Agenda

15 mai 2008: journée nationale d'action des agents de la fonction publique, des personnels de l'Education nationale, des lycéens. Manifestation parisienne - départ 14h00 - place d'Italie
18 mai 2008: Manifestation nationale pour l'école - 13h00 Opéra, direction Bastille via République
22 mai 2008: mobilisation pour la défense de la retraite solidaire par répartition.

Nos initiatives:
17 mai 2008: débat public
"état et avenir du mouvement communiste en Italie" avec Andrea Catone, 16h30, 46 rue d'Ulm, Paris 5ème.
28 mai 2008: réunion publique dans le 15ème. "Organiser sa colère pour lutter et gagner une alternative politique". Propositions des communistes du 15ème. 18h30 au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure, paris 15ème.
Jeudi 8 mai 2008

Etat et avenir du mouvement communiste : la situation en Italie après les dernières élections générales

DEBAT PUBLIC

avec 

Andrea CATONE, du Parti de la Refondation Communiste, historien, collaborateur, entre autres, de la revue « L’Ernesto »

Emmanuel DANG TRAN, Claude FAINZANG, membre du Conseil national du PCF

Samedi 17 mai à partir de 16h30 à l'Ecole Normale Supérieure,
46 Rue d'Ulm, Salle de conférences (entrée sur la rue par le petit escalier), 75005 Paris (Métro Place Monge ou RER Luxembourg).
 

 

« Les récentes élections législatives italiennes ont été marquées par le retour au pouvoir de la droite berlusconienne et post-fasciste. Les composantes du gouvernement Prodi sont en échec. La sanction est sans appel pour les formations communistes italiens. Pour la 1ère fois depuis la Libération, elles n’ont plus aucun parlementaire.

Quelques semaines avant les élections anticipées, les dirigeants des deux partis communistes italiens, Refondation communiste (PRC) et Parti des Communistes Italiens (PdCI), avaient annoncé leur intention de former avec les écologistes et une aile des « Démocrates de gauche » un nouveau "sujet politique", la "Gauche arc-en-ciel", étiquette inaugurée pour le scrutin.
Le débat est actuellement très vif au sein des deux organisations. La stratégie de participation au gouvernement Prodi et le processus de dissolution de la référence communiste et des partis qui la portent dans un rassemblement de "forces de gauche" soulèvent de plus en plus d’opposition. Comme le contenu même du combat communiste. Andrea CATONE fait partie de ceux qui rejettent depuis plusieurs années, notamment à travers la revue « L’Ernesto », la disparition du communisme organisé en Italie.

Emmanuel DANG TRAN et Claude FANINZANG, signataires du texte « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » s’oppose à la même dérive dans le PCF. Le « parti de la gauche européenne », PGE, est d’une certaine façon la matrice de ces évolutions, en Italie, en France, en Allemagne…

 

Lien vers une série de textes l’état du mouvement communiste italien.

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Lundi 5 mai 2008

Développer la campagne internationale de soutien à la démocratie bolivienne !

Les forces réactionnaires, directement épaulées les services de l’ambassade des Etats-Unis, ont engagé une vaste entreprise de déstabilisation du régime démocratique bolivien, dirigé par le Président Evo Morales.

Dimanche 4 mai, elles organisaient un référendum, parfaitement illégal et anticonstitutionnel, en vue de justifier une soi-disant « autonomie » de la province de Santa-Cruz qu’elles régissent toujours. Trois autres référendums devraient suivre en juin dans trois autres provinces.

Les classes possédantes entendent ainsi détacher les régions orientales, les plus riches notamment en matières premières et en ressources agricoles, du reste du pays. Les réformes économiques et sociales du gouvernement bolivien ne s’y appliqueraient pas.

Malgré d’intenses pressions politiques et financières, les capitalistes félons et leurs tuteurs étrangers ne devraient pas, au vu des premiers résultats, tout à fait sujets à caution, obtenir une large majorité des votes des électeurs inscrits à Santa-Cruz, les appels au boycott ayant été plutôt bien suivis. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une attaque politique majeure menaçant toute la démocratie bolivienne.

La politique de justice sociale, de réappropriation par la nation des richesses du pays, d’émancipation des masses indiennes conduite sous l’impulsion d’Evo Morales, président ouvertement socialiste et anti-capitaliste, est insupportable aux classes possédantes et aux multinationales. L’impérialisme tente aussi ici en Bolivie de contenir l’ensemble de la poussée émancipatrice et révolutionnaire en Amérique Latine, suivant les exemples du Venezuela et de Cuba.

La solidarité des progressistes français s’impose. Un appel international de soutien « Nous dénonçons la conspiration visant à diviser la Bolivie » a été lancé à l’initiative de personnalités, telles Oscar Niemeyer, Rigoberta Menchu ou Noam Chomsky. Relayons-le !

En tournée en Amérique latine jusqu’au 3 mai, Bernard Kouchner n’a pas eu un mot pour condamner les manœuvres sécessionnistes en Bolivie, donnant un gage supplémentaire d’alignement sur les Etats-Unis.

Intervenons pour demander que la diplomatie et le gouvernement de notre pays apportent le soutien de la France à la Bolivie, à son peuple et à son Président !  

 

Lire aussi : Bolivie: "l'épreuve du feu" pour le socialisme et la démocratie

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Jeudi 24 avril 2008

Appel de solidarité avec les communistes, les forces progressistes et la classe ouvrière en Egypte.

7 avril 2008 (traduction de l’anglais par vivelepcf)

Depuis tôt ce matin, le centre-ville du Caire comme les principales places de la ville sont investies par des forces spéciales de sécurité, des unités anti-émeutes et des agents en civil. Dans d’autres villes comme Alexandrie et Algharbia, les habitants sont témoins d’un important déploiement de forces de sécurité dans les artères principales et les grandes places.

La ville de Mahalla el Koubra a connu les plus grandes manifestations d’aujourd’hui.

Près de deux cents militants ont déjà été arrêtés à un moment ou un autre dans une province ou un autre. Des ouvriers font grève en solidarité avec les revendications des grévistes de l’entreprise de filature et de tissage Ghazl El-Mahalla. Leur revendication centrale est l’indexation des salaires sur le taux d’inflation. Elle ne concerne pas que les ouvriers de Ghazl El-Mahalla mais toute la classe ouvrière égyptienne.

La grève des ouvriers de Ghazl El-Mahalla s’est transformée en une immense manifestation dans toute la ville de Mahalla el Koubra. Les pauvres, les paysans et les ouvriers s’y sont joints. Près de 30.000 citoyens ont scandé des slogans contre la hausse des prix, les monopoles, le néo-libéralisme et les forces du marché.

Les forces centrales de sécurité égyptiennes ont attaqué à coups de grenades lacrymogènes, de balles en caoutchouc faisant des centaines de blessés dans les rangs des manifestants. Elles ont arrêté et détiennent toujours des manifestants blessés ou non.

Les nouvelles de Mahalla el Koubra font état d’au moins deux morts, une petite fille de neuf an et un homme de vingt ans.

Les « forces noires », une branche des forces de sécurité, ont incendié des magasins, des bâtiments publics, des trains et voitures pour fabriquer des charges contre les manifestants et les ouvriers arrêtés. Ils veulent resserrer le contrôle de la police et de l’Etat sur la classe ouvrière et contenir la montée de la protestation sociale en Egypte, très importante dans les cinq dernières années.

Nous en appelons à vous pour soutenir les revendications justes et légitimes des ouvriers de Ghazl El-Mahalla et leur droit de les exprimer par les moyens de leurs choix, manifestations, grèves ou tout autre méthode.

Communistes, avec toutes les forces démocratiques et sociales, nous vous alertons de façon pressante sur le fait que la police, agissant sur ordre de l’Etat, s’apprête à engager une immense campagne de répression contre la classe ouvrière en général et les ouvriers de Ghazl  El-Mahalla en particulier. Nos inquiétudes augmentent devant la violence de la réaction des forces de sécurité aujourd’hui à Mahalla el Koubra et notre signal alerte devant les charges fabriquées délibérément par les forces de sécurité contre les dirigeants ouvriers.

Fraternellement,

Parti communiste d’Egypte.

Ont répondu à cet appel 41 partis communistes et autres partis progressistes du monde entier dont les partis communistes de Grèce, du Portugal, le PDCI, le DKP…

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Mercredi 9 avril 2008
JO de Pékin: derrière la surenchère d'hypocrisie

Le passage de la flamme olympique à Paris le 7 avril a donné lieu à un spectacle lamentable. Les « idéaux » olympiques ont été ridiculisés. L’ont-il été davantage que d’habitude ? Le principe, inscrit dans la Charte, du refus de toute instrumentalisation du sport et des athlètes à des fins politiques et commerciales, est tombé en désuétude depuis longtemps, s’il a jamais été respecté. La défense des valeurs de l’olympisme est déjà souvent sinon toujours une hypocrisie.

De la confusion fortement médiatisée de cette journée d’avril à Paris, des actes et positions diverses qui ont été montrés, il ressort un message unique : la Chine, le régime chinois, sinon les Chinois, sont des méchants pour rester sur le niveau de langage de Bush.

La formule définitive est prononcée : ils ne respectent pas les Droits de l’Homme. Ils s’abattent sur les malheureux Tibétains. De surcroît, ils sont médaille d’or en langue de bois…

Le constat de cette vérité tout à coup redécouverte fait quasiment l’unanimité, des personnalités en vue aux associations prétendument humanitaires (avec la palme pour Reporters sans frontières, groupe de pression notoirement financé par la CIA), du gouvernement à quasiment tous les partis, jusqu’à la direction de notre parti, le PCF.

Les propositions de réaction vis-à-vis de la Chine différent. Mais tous se sont crus obligés de participer à la campagne mondiale orchestrée contre la Chine. Pourtant la situation du Tibet n’est pas nouvelle. Les événements récents, si largement diffusés dans le monde méritent également d’être analysés aussi bien quant à leur déclenchement qu’à leurs répercussions réelles.

Les violations permanentes des Droits de l’Homme en Irak, en Palestine, du droit international au Kosovo… ne donnent pas lieu à de telles campagnes, bien que les crimes soient avérés et des résolutions de l’ONU soient bafouées. Que dire de la légalisation de la torture aux Etats-Unis ? La sensibilité aux Droits de l’Homme de certains est sélective, celle d’autres facilement manipulable. Là encore cette hypocrisie n’est pas une découverte.

Les Jeux olympiques sont devenus un moment fort de la politique internationale, retenant l’attention de l’opinion publique mondiale. En 1980, le boycott par les Etats-Unis et leurs affidés des Jeux de Moscou, a été un symbole et un acte de la guerre, froide, livrée sans relâche jusqu’au bout contre le camp socialiste. En 2008, les rapports entre l’impérialisme américain (et son vassal, l’UE) et la puissance montante chinoise sont plus complexes. L’immense croissance productive chinoise s’effectue sur un mode capitaliste, avec des liens commerciaux et financiers très importants avec le capitalisme occidental. La Chine, superpuissance en devenir, également sur le plan militaire, est-elle un partenaire, un rival, un adversaire de la triade capitaliste USA-Europe-Japon ? Plus ou moins les trois à la fois.

C’est comme cela que nous pouvons interpréter les événements préolympiques. Il est impensable pour les gouvernants occidentaux de pousser jusqu’à la rupture avec la Chine que signifierait un boycott. Mais il n’est pas question non plus de laisser la Chine accéder, sans opposition, à l’occasion des JO, à un nouveau degré du développement politique de sa puissance. L’impérialisme occidental fait donc monter ses brigades légères : les media et les ONG à son service qu’il a considérablement développées depuis 1980. Se cacher devant un mouvement que l’on fomente soi-même : troisième hypocrisie.

Une cause facile, soutenue par l’idéologie dominante : de quoi attirer en France tous les opportunistes associatifs et politiques, de quoi abuser certains bons sentiments. On est évidemment bien loin des préoccupations du peuple tibétain.

Communistes français, quelle doit être notre position ?

Surtout pas d’aboyer avec les loups !

Refusons toute instrumentalisation des JO dans notre pays ! Ne rentrons pas dans la campagne antichinoise, dans la logique d’ingérence !

La position du secrétariat national du PCF n’engage que lui, elle n’a même pas été discutée en CN. Accuser Sarkozy de timidité dans sa condamnation de la Chine qui plus est parce qu’il serait sous l’influence de Bush, c’est un contresens! La campagne anti-chinoise est bien pilotée de Washington et non le résultat d’une poussée soudaine d’altermondialisme. Appeler les chefs d’Etats européens pour que l’UE intervienne « pour une issue politique au Tibet », c’est, de surcroît, rentrer la notion illusoire et dangereuse « d’Europe puissance », d’un impérialisme qui serait autonome de celui des Etats-Unis.

Pour autant, malgré l’exaspération que la mise en scène médiatique et politique peu légitimement inspirer, réagir par l’expression d’un soutien inconditionnel au régime chinois serait injustifiable. La lutte anticolonialiste est trop au cœur de notre engagement pour que nous puissions accepter sans réserves les discours sur « l’arriération » du peuple tibétain auquel le régime Chinois aurait apporté développement et modernité. Contrairement à l’Union Soviétique, Etat fédéral où l’élément russe n’étouffait pas les autres nationalités, notamment les peuples d’Asie centrale, la vie politique, économique et culturelle du Tibet, nation historique, est placée sous la domination à tous les niveaux ou presque de Chinois, devenus majoritaires dans le peuplement des villes. Aucun observateur ne le conteste. Pour les communistes, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne saurait souffrir d’exception. Ce n’est en outre pas plus aux Occidentaux (le Dalaï Lama), qu’aux Chinois de désigner les représentants légitimes du peuple tibétain mais à lui seul. Le respect, essentiel, de l’intégrité territoriale de la Chine, ne peut que s’accompagner du respect des droits des nationalités présentes sur son territoire. Cela, nous devons le réaffirmer.

Au-delà des événements actuels, les communistes, l’ensemble des progressistes ne pourront pas faire l’économie d’une analyse de fond sur la question chinoise.

L’émergence de la puissance chinoise s’effectue sur un mode capitaliste mais sous l’impulsion d’un Etat qui a développé une forme de socialisme.

Communistes français, ce socialisme n’a jamais été pour nous une référence, sans même parler de la « révolution culturelle » (qui a en revanche subjugué certains repentis du maoïsme en France que l’on a retrouvés dans les dernières manifestations). Au plan international, nous n’oublions pas qu’il a soutenu les Khmers Rouges (aux côtés des USA) et qu’il a mené une guerre d’agression contre le Viêt-Nam socialiste à peine sorti de sa guerre de libération. Mais la Chine est le plus grand pays qui se réclame du socialisme, son parti dirigeant même du communisme. 

Où en est le socialisme en Chine ? L’appel au capitalisme est-il, à la l’image de la NEP (Nouvelle politique économique de Lénine à partir de 1921), mais à une tout autre échelle, un choix pragmatique pour permettre l’essor des moyens de production qui restent ou doivent revenir sous le contrôle de l’Etat socialiste et du peuple ? Ou bien la Chine est-elle en train de devenir une superpuissance capitaliste où subsiste comme élément dirigeant l’appareil d’Etat du socialisme ? 

Des réponses à ces questions, qui demandent un important travail d’information et de réflexion, dépendent notre analyse des tensions montantes entre Occident et Chine telles qu’elles se manifestent avant les JO et notre attitude politique.

Occident derrière les USA face à Chine : choc entre deux impérialismes capitalistes, l’un déclinant l’autre montant à terme dangereux pour la paix mondiale ? Ou bien choc entre l’impérialisme et une puissance socialiste émergeant au premier rang?

Un chantier de réflexion avant notre 34ème congrès.

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Dimanche 6 avril 2008

Retrait unilatéral de la France de l’OTAN !

Retrait des troupes françaises d’Afghanistan !

Sarkozy et les intérêts qu’il représente veulent finir de faire de la France un supplétif de l’impérialisme américain dans le cadre d’une UE intégrée. Le président vient encore d’en donner de nouvelles preuves.

Nos soldats n’ont rien à faire en Afghanistan !

Au sommet de l’OTAN réuni à Bucarest du 2 au 4 avril, il a annoncé que la France renforcerait de 700 hommes, s’ajoutant aux 1670 militaires déjà présents, son contingent de soutien aux troupes US en Afghanistan, répondant à la demande pressante des Etats-Unis, relayés pour la circonstance par le Canada. Parallèlement, quelques semaines auparavant, Sarkozy a annoncé l’implantation d’une base militaire à Abu Dhabi, à quelques encablures des côtes iraniennes.

Qui peut bien croire que les interventions militaires américaines en Afghanistan depuis 2001, en Irak, demain peut-être en Iran ont des objectifs pacifistes et humanitaires ? Elles ont conduit à des centaines de milliers de morts à une déstabilisation, sans fin visible, de toute la région. Cette partie du monde recèle des plus grandes réserves de pétrole et de gaz. Leur contrôle dans le contexte de la poussée de la demande mondiale et de l’émergence aux premiers rangs de nouvelles puissances économiques (Chine…) est sans aucun doute l’enjeu primordial pour le gouvernement américain, ses satellites et les groupes capitalistes qu’ils défendent. Les intérêts du lobby militaro-industriel complètent cette recherche US de la guerre permanente.

Les soldats français (comme ceux des autres nations) n’ont rien à faire en Afghanistan, rien à faire à Abu Dhabi. Ils n’ont pas à tuer et à se faire tuer pour ces intérêts-là ! N’est-ce pas le dernier message, au nom de ses frères d’armes, de Lazare Ponticelli, dernier poilu, dont M. Sarkozy vient d’assister aux funérailles nationales ?

Accélération d’une rupture stratégique dans la politique extérieure française.

L’envoi de renforts en Afghanistan rompt avec le refus de Chirac de participer à l’attaque de l’Irak. Cette ligne historique d’autonomie de la France, affirmée symboliquement par le retrait en 1966 du commandement intégré de l’OTAN, à la suite d’une décision du Général de Gaulle (approuvée par le PCF), n’a cessé d’être transgressée. Sarkozy passe un cap. Dans la foulée du sommet de Bucarest, a laissé entendre que notre pays rejoindrait à nouveau le commandement militaire intégré de l’OTAN d’ici le 31 décembre 2008.

Sarkozy franchit un pas dans le détournement, déjà bien amorcé par les gouvernements précédents, des missions de l’armée française de la défense nationale à la participation à des opérations de guerre, agressives partout dans le monde. A Cherbourg, à l’occasion du lancement du dernier sous-marin nucléaire, il a explicitement mentionné la possibilité « d’avertissement nucléaire », c'est-à-dire de frappe « préventive », rompant avec la logique de « dissuasion ».

Le budget militaire de la France atteint 40 milliards d’euros. Tant d’argent pour faire la guerre sur toute la planète, pour financer les guerres américaines, pour nourrir les profits de quelques marchands de canons ! Alors qu’il en manque tant pour l’école, les dépenses publiques et sociales, et même pour servir des pensions décentes aux militaires retraités dont le gouvernement remet en cause les acquis. Mobilisons-nous plus que jamais pour la baisse des crédits militaires ! Le gouvernement veut encore les augmenter, notamment dans le cadre de l’UE et du nouveau traité de Lisbonne.

L’allégeance aux USA s’inscrit directement dans l’intégration européenne, dans la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’UE.

Sarkozy a été on ne peut plus explicite là-dessus à Bucarest: « laissons cheminer l’Europe de la défense et nous continuerons à cheminer vers l’OTAN ».

En février, Hervé Morin, ministre des affaires étrangères affirmait lors d’un sommet informel à Munich : « c’est le moment où les Européens décident d’assumer leur part du fardeau ». Il précisait les objectifs de la présidence française de l’UE au second semestre 2008 en la matière : « l’OTAN et l’UE sont pour nous les deux volets d’une même politique de sécurité et de défense. Nous pouvons – et je dirais même nous devons – agir de front vers le renforcement de l'Europe de la Défense et vers la mise en place d’une OTAN plus réactive et plus flexible. » Tout cela en se saisissant de « toutes les opportunités et les instruments qui nous sont offerts par le traité de Lisbonne », c'est-à-dire notamment de l’augmentation des crédits militaires de chaque pays et l’affirmation de la vocation de l’UE à « avoir recours à une capacité opérationnelle s’appuyant sur des moyens civils et militaires dans les missions en dehors de l’UE… ».

L’UE est conçue depuis son origine sinon comme un supplétif de l’impérialisme américain, comme le « second pilier » de la politique extérieure des USA. Imaginer qu’elle puisse être un contrepoids à leur domination dans ce domaine comme dans les autres n’est qu’un leurre. Un leurre dangereux car il légitime l’action des eurocrates et rentre dans une conception du monde en terme d’affrontement dont l’UE serait un acteur impérialiste à part entière.

Construire la mobilisation populaire contre la politique guerrière de l’OTAN

Dans tous les pays se développe l’opposition aux choix des USA et de l’OTAN. En Italie contre l’agrandissement de la base militaire américaine de Vicenze, en République tchèque et en Pologne contre l’implantation de bases US de lancement de missiles, le peuple manifeste par centaines de mille.

En France, l’opinion publique est massivement hostile à l’alignement sur l’OTAN. A l’Assemblée, les députés de gauche protestent parce que le Parlement n’est même pas consulté. Cette agitation du PS va dans le bon sens mais ne peut faire oublier que les mêmes parlementaires viennent de ratifier avec Sarkozy le Traité de Lisbonne ou que Jospin n’a pas davantage daigné à son époque les consulter. La véritable opposition est à construire ailleurs. Les communistes en seront !

En 2004, le peuple avait manifesté massivement contre toute participation française à la guerre en Irak. Toutes les organisations et citoyens épris de paix doivent se préparer à des manifestations rassembleuses devant des dangers toujours plus grands.

Retrait des troupes françaises en Afghanistan

Maintien de la France hors du commandement militaire intégré de
l’OTAN

Sortie unilatérale de la France de l’OTAN et de la Politique
européenne extérieure et de sécurité commune PESC.

Baisse des dépenses militaires et (re)nationalisation des industries d’armement.

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Mercredi 26 mars 2008

Ambassade de la République de Cuba

Coordination de Défense de la Révolution Cubaine

Invitation

mercredi 26 mars à 19h 30

à l'ambassade de Cuba

présentation du livre

 

de Salim Lamrani

 

Double Morale.

Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme

En décembre 1996, l’Union européenne s’alignait sur la position d’ingérence étasunienne et exigeait de Cuba « des progrès tangibles sur la voie d’une transition pacifique vers le pluralisme démocratique, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». C’est ainsi qu’est née la position commune européenne vis-à-vis de La Havane, qui est devenue le pilier de la politique étrangère de l’Union européenne à l’égard de Cuba (1).(...)

Dans cet ouvrage, la situation des droits de l’homme au sein de l’Union européenne est disséquée et comparée à celle de Cuba. Le continent américain, du Canada jusqu’en Argentine, est également passé à la loupe. Cette étude est intéressante à plusieurs égards. Tout d’abord, elle démontre que la représentation idéologique que l’on se fait de certains pays est souvent différente de la réalité. Ensuite, elle met en question l’autorité morale de l’Union européenne, qui se pose en juge suprême en matière des droits de l’homme. Enfin, elle remet en cause la légitimité des sanctions contre Cuba officiellement dues à la « situation des droits de l’homme » dans ce pays. Le constat est simple : la crédibilité de l’Europe sur cette épineuse question est relativement faible, pour ne pas dire inexistante.

Introduction au livre de Gianni Mina

 

Le but de cet ouvrage est de montrer au public que la question des droits de l’homme est utilisée de manière arbitraire par les puissants de ce monde, pour des raisons politiques et idéologiques. Les principales victimes de ces campagnes politiques, diplomatiques et médiatiques sont les nations qui ont choisi un modèle de développement différent du néolibéralisme – farouchement défendu par les puissances occidentales, en particulier les Etats-Unis et l’Union européenne –, et qui subissent ainsi un lynchage médiatique et des sanctions imméritées. L’opinion publique, qui endure depuis des décennies cette constante désinformation, est également une victime inconsciente.

Ambassade de Cuba - 16 rue de Presles- Paris 15ème métro Dupleix

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Jeudi 20 mars 2008

Après le jugement du 19 mars confirmant l’interdiction de la Jeunesse communiste, amplifier la solidarité contre l’anticommunisme en République tchèque

Le tribunal de la ville de Prague a rendu son jugement en première instance mercredi 19 mars 2008. Il a validé l’interdiction de l’Union communiste de la jeunesse tchèque (KSM) par le ministère de l’Intérieur en octobre 2006. Dans le même temps, il a débouté la KSM de sa plainte contre le ministère. Le tribunal a estimé que la mesure d’interdiction est en conformité avec les lois en vigueur. Le ministère de l’intérieur avait considéré que le programme de la KSM était en violation avec la constitution de la République tchèque parce qu’il remet en cause la propriété privée des moyens de production et réclame leur socialisation. La KSM va probablement faire appel de ce jugement qui n’est pas exécutoire.

La procédure judiciaire, entamée il y a 18 mois, s’est étonnamment accélérée. L’ouverture du congrès de la KSM aura lieu samedi 22 mars. Pour ses dirigeants, ce n’est pas une coïncidence. Le pouvoir tente de faire pression sur les jeunes communistes pour qu’ils abandonnent les références théoriques fondamentales, marxistes et léninistes, de leur engagement politique.

L’action déterminée de la KSM contre la politique de casse sociale en République tchèque, contre l’implantation d’une base américaine de la « guerre des étoiles », la force et les combats du Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) auquel elle est liée sont décidément insupportables pour les capitalistes.

Il est très important que soit réaffirmée la solidarité des communistes, des démocrates français avec la KSM que la mobilisation ne se relâche pas, alors qu’une nouvelle vague d’anticommunisme est lancée dans plusieurs Etats de l’Union européenne. En Hongrie, le gouvernement menace d’emprisonner les dirigeants du Parti communiste ouvrier (PCOH). Qui sera frappé demain par cette chasse aux sorcières ?

A l’occasion de son congrès, nous adressons à nouveau notre soutien total à nos jeunes camarades tchèques. Nous relançons notre campagne de signatures contre l’interdiction de leur mouvement.

Nous tenons à la disposition des organisations du PCF, de tous ceux qui veulent intervenir, des cartes postales de solidarité à faire signer et envoyer à la KSM.

Contact : PCF Paris 15, 01 48 28 60 05

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Vendredi 7 mars 2008

Appel du PCF reçu aujourd'hui:

"Un pas de plus dans l'escalade de l'horreur a été franchi avec l'offensive lancée par Israël contre Gaza. La paix semble être le dernier des soucis des dirigeants israéliens : ils continuent à rejeter toute négociation, la colonisation continue, le blocus de Gaza met ses habitants au bord d'une grave crise alimentaire et maintenant les Israéliens se livrent à un véritable massacre avec des bombardements qui ont déjà fait plus de 100 morts parmi les civils. Cela doit cesser.

 

Seul un règlement politique et négocié peut garantir la sécurité pour tous, Israéliens et Palestiniens

 

Il faut imposer un cessez-le-feu durable et empêcher une nouvelle offensive militaire, que soit mis fin au blocus de Gaza, exiger des négociations de paix associant toutes les parties impliquées, que la France et l'Union Européenne prennent leur responsabilités en favorisant le dialogue et en exigeant d'’Israël le respect du Droit international et des résolutions de l'ONU"

 
Le Parti communiste français appelle à manifester

 samedi 8 mars 2008 à 16h ; métro Barbés Rochechouart

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Samedi 1 mars 2008

Faire cesser les crimes de l’armée israélienne à Gaza

Samedi 1er mars 2008, on dénombre au moins 80 tués, hommes, femmes et enfants, et des centaines de blessés depuis le début de la nouvelle attaque de la bande de Gaza par l’armée israélienne.

Ces crimes nous indignent.

Les bombardements de ces derniers jours s’abattent sur une population de 1,5 million de personnes, littéralement emprisonnée dans un territoire de 400 km2. Le blocus israélien prive de tout les habitants de la Bande de Gaza : produits alimentaires, médicaments, eau potable, électricité… et conduit à une véritable catastrophe humanitaire.

L’attaque militaire israélienne ajoute l’horreur au drame.

Cette situation nourrit l’instabilité et la radicalisation politiques d’un peuple acculé au désespoir. Elle éloigne encore davantage toute perspective de paix juste et durable dans la région.

La mobilisation de l’opinion internationale, française en particulier, peut et doit s’intensifier pour exiger la fin des bombardements et la levée du siège de Gaza. Les autorités françaises doivent condamner le plus fermement l’agression israélienne et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour la faire cesser au plus tôt et protéger la population.

Communistes, nous contribuerons à toutes les actions allant dans ce sens.

Ci-dessous, nous reproduisons le texte du communiqué de la Délégation générale de Palestine en France du 29 février.

 

Communiqué de presse

Délégation Générale de Palestine en France

La Délégation Générale de la Palestine en France condamne avec la plus grande fermeté les tueries perpétrées par l’armée israélienne d’occupation dans les Territoires Palestiniens, en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

Trente deux palestiniens, pour la plupart des civils, dont six enfants et un nourrisson de cinq mois, ont été, sauvagement, tués pour ces seules dernières 24 heures dans des raids israéliens. Un nouveau massacre qui s’ajoute à une longue série de crimes d’Etat commis par l’armée d’occupation. Les nouvelles victimes portent à plus de 6200, le nombre de personnes tuées dans ce cercle infernal de terreur depuis 2000.

Alors que le ministre israélien de la guerre parle d’une « opération terrestre de grande envergure » dans la bande de Gaza, mettant ainsi les civils en danger, Il faut rappeler que les attaques et les incursions militaires israéliennes se poursuivent dans les Territoires palestiniens occupés.

Sous l’occupation israélienne, les conventions et pactes relatifs aux droits humains sont, sans cesse, violés.

Cette nouvelle escalade ne fera qu’affaiblir l’espoir d’une paix réelle, et mettre en péril tout le processus de négociation à peine amorcé. Il faut que la communauté internationale prenne ses responsabilités ; il faut rompre avec ce silence ‘‘regrettable’’ qui laisse les criminels de guerre agissent en toute impunité.

La Déléguée Générale de la Palestine en France lance un appel pour arrêter cette oppression violente, et pour la levée immédiate du siège inhumain des Territoires Palestiniens. Elle insiste sur la nécessité d’assurer une protection internationale du peuple palestinien conformément aux principes du droit humanitaire international.

Fait à Paris, le 29 février 2008

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Mardi 26 février 2008

 

Kosovo : refuser la violation du droit international et ses dessous

La déclaration unilatérale « d’indépendance » de la province serbe du Kosovo n’a rien à voir avec l’émancipation politique d’un peuple comme on nous le présente.

Il s’agit d’une nouvelle étape dans la décomposition politique des Balkans voulue par les puissances impérialistes américaine et européenne. C’est un précédent dangereux de violation du droit international, de l’intégrité territorial d’un Etat indépendant.

Le Kosovo est une région historique de la Serbie où la population d’origine albanaise est devenue progressivement majoritaire depuis le début du 20ème siècle. Kosovars d’origine serbe, albanaise, rom ou turque… doivent jouir des mêmes droits politiques. Mais rien ne saurait justifier que la Serbie soit amputée d’une partie de son territoire, en contradiction avec la Charte des Nations Unies.

Juste et parlante est la comparaison que font beaucoup de Tchèques, dont les communistes, avec les Accords de Munich où Hitler obtint de la France et de la Grande Bretagne l’annexion des provinces tchèques des Sudètes où vivaient des germanophones.

Les Etats-Unis, l’Allemagne et derrière eux les autres puissances impérialistes, notamment de l’UE, portent une lourde responsabilité, démontrée, dans la tragédie du démantèlement de la Yougoslavie. Ils s’appliquent à conduire jusqu’au bout ce processus. En 1999, la guerre d’agression américano-européenne contre la Serbie a fait des milliers de morts. Depuis son issue, le Kosovo a été placé littéralement sous protectorat de l’OTAN avec sa force d’occupation, la Kfor (dont Bernard Kouchner fut le proconsul). Mais l’appartenance de la province à la Serbie n’a jamais été remise en question par l’ONU.

Aujourd’hui les puissances impérialistes de l’OTAN et de l’UE réalisent ce coup de force reconnaissant un Etat fantoche, dénué de toute viabilité, à leurs bottes. Son gouvernement est laissé à une faction classée, jusqu’à il y a peu par les mêmes, comme terroriste, notamment pour ses liens avec de sombres mafias. Doté de l’une des plus importantes bases militaires US en Europe (Camp Bondsteel – 7000 hommes), le Kosovo va pouvoir rester durablement la plaque tournante du déploiement de l’armée américaine dans la région.
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La reconnaissance du Kosovo rentre dans la logique de l’UE de promouvoir une « Europe des régions » débarrassée des obstacles démocratiques nationaux à la domination des trusts capitalistes multinationaux.

Le cas kosovar crée un précédent redoutable pour toutes les entreprises de déstabilisation d’Etats à l’est comme à l’ouest. La menace imminente pour la paix se manifeste déjà, par exemple en Bosnie.

Il est inadmissible que Sarkozy ait engagé le nom de la France dans cette violation du droit international, qui plus est en trahissant un peuple ami aux côtés duquel le peuple français s’est retrouvé lors de deux guerres mondiales.

Il est important que se manifeste dans notre pays une opposition à cette politique. C’est notre responsabilité de communiste.

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

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