L’esclavage (et la mort) là-bas, le chômage ici, les profits dans les poches des capitalistes !
Article pcf Paris 15
Le 24 avril, un immeuble de huit étages, le « Rana Plaza », s’est effondré à Savar, ville du Bangladesh. 3000 ouvriers y travaillaient dans 5 ateliers textiles. Au moins 656 sont morts écrasés.
Les causes directes du drame sont connues.
L’immeuble de 8 étages était construit sur un terrain instable de marais. Il avait été surélevé illégalement de 3 étages. La veille de l’effondrement, les ouvriers constatent des fissures. Mais leurs patrons, leurs négriers doit-on dire, les obligent à revenir travailler sous peine de licenciement.
Voilà le prix accordé à la vie humaine au Bangladesh pour 4 millions d’ouvrières et d’ouvriers qui subissent un quasi-esclavage moderne. Le pays est devenu le 2ème exportateur mondial d’habillement. Sa ressource est l’exploitation maximale d’une main d’œuvre abondante: des semaines de 60 heures, pour 32 euros par mois en moyenne, sans aucune condition de sécurité.
Pour que les jeans « de marque » importés en Europe aient l’air délavés, des ouvriers bangladeshi pulsent toute la journée du sable sur les tissus, à en tomber rapidement malades de silicose…
Quelques possédants locaux bâtissent des fortunes inouïes sur ce système. L’Etat les aide à contenir les velléités revendicatives des ouvriers. Après
le drame, les autorités ont accéléré la reprise du travail dans l’ensemble des usines du pays arrêtées huit jours sous le coup de l’émotion et du deuil. Elles ont mâté les importantes
manifestations ouvrières, notamment à l’occasion du 1er mai.
Les salaires réels sont désormais 4 à 5 fois inférieurs à ceux pratiqués en Chine.
Mais les plus gros profiteurs sont ailleurs. Les marques occidentales, telles Beneton, H&M, ou les marques distributrices comme Carrefour, se défendent toutes d’être clientes des usines de l’immeuble effondré. Qu’importe ! Elles le sont de leurs voisines. Les importations en France de produits textiles en provenance du Bangladesh ont atteint 1,1 milliards d’euros en 2011, 18% de plus qu’en 2010.
La libéralisation totale des échanges mondiaux, en 2005 pour le textile-habillement, a accéléré le mouvement.
Pendant ce temps, en France, le secteur perdait encore des dizaines de milliers d’emplois. La baisse, très relative, des prix de l’habillement ne comprend pas le coût du chômage, de la surexploitation des unités délocalisées, des profits gigantesques des trusts capitalistes.
Pour le peuple du Bangladesh, la situation est désastreuse. La dépendance vis-à-vis de l’étranger est totale. Le potentiel agricole n’est pas exploité, faute d’investissements suffisants. La construction d’infrastructures contre les catastrophes naturelles est stoppée.
Cette situation nous concerne en France, bien au-delà de l’émotion devant les crimes du capitalisme.
Pour nous communistes, la solution ne consiste pas à établir tel ou tel « code éthique » hypocrite mais à faire cesser ce système nuisible à tous les peuples : la mise en concurrence des travailleurs de chaque pays, de tous contre tous.
L’Organisation mondiale du commerce, présidée par le politicien PS Lamy, l’Union européenne, poussent au « libre » échange dans l’intérêt des multinationales.
Voilà comment, sans drame heureusement, on se retrouve à manger du cheval de Roumanie passé par les Pays-Bas à la place de bœuf dans nos raviolis !
Dans l’immédiat, le gouvernement français doit encadrer les importations en provenance du Bangladesh, rendre public le nom des importateurs.
ACCUSONS PUBLIQUEMENT les marques et enseignes qui importent et commercialisent des vêtements fabriqués dans de telles conditions !
A terme, remettons en cause, en France, les règles de l’OMC et l’UE. Le « libre » échange est contradictoire avec le développement de coopérations mutuellement avantageuses entre les peuples.
Le Livre noir du capitalisme n’en finit plus de s’écrire.
Parti Communiste Français
La bourgeoisie vénézuélienne n’a pas réussi à utiliser la mort d’Hugo Chavez pour renverser le cours de la Révolution bolivarienne.
Chavez et ses compagnons ont recherché et trouvé, dans le rapport de forces mondial, des alliés contre l’impérialisme en général, contre l’impérialisme US en
particulier. Les peuples d’Amérique latine se sont reconnus dans l’expérience émancipatrice vénézuélienne. Elle a constitué un point d’appui décisif et un repère pour les victoires de
Morales en Bolivie ou Correia en Equateur. Les gouvernements sociaux-démocrates-libéraux d’Amérique latine ont été amenés à afficher leur sympathie pour Chavez et le Venezuela bolivarien. Avec
l’ALBA, le Venezuela, la Bolivie et Cuba ont promu un système d’échange et de coopération profitable aux peuples, une véritable alternative à l’ordre impérialiste de l’ALENA des USA, au
« libre-échange » et à sa logique de domination.
C’est
pourtant la période… Les rois mages ne pourraient plus venir partager la galette des rois (plutôt que l’encens, la myrrhe et l’or) à Bethléem. Ils seraient bloqués par le mur de béton de 3 mètres
de haut et 700 kilomètres de long par lequel l’Etat d’Israël enferme les Palestiniens de Cisjordanie dans de véritables réserves et vole encore leur terre.
C’est pour cela qu’ils ont un problème avec la Grèce. C’est une raison supplémentaire pour être solidaires des travailleurs grecs et de leurs organisations les plus conséquentes, le Parti
communiste (KKE) et le mouvement syndical PAME.
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Il convient de noter que ce mercredi 19, pour le premier
jour de la grève, le gouvernement avec la majorité de 154 députés qu'elle possède à l'origine a adopté le projet de loi. Dans le même temps, plusieurs centaines de milliers de personnes (120 000
selon la police qui a tenté de minimiser la participation) manifestaient devant le parlement, avec les forces du syndicalisme de classe, qui sont rassemblées dans le PAME, en ayant, ce qui était
généralement reconnu même par les médias bourgeois, le dessus en terme de participation et de militantisme de masse du côté des manifestants qui ont envahi le centre-ville d'Athènes, en
comparaison avec les forces mobilisées par les directions des confédérations syndicales de collaboration de la GSEE et de l'ADEDY. On pouvait constater une situation similaire dans 70 villes de
tout le pays, où les forces du PAME ont mobilisé des dizaines de milliers de travailleurs et organisé des manifestations gigantesques et des occupations de bâtiments
publics.
Le
10ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 donne lieu à un matraquage médiatique impressionnant en France, dans le monde et encore davantage aux Etats-Unis mêmes. La
campagne lacrymogène se permet outrageusement de hisser, au nom de la notion galvaudée du « devoir de mémoire » cet événement au rang des plus grands crimes de l’Humanité.
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