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Actualités du PCF

Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 17:38
L'assemblée de section du PCF Paris 15ème a lieu ce soir avec comme ordre du jour :

- Notre intervention dans les luttes, notamment en soutien des grèves du 24 novembre.

Derniers tracts: Poste - Education nationale - Société générale - ... Convergences 1 - Convergences 2

- Elections régionales - Consultation des communistes

Notre motion pour une liste  de rassemblement présentée et conduite par le PCF

Conférences régionales du PCF : la mascarade continue. Exemple en Ile-de-France.

Le compte-rendu de notre dernière assemblée du 3 novembre 2009
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 17:15

Conférence régionale du PCF en Ile-de-France, 14 et 15 novembre 2009

 

Intervention de Anthony CREZEGUT,

Fédération de Paris, Section du 15ème arrondissement

 

Tout d'abord, j'aimerais signaler au camarade Patrice Bessac que le « débat n'est pas clos » puisque, pour moi, il n'a jamais commencé.

Les conditions de vote, ce matin, sont complètement anti-démocratiques. Personne ne sait sur quoi il vote, on ne compte même pas les votants et quand on ne vote pas « comme il faut », comme c'était le cas ce matin sur l'adoption par la conférence de la première option (Front de Gauche), ou dans un premier temps seul 1/10ème de la salle avait voté (pour), on fait revoter, après un petit sermon venu de la tribune. Je trouve ces méthodes scandaleuses.

J'aimerais maintenant expliciter le contenu de la deuxième option, qui n'a pas eu la parole jusqu'à maintenant.

Pour nous, il est essentiel qu'un bilan soit fait de six ans de majorité régionale « de gauche » avec participation des élus communistes à l'exécutif. La brochure de publicité, éditée par le Conseil Régional lui-même, qui nous a été fournie hier ne nous convient pas. La question est, nationalement comme régionalement, celle-ci : les majorités de gauche ont-elle été un pôle de résistance à la politique du capital et de la droite ? La réponse est non, ce qui est même reconnu à demi-mot dans l'offre politique. Au contraire, elles ont accompagné voire impulsé des politiques de libéralisation et de privatisation. En ce sens, Jean-Paul Huchon a un mérite, celui de mettre ses discours – sur la régionalisation de l'Education Nationale, la remise en cause des monopoles publics – en accord avec ses actes.

Deuxième question: le Front de gauche constitue-t-il une alternative à la ligne d'alignement derrière le PS, de participation à des exécutifs qui n'ont de gauche que le nom?

Encore une fois, non. Déjà en 2004, la liste de la « gauche populaire et citoyenne » s'inscrivait dans cette démarche, une liste sans étiquette PCF et ouverte à d'autres organisations groupusculaires, et elle avait mené à cette ligne de soumission au PS dont on ne cherche visiblement pas à tirer les leçons. Aujourd’hui encore, nous laissons entendre que nous participerons inconditionnellement à l'exécutif régional, et que nous offrirons une caution de gauche à des politiques en opposition aux intérêts des travailleurs.

C'est pourquoi nous proposons une véritable alternative, une liste communiste de rassemblement, présentée et conduite par le PCF, et ouverte aux acteurs du mouvement social, aux travailleurs impliqués dans les luttes. Pour nous, la campagne électorale ne doit être qu'un moment de notre action politique, qui doit être tournée vers les luttes et notre volonté de les faire triompher. En ce sens, cette campagne peut être un moyen de les relayer, comme de bons résultats électoraux et des élus gagnés de la sorte peuvent constituer un point d'appui pour ces luttes.

Il est essentiel, dans cette perspective, que nous mettions du contenu derrière cette liste, que nous allions au-delà des rassemblements sans projet, des dynamiques sans but. Ce contenu ne peut être que l'expression de positions communistes:

- défense et reconquête des services publics, des monopoles publics, des entreprises nationalisées, notamment la RATP et la SNCF dans le domaine des transports sous la responsabilité de la Région.

- rejet de l'Europe des régions, et de la réforme des collectivités territoriales qui en est directement inspirée.

- mise en échec du projet de « Grand Paris » au-delà de ses aspects institutionnels, dans sa conception répondant aux intérêts de la finance internationale et du patronat

 

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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 16:40

Section du PCF du 15ème arrondissement de Paris

 

Compte-rendu et conclusions de l’assemblée générale du 3 novembre 2009

 

Notre assemblée de section s’est tenue ce 3 novembre 2009, à la suite des réunions de notre Comité de section du 26 octobre, du Conseil national des 24 et 25 octobre, avant celle du Conseil départemental du 4 novembre.

 

 

Le développement de la mobilisation des ouvriers de l’industrie, des cheminots après la première journée d’action du 20 octobre, des enseignants en vue de la grève du 24 novembre… permettent d’envisager un mouvement rassemblé dans les prochaines semaines.

 

- Dans les entreprises et les quartiers du 15ème, nous allons, à l’occasion de l’examen du budget de la Sécurité sociale, reprendre notre action pour la défense de l’hôpital public, après la campagne menée au printemps contre la Loi Bachelot.

 

- Nous poursuivrons nos initiatives dans la bataille pour le service public de La Poste et notamment la signature de la pétition « arrêtons la privatisation de la Poste, retrait du projet de loi ». Plusieurs camarades relatent l’excellent accueil de nos initiatives et la qualité des échanges sur le fond, notamment avec les postiers : 2900 signatures par la section.

Le succès des mobilisations récentes, des postiers et des usagers, montrent le potentiel de rassemblement sur cette question majeure et les possibilités de victoire, à condition de poser les vraies questions :

l’objectif immédiat = le retrait du projet de Loi,

le fond = l’arrêt du processus de privatisation par la mise en échec du changement de statut et de l’instauration de la concurrence intégrale avec la transposition de la directive européenne

les acteurs essentiels : les postiers, les salariés des autres services publics, les usagers et non les parlementaires surtout pas ceux de « gauche » qui refusent de mettre en cause la marchandisation et les directives.

Des camarades de La Poste ont évoqué l’expérience de la trahison de 1997 sur France Télécom.


- En lien avec nos camarades de la RATP, et dans le cadre du début de la campagne des élections régionales et du projet de « Grand Paris », nous nous associons à leurs actions pour la défense du service public national, la défense et la reconquête du monopole public RATP/SNCF des transports d’Ile-de-France.

La section se propose de s’associer à toute initiative syndicale dans la période (ex : pour la sécu) ou de prendre elle-même des initiatives poussant à la convergence des luttes.

Dans la période immédiate, nous sommes demandeurs d’une expression nationale du Parti sur plusieurs sujets.

 

- Pour contrer la campagne écœurante du pouvoir, autour de la notion dangereusement ambiguë et malsaine « d’identité nationale », destinée à détourner contre les immigrés la colère populaire dont sa politique de casse de la cohésion sociale, de la souveraineté nationale, des acquis républicains est à l’origine.

- Pour contrer le matraquage médiatique, à l’occasion du 20ème anniversaire de la destruction du Mur de Berlin, portant une vision caricaturale de l’histoire et un anticommunisme primaire destinés notamment à valider l’UE du capital. Nous le ferons dans le 15ème après le choix de la municipalité de Paris d’ériger un pan de mur de Berlin à la porte de Versailles et d’illuminer les Champs-Elysées le 9 novembre.

- Par ailleurs :

Plusieurs intervenants ont exprimé leur insatisfaction par rapport à la nouvelle formule de l’Huma.

Un camarade a dressé un tableau de la crise politique à Madagascar. 

 

Ligne du PCF pour les prochaines élections régionales des 14 et 21 mars 2010.

 

A l’unanimité, nous repoussons « l’offre politique » nationale proposée par le CN et nous nous prononçons pour la constitution de listes de rassemblement, présentées par le PCF, sur un programme national et régional communiste.

 

D’abord, nous déplorons les conditions peu démocratiques dans lesquelles la consultation des communistes est organisée dans le Parti.

 

Les communistes disposent d’à peine quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre politique » du CN et se prononcer sur elle dans les sections. Autant dire que l’immense majorité sera tenue à l’écart.

 

Il est anormal que la réunion du CN des 26 et 27 septembre qui devait lancer la discussion ait été annulée, qu’aucune réunion du Conseil départemental de Paris n’ait été convoquée depuis le 2 septembre.

Ce calendrier précipité imposé aux communistes contraste avec toutes les tractations entre partis de « gauche » dont la presse a fait écho dans la période.

 

Pour ceux qui ont pu les lire, le texte « d’offre politique » et le rapport de MG. Buffet ne fournissent pas, au-delà de phrases vagues ou creuses, de bases réelles, notamment en termes de bilan et de contenu, à la réflexion des communistes. Au plan régional, un seul texte est arrivé à la direction de section le 30 octobre pour préparer la « conférence régionale » : aucun compte-rendu de mandat depuis 2004, notamment des élus parisiens !

 

Nous émettons également les plus grandes réserves sur les prochaines étapes de la consultation.

Le mode de désignation des délégués à la Conférence régionale relève de la cooptation par les directions départementales.

Nous attirons l’attention, que tel que « l’offre » politique le conçoit, les communistes ne pourront pas se prononcer sur la tête de liste de la liste soutenue par le PCF, ni même savoir comment elle sera désignée, tout cela revenant aux tractations futures avec le PG.

De même, les communistes risquent d’être empêchés de se prononcer pour un choix pourtant naturel : une liste de rassemblement présentée par la PCF relayant l’exigence de rupture politique exprimée dans les luttes.

Notre section retient unanimement cette dernière option. Voici la réflexion qui l’y conduit.

 

Nous insistons aussi sur le besoin que ce soit une stratégie nationale et sur les dangers d’arrangements opportunistes à géométrie variable selon les régions.

 

b- Aucune rupture politique possible en restant à la remorque du PS dans les institutions, nationalement comme régionalement.  

 

Le constat, mis en évidence par la complicité du PS dans la ratification du Traité de Lisbonne en 2008, demeure. Ses orientations ne portent pas de rupture sur le fond avec la politique au service du patronat et du capital. Son absence d’opposition (plan d’aide aux banques, loi Bachelot, loi LRU…) ou son opposition tronquée (acceptation des directives de concurrence par exemple sur La Poste) aux contre-réformes les plus graves du gouvernement le montrent. Il reste entièrement dans un schéma d’alternance, les yeux de ses prétendants rivés sur 2012.

 

Autre constat : 20 régions de « gauche » depuis 2004 dont 16 à participation communiste n’ont pas constitué un point d’appui pour s’opposer à la politique du pouvoir, ni au plan national, ni même au plan régional. Au contraire, globalement, elles ont accompagné, dans leurs domaines de compétence, la marchandisation des transports, la « régionalisation » des personnels techniques des lycées…

 

Le bilan en Ile-de-France est encore plus sombre avec le président sortant Huchon.

Sa profession de foi libérale dans son livre de 2008 « De battre ma gauche s’est arrêtée » est éloquente. Il s’affiche comme partisan de la régionalisation de l’éducation nationale, adversaire des nationalisations, estimant que les services publics sont mieux effectués par le privé, chantre de l’Europe des régions contre la souveraineté nationale…

Sa politique est en cohérence : il accompagne activement la marchandisation des transports (dont il veut seulement que la Région ait le contrôle), il accorde des aides inédites à l’enseignement privé…

De plein pied dans la logique de concurrence des territoires, Huchon et sa majorité accordent des cadeaux, sans contrepartie, au patronat d’Ile-de-France tout en faisant jouer le moins-disant social dans les commandes régionales comme avec le marché du renouvellement des trains de banlieue attribué au canadien Bombardier contre Alstom et à une production en France.

Etc…

 

A propos du Grand Paris, les divergences entre la majorité régionale et le gouvernement ne portent pas sur le choix d’aménagement au service de la finance et des multinationales mais seulement sur la future « gouvernance ».

 

Force est de constater que les élus de la liste de la « gauche populaire et citoyenne » de 2004, dont les élus communistes auront cautionné jusqu’au bout au sein de l’exécutif régional ces choix néfastes.

 

Cette analyse nous amène à nous prononcer :

contre une alliance électorale avec le PS (et les Verts) et la présence de candidats du PCF sur une liste au 1er tour derrière lui en Ile-de-France comme dans l’ensemble des régions.

contre toute position de principe de participation à un exécutif dirigé par le PS. La définition préalable des conditions d’une éventuelle participation est nécessaire.

Puisque ce n’est pas le cas, à la lumière de l’expérience, nous nous opposons à une participation à un exécutif dirigé par le PS et Huchon.

 

L’absence d’ouverture au Modem ne saurait être un critère suffisant. Même sans le Modem, les exécutifs à direction PS suivent des choix « sociaux-libéraux ».

 

Si l’on veut battre la droite, il faut s’opposer à toute politique de droite d’où qu’elle vienne.

 

c- Contre la poursuite de l’effacement du PCF et de ses positions avec la ligne du « Front de gauche »

 

La liste sur laquelle figuraient les candidats du PCF en 2004 en Ile-de-France, intitulée « gauche populaire et citoyenne », correspondait déjà à la stratégie du « Front de gauche ».

Les militants communistes ont fait l’essentiel de la campagne pour une liste effaçant leur parti, pour obtenir une moitié d’élus non membres du PCF, non représentatifs, sur une ligne politique qui a amené, malgré « l’antilibéralisme » annoncé, à une collaboration docile, jusqu’au bout, avec le social-libéral Huchon.

 

Nous refusons la poursuite de cette stratégie du « Front de gauche » au plan régional ou au plan national comme l’offre politique du CN le propose unilatéralement.

 

Le « Front de gauche » ne représente pas une émancipation vis-à-vis de la social-démocratie. Au contraire. On l’a vu avec l’exemple francilien.

Mélenchon est un social-démocrate. « L’offre politique » s’inscrit strictement dans la seule perspective d’une union « majoritaire » dans les institutions.

 

Le « Front de gauche » ne présente aucun intérêt comme alliance électorale pour ce que doit défendre le PCF.

Les partenaires, « gauche unitaire » et PG, sont des groupuscules qui ne pèsent rien dans le pays. Aux européennes, les listes du « Front de gauche » n’ont pas amélioré les résultats des listes PCF de 2004.

En revanche, les positions de Mélenchon (partisan de Maastricht notamment) ont contribué à brouiller le message des communistes et à laisser de côté, dans l’abstention, une bonne part de ceux qui s’opposent à l’UE du capital.

Les élus régionaux sortants du PG sont tous des ex-adhérents du PS.

 

Nous analysons le « Front de gauche » comme étant le nouvel instrument, après les collectifs antilibéraux, pour poursuivre la stratégie d’effacement de l’identité du PCF et de ses positions, de transformation en une deuxième mouvance social-démocrate, complémentaire du PS. Le NPA pourrait rapidement, aux lendemains des régionales, rentrer dans ce schéma de recomposition sur la base de la disparition progressive du PCF et de la captation de son héritage.  

Nous continuons à refuser résolument cette perspective qui prive le monde du travail, les couches populaires de la seule force historique conséquente pour affronter la politique au service du capital.

 

d- Pour des listes de rassemblement présentées par le PCF, en particulier en Ile-de-France

 

Les élections régionales devraient être l’occasion de relayer pendant la campagne et lors du vote l’exigence de rupture politique exprimée avec force dans les luttes. Elles doivent contribuer à développer ce mouvement pour gagner de premières victoires et non à alimenter des combinaisons politiciennes en vue de 2012. Il est temps de montrer une « opposition véritable à gauche » a résumé un camarade, pas un « altercapitalisme » comme la direction du parti commence à utiliser la formule.

 

Le programme régional doit, en cohérence, partir du bilan sans fard de la participation des élus PCF-Front de gauche à la politique « libérale » de Huchon, porter des contenus de résistance à la politique du gouvernement.

Notamment pour les services publics, en particulier les transports, principale attribution des régions, pour refuser d’accompagner le processus de marchandisation-privatisation, en Ile-de-France en promouvant la défense et la reconquête du monopole public RATP/SNCF.

Nous devons nous opposer totalement au développement de l’Europe des régions et au projet de réforme territoriale qui lui correspond.

Pour cela, nous devons nous opposer à toute tentative d’étendre les prérogatives des régions, contre l’échelon démocratique national, son relais départemental et les communes.

Nous nous opposons par exemple totalement à toute régionalisation de personnels de l’éducation nationale, au détournement de fonds régionaux pour faire des cadeaux au patronat, ou encore pour financer le logement en acceptant le désengagement de l’Etat et le démantèlement du modèle de financement du logement social.

En cohérence, nous estimons que les régions doivent s’opposer à toute hausse des impôts locaux pour compenser les cadeaux accordés nationalement aux plus riches et au patronat.  

 

Nous avons mandaté nos représentants au Conseil départemental et nos éventuels représentants à la « conférence régionale » pour exprimer l’ensemble de ces points de vue. Nous nous efforcerons de les mettre en œuvre dès les prochains jours en partant du calendrier d’actions proposé par le secrétariat de section.

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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 12:00

Conseil National du PCF du 4 septembre 2009


Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris

 

Le rapport de Pierre Laurent était pourtant consacré à 50% à la situation sociale et aux luttes. Mais la discussion porte à 80 voire 90% sur la préparation des échéances électorales, seulement régionales, qui auront lieu dans huit mois.

 

C’est la conséquence malheureusement logique de choix stratégiques que l’on refuse de remettre en question. On s’enferme dans le cadre électoral parce que l’on continue de faire de la présence  dans les institutions la priorité, loin de la dynamique du mouvement populaire.

La formule que j’entends à nouveau « d’offre politique » à gauche n’en finit pas de me désoler. Elle est révélatrice. Nous sommes sur une sorte de « marché » politique, alors que nous devrions répondre à des exigences de rupture politique.

L’objectif des rassemblements majoritaires « à gauche », la conception du Front de « gauche », tout cela rentre, qu’on le veuille ou non, au-delà des régionales, dans la perspective d’une alternance en 2012, qui laisse 32 mois devant lui au pouvoir !

Robert Hue, dont je m’étonne de ne pas avoir entendu le nom pour l’instant, ne pousse-t-il pas cette logique jusqu’au bout en soutenant les sociaux-libéraux et en acceptant les alliances au centre ?

 

Dans ce cadre, allons-nous, en plus, tomber dans le piège que nous nous sommes nous-mêmes tendu avec le « Front de gauche » ? Toujours dans une perspective électorale, la logique du « Front » ne met en avant qu’une différenciation : le niveau d’alliance avec le PS. A ce jeu là, on va faire immanquablement jouer au PCF le plus mauvais rôle.

Même si c’est un comble, Mélenchon [sénateur PS jusqu’en juin dernier !], mais qui n’a pratiquement pas d’élus sortants, va pouvoir pérorer, sans parler du NPA qui n’est pas encore dans le Front.

 

Le Parti n’a qu’une solution pour s’en sortir par le haut : partir de sa propre analyse et de nos propres positions sur les situations politiques régionales et nationale et en tirer rapidement les conséquences en matière de liste. Pour ce que je connais le mieux, la région Ile-de-France, sujet par sujet (dont les transports), comme au plan national, je ne vois pas d’autre solution que des listes de rassemblement présentées par le PCF au 1er tour [ni une liste avec le PS Huchon, ni, comme déjà en 2004, une liste de type « Front de gauche »].

 

J’entends bien, dans le rapport, la velléité de marquer notre identité par notre présence aux côtés de ceux qui luttent. Mais les luttes ne doivent pas être un alibi, un faire-valoir d’une stratégie d’alliances électorales. A l’inverse, c’est notre action dans les luttes qui devrait conditionner, seulement le moment venu, notre présence dans les élections.

 

L’ambiguïté, le blocage sont sensibles sur chaque question.

On ne peut pas défendre efficacement le service public de La Poste et mettre en échec la nouvelle loi du gouvernement, même si nous sommes les plus actifs, sur des bases et des initiatives communes avec ceux qui acceptent les directives européennes.

Pour la construction de rassemblement pour défendre les filières industrielles, qui d’autres que nous peut mettre en avant l’exigence de l’intervention publique jusqu’à la nationalisation ? Même si cela doit heurter certains partenaires d’hier ou de demain !

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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 07:11

Stage de formation du réseau « Faire vivre et renforcer le PCF »: un franc succès !

 

Anthony Crézégut faisait partie de la délégation de 4 camarades envoyés par notre section au stage politique organisé par le Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » à Saint-Chinian du 28 au 30 août 2009. Voici son compte-rendu de cette expérience. Il est encourageant !

 

 

Le stage de formation du réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » s'est déroulé du 28 au 30 août, à Malibert, près de Saint-Chinian dans l'arrière pays biterrois : un cadre propice à la réflexion collective !

Nous pouvons vraiment remercier les camarades de la section de Béziers, dont son secrétaire Paul Barbazange, pour leur organisation et l’ensemble des responsables du Réseau.

 

De l’ordre de 70 camarades de 16 départements se sont donc retrouvés dans une ambiance fraternelle. 5 conférences étaient organisées, stimulant l’échange entre les participants.

La diversité des origines géographiques et professionnelles, des âges (nous étions une quinzaine de moins de 30 ans), des expériences et responsabilités dans le Parti (et la JC), a beaucoup apporté en elle-même à la formation.

 

Notamment pendant les intermèdes, repas, apéritifs, visites, nous avons pu constater que nos situations dans le parti et nos préoccupations étaient néanmoins fort semblables.

 

Comment faire vivre les cellules, les sections ? Comment souvent faire revivre, reconstituer, à partir de quelques camarades motivés, des structures de base détruites par la ligne d’abandon idéologique et organisationnel de la direction du Parti depuis des années ? Comment faire à nouveau jouer au Parti, d’abord localement, son rôle dans les luttes, de quartier ou d'entreprise ? Comment reconstituer, reconquérir nationalement notre parti de classe, comme le Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » l’ambitionne ?

 

Dans cet objectif, le besoin, la demande de formation, théorique et pratique, sont très élevés. Les exposés de Saint-Chinian ont commencé à y répondre. Ce sera un point de repère pour d’autres initiatives de formation, par exemple locales.

 

 

Vendredi 28 soir : l'histoire du pcf, enjeu de lutte d'aujourdhui

 

Le stage a commencé par un exposé sur l'histoire du PCF animé par Eric Jalade, membre du Conseil national du PCF, secrétaire fédéral du Tarn (et professeur d’histoire).

 

Sous l'angle historiographique, il a mis en avant l'enjeu politique que représentent l’étude et l’interprétation de l’histoire du parti.

Il a montré comment les thèmes anti-communistes, aujourd’hui dominants, de l'université aux médias, ont toujours existé mais se sont généralisés et acérés (passage à la condamnation des « totalitarismes » et à la criminalisation du communisme) avec la dégradation du rapport de forces international et national.

Y compris parmi les historiens eux-mêmes. Jusqu’à une époque, les historiens-militants du parti contraient efficacement l’anticommunisme, influaient sur l’ensemble de la recherche en histoire. Ce travail autonome, avec toutes les insuffisances révélées par ses penchants apologétiques, avait le mérite de servir d'antidote aux calomnies de l'idéologie dominante.

Et le choix, depuis la Mutation des années 1990, de la capitulation devant les rengaines anti-communistes, de cesser de travailler cette histoire d'un point de vue critique mais communiste, marxiste est lourd de conséquences dans le développement de la criminalisation du communisme et dans l'affaiblissement de notre parti.

Du débat est ressortie la nécessité pour les communistes de se réapproprier l'histoire de leur parti, glorieuse sous bien des aspects, la nécessité de la défendre et de l’assumer aussi dans ses erreurs. Il est vain de vouloir couper l’histoire du PCF de l’histoire du mouvement communiste international, sans pour autant en faire un bloc. Et tout en évitant les pièges de l'idéologie dominante, qu'ils soient ceux de l'autojustification acritique, ceux de l'auto-flagellation liquidatrice ou du révisionnisme.

 

Samedi 29 matin : économie marxiste contre faux-semblants

 

La séance du samedi matin, animée par Raphaël Thaller, consacrée à l'économie et à nos réponses face à la « crise », a été l'occasion de réaliser quelques mises au point théoriques, très utiles dans la bataille idéologique du moment et pour les luttes précises dans lesquelles nous intervenons.

Elle a ainsi permis tordre le cou à quelques lieux communs, dérivés de l'idéologie dominante, qui sévissent jusqu'à l'intérieur de notre parti. Comme la soi-disant opposition entre un capitalisme productif, industriel et un autre capitalisme qui serait financier et spéculatif, menant à l'idée qu'il aurait un « mauvais capitalisme » et un « bon capitalisme » (ou un moins mauvais) avec qui on pourrait collaborer en temps de crise.

Quelle erreur d'analyse fondamentale ! Le capitalisme a toujours été financier, seuls les modes de financiarisation ont changé dans le temps. Capitalisme industriel et financier vont de pair dans l'ensemble du processus de production et d’accumulation, comme les analyses de Marx et Lénine, d’une fulgurante actualité, l’ont montré.

Le capitalisme n'est pas plus spéculatif qu'auparavant. La spéculation n'est pas soudainement devenue créatrice de profits, elle n'est qu’une forme de captation d'un profit existant.

Donc, notre attention doit toujours se porter sur les modalités d'extorsion de la plus-value et sur l'évolution du taux de profit dans le temps.

Dans cette perspective, la hausse du taux de profit dans les 30 dernières années s’explique, comme c’est revenu dans le débat, en grande partie par la dégradation des rapports de classe au niveau mondial et national.

« L'idéologie de la crise » a été développée pour intensifier l'exploitation des travailleurs au nom des sacrifices à réaliser pour y faire face et a donc contribué à la consolidation du capitalisme. Les chantages aux délocalisations, l'utilisation, plus que jamais, de « l'armée de réserve » des chômeurs, les attaques sur le salaire socialisé (cotisations sociales), les services publics sont autant d'éléments qui sont à l’origine de la hausse du taux d'exploitation et de la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée.

La discussion a découlé sur la question ardue de notre intervention, avec ces analyses, dans les batailles pour l’emploi quand la question de l’emploi est instrumentalisée nationalement pour évincer la question de l’exploitation, celle des salaires.

L’analyse du capitalisme, de ses formidables capacités d’évolution, ne doit pas nous détourner de l’objectif de la combattre et de l’abattre. Ne commence-t-il pas à montrer des signes d’épuisement comme mode de production, comme étape historique de développement ? Comment mesurer les conséquences de son extension au monde entier, depuis 20 ans ?

Le débat a ouvert de nombreuses pistes de réflexion.

Une petite discussion, qui en appelle d’autres, s’est alors engagée sur la notion de la rupture socialiste, sur ses formes. L’abandon du socialisme par la direction du Parti dans les années 1990 a ouvert la voie au réformisme même au nom de la « visée communiste ».

 

Samedi 29 après-midi : l’organisation communiste

 

La séance de l’après-midi était consacrée à l’organisation spécifique (historique) du PCF comme outil pour les travailleurs dans la lutte des classes.

Son actualité est frappante dans la situation d’aujourd’hui ! Son recul, accepté et organisé par la direction du Parti (suppression des cellules) coûte très cher au mouvement populaire (aussi par ses conséquences sur la vie syndicale – plusieurs interventions sur le sujet).

C’est apparu fortement dans la présentation de Marie-Christine Burricand, membre du Conseil national, qui a repris l’analyse de notre texte de congrès, base de la constitution du réseau, et qui a aussi retrouvé les « anciennes »  brochures de formation du Parti.

Le rôle de la cellule est central, décisif, pour l’intervention politique des travailleurs, de ceux qui ont objectivement intérêt à combattre le capitalisme, pour l’impulsion des luttes. Notamment la cellule d’entreprise, que plusieurs intervenants invitent à concevoir aussi au niveau d’une zone d’activité, d’un bassin d’emploi.

 

Au centre de la discussion, sinon du stage tout entier et des objectifs du Réseau se trouvent les conditions de la reconstruction de l'organisation du parti, prioritairement des cellules. L’échange d’expériences précises, tout au long du stage, inséparables de la situation nationale du Parti, a été pour moi l’un des points les plus intéressants et concrets.

 

« A trois, on peut déjà monter une cellule ! » Le volontarisme, ça marche ? Oui quand il est lié à des repères politiques précis et à une perspective dans le Parti ! que de plus en plus notre Réseau doit porter.

L’exemple le plus convaincant est celui des camarades du Jarnisy en Meurthe-et-Moselle qui déborde de plus en plus en Lorraine. Forgée dans la culture communiste ouvrière, dans l’organisation qui a défendu la métallurgie, gagné sa nationalisation avant 1981, la section recrée des cellules, enregistre un afflux d’adhésions dans les entreprises, le service public, dans les quartiers, à la porte des lycées… Le développement de l’organisation de lutte permet des résultats électoraux en hausse exponentielle (et non l’inverse !) et permet d'inverser les rapports de force tant vis-à-vis des forces patronales que des élus.

Beaucoup d’autres exemples très intéressants et formateurs ont été évoqués, entre autres :

- l’action de la section de Béziers contre les suppressions d’emplois dans l’entreprise d’équipements de forages Cameron, mobilisant la ville en partant du scandale des aides publics aux licencieurs.

- la mobilisation des camarades d’Arcachon contre la casse des chantiers navals Couach, leur action pour la reconstitution de la filière du gemmage des pins (résine pour l’industrie) dans les forêts des Landes girondines.

- la construction de la mobilisation contre le processus de privatisation de La Poste, notamment dans les sections de Paris représentées (dont la nôtre), partant des vrais axes de ruptures ex : refus de l’application des directives européennes.

- Dominique Negri, secrétaire de section à St-Martin d'Hères dans l'Isère et membre du CN a également témoigné du travail de camarades contre la dérive privée des transports de l’agglomération grenobloise, dont la cession de Transdev à Véolia représente une nouvelle étape. Le travail militant dans les dépôts a permis de renouer avec des camarades isolés ou d’anciens camarades, laissés à l’écart par l’abandon des cellules d’entreprise.

- Un autre camarade de l’Isère a montré la nécessité de l’intervention et de l’analyse politiques dans son secteur, le ministère des finances, pour contrer les « restructurations » et dans l’autre sens l’apport de ces camarades pour l’action des autres organisations du Parti.

 

Autant d’exemples prometteurs pour le Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF »!

 

Samedi 29 soir : questions ouvertes

 

Les exposés de philosophie (dont celui de Raphaël Rubbio) ont permis de poser des questionnements fondamentaux dont nous ne sommes malheureusement plus assez familiers. Un large travail de vulgarisation sur le matérialisme dialectique et le matérialisme historique est bien nécessaire.

Parmi les questions qui demandent à être traitées ou creusées après ce stage sont revenues celles de l’état du mouvement communiste international ou aussi celle de notre conception de la classe ouvrière aujourd’hui, soulevée, notamment, partant de cas précis, par un camarade des JC des Bouches-du-Rhône : fonction dans la production, forme du travail, niveau du salaire…

 

Dimanche 30, matinée : progrès du Réseau = progrès du PCF !

 

            La séance de dimanche matin a dressé l’état des lieux du Parti et de l’action de notre Réseau pour le faire vivre et le renforcer malgré la poursuite de la stratégie d’effacement de la direction. Floriane Benoît, membre du CN, secrétaire nouvellement élue de la section de Fontaine (38) a rappelé le chemin parcouru depuis le 34ème congrès et la réunion du 19 mars 2009 à Malakoff. L’appel fondateur du Réseau reste entièrement valable.

Elle a situé les enjeux du 35ème congrès extraordinaire annoncé pour juin 2010. Enjeux pour la direction qui cherche à faire entériner une nouvelle étape des « transformations » du Parti. Enjeux pour nous, continuer à faire que les communistes se réapproprient leur parti.

De nombreux intervenants ont montré, à partir d’exemples locaux, combien le « Front de gauche » était, au-delà de l’alliance électorale étriquée, la méthode pour continuer à enfoncer le Parti. Paul Barbazange a insisté sur le rendez-vous de décembre, la réunion des délégués des sections (on se souvient du point d’arrêt qu’a représenté celle de décembre 2007 aux velléités liquidatrices de la direction).

Mais la lutte à l'intérieur du parti n’est pas dissociable de la lutte tout court. Nous ne sommes pas dans la logique politicienne du Front de gauche, dans des luttes de tendances. Un petit débat là-dessus a permis de préciser en quoi notre Réseau ne peut rien avoir à voir avec une tendance : une tendance communiste dans un parti qui ne le serait plus ? Absurdité ! Même si notre situation n’est pas toujours facile.

Emmanuel Dang Tran, secrétaire de notre section (Paris XV) et membre du CN l’a rappelé : la raison d’être du Réseau est de créer les conditions politiques pour que les communistes fassent vivre, développent, reconstituent leurs organisations du PCF. L’action dans les luttes, si délaissée par la direction, est essentielle, y compris dans la reconquête par les communistes et les salariés de l’outil politique historique irremplaçable dont ils se sont doté dans l’histoire.

 

Dans un contexte politique marqué par des luttes de haut niveau, dans les secteurs les plus divers, par une opposition forte à la politique du gouvernement, mais en même temps de stérilisation de l’opposition politique, nous devons prendre la responsabilité de faire tout ce que la direction du Parti devrait entreprendre pour déboucher la perspective politique, pour développer les luttes, leur convergences, pour gagner enfin, faire reculer le pouvoir: abrogation de loi Bachelot contre l’hôpital, retrait du nouveau projet de loi de privatisation de la Poste, échec du démantèlement des filières industrielles…

Devant le piège des fronts électoralistes, face auxquels certains camarades ont avoué leur inquiétude d'être enfermés, les communistes du réseau doivent proposer la constitution de fronts de luttes pour mettre en échec la politique du gouvernement.

La Fête de l’Huma, qui marquera la rentrée politique du Parti, est le prochain rendez-vous déterminant. 

 

Rendez-vous à la Fête de l’Huma !

 

            Les dernières interventions ont permis à la fois de faire le bilan du stage et d'ouvrir la perspective d'approfondissement de notre travail de coordination au sein du réseau. La seule existence de ce stage de formation est déjà une réussite, son déroulement par la richesse des interventions, le partage des analyses et des expériences de chacun – différentes mais convergentes – en ont fait un franc succès.

Des camarades de nouvelles organisations (non présentes à Malakoff), de la Jeunesse communiste notamment, ont ouvert de nouvelles perspectives pour l'avenir de ce travail de formation, par la multiplication des formations au niveau local, le traitement et l'approfondissement de nouvelles problématiques oubliées depuis longtemps par la direction de notre parti (l'objectif du socialisme, l'analyse de la société de classe d'aujourd'hui...).

Toutefois, une grande leçon de ce stage est aussi que la meilleure formation reste celle du travail militant, dans l'organisation communiste et en particulier dans les cellules.

Le prochain rendez-vous, la Fête de l'Humanité, le 11, 12 et 13 septembre permettra d'approfondir le travail sous les stands des organisations participant au réseau. Une expression commune et une rencontre sont prévues au nom du Réseau, des dizaines de débats et d’actions auront lieu dans le sens de son combat !

 

De Malakoff à Malibert, le Réseau a avancé donc le PCF avance !

 

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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 18:42

Conseil national du PCF des 19 et 20 juin 2009 

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, section Paris 15ème

 

Dans la période, plus que jamais, nos priorités doivent être d’alimenter la contre-offensive idéologique face à la politique du gouvernement, de créer les conditions de rassemblements pour mettre en échec ses contre-réformes, tout cela passant par le renforcement du PCF.

J’ai bien entendu ces objectifs repris par le rapport et par plusieurs interventions.

 

Mais la stratégie du Front de gauche telle qu’elle a été appliquée et telle qu’on a déjà annoncé qu’on la prolongerait n’y correspond pas.

 

Je reviens sur trois points :

 

1- D’abord, l’interprétation du résultat électoral.

Il vaut mieux éviter de se payer de mots. Le rapport abonde de superlatifs. Mesurons précisément les choses !

Le résultat des listes du Front de gauche marque une faible progression par rapport aux listes présentées par le PCF en 2004. L’action des militants communistes - et pas seulement dans le cadre de la campagne - les ressorts du vote communiste, ont été déterminants pour maintenir ce chiffre [comme aux cantonales de 2008 : 9%]. Les résultats dans le détail le montrent indiscutablement.

Mais ils n’ont pas suffi globalement à faire du Front de gauche une alternative à l’abstention, notamment parmi les jeunes, les milieux populaires, le monde ouvrier. Malgré l’action du Parti en 2005 dans la campagne du NON, malgré le développement des luttes à un niveau sans précédent depuis le début de l’année, malgré la crise du capitalisme, malgré le discrédit du PS. C’est un constat.

 

2- Ses causes sont notamment à rechercher dans les orientations nationales du Front de gauche. Il s’est globalement détourné des luttes, des préoccupations et des perspectives immédiates qu’elles portent.

Dit rapidement, la campagne a été enfermée dans des perspectives institutionnelles (importance disproportionnée du Parlement européen) sinon politiciennes (peser sur la « gauche », forcément dans l’attente de 2012).

Sur l’Europe, elle a été en retrait sur la dynamique du NON à l’UE du capital que nous avions fortement contribué à animer en 2005.

 

3- Contrairement à ce qui est mis en avant, notamment par le rapport, le Front de gauche, avec ces orientations, ne correspond pas à une démarche véritablement unitaire.

L’unité, ça se construit, entre différentes organisations politiques, sur la base d’accords, même de compromis, discutés en vue d’objectifs politiques bien déterminés.

 

Avec le « Front », nous avons une union décrétée en préalable par la direction du PCF, le 24 octobre 2008, sans d’ailleurs avoir demandé leur avis aux communistes alors en pleine préparation du congrès.

Nous sommes face à une union pour l’union. Il a fallu attendre plusieurs mois avant d’avoir une plateforme politique un peu identifiable qui ne concerne qu’un objectif : les élections européennes.

Nous avons une soi-disant union avec des organisations qui, au sens propre du terme, sont non significatives : des groupes dissidents du PS et du NPA, à peine créés, comptant selon leurs propres chiffres quelques centaines d’adhérents [2800 pour le Pg, 200 à 300 pour la « Gauche unitaire].

 

On est très loin d’un processus politique répondant à l’aspiration à la convergence des luttes et à la perspective politique qu’elle ouvre !

On est bien plus près de la poursuite du processus d’effacement du PCF auquel les communistes viennent encore de montrer leur opposition.

 

Être la voiture balais, à « gauche », du PS, de la social-démocratie en général et de l’intégration européenne, c’est sans doute le rôle que Mélenchon s’est assigné dans ou hors du PS. Ce n’est pas le rôle de notre parti, le PCF !

 

En Allemagne, le nouveau parti « die Linke », partenaire du PGE et modèle affiché de Mélenchon, affiche franchement son option sociale-démocrate. L’expérience s’essouffle déjà électoralement avec un résultat national décevant et des reculs à l’est.

 

Pour la suite, impulsons, en s’appuyant sur les communistes et le parti, atout en tant que tel, les campagnes nationales, les Fronts de lutte qui peuvent mettre en échec le pouvoir et débloquer la perspective politique ! La situation et même ces élections montrent qu’il existe des forces et une attente pour cela.

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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 13:08

Conseil national du PCF du 13 mai 2009 

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

 

Ne laissons pas l’opération « Front de gauche » détourner le PCF de ses responsabilités pour dégager la perspective politique ! Ne la laissons pas non plus ôter sa portée au vote communiste !

 

Les manifestations du 1er mai traduisent bien les possibilités mais aussi les blocages de la situation politique.

La mobilisation est nombreuse ; les luttes se développent dans plusieurs secteurs très différents. Elles pointent directement la politique du gouvernement, en une période de crise où le capitalisme connaît un discrédit idéologique sans précédent depuis très longtemps.

Mais dans le même temps, le débouché semble toujours faire défaut au mouvement populaire. Y compris sur le plan revendicatif. La déclaration syndicale unitaire de janvier peine à se traduire en convergence de lutte sur des objectifs immédiats et précis.

 

Dans ce contexte, les responsabilités du PCF sont considérables pour dégager la perspective politique. Cela implique de s’écarter de deux fausses voies.

 

La perspective ne peut consister à préparer une nouvelle alternance à « gauche » en 2012, à attendre et subir d’ici là. Je ne comprends et je désapprouve que nous ayons signé l’appel commun de toute la « gauche » pour la manifestation du 1er mai, allant du NPA au PS. Il y a toujours les mêmes contradictions de fond entre les revendications du mouvement et les positions actuelles du PS sur l’UE, l’université, l’hôpital…

Dans la manifestation du 1er mai, les autocollants du Pg « casse toi, pov’ con » étaient omniprésents. Sur un autre mode, ils enferment la perspective de la même façon. Nous devons nous en distinguer totalement.

 

Ce n’est pas davantage du résultat des élections européennes que va venir le changement. Soyons sérieux ! La composition du futur Parlement européen ne conditionne pas une politique de progrès.

A plus de 90%, les députés européens sortants ont voté pour la « constitution » européenne. A plus de 90%, ils viennent de voter [le 2 avril] une résolution condamnant le communisme. Surtout, le Parlement européen, élément de l’intégration européenne, n’est en rien un lieu d’expression démocratique des peuples.

 

L’intérêt du vote communiste le 7 juin et de faire élire des députés communistes est ailleurs, en lien avec la situation nationale.

Je ne peux accepter l’idée que les luttes ne seraient pas directement l’affaire du PCF. Tout au contraire, elles portent, de façon décisive en ce moment, l’alternative politique. Il est de notre raison d’être communistes de contribuer à leur développement, de les impulser, d’une autre façon que les organisations syndicales.

 

Dans les semaines qui viennent, la bataille pour le retrait de la loi Bachelot est une des priorités, vu sa gravité, vu l’urgence, vu les convergences à l’hôpital (tous les personnels, y compris les médecins) et au-delà qui se développent. L’appel des professeurs contre la « médecine mercantile » est presque anticapitaliste ! C’est l’une des questions sur lesquelles le mouvement peut s’unir pour gagner et nous pouvons et devons y contribuer. De même que nous devons avancer sur les questions de défense des branches industrielles et de l’intervention publique (jusqu’aux nationalisations), très au-delà des propositions de loi pour l’interdiction des licenciements qui renvoient, en outre, à une logique de délégation dans un cadre institutionnel.

Malgré des différences réelles suivant les régions, la campagne nationale du « Front de gauche » est déconnectée de ces priorités et se fourvoie dans les voies de diversion que je critiquais à l’instant. Elle est globalement électoraliste et politicienne. Les inquiétudes que certains d’entre nous ont manifestées à l’égard du « Front de gauche » se vérifient.

 

Les craintes d’un projet de recomposition politique dépassant les élections se confirment également. Le « Front de gauche » ne cesse de mettre en avant le « Parti de gauche » avec lequel il est déjà souvent confondu.

Mélenchon et ses moins de 3000 adhérents, sans parler du courant dissident de la LCR (« gauche unitaire ») avec ses moins de 300 affiliés, profitent en plein de la campagne et des moyens du PCF qui s’efface au nom de ce pseudo rassemblement. C’est comme si on reprenait la méthode et les objectifs des « collectifs antilibéraux » mais cette fois sans demander aux communistes leur avis. D’autant que Mélenchon ne masque pas que le scénario à l’allemande « Linke » est son projet.

 

Les communistes ne sauraient accepter qu’une campagne électorale soit le moyen de leur imposer un tel plan de recomposition. Pas plus que la ligne politique qui va avec.

 

Prolonger le NON de 2005, ce ne peut pas consister à chercher à relégitimer l’UE du capital, disqualifiée par les peuples.

M. Mélenchon, on le sait, était partisan de Maastricht. J’ai retrouvé ce qu’il disait dans les comptes-rendus des débats du Sénat (9 juin 1992). Pour lui alors, le traité de Maastricht est un « compromis de gauche » et il se livre à appel au « patriotisme européen ». Ce ne sont pas des positions de circonstance.

 

Ne laissons pas le Pg être l’instrument pour continuer à effacer notre grand parti, son organisation et les positions qui ont toujours été les siennes !

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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 12:10

Soutenez l'action des communistes de la section du PCF Paris 15ème! Achetez le muguet de la Lutte!

Points de vente dans les quartiers, vendredi 1er mai en matinée (8h00 ou 8h30 à 12h00 ou 12h30):



Convention: au métro, près du Manège
Motte-Piquet : vers l'entrée du Monoprix
Javel: angle des rues Saint-Charles et de Javel
Porte de Brancion: devant le Franprix du Boulevard Lefebvre
Brancion: angle de la rue de Vouillé (bureau de poste)

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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 16:44

Le « 120 », rue Lafayette abandonné par le PCF-Paris. Plus qu’un symbole !

 

Cela valait-il des petits fours ?

Samedi 25 avril, Patrice Bessac, secrétaire du PCF Paris et Marie-George Buffet invitaient à inaugurer les nouveaux locaux du PCF-Paris. Inaugurer ? Il s’agit en fait d’une aile du 1er étage du siège national, place du Colonel Fabien, inauguré déjà il y a 35 ans…

Surtout, cette cérémonie acte l’abandon par la fédération de Paris et par le Parti tout entier de l’immeuble du 120 rue Lafayette, premier siège historique du PCF dans les années 1920.

Pour les communistes parisiens, qui rayonnent auprès de 2,2 millions d’habitants et 1,5 millions salariés, c’est le choix du repli, de l’abandon de l’autonomie d’action, davantage encore lorsque l’on constate que Patrice Bessac, pièce rapportée, propulsée à la tête de la Fédération de Paris en 2006, est principalement absorbé par son rôle de porte-parole de la direction nationale et du « Front de « gauche » ».

Les difficultés financières avancées pour ce choix sont sans doute réelles. Elles posent question, elles aussi. 5,5 millions euros gaspillés dans la campagne dispendieuse de la candidate de la gauche antilibérale aux élections présidentielles de 2007 ? Les partenaires de l’époque n’ont contribué pour rien aux dépenses. Qu’en est-il cette année des 2500 adhérents du PdG de Mélenchon et des 260 partisans de la Motion Piquet au dernier congrès de la LCR, les partenaires nationaux du « Front de Gauche » ?

Question aussi sur la gestion des locaux. L’Humanité, notre journal, toujours indissociable de notre parti, qui reste dans les faits, le relai central de la direction, loue, fort cher, des locaux à Saint-Denis, sans parvenir à vendre son ancien siège. Pourquoi ne vient-il pas s’installer dans les locaux vidés du Colonel Fabien ?

Reformater le PCF, héritier de centaines d’années d’histoire du mouvement ouvrier à Paris, en supplétif de Delanoë, ce ne sera jamais notre choix ! Plutôt un « communard » (cassis - vin rouge) dans les locaux vieillots du « 120 » que des bulles dans les salons de l’Hôtel de Ville !


Le quotidien Le Parisien du 25 avril se fait les gorges chaudes de ce nouveau signe de déclin du PCF à Paris. S'il relatait les luttes des communistes parisiens, notamment les nôtre dans les quartiers et les entreprises du 15ème, il serait plus en difficulté pour le faire! 

Les communistes de la section du PCF 15ème
 

Secrétariat du PCF Paris 15
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 13:41
Constitution du RESEAU

 

« Faire vivre et renforcer le PCF »

 

Malakoff, 21 mars 2009

 

Le 21 mars 2009, 155 militants, responsables de cellules, de sections, de fédérations du PCF, venant de 29 départements se sont réunis à Malakoff à l’invitation de 17 membres du Conseil national du PCF, signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

 

L’immense succès de la journée nationale de grève et de manifestation du 19 mars a été au cœur des discussions. Pour tous les participants, il a souligné à nouveau la nécessité du PCF, outil politique indispensable pour dégager une perspective politique de rupture avec la politique au service du capital, au moment où la crise met en évidence la nocivité et les limites du système capitaliste.

 

Après son 34ème congrès, le PCF reste à la croisée des chemins.

 

Un mouvement de fond s’est manifesté parmi les communistes. Ils ont exprimé sans ambiguïté leur volonté de défendre l’existence de leur parti. Ils ont mis en échec, une nouvelle fois après l’Assemblée extraordinaire de décembre 2007, le projet de « métamorphose ».

 

L’opposition à la poursuite de la stratégie d’abandon de l’identité communiste du PCF que des militants et des organisations du parti ont portée avec le texte alternatif y a fortement contribué. Lors du vote d’octobre, il est arrivé en tête dans cinq fédérations : Pas-de-Calais, Nord, Tarn, Haute-Saône, Ardennes, dans de nombreuses sections.

 

Dans le même temps, malgré les désaveux successifs, la direction sortante est parvenue à rester à la tête de l’appareil du Parti. Le Comité exécutif national est presque intégralement composé de partisans de la « métamorphose » ou du dépassement du PCF.

 

On doit constater que cette stratégie est toujours à l’œuvre.

 

Loin d’être une simple alliance électorale, le Front de gauche, accord de sommet imposé unilatéralement pour les élections européennes, poursuit l’effacement du PCF et tente une recomposition politique « à gauche » éliminant, dans les faits, le Parti communiste, suivant l’exemple du Parti de la gauche européenne (PGE) et de plusieurs de ses composantes.

 

A peine le congrès passé, la direction remet à l’ordre du jour les « transformations » du Parti qui viennent d’être rejetées.

La ligne de la direction du Parti tourne le dos à l’exigence d’alternative politique immédiate qu’expriment les luttes en France. Elle restreint la perspective politique à des enjeux strictement institutionnels et électoralistes, en fin de compte, à une simple alternance en 2012.

Le mirage de la « réorientation de l’UE » sert à faire passer une ligne réformiste, de résignation, d’adaptation à l’intégration capitaliste européenne.

 

Cette situation place les militants qui ont porté le texte alternatif devant de nouvelles responsabilités.

La préparation du congrès a permis de marquer des points localement, de nouer de nouveaux liens nationalement entre des organisations du PCF déterminées à ne plus laisser faire. 19 signataires du texte ont été élus, malgré les entraves, au Conseil national.

La situation du Parti comme la situation du pays rendent nécessaire de passer à un autre stade de coordination et d’organisation nationales.

Il doit apparaître beaucoup plus visiblement, dans le PCF comme dans le monde du travail, que le Parti communiste français ne se réduit pas à la ligne d’abandon de sa direction actuelle. Les communistes, leurs organisations ont besoin de moyens nouveaux pour revitaliser et reconquérir leur parti.

 

A cette fin, les participants à la rencontre de Malakoff prennent la décision de constituer officiellement un réseau national dénommé « Faire vivre et renforcer le PCF », comme les statuts du Parti le prévoient.

 

Son expression, son action s’adressent à tous les membres du PCF, à tous les communistes.

Dans la suite du texte alternatif du congrès, elles entendent réaffirmer l’actualité des fondamentaux théoriques, marxistes, du PCF, l’importance cruciale de l’organisation communistes dans la lutte des classes, proposer de redonner un nom, enfin, à la perspective que doit porter notre parti : le socialisme.

 

Le Réseau se fixe comme objectif de rendre visible nationalement cette option, qu’il juge indissociable de la raison d’être du PCF.

 

En cohérence, il se fixe comme objectif de favoriser l’échange d’expériences et de matériel militants entre organisations du PCF, d’aider à leur renforcement, à la revitalisation de cellules, de sections, notamment à l’entreprise, de faire adhérer au PCF, de permettre aux communistes de sortir de leur isolement. Il se propose aussi d’impulser des actions nationales conformes à l’engagement communiste.

 

A cette fin, il se dote d’un collectif national de coordination de 21 membres, responsables d’organisations du PCF dans différentes régions*.

 

Dans la période qui s’ouvre, les participants à la réunion estiment que la priorité politique est de contribuer, par la proposition et l’action, à une perspective de rupture immédiate avec la politique au service du Medef, basée notamment sur la défense des salaires et l’exigence de leur revalorisation, l’interdiction des plans de licenciement, la défense et la reconquête de la protection sociale, celles des services publics nationalisés, l’appropriation publique du secteur financier, des principaux moyens de production… pour un développement économique partant de la satisfaction des besoins des travailleurs et de l’ensemble de la population.

 

Dans le contexte des élections européennes, refusant tout effacement du Parti, le Réseau contribuera à alimenter une campagne communiste revendiquée comme telle dans la suite de la campagne des communistes lors des référendums de 2005 et de 1992, contre « le projet de constitution européenne », le traité de Maastricht, le traité de Lisbonne et l’intégration dans l’UE du capital qu’ils tentent d’imposer aux peuples.

 

Le Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » fait une priorité de l’action des communistes pour la paix, notamment pour le retrait unilatéral de la France de l’OTAN, de la solidarité avec les partis communistes et ouvriers du monde, contre l’impérialisme, pour l’internationalisme.

 

Les participants à la rencontre de Malakoff, le 21 mars 2009.

 

 

 

* Composition du Collectif national de coordination : Corinne Bécourt (Aisne), Jean-Louis Rolland (Charente-Maritime), Paul Barbazange (Hérault), Floriane Benoît (Isère), Dominique Negri (Isère), Christian Tabaglio (Meurthe-et-Moselle), Jean-Claude Korde (Bas-Rhin), Marie-Christine Burricand (Rhône), André Gerin (Rhône), Frédéric Bernabé (Haute-Saône), Emmanuel Dang Tran (Paris), Claude Fainzang (Paris), Pasquale Noizet (Paris), Fabienne Debeauvais (Somme), Eric Jalade (Tarn), Jean-Pierre Meyer (Var), Michel Perrin (Haute-Vienne), Caroline Andréani (Seine-Saint-Denis), Jean-Jacques Karman (Seine-Saint-Denis), Laurent Santoire (Seine-Saint-Denis), Alain de Poilly (Val-de-Marne)

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