ses capacités de résistance et d’organisation.

Vive le socialisme bolivarien, vive le socialisme !    

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Samedi 12 janvier 2013 6 12 /01 /Jan /2013 16:22

Epiphanie/Palestine

 

PCF Paris 15, 11 janvier 2013

 

130112_rois_mages.jpg C’est pourtant la période… Les rois mages ne pourraient plus venir partager la galette des rois (plutôt que l’encens, la myrrhe et l’or) à Bethléem. Ils seraient bloqués par le mur de béton de 3 mètres de haut et 700 kilomètres de long par lequel l’Etat d’Israël enferme les Palestiniens de Cisjordanie dans de véritables réserves et vole encore leur terre.

L’Etat d’Israël continue ses agressions criminelles à Gaza (160 morts cet automne), à coloniser Jérusalem et la Cisjordanie (3000 constructions décidées par Netanyahou en décembre), à opprimer les Palestiniens, à fomenter la déstabilisation de ses voisins, une guerre contre l’Iran, à menacer la paix régionale et l’intérêt même de son propre peuple.

En ce début d’année 2013, nous manifestons à nouveau notre solidarité avec le peuple palestinien et notre condamnation de l’alignement de Hollande, après Sarkozy, sur la politique de collaboration avec l’Etat d’Israël, alignée sur l’impérialisme américain et européen.  

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Lundi 26 novembre 2012 1 26 /11 /Nov /2012 15:25

Non à la guerre, non à l'injustice coloniale, à Gaza comme ailleurs!

Le tract en PDF

 

La nouvelle opération militaire meurtrière lancée par l'armée israélienne contre Gaza sème le chaos et la mort parmi la population palestinienne, avec le silence complice de la France et avec le soutien actif des États-Unis.

Le bilan macabre s'alourdit de jour en jour : déjà 160 morts palestiniens ce lundi dont une majorité de civils, plus de 1000 blessés. En 2008, la précédente guerre contre Gaza avait fait 1 400 morts côté Palestinien.

Israël ne veut pas la paix. Il mène depuis quarante-cinq ans une guerre coloniale contre le peuple palestinien.

Depuis 1967, les forces israéliennes occupent la Cisjordanie et la bande de Gaza. Des territoires qu’Israël devrait évacuer, selon la résolution 242 de l'ONU. Il empêche la constitution d'un État palestinien indépendant.

Israël a profité des accords de paix d'Oslo, en 1994, pour mieux coloniser la Cisjordanie. En vingt ans, le nombre de colonies en Cisjordanie a doublé. Israël « protège » les 300 000 colons de Cisjordanie avec son armée. Un prétexte pour justifier l’occupation de la Palestine.

Depuis, l’État sioniste multiplie les attaques contre les populations civiles palestiniennes pour entretenir un climat de guerre permanent, empêcher toute résolution pacifique du conflit. Il contribue à renforcer un adversaire, les islamistes du Hamas, qui alimente cette spirale de la violence.

Le gouvernement israélien utilise aussi l’exutoire palestinien pour faire diversion avant les élections auprès de sa propre population, durement frappée par le capitalisme (40% de taux de pauvreté), .

Depuis 2007, il maintient un blocus inhumain contre Gaza. Une vraie catastrophe humanitaire.

Un million de Gazaouis souffrent de la faim, 90% de la population dépend de l'aide humanitaire.

Où est la réaction de la communauté internationale ?

Nulle part! Elle est trop occupée à participer à la destruction de la Syrie. Une guerre contre le principal allié dans la région de la résistance palestinienne.

Où est la France, du « président du changement » Hollande ? Dans son discours à l'ONU le 25 octobre, Hollande met en garde contre le péril syrien, iranien, appelle à des interventions armées. Rien sur l’agression israélienne. Il y a deux semaines, il accueillait en grande pompe le premier ministre israélien Netanyahu, premier fauteur de guerre.

Où est l'Union européenne, « prix Nobel de la paix » ? Elle a signé en juillet un accord de coopération avec Israël dans 60 domaines, dont celui militaire. L'UE importe massivement des biens « Made in Israël » produits dans les territoires occupés, cautionnant l’occupation. Le Parlement européen, député de droite, verts et socialistes réunis, vient scandaleusement de voter une résolution mettant en parallèle l’oppresseur israélien et ses victimes.  Les discours des uns et des autres pour la reconnaissance d’un statut de membre de seconde zone de l’assemblée de l’ONU pour l’Autorité palestinienne ne visent qu’à cacher l’appui sans faille au relai israélien de l’impérialisme.

Où sont les États-Unis de l’ « ami des peuples » Obama ? Un mois après le battage médiatique des présidentielles, la position d’Obama n’est guère différente de celle de la droite républicaine. Il apporte son «soutien total au droit d’Israël à se défendre».

45 ans d'oppression coloniale, de mépris du droit international, de complicité impérialiste, américaine, européenne, française: ça suffit !

La mobilisation grandit en Palestine, mais aussi en Israël, pour dénoncer cette nouvelle guerre. Elevons-la aussi en France à partir de revendications de simple justice :

  • Arrêt immédiat des attaques meurtrières d’Israël
  • levée immédiate du blocus israélien inhumain sur la bande de Gaza et la Cisjordanie ;
  • respect des résolutions de l'ONU, dont la n° 242 : fin de l'occupation israélienne, démantèlement de toutes les colonies au-delà des frontières de 1967 ;
  • Destruction du Mur d’Appartheid
  • Droit au retour de tous les réfugiés palestiniens.
  • Libération des prisonniers politiques palestiniens des geôles israéliennes.
  • reconnaissance d'un Etat palestinien indépendant et viable, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-est comme capitale

Exigeons du gouvernement français qu’il rompe avec la politique de collaboration avec l’Etat colonialiste et qu’il engage immédiatement:

  • L’arrêt de toute collaboration militaire française avec Israël, d’achat et de vente d’armements avec ce pays
  • Le boycott des produits israéliens issus des territoires palestiniens occupés ;

La lutte contre toute forme de racisme, d'antisémitisme est indissociable de la lutte pour la paix, le respect du droits des peuples, la justice et le développement.

 

Le combat contre la guerre, pour la liberté des peuples colonisés fait partie intégrante de notre engagement communiste. Rejoignez-nous!

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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 09:29

Travailleurs français, solidarité avec le peuple grec face à l’ennemi commun : la BCE, l’UE du capital et les gouvernements à leur solde

 

Voilà deux ans que la BCE, l’UE et le FMI sont « au chevet » de la Grèce, que Merkel ou Sarkozy donnent des leçons au peuple grec, que les gouvernements grecs successifs se défaussent.

Le résultat est dramatique. Les salaires et les retraites ont été amputés de 20 à 40%. Les services de santé sont complètement désorganisés. Des enfants vont à l’école sans avoir mangé. Un tiers de la population se retrouve sous le seuil officiel de pauvreté. La jeunesse qualifiée ne trouve pas d’autre voie que l’exil.

Pourtant, malgré ces sacrifices, la dette publique, ce prétexte à la casse des acquis sociaux et démocratique, ne cesse encore de se creuser. Quoi de plus logique ? Les intérêts des financiers enflent toujours. L’économie est paralysée. Les salariés, les retraités, à qui on demande de payer la crise, n’y sont pour rien !

 

Devant une telle injustice, devant le pillage du pays, le peuple grec exprime de plus en plus fortement sa colère. Le pouvoir a de plus en plus de mal à la contenir. Les organisations syndicales réformistes (socio-démocrates) sont dépassées. Les agents provocateurs incendient le centre d’Athènes pour préparer une répression violente, pendant que le gouvernement réorganise l’armée. Mais les capitalistes européens sont-ils prêts à cela ? Quel effet une telle répression pourrait-elle avoir dans les autres pays de l’UE ?

 

Travailleurs français, nous sommes directement concernés par ce qui se passe en Grèce. L’UE du capital a besoin de faire un exemple en saignant le peuple grec. Il s’agit de préparer les plans de super-austérité dans les autres pays dont la France.

 

L’UE, avec son instrument l’euro, soutenue par les capitalistes grecs, a contribué à ruiner le pays. La production nationale a été écrasée par la concurrence des pays plus développés (zone euro) ou à monnaie faible (Turquie). Les gouvernements, de gauche et de droite, ont été encouragés à recourir à l’endettement pour compenser les cadeaux inouïs consentis aux armateurs et autres capitalistes grecs dont les rejetons peuplent les luxueuses stations de sport d’hiver de Suisse ou de France, pendant que leurs compatriotes sont dans la rue.

 

Depuis le début de la « crise financière » en 2008, la Grèce, pays plus fragile, avec un Etat et une démocratie plus faibles, est plus précocement et plus durement frappée. Mais les capitalistes, avec l’UE, visent tous les pays européens, dont la France. 

 

Au nom de la dette publique, en Italie, un nouveau gouvernement non élu, soutenu par la droite et par la gauche opère des reculs sociaux, comme la casse du contrat de travail, que le repoussoir Berlusconi ne pouvait pas commettre. Idem en pire au Portugal ou en Espagne où la gauche a préféré avancer les élections pour passer la main à la droite.  En France, la situation est gelée par les élections mais la prochaine majorité, quelle qu’elle soit, aura la même tâche. La dérive à droite du débat électoral, marqué par le consensus européen droite-gauche, l’annonce. Souvenons-nous que les socialistes de Papandréou ont gagné les élections en Grèce en 2008 sur la promesse d’une augmentation des salaires de 5%...

 

120211_Akropoli.jpg C’est pour cela qu’ils ont un problème avec la Grèce. C’est une raison supplémentaire pour être solidaires des travailleurs grecs et de leurs organisations les plus conséquentes, le Parti communiste (KKE) et le mouvement syndical PAME.

 

Les capitalistes ont besoin de l’euro pour enfermer les peuples dans les plans d’austérité, pour leur imposer le Traité de Maastricht à perpétuité.

L’idée même que le peuple grec, qu’un seul peuple, puisse rejeter l’euro et l’UE par référendum, dans la période, était inacceptable pour les eurocrates. Merkel et Sarkozy ont fait annuler le projet de référendum que Papandréou avait trouvé pour se sortir d’une situation politique intenable.

Ils ont imposé un nouveau premier ministre, un financier, en bafouant la démocratie grecque.

S’ils doivent faire la part du feu, laisser la Grèce sortir de l’euro, ce doit être en accusant les Grecs d’être « indignes de l’euro » et surtout pas de les laisser exprimer leur rejet de la monnaie de l’UE du capital. Les autres peuples pourraient suivre la même réflexion.

 

En Grèce, plus visiblement qu’ailleurs, est apparue la connivence totale de la droite et de la gauche pour enfoncer le pays dans l’intérêt des capitalistes européens. D’ici les élections générales d’avril, le pouvoir a du mal à trouver une coalition d’alternance, de droite ou de « gauche » qui puisse continuer à défendre l’UE du capital, tenter de la réhabiliter pour que sa domination perdure.

 

Communistes français, nous appelons, plus que jamais, à la solidarité avec les travailleurs grecs. Notre ennemi commun est l’UE du capital et les forces politiques qui la soutiennent : droite UMP, gauche PS et leurs satellites.

 

Remise en cause de l’UE et de son instrument l’euro ! Non au projet de nouveau traité européen ! Abrogation du traité de Maastricht !

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 12:12

La grève générale : une force immense pour mettre en échec le « Pacte d'agression » et sauver le pays

 

Communiqué du Parti communiste portugais (PCP)

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

111125_greve_Portugal.jpg1– Dans des milliers d'entreprises et de lieux de travail, des millions de travailleurs ont exprimé aujourd'hui un « Non au pacte d'agression » combatif, lors d'une journée mémorable pour la défense des droits des travailleurs et d'un Portugal développé et souverain.

 

La grève générale convoquée par la CGTP-IN et qui a pu mobiliser très large, a constitué une réponse forte à la plus grande offensive depuis l'époque du fascisme. Une grève contre l'exploitation et la paupérisation, contre le cap du désastre national que le PSD, le CSD et le PS, soumis aux intérêts du grand capital national et international, veulent imposer au Portugal.

 

Une Grève générale qui est un grand moment dans l'histoire de la lutte des travailleurs et du peuple portugais, expression de l'intense lutte de classes engagée dans notre pays, affirmation patriotique et démocratique, élément de mobilisation et de confiance dans la lutte pour un Portugal avec un avenir.

 

2– Le PCP insiste sur l'ampleur nationale de la Grève générale. Dans tout le pays – sur le continent et dans les régions autonomes – et dans l'ensemble des secteurs d'activité, le succès de cette grève s'est traduit par une adhésion significative du côté des travailleurs à l'appel de la CGTP-IN, et par un vaste mouvement de solidarité et de soutien de la part d'autres couches de la population.

 

La Grève générale a été particulièrement suivie dans le secteur productif, par exemple : dans le secteur automobile, l'Auto-Europaet tout son complexe industriel, Renault-Cacia, Exide, Visteon, Delphi ; dans le secteur de la métallurgie et de la construction mécanique, avec les Chantiels navals de Viana do Castelo, Lisnave, l'Arsenal d'Alfeite, Browning, Sacti et Sacometal; dans le secteur du bouchonavec le groupe Amorim; dans le secteur textile, du vêtement et des chaussures avec Carveste, le groupe Paulo de Oliveira, Trekar, Califa, Huber Trico; dans le secteur de l'alimentaireet de boissonsavec Central Cer; dans le secteur du céramique, du ciment et du verreavec Saint-Gobain(Covina), Vista Alegre, Secil.

 

Le PCP insiste sur la portée de la forte adhésion à la grève dans le secteur des transports, comme à la CP (chemins de fer), la Refer (réseau ferré), l'EMEF (maintenance ferroviaire), dans le Métro de Lisbonne, le Métro de Porto, à la Soflusa (transport fluvial), la Transtejo (ferry) et dans des dizaines de compagnies de bus comme chez Carris, dans les transports de Porto, du sud du Tejo (TST), de Braga, de Barreiro, de Coimbra et d'Aveiro. La fermeture de tous les ports maritimes et de la plupart des ports de pêche et la fermeture des aéroports et du transport aérien, avec l’annulation de 600 vols.

 

Le PCP souligne également la réponse magnifique apportée par les travailleurs de l'administration publique centrale et locale avec des taux de grévistes qui ont atteint des niveaux historiques, avec la paralysie totale ou pratique dans quasiment tout le pays de la collecte des déchets, et d'autres services publics comme ce fut le cas dans le secteur de la santé avec une forte adhésion des travailleurs du secteur, et dans le secteur de l'éducation avec la fermeture de centaines d'écoles.

 

Le PCP attache beaucoup d'importance à la mobilisation dans ces divers secteurs et entreprises et à l'expression de la rue qu'a permise la Grève générale, dans des milliers de piquets de grève dans tout le pays, de points d'information, de rassemblements et de manifestations qui ont fait de cette journée de lutte un formidable travail collectif.

 

3 – L'extraordinaire participation constatée est d'autant plus à valoriser qu'elle s'est construite sous une pression, une répression et un chantage de plus en plus intenses. Cette Grève générale constitue une défaite de la campagne idéologique cherchant à présenter la politique de recul social comme inévitable et la lutte comme inutile ; une défaite du chantage constitué par l'imposition de services miniums illégitimes qui cherche à conditionner le droit de grève et du recours illégal aux forces de sécurité – police et gendarmerie – afin de masquer la violation du droit de grève. Une Grève générale qui, dans le même temps, constitue une victoire sur le conditionnement économique, les menaces de licenciement, de suppression de rémunérations et de primes, la répression et l'intimidation, notamment envers les travailleurs sous contrat précaire. Une grande démonstration de force, de détermination et de combativité sereine qui a triomphé des tentatives d’intimidation et des provocations délibérées tentant de minimiser son ampleur et tout le sens de la construction d'un avenir meilleur. Une grève générale qui est, en soi, une affirmation de dignité et de combativité de la part de millions de travailleurs qui ont renoncé à un jour de leur salaire pour défendre et réaffirmer l'importance supérieure de la protestation contre la détérioration de leurs conditions de vie et de l'action pour sauver le pays du désastre.

 

Dans un pays marqué par plus de 35 ans de politique de droite, sujet au processus d'intégration capitaliste de l'Union européenne, victime de la nature du capitalisme et de sa crise, la Grève générale a exprimé une exigence, ferme et largement partagée, de rupture avec la situation actuelle.

 

4 – Le PCP salue les millions de travailleurs qui ont participé à la Grève générale.

 

Nous saluons en particulier les milliers de jeunes qui ont fait grève pour la première fois, un élément d'une valeur politique inestimable qui ouvre des perspectives pour l'avenir.

 

Nous saluons la CGTP-IN et toutes les organisations représentatives des travailleurs, l'ensemble des militants, délégués et dirigeants syndicats qui ont construit cette forte journée de lutte, réaffirmant le rôle incontournable du Mouvement syndical unitaire qui, avec sa force et son identité, a constitué une force sociale immense indispensable à la construction d'une vie meilleure, à un pays de progrès et de justice sociale, une composante indispensable du processus de rupture avec les politiques de droite.

 

5 – Soumis aux intérêts du grand capital et aux diktats des grandes puissantes de l'Union européenne, le Gouvernement, les partis qui soutiennent le Pacte d'agression, le Président de la République qui défend la politique actuelle, ont reçu aujourd'hui une condamnation ferme et sans équivoque.

 

Une grève qui, contribuant à l'isolement croissant de ceux qui volent le peuple et coulent le pays, pose de façon incontournable une nouvelle phase dans le développement de la lutte de masses qui, tôt ou tard, mettra en échec les objectifs du gouvernement et du grand capital.

 

Ce qui sort renforcé de la Grève générale, c'est une confiance inébranlable pour poursuivre, dans chaque entreprise et chaque lieu de travail, dans chaque localité, dans chaque secteur d'activité, la poursuite de la lutte avec des actions spécifiques et convergentes. Le PCP insiste dès maintenant sur la journée de lutte qui sera organisée mercredi prochain, 30 novembre, devant l'Assemblée de la République pour le jour du vote final du Budget de l’État de 2012.

 

6 – Le PCP, solidaire de la grève générale, réaffirme son engagement de toujours avec les travailleurs et le peuple portugais. La lutte qui va suivre sera encore plus dure, mais la force et la détermination que cette Grève a démontré nous apporte la conviction qu'il n'est pas seulement nécessaire mais possible de réaliser une politique patriotique et de gauche qui contribue à sauver le pays du cap du désastre qu'on cherche à lui imposer.

 

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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 12:27

Solidarité avec le peuple grec contre l’UE du capital

 

Pcf Paris 15 – 2 novembre 2011

 

Voir aussi:

Le communiqué du Parti communiste grec du 1er novembre 2011:

Le Parti communiste grec (KKE) dénonce un référendum biaisé visant à forcer la main au peuple grec, réclame la démission du gouvernement et la tenue d'élections anticipées

Une première analyse sur le site vivelepcf:

Papandréou convoque un référendum pour tenter de contenir la révolte du peuple grec.

 

111102_PAME.jpg  

Ce qui se passe en Grèce nous concerne directement.

La Grèce est le laboratoire des politiques de super-austérité que les gouvernements nationaux, l’UE et les capitalistes veulent infliger aux peuples contre les salaires, la protection sociale, tous les acquis sociaux et démocratiques nationaux.

Le peuple grec résiste aussi de plus en plus fort face aux sacrifices tellement injustes qui lui sont imposés au profit de la finance et au nom de l’euro. Le pouvoir grec est fragilisé. Les révoltes de l’autre côté de la Méditerranée sont toute récentes. Et en Grèce, la colère s’organise grâce à l’action d’avant-garde du Parti communiste grec (KKE) et les organisations syndicales révolutionnaires qu’il inspire.

 

La montée rapide de ces luttes oblige le premier ministre grec, Georges Papandréou, et les dirigeants européens à changer de stratégie pour continuer à faire passer leur politique. Ils ne sont plus sûrs d’arriver à imposer le plan de Bruxelles soi-disant « d’aide à la Grèce ». Les Grecs ont bien compris qu’il s’agissait de les écraser encore le plus possible pour « sauver l’euro », avec une mise définitive du pays sous la tutelle de l’UE du capital, des grands trusts.

 

Le référendum convoqué par Papandréou vise à exercer un chantage sur le peuple pour couper court à la révolte, pour qu’il accepte lui-même majoritairement la politique antisociale et qu’il ne menace pas l’euro au niveau européen.

Le premier ministre, pourtant complètement disqualifié, se garde bien de convoquer des élections générales maintenant aux résultats imprévisibles.

Avec Sarkozy et Merkel, ils vont préparer la question et le calendrier qui pourront piéger le peuple grec et redonner un semblant de légitimité à l’UE et à l’euro dans les autres pays d’Europe. 

 

Les pressions des institutions nationales et internationales seront maximales.

Papandréou vient de changer tout l’état-major des armées. Cette intimidation militaire souligne la gravité de la situation. Elle rappelle le voyage de De Gaulle en mai 68 à Baden-Baden pour s’assurer du soutien éventuel de l’armée contre les manifestants.

Les menaces des grands impérialismes européens, d’abord l’allemand, se précisent.

 

Travailleurs, jeunes, retraités français, notre intérêt rejoint celui des Grecs. Nous sommes confrontés à la même politique.

 

L’UE oppose les peuples contre les autres. Ses partisans de droite et de « gauche » en France manifestent un mépris écoeurant du peuple grec. Opposons leur une véritable solidarité politique.

Il est très important que les Grecs entendent du peuple français un autre son de cloche que l’obéissance à l’UE du capital. Le consensus est total entre l’UMP, le PS et leurs rabatteurs pour l’UE. Sur le plan économique et social, ils sont dans la même logique politique quelle que soit le résultat des élections. Tout est lié.

 

Communistes, nous appelons, en solidarité avec le peuple grec,

- à manifester le plus fortement l’opposition aux plans d’austérité que se succèdent et à toutes leurs dispositions (taxe sur les mutuelles, baisse des remboursements de santé, hausse de la TVA etc.)

- à refuser tout plan de renflouement des banques avec de l’argent public, de « nationalisation des pertes », à exiger leur nationalisation intégrale sans indemnité pour les actionnaires.

- à remettre en cause la dette publique indue et toutes les politiques de cadeaux fiscaux et sociaux aux plus riches et au patronat.

Avec le Traité de Lisbonne, le plan de Bruxelles, les gouvernements nationaux de droite ou de « gauche » veulent enchaîner les peuples à des politiques au service du capital, décidées au niveau de l’UE, hors du cadre démocratique national. L’euro est l’instrument de cette politique. Ne l’acceptons pas !

Nous avons été 20 millions de travailleurs à rejeter le Traité de Maastricht puis à mettre en échec la « constitution européenne ». Ne laissons pas ces mobilisations décisives être récupérées par l’extrême droite pour le compte du système !

Communistes, nous militons pour que notre parti lance une grande campagne nationale pour la rupture avec l’UE du capital et l’euro.

 

Pleinement en phase et solidaires des travailleurs et de l’ensemble du peuple grec ! Unité internationale des peuples contre l’UE du capital !  

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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 08:45

Nous reprenons un communiqué de nos camarades grecs du KKE, traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Au deuxième jour de grève en Grèce , le mouvement s'intensifie. Des centaines de milliers de manifestants encerclent le Parlement

 

Le « cœur » de la seconde journée de l'énorme mobilisation de grève de 48 heures battait dans la place centre de la capitale Grecque, la place Syntagma, où le Front militant unitaire des travailleurs (PAME)a organisé l'énorme rassemblement-encerclement du parlement grec. Et le second jour a largement dépassé les précédents des grèves de ces derniers temps. L'ampleur et la vigueur militante de la mobilisation ont donné de façon méritoire une suite aux efforts du premier jour de la grève de 48 heures. Dans le même temps, au sein du Parlement, sur demande du KKE, un vote individuel a été organisé sur les articles du projet de loi gouvernemental, par lequel les nouvelles mesures contre le monde du travail vont être mises en place.

 

Il convient de noter que les tentatives venant de la part de groupes provocateurs, avec la bienveillance de la police, de s'en prendre aux manifestants sur les bords du rassemblement se sont vues opposées une réponse énergique et organisée de la part du très bien organisé service de sécurité du PAME qui a refoulé les provocateurs cagoulés. C'est un signe que les manifestants du PAME aient eu à subir plusieurs attaques meurtrières, dont un manifestant sérieusement blessé par une attaque des anarcho-fascistes. Bien organisé, le service de sécurité du PAME a efficacement repoussé les provocateurs et a apporté une réponse combative aux efforts des organismes de la classe bourgeoise visant à disperser la manifestation.

 

20 octobre - 3Il convient de noter que ce mercredi 19, pour le premier jour de la grève, le gouvernement avec la majorité de 154 députés qu'elle possède à l'origine a adopté le projet de loi. Dans le même temps, plusieurs centaines de milliers de personnes (120 000 selon la police qui a tenté de minimiser la participation) manifestaient devant le parlement, avec les forces du syndicalisme de classe, qui sont rassemblées dans le PAME, en ayant, ce qui était généralement reconnu même par les médias bourgeois, le dessus en terme de participation et de militantisme de masse du côté des manifestants qui ont envahi le centre-ville d'Athènes, en comparaison avec les forces mobilisées par les directions des confédérations syndicales de collaboration de la GSEE et de l'ADEDY. On pouvait constater une situation similaire dans 70 villes de tout le pays, où les forces du PAME ont mobilisé des dizaines de milliers de travailleurs et organisé des manifestations gigantesques et des occupations de bâtiments publics.

 

Le secrétariat exécutif du PAME a salué « les millions de travailleurs, partout, dans le privé comme dans le public qui ont participé à la grève, passant outre les menaces, le chantage, l'intimidation du patronat et du gouvernement ».

 

Bien entendu, certains médias Grecs et étrangers, cherchant à occulter l'ampleur de la colère populaire, se sont concentrés sur les agissements provocateurs de petits groupes – en Grèce, tout le monde sait que ces groupes sont de mèche avec les services de sécurité en vue de disperser les mobilisations de masse. Mais leurs plans ont capoté ! Le service de sécurité du PAME a une nouvelle fois sauvé la manifestation de masse de plusieurs milliers de grévistes et c'est seulement lorsque les manifestants du PAME ont quitté la rue située devant le Parlement que les incidents ont éclaté, ce sur quoi les médias ont insisté de façon trompeuse.

 

Les forces du PAME ont, aussi pour ce second jour de grève, envoyé le signal d'un conflit général contre la politique du gouvernement, de l'UE et du FMI. Avec les forces des syndicats et fédérations qui sont réunis dans le PAME, il y eut une large participation d'étudiants, la prochaine génération de la classe ouvrière, qui ont manifesté sous les banderoles du Front de lutte étudiant (MAS), du Comité de coordination des lycéens Athéniens ainsi que des travailleurs indépendants et des petits commerçants (PASEVE) et de la Fédération des femmes Grecques (OGE).

 

Ces forces ont manifesté l'opposition des travailleurs, de la jeunesse et des couches populaires à l'adoption des nouvelles mesures anti-populaires. Elles ont affirmé l'opposition du peuple à de nouveaux sacrifices pour la ploutocratie exigés par le gouvernement social-démocrate. Elles ont scandé « A bas le gouvernement et les partis du capital », « retrait de l'UE – pouvoir populaire-ouvrier ».

 

La secrétaire-générale du Comité central du KKE, Aleka Paparigaa déclaré lors du rassemblement de grève devant le Parlement :« la lutte ne s'arrête pas aujourd'hui, elle va se continuer. Ce torrent doit être encore plus agité, plus radical, plus subversif. Il peut tout balayer sur son passage à une seule condition : qu'il ne se laisse pas voler la victoire sur le fil, comme cela s'est produit tant de fois, lorsqu'une grande partie du peuple est piégée par des illusions ».

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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 19:11

11 septembre 2001 : le mythe refondateur de l’impérialisme américain

 

 

Pcf Paris 15 – EDT – 11 sept. 2011

 

110912_WTC.jpg Le 10ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 donne lieu à un matraquage médiatique impressionnant en France, dans le monde et encore davantage aux Etats-Unis mêmes. La campagne lacrymogène se permet outrageusement de hisser, au nom de la notion galvaudée du « devoir de mémoire » cet événement au rang des plus grands crimes de l’Humanité.

On en oublierait que la guerre américaine en Irak a tué plus de 100.000 personnes, 35 fois plus que l’attentat qui l’a prétextée, ou que sont morts 3000 immigrants latino-américains en dix ans à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.

On comprend l’émotion des familles des victimes, le caractère spectaculaire et symbolique de l’écroulement du Word Trade Center. Mais le plus marquant, depuis dix ans, est son utilisation, ses utilisations politiques, par l’impérialisme américain lui-même.

 

La dictature du capitalisme a été renforcée sous tous ses aspects.

La campagne contre le « terrorisme », transformée en arme idéologique de destruction massive, a permis d’instaurer un état d’exception et un état de guerre permanents. 

Un climat de peur, de haine, de racisme a été instauré pour couper court aux contestations sociales. Des lois liberticides ont trouvé une justification imparable, allant jusqu’à la garde-à-vue de 42 jours en Grande-Bretagne et à la légalisation de la torture aux Etats-Unis (Guantanamo).

La guerre d’agression, en Afghanistan, en Irak, en Libye etc. s’est inventé une fausse légitimité contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’impérialisme américain, embrigadant à l’occasion davantage l’européen dans l’OTAN, a réaffirmé sa domination, notamment sur les zones pétrolières du monde.

 

Les grandes multinationales ont profité à plein de ce nouveau court à commencer par le lobby militaro-industriel. 1500 milliards d’euros : voilà ce que lui a rapporté la guerre d’Irak, une guerre largement « privatisée », enfonçant d’autant l’Etat US dans une dette publique d’un niveau inédit et permettant de nouvelles coupes dans les droits sociaux des travailleurs américains.

 

La commémoration mondiale du 11 septembre, orchestrée par l’impérialisme américain, montre qu’il assume cette période spéciale, qu’il entend la prolonger. Mais sans doute pas suivant les mêmes prétextes idéologiques.

 

L’élection d’Obama a été présentée comme un début d’évolution. L’armée américaine s’est débarrassée (sans dépouille) au bout de dix ans de son ancien allié Ben Laden, qui servait de catalyseur de la haine. Dans le monde arabe, devant les mouvements populaires, l’impérialisme a lâché quelques dictateurs pour mieux installer des régimes plus adaptés à la poursuite de sa domination. En Libye, les Etats-Unis ne se sont pas montrés en première ligne.

 

L’impérialisme doit tenir compte du développement de la lutte des classes mondiale en pleine phase de crise du capitalisme.

 

Mais on aurait bien tort de voir un changement d’objectif. Le soutien sans faille que les USA s’apprêtent à confirmer à Israël contre la fondation d’un Etat palestinien en est un signe. Les agressions impérialistes contre tout mouvement émancipateur, notamment en Amérique latine (Cuba, Bolivie, Equateur, Venezuela…) se renouvellent. Les guerres impérialistes continuent, s’étendent même, comme la course aux armements.

 

Le gouvernement français, dans une politique extérieure et militaire européenne plus intégrée encore avec le Traité de Lisbonne, s’inscrit encore plus étroitement en 2011 qu’en 2001 dans la stratégie de l’impérialisme américain. En 2001, le gouvernement de la « gauche plurielle » obéissait et suivait en supplétif l’armée américaine en Afghanistan. En 2009, Sarkozy opére l’acte gravement symbolique de retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. En 2011, pour le compte de l’OTAN et pour les intérêts impérialistes propres à l’UE et à la France, l’armée française intervient en première ligne en Libye.

 

En France, comme ailleurs, malgré le battage médiatique, l’opposition monte contre cette politique impérialiste.

Elle peut converger vers dans campagnes de masse :

-          pour le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan (75 morts français, combien d’Afghans ?) et des autres « opérations extérieures », contre le « droit » d’ingérence et le respect des souverainetés nationales

-          pour l’abaissement des dépenses militaires (1,2 milliards d’euros officiellement par an pour ces interventions, l’équivalent de 40.000 postes d’enseignants !), l’abandon unilatéral du nucléaire militaire français.

-          pour la reconnaissance de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967

-          pour des coopérations nouvelles avec les Etats du pourtour méditerranéen, notamment l’annulation d’une partie des dettes contractées par les dictateurs déchus.

-          pour la sortie de la France de l’OTAN et de la politique extérieure et militaire intégrée de l’UE.

 

Notre message pour ce 11 septembre : solidarité avec les travailleurs et le peuple américains comme avec tous les peuples, rejet de l’impérialisme !

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